Souvenez-vous, il y a quelques années Burger King avait lancé une campagne un peu loufoque qui avait fait grand bruit : Subservient Chicken. L’idée originale était de faire la promotion d’un sandwich au poulet où un homme assis dans son canapé faisait faire n’importe quoi à un poulet (”Chicken the way you like it“). Cette publicité avait été transformée en un site interactif où vous aviez la possibilité de saisir des instructions pour diriger un poulet à l’écran :
La campagne originale pour Burger King
Je vous rappelle que nous étions en 2004 et que ce type d’expérience interactive était tout à fait inédite, surtout avec de la vidéo. Depuis il y a eu l’arrivée de YouTube et des vidéos virales… Récemment nous avons vu fleurir des opérations intéressantes avec des encarts vidéos qui débordent sur la page (comme la campagne Wario Land: Shake It) ou encore des vidéos chapitrées avec des choix multiples comme les Livres dont vous êtes le héros (ex : Follow Your INSTINCT pour Samsung ou Interactive Hot Tub Girl).
Je vous propose ce soir de découvrir un nouvelle expérience qui mélange un peu tout ça : A hunter shoots a bear. Ça commence comme une vidéo virale où un chasseur hésite à tuer un ours, finalement il attrape le rouleau de Tipp-Ex à portée de sa main et décide de ré-écrire l’histoire ou plutôt de vous laisser ré-écrire l’histoire :
La campagne pour Tipp-Ex
Le principe n’est pas nouveau mais la réalisation est irréprochable, donc ça fonctionne. Il existe un certain nombre de commandes, je vous laisse les tester : becomes, works with, hang out with, washes, smoke with, draw with, fucks with, eats with, watches tv with, drinks with, dances with…
Cette campagne m’amène à penser que nous allons très certainement voir apparaître des campagnes virales de seconde génération qui vont repousser toujours plus loin les limitations technologiques et le cadre étriqué des bannières… ou de la fenêtre de votre navigateur à l’image de la toute récente expérimentation artistico-musicale The Wilderness Downtown lancée par Google.
Twitter : beaucoup de marques se posent encore la question de l’intérêt d’y être présentes. Il faut dire que lorsque l’on regarde les chiffres du nombre de personnes qui suivent nombre d’entre elles, on est en droit de se poser la même question. Quand on est une marque internationale, être suivi par 300 personnes sur son compte Twitter où on y investit du temps, il y a de quoi devenir sceptique de l’intérêt de Twitter.
Peut-être que déjà le problème est pris à l’envers. Oubliez le nombre de followers et ne le suivez plus serait déjà une première approche. Certaines agences n’hésitent pas à vendre le fait que grâce à elles, la marque aura plus de 10 000 followers sur son compte en un an. C’est sûr que lorsque l’on ne s’y connait pas, on se dit que mettre l’icône Twitter dans ses newsletters et sites Internet suffira largement à atteindre les 10 000 followers vu le bruit médiatique autour de Twitter. Or, on oublie trop rapidement certains chiffres (Quelques chiffres méconnus sur Twitter) et que le bruit médiatique est différent de l’engouement populaire (Attention aux chiffres et à l’engouement médiatique… l’exemple Twitter).
De plus, ce que l’on oublie également c’est que sur Twitter une marque ne parle pas à ses clients. Oui, certainement que parmi les followers on va retrouver des clients mais dans la plupart des cas ils ne sont pas clients. Il suffit de voir la sur-représentation des profils Marketing sur Twitter pour savoir que Twitter pour nombre d’utilisateurs est utilisé d’abord comme un outil de veille et que donc suivre des marques rentrent dans cette veille.
Le postulat de base pour une marque est donc de savoir à qui elle s’adresse sur Twitter. On comprend alors que lorsque l’on sait à qui on s’adresse, on est plus à même de savoir définir le bon message. Twitter est un média d’information. Il est devenu l’une des sources d’informations prioritaires pour bien des journalistes et bloggers (L’hyper-réactivité des médias sociaux… et surtout Twitter). Les marques doivent entrer dans cette danse et utiliser Twitter pour l’usage que les internautes en font et pas pour espérer qu’en seulement poussant des offres promotionelles, cela fera venir des followers (à l’exception de quelques marques).
Enfin, le dernier point expliquant l’échec est que la marque n’entre pas dans la conversation. Twitter est utilisé très souvent comme un outil de communication descendant servant seulement à pousser de l’information. Or, Twitter, même s’il peut servir à cela, est un outil d’échange, de partage et de conversation. C’est en entrant en conversation avec les cibles visés sur Twitter que vous pourrez trouver un succès…
Quelques conseils :
Un flux d’informations : diffuser l’information en temps réel concernant votre activité, votre entreprise, vos produits.
Un outil humain : valoriser la personne qui se cache derrière le compte afin d’entrer plus facilement dans la conversation
Oubliez votre agence : on parle de conversation et on n’a pas envie de se voir répondre par une personne cachée et qui n’appartient même pas à l’entreprise. La notion de porte parole sur Twitter est certainement encore plus vraie que sur Facebook…
N’oubliez pas le client : même si clairement ce sera un canal de service client restreint à quelques utilisateurs, il n’en demeure pas moins important de satisfaire ses derniers, surtout qu’ils sont les plus enclins à manifester fortement leur mécontentement sur Internet.
Oubliez Dell et ses 6 millions de $ : trop d’agences nous ressortent dans leurs présentations les éternels exemples de Starbucks, Dell et Ford. C’est sûr que lorsque on n’a pas de vrais cas d’usages à valoriser faute de vrais retours d’expériences, il est simple de prendre les marques phares qui réussissent sur les médias sociaux et de montrer qu’on a compris leur stratégie. Votre marque n’est pas Dell et votre utilisation de Twitter ne correspond pas à l’utilisation que Twitter en fait via le compte @DellOutlet (Dell + Twitter = la vidéo). Le seul exemple que vous devez prendre de Dell, c’est l’organisation et la volonté / engagement dans la démarche mise en place. Vous devez trouver votre propre voie et l’utilisation la plus adéquate de Twitter pour répondre à vos objectifs et aux attentes de vos cibles et cela passe par une vraie compréhension des usages (et pas une formation à Twitter en une demi-journée) et l’expérimentation pour adapter la tactique.
Pour suivre près d’une centaine de grandes marques qui twittent en Français, je tiens une liste accessible depuis http://twitter.com/cdeniaud/marques-fr.
J’ai l’impression que nous avons lancé ce blog hier alors que finalement ca fait déjà plus de deux ans que je publie, en plus de mon autre blog, sur ce espace dédié uniquement aux médias sociaux. L’expression Social Media, ou médias sociaux en bon français, est plus récente au regard de l’histoire d’Internet et de l’emploi de d’autres expressions comme Web 2.0.
L’autre impression que j’ai, et qui n’est pas qu’une impression puisqu’elle est confirmée par rapport aux missions que je mène depuis bientôt 4 ans est que la perception des médias sociaux a bien changé depuis quelques années et que l’on aimerait nécessairement que les choses aillent encore plus vite.
En effet, voici, à mon sens, l’évolution de la perception des médias sociaux par les entreprises :
2007 :
“C’est super ce truc de Web 2.0.”
” Je fais déjà du buzz et des vidéos virales : ca suffit pas ?”
“On m’a parlé de Second Life : je comprends pas à quoi ca sert mais on m’a dit que c’est l’avenir alors je vais créer un île”
2008 :
“C’est quoi les médias sociaux : c’est bien la même chose que le Web 2.0 ?”
Y’a vraiment du monde du Second Life ? J’ai lu que c’était devenu has-been…”
“On m’a parlé de Facebook : ça à l’air bien ce truc, non ? On retrouve plein de monde. Tiens, y’a des marques américaines qui s’en servent.”
2009 :
“Comment je fais pour faire des trucs sur les médias sociaux ?”
C’est quoi le ROi des médias sociaux parce que moi, j’ai un site Internet à faire tourner et puis je suis payé pour que ma boîte vende des produits ?”
“Arrêtez de me parler que de Dell, Starbucks et Coca-Cola. Moi je suis une banque française donc comment je peux utiliser les médias sociaux ?”
2010 :
“Je veux des fans sur Facebook. Il me faut des fans !!”
“Je me suis inscrit sur Twitter mais je comprends pas. Je poste des actualités sur mon entreprise mais j’ai l’impression que ca n’intéresse personne. Et poutant, on m’a dit que Dell c’est fait 3 millions de $ avec ça… Ils sont forts ces Américains !”
“J’ai un super outil de veille mais je crois que je l’utilise mal mais bon on m’a dit que c’était important d’écouter pour ma e-reputation.”
“Ils sont gentils les gars du marketing, ils ont crée aussi leur page Facebook. Je fais comment maintenant pour créer la mienne ?”
“C’est qui ce Community Manager dont tout le monde parle ?”
Bon et si maintenant on se projette un peu, voici ce qui pourrait arriver…
2011 :
“Ah mais y’a plein d’autres choses que Facebook. Mais pourquoi mon agence m’en a pas parlé avant ?”
“J’ai l’impression que Facebook commence à faire peur à plein de monde. Il faut vraiment que j’y reste ?”
“Il faut peut être que j’apporte de vrais indicateurs de performance…”
“Je fais quoi de mes 10 000 fans, maintenant ?”
“Bon, faut que j’aille voir les gars du marketing pour qu’on essaie de s’organiser car je crois que l’on a 10 pages sur Facebook, 5 comptes sur Youtube, 3 sur FlickR”
“Ca sert à quoi Foursquare ?”
Si vous avez souri au moins une fois à la lecture de ce billet, c’est que vous vous êtes au moins une fois posé l’une de ces questions ou que vous avez rencontré l’une de ces situations…
Mark Zuckerberg, vient d’annoncer sur le tout nouveau Live Channel de Facebook, le lancement officiel de Facebook Places…Un service de géolocalisation accessible depuis l’application Facebook pour Iphone (et dans un futur proche Blackberry et Androïd) qui offre 3 fonctionalités:
- Partager avec vos amis où vous êtes.
- Vous aider à trouver où sont vos amis.
- Vous permettre de découvrir les nouveaux lieux autour de vous..
Bref, en surface, un bon “Me too” de Foursquare, ou GoWalla, le système de badges/timbres en moins…
…Mais avec 2 différences fondamentales qui risquent de changer la donne !
1- La possibilité de taguer ses amis en live.
Ce qui ouvre les services de géolocalisation à tous les membres de Facebook qui n’ont pas d’Iphone, et devrait contribuer largement à la popularité de cette pratique , si on la compare au succès que rencontre le service de tag photo sur Facebook.
Évidemment, cela pose de nombreuses questions liées à la vie privée, questions en partie résolues par le fait que l’on ne pourra taguer un ami que si l’on checke soi même. De plus, tout comme pour le service photo, on peut supprimer un tag à n’importe quel moment.
2- 500 millions de membres à qui l’on offre un véritable service.
Contrairement à un Foursquare ou un GoWalla qui misent sur une logique ludique pour gagner et inciter les membres à jouer le jeu du Check-in, et qui oblige à s’inscrire et utiliser une application dédiée, Facebook Places s’inscrit dans une logique de pur service intimement lié à son graphe social principal: celui de son profil Facebook.
On pouvait partager ses pensées, ses photos, ses vidéos avec ses amis…Maintenant, on peut aussi dans un même environnement avec ses “vrais amis” partager aussi les lieux où l’on se trouve.
Et si l’on s’en tient à ce sondage proposé par Mashable depuis hier, 1/3 des individus déclarent qu’ils vont utiliser Facebook Places, 1/3 demandent à voir, mais ne sont pas contre...Ramené sur un potentiel de 500 millions de membres de Facebook….Cela risque très vite de marginaliser Foursquare et ses concurrents, qui ne sont déjà pas mainstream surtout en Europe.
Une vision sociétale intéressante du service
Je vous invite regarder l’intervention de Chris Cox, le VP Product et Management de Facebook (38e minute de la vidéo) qui évoque l’approche sociologique quasi sociétale de Facebook Places.
Selon un éminent sociologue, dont il se fait le porte-parole, Facebook Places rend 2 grands services à l’humanité:
1- Il reconnecte la relation digitale avec les lieux traditionnels de vies et d’échange (restaurant, bars, librairies, etc..).Là où les relations humaines se nouaient avant l’Internet. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, je pense.
2- Il crée une sorte de mémoire collective des lieux au travers des traces digitales que les gens auront laissées sur leur passage et que l’on retrouvera sur Facebook. Par exemple, dans 20 ans vos enfants pourront peut-être retrouver une trace de votre premier baiser checkant un lieu où vous aviez publié une photo géolocalisée
La fin des haricots pour Foursquare, Gowalla et autre Plyce ?
Des représentants de Foursquare, Gowalla, Yelp et Booyahinterviennent dans la vidéo, et au-delà de la façade très américaine “Great to be here, wonderfull opportunity…blah blah”…rien de concret n’est annoncé et on peut presque sentir le malaise des intervenants à positionner leur service vis à vis de Facebook Places.
Alors, évidemment, Facebook Places offre un API qui permettra une interaction avec tous ces services, bien entendu on peut déjà synchroniser son compte Foursquare avec Facebook…Mais franchement il y a fort à parier que les utilisateurs iront très vite au plus simple, comme ils le font avec les photos ou le service de chat par exemple.
Pour Yelp, c’est une autre histoire, le service rendu est déjà clair et la base de données bien alimentée (du moins dans certaines villes des US)..Donc la complémentarité est plus évidente avec Facebook Places, et on peut assez vite imaginer des Business deal (graph social contre contenu) entre les 2 parties.
Et c’est quoi le Business modèle ?
La question de la monétisation est évoquée à la fin de la vidéo au travers d’une question, dont la réponse est assez floue, comme souvent avec Facebook lorsque ce sujet est abordé…L’idée étant pour Mark Zuckerberg d’abord rendre un vrai service à ses membres, et que si cette partie du contrat est rempli, les opportunités de business suivront.
Ceci dit, je suis assez convaincu qu’avec 500 millions de membre et la simplicité du service, les deals avec les grandes enseignes de distribution ou restauration risquent de faire assez rapidement.
Bon, la mauvaise nouvelle, c’est que Facebook Places n’est pour l’instant déployé qu’aux US, et que l’agenda d’ouverture à d’autres pays n’est pas clairement annoncé…Le temps pour Foursquare et Plyce de se retourner, qui sait ?
J’avais déjà eu l’occasion de vous parler de Sears / Kmart et de l’incroyable richesse de leur plateforme sociale (avis clients, profils unifiés, groupes, forums, blogs, suggestion collaborative…) : Sears et Kmart se lancent sur les traces d’Amazon avec une plateforme de social shopping. Pour info, le groupe est un géant de la distribution qui exploite non seulement près de 3.000 points de vente au travers des marques Sears, Kmart, Craftsman ou Kenmore , mais également de la VPC avec Land’s End.
Bien évidemment pour qu’un avis soit affiché, il doit répondre à un certain nombre de critères (pertinence, clarté, orthographe, conformité avec les CGU…), mais chaque membre de la communauté à ses chances. Même s’ils se réservent le droit de “corriger” les avis (fautes d’orthographe, syntaxe, terminologie), c’est tout de même une initiative remarquable.
Ce qui est particulièrement intéressant dans cette initiative c’est que tout le monde y gagne : Le membre est valorisé socialement, les jeux se vendent mieux et les clients ont du contenu directement là où ils en ont besoin. Peut-être pourraient-ils aller plus loin en affichant non pas uniquement un avis mais la note globale. Nous pourrions même envisager des têtes de gondoles équipées d’écrans où l’on pourrait consulter l’ensemble des avis. En fait il y a une infinité de synergies à trouver, l’important étant de ne pas trop perturber l’expérience d’achat hors-ligne.
J’ai reçu ces derniers jours un e-mail que je voulais partager avec vous, sans nécessairement le commenter et qui est le reflet en partie de la vision orientée “média” des médias sociaux. Or, dans l’expression “Social Media”, il vaut mieux retenir le côte “social’ et tout ce qu’il induit (conversation, participation, influence, ambassadeur, …) plutôt que le média (et les chiffres d’audience des outils) – Gare au Social Media Washing – en gardant en ligne de compte que Etre présent sur les médias sociaux n’est pas un objectif.
Je vous laisse réagir en commentaire…
Bonsoir Cédric,
Je me présente : XXXXXX , XX ans, actuellement stagiaire depuis bientôt trois mois dans une agence web, au titre d’apprenti (sorcier) community manager. Je m’excuse de vous écrire de la sorte, mais je n’ai pas dans mon entourage quelqu’un à même de comprendre le sujet des médias sociaux, qui a de l’expérience et des réelles compétences dans le domaine. Je connais actuellement quelques soucis avec mon rôle. Personne jusque-là au sein de l’agence ne s’était penché sur la question des médias sociaux (c’est un peu pour cela que je suis là).
Mon patron cherche à déterminer si les médias sociaux permettent de faire du trafic, et c’est donc la tâche que j’ai. Seulement voilà, la chose est peu aisée. Ma mission principale est de m’occuper des médias sociaux pour un gros client dont nous avons fait le site (qui sont des produits dérivés d’un sport).
Je rencontre malheureusement de nombreux problèmes :
En premier lieu, mon inexpérience. Avant de me lancer dans ce stage je n’avais jamais fait de community management, et ma formation ne m’y préparait pas vraiment. Du coup, je passe énormément de temps à parcourir le web à apprendre sur le tas (MediasSociaux.com et vos nombreux articles sur le web participatif, le rôle du community manager – ce mouton à cinq pattes -, etc., étant l’une de mes sources favorites, d’où le pourquoi du comment je vous écris).
De plus, personne n’est là pour me guider ou me conseiller, je suis actuellement pour ainsi dire plus « spécialiste » que le reste de l’agence. Je connais votre opinion sur le fait qu’un community manager devrait se trouver dans l’entreprise pour laquelle il travaille et non dans une agence payée pour cela, et à vrai dire j’aurai tendance à vous appuyer, mais les faits sont comme ils sont et, loin d’entamer ma motivation, j’ai envie d’apprendre ce métier.
Le contexte qui me pose problème : je suis en charge d’une boutique en ligne qui vend des produits dérivés d’un sport. Concrètement, il y a un une personne de l’équipe sportive (extérieur à notre boîte) et qui s’occupe de l’animation du blog et de twitter/facebook (sans trop entrer en interaction avec les internautes, c’est pour faire vitrine). Quant à moi, je me suis correctement implanté dans cette communauté de sportifs (bien identifié, bien accueilli, etc.), mais au final j’ai l’impression d’un décalage : je suis censé créer un espace propre à la boutique, et j’ai l’impression d’un peu me noyer dans la masse des purs fans sportifs.
De plus, l’action marketing est elle aussi un peu floue (en tout cas hors de mon contrôle, mon patron y a pouvoir de décision mais ne tient rarement au courant). Bien sûr, je réfléchis à rejoindre des communautés liées aux produits que l’on vend (montres, miniatures, etc.), mais ces derniers n’ont rien de spécial et ne présenteraient au final que peu d’intérêt pour les connaisseurs. J’ai l’impression que mon patron se méprend un peu de l’utilité des médias sociaux.
A force de lecture, réflexion, et de présence sur réseaux sociaux et forums, j’en suis venu à la conclusion qu’en termes de trafic, c’est loin d’être la panacée. J’ai même fait un constat (merci Google Analytics) montrant que même avec notre démarche « agressive » (comprendre centrée sur la génération de trafic, je n’y suis pas allé avec des gros sabots de commerciaux, c’eut été suicidaire) les médias sociaux ne ramenaient que 8% du trafic total (pour un site pas encore référencé…), avec un taux de rebond deux fois supérieur à la moyenne, un temps de présence bien moindre, une visite des pages minimes, etc. Mon patron tend à penser que c’est parce qu’on ne s’y prend pas assez bien, en tout cas pas auprès de la bonne communauté. Pour ma part, je suis convaincu que c’est un fait structurel des médias sociaux : ce ne sont pas des espaces où l’on peut harponner les internautes et les faire venir chez soi.
D’ici la fin de l’année (j’aurai fini mon stage depuis quelques mois), je sais que les choses vont changer : notre boutique va acquérir des produits exclusifs et les liens avec l’autre cellule web (celle de l’équipe sportive) seront beaucoup plus resserrés suite à une restructuration.
Du coup, je m’interroge, autant sur la situation présente que sur l’avenir à envisager. J’ai parfois l’impression que c’est un peu obscur, dégager l’image de la boutique par rapport à celle de l’équipe sportive, quand on a actuellement peu ou prou de marge de manœuvre (produits difficiles à mettre en avant car pas assez variés/intéressants, rang de stagiaire partiellement informé, aucun impact sur la stratégie marketing car nullement décisionnaire, personne pour me guider, etc.). J’entrevois que lorsque les problèmes de la banalité des produits et du « bicéphalisme » de la cellule web et marketing autour de l’équipe sportive seront réglés d’ici la fin de l’année, ce sera plus commode pour travailler l’image de marque de la boutique, avec une présence, des actions pour les internautes (concours, web participatif, etc.).
Pour l’instant, c’est vraiment dur d’avoir en charge une boutique à la gamme à moitié finie, dans une communauté « fan sportif » mais pas « fan produits dérivés », et avec ma hiérarchie qui semble vouloir aller dans la mauvaise direction… De fait, je commence doucement mais sûrement à douter de l’organisation autour de cette fameuse boutique, à douter de l’utilité des médias sociaux, à douter de moi…
Je n’attends pas de vous de solution miracle (et je vous remercie déjà de m’avoir lu jusque-là), mais si vous avez des conseils, des pistes à me lancer, des indices vers où je dois diriger mes effort, je suis preneur. Au demeurant, je m’excuse une nouvelle fois pour la gêne occasionnée, et j’espère qu’il y a au final quelque utilité pour vous de me lire (un témoignage de « comment ça se passe chez les autres »).
Avant de partir en vacances pour certains d’entre vous, je vous propose quelques présentations intéressantes reperées ces dernières semaines. Je vois de plus en plus de présentations ne parler que des outils (”Le guide de l’influence sur Twitter”, “Pour être un pro du marketing sur Facebook”…). Autant d’inepties délivrées parfois par des agences plus ou moins compétentes qui mettent à leur sauce une présentation déjà vue ailleurs qui n’offre qu’une vision outils chiffrée (”Il faut aller sur Facebook car 500 millions de personne y sont”…) Sortons des chiffres d’audience ou de participation des outils pour raisonner en vraie démarche.
Social Trends
Plus besoin de présenter Razorfish. Cette présentation a encore le mérite d’être claire et d’aller à l’essentiel au travers de 5 points…
Cette présentation a été évoquée par Fred dans 3 approches des Social Media Analytics. Je vous la diffuse ici. Il faut pas la prendre de but en blanc comme parole d’évangile car quand on parle de Social Media Analytics, il faut les mettre en perspective par rapport aux objectifs recherchés. L’explication est par contre dense mais claire.
Ce qu’il faut voir est qu’il faut sortir des indicateurs uniques d’audience (combien de visiteurs ? combien de fans ?) qui sont parfois pris pour des objectifs (combien d’agences vous vendent le fait d’atteindre 10 000 fans comme un objectif dans une vision de consitution de base ?). J’aurai l’occasion d’y revenir mais se déclarer fan ou plutôt simplement cliquer sur un bouton “J’aime” à une toute autre valeur que de laisser volontairement son adresse e-mail à un site d’informations ou marchand. Il faut raisonner en terme d’attention, participation et influence. Ce sont les 3 mots que je retiens lorsque l’on parle de Social Media Analytics.
Même si Google reste le maître incontesté du web, il n’est pas faux de dire qu’ils ont du mal à s’imposer sur le terrain des médias sociaux. En fait ils s’en sortent plutôt bien grâce à de nombreuses acquisitions (Blogger, YouTube…) mais peinent à faire décoller les produits “maison” : Google’s Long History of Social Media Attempts. Cette situation n’est pas sans rappeler celle de Yahoo!, et les deux géants de la Silicon Valley aimeraient bien revenir sur le devant de la scène et croquer une part du gâteau que se disputent des acteurs comme Facebook, Twitter ou encore Foursquare (pour ne citer qu’eux). Toujours est-il que Google ne cache plus ses ambitions et annonce une offensive prochaine avec le lancement de Google Me, une meta-plateforme social pour assurer le lien entre ses différents services (cf. Google Me: One Ring To Rule Them All).
Pourquoi s’intéresser aux médias sociaux ? Tout simplement car c’est là où se trouve l’audience en ce moment, ou du moins c’est là où les internautes passent le plus de temps. Et plus particulièrement sur les nombreux social games qui cumulent l’avantage de pouvoir fortement fidéliser les visiteurs mais également de générer des revenus considérables. Pas étonnant que Google décide donc de placer des billes sur ce créneau en investissant 100 millions de $ dans Zynga, l’éditeur de social games le plus en vue du moment : Google Secretly Invested $100+ Million In Zynga, Preparing To Launch Google Games.
Les jeux de Zynga bientôt sur Google Games ?
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cet investissement :
La préparation du lancement de Google Games dans le courant de cette année ;
Le placement “au forceps” de Google Checkout comme solution de micro-paiement ;
L’opportunité d’injecter des liquidités dans une start-up qui a le vent en poupe (100 M$ est une broutille pour Google qui dispose de dizaines de milliards de $ en cash).
Avec une présence sur Facebook, MySpace, Yahoo! et MSN, Zynga a réussi à bâtir un réseau de distribution impressionnant. Encore plus fort, il a même réussi à conquérir la forteresse d’Apple en distribuant FarmVille dans l’App Store : FarmVille for iPhone Now Available. À partir de là, on se demande comment Google va pouvoir rattraper sont retard sur des concurrents déjà bien implantés (Facebook, Myspace…) et sur des acteurs de niche comme Hi5 qui s’est spécialisé dans les social games avec succès (Hi5 Raises Over $14 Million For Social Games, Virtual Goods).
Le mobile semble être un très bon levier de différentiation. Et comme toujours, Google a su ne pas se retrouver dans une situation de dépendance et nouer un autre partenariat avec Kongregate (un portail de casual games) pour travailler sur le portage de nombreux jeux sur sa plateforme mobile Android : Kongregate “Tests” New Android Flash Implementation With 100+ Games.
L’équation de Google pour (ré)investir les médias sociaux seraient donc la suivante : Gestion de compte unifiée + Social games + Casual games mobiles + micro-paiement. J’attends avec impatience le lancement de ce nouveau portail de jeux et surtout la façon dont Google va aller à l’affrontement direct avec Facebook…
MySpace, cela fait quelque temps que l’on vous en a pas parlé. MySpace ! Il y a encore pas si longtemps c’était le numéro 1, la plateforme de référence au niveau mondial. Mais de nouveaux acteurs sont arrivés et ont connu une croissance rapide voire exponentielle comme Facebook ou Bebo… et MySpace n’a pas su évolué aussi rapidement. D’autres expliquent l’échec de Myspace par la mauvaise expérience utilisateur… et il faut bien reconnaître que de ce côté là, MySpace n’a peut être pas fait les bons choix (Why MySpace failed – or when you kill the user experience, you kill yourself).
Facebook vs MySpace : la guerre est finie depuis longtemps…
Je me suis donc amusé à faire un petit test sur Google Trends qui permet de savoir en fonction du volume de recherche sur la Toile, ce qui intéresse ou pas les internautes… et voici ce que cela donne lorsque l’on compare Facebook et MySpace.
Il faut bien constater que MySpace n’a pas su prendre le virage “social” jusqu’au bout et adapter son service aux nouvezaux usages du web. La bataille finalement avec Facebook a eu lieu jusqu’à l’explosion des réseaux sociaux dont Facebook et l’arrivée en force de Twitter.
MySpace : le choix de la musique…
C’est pour cela notamment que MySpace s’est réorienté il y a quelques temps déjà vers l’univers de la musique (Et après MySpace ?). Créneau intéressant, porteur sur la Toile ? Dans ce cadre, MySpace a servi de supports pour de nombreux artistes et même émissions de radio (OuiFM lance une nouvelle émission avec MySpace). En effet, d’un point de vue stratégique, MySpace est largement différent des autres réseaux sociaux. MySpace a ainsi centré son service autour du contenu crée par les utilisateurs et principalement la musique afin d’être en mesure derrière de mieux monétiser (par le biais de la publicité) auprès d’annonceurs. Facebook, a contrario, a préféré placer l’utilisateur et son social graph (les relations qu’il peut avoir avec les autres membres) au centre et cela finalement indépendamment des actions et interactions qu’il peut avoir.
On en revient ici à la différence entre plateforme communautaire et réseau social…
Dans ce cadre avec l’explosion de Facebook et la forte montée en puissance de services comme Twitter, les temps s’annoncent durs pour MySpace. La “place for friends” commencent à sentir bien vide et mis à part les cibles captives du début, force est de constater que MySpace est loin d’être le service dont la Toile parle le plus, et ce depuis déjà un certain nombre de mois.
MySpace : et si les artistes quittaient le navire à leur tour
Lorsque vous avez choisi un positionnement, il est important d’essayer que le lieu de conversation ou communautaire soit le plus important sur le sujet, encore plus lorsque votre stratégie de monétisation sont les partenariats et la publicité qui tous les deux dépendent au final de l’audience. Or, comme le révèle cette semaine le blog SandBox, les artistes mettent de moins en moins à jour leur profil MySpace, au profit de leur compte Twitter et Facebook (How are the biggest artists using social media ?).
Or, sur l’univers de la musique, certes le participatif et la découverte de nouveaux artistes est intéressantes et on sait le rôle qu’à jouer MySpace dans la carrière des Arctic Monkeys ou de Lily Allen pour ne citer qu’eux, pour autant les “têtes d’affiche” font venir les utilisateurs. Aujourd’hui la promesse des artistes de pouvoir échanger directement avec leurs fans sur Twitter et Facebook est une promesse qui n’est plus tenue sur MySpace si le profil de ces mêmes artistes n’est pas mis à jour
MySpace serait-il donc à vendre ?
En tout cas, c’est la rumeur qui court sur la Toile (MySpace could be sold soon). Rupert Murdoch, son propriétaire (MySpace avait été racheté par NewsCorp) en voudrait 700 millions de $. Dur de voir qui pourrait être intéressé, tant sur le domaine de la musique Facebook et Twitter semble avoir un temps d’avance dans la relation entre artistes et fans. Il est drôle de voir que dans les mêmes temps d’autres rumeurs entourent Facebook… mais c’est sur son entrée en Bourse (Facebook bientôt côté en Bourse ?). Facebook qui rit et MySpace qui pleure ?
Un modèle avec des partenariats plus forts avec l’industrie de la musique et des plateformes comme Deezer ou Spotify peut être une piste mais me semble peu probable. Revenir sur le terrain pur du réseau social semble être perdu quand on voit là encore que d’autres se sont cassés les dents dans leur lutte face à Facebook sur le terrain des réseaux sociaux génériques (Bebo…). Ouvrir pour aller sur crowdfunding comme ce que propose MyMajorCompany ou KissKissBankBank en France est une autre possibilité à ne pas écarter…
Vous avez tous suivi l’élimination en Coupe du Monde et la débâcle autour de l’équipe de France et notamment son entraineur Raymond Domenech. Cette semaine, à l’invitation d’une commission culturelle à l’Assemblée Nationale, il était reçu, tout comme Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF. Ce n’est pas tant cet événement qui m’intéresse ici mais plutôt la large polémique médiatique sur le fait que le député Lionel Tardy, bien connu pour son utilisation fréquente de Twitter (@deputetardy) qui entoure sa non autorisation à utiliser Twitter pendant l’audition privée. La presse en ligne notamment s’en ai fait largement l’écho ces derniers jours :
Hors mis, le “coup de comm” que s’est ainsi payé ce député qui n’en était pas à son premier galop d’essai (La colère UMP en direct sur Twitter), ce qui m’intéresse c’est de se payer la question plus globale de “Est-ce que l’on peut tweeter partout, tout le temps ?”.
Les médias sociaux sont omniprésents et grâce aux supports mobiles, nous pouvons désormais être conecté partout, tout le temps. La question est alors de savoir quoi et quand partager afin de savoir placer ses propres limites dans la diffusion d’informations privées (cf : Vie perso/pro et vie privée/publique). Le deuxième point qui m’intéresse plus n’est pas nécessairement ce qui peut ou pas être dit, mais c’est de savoir, si dans le cas de Twitter, il est opportun de laisser la possibilité de twitter en tout lieu. Je vous propose de voir cela au travers de quelques exemples :
Utilisation de hashtag pendant un séminaire
Afin de faciliter et de permettre aux internautes de pouvoir suivre les échanges dans le cadre d’un événement ou d’une conférence, l’organisateur propose un hashtag à utiliser. Mais si vous savez, si vous utilisez twitter, un mot clé intégré dans un tweet permettant par la suite de voir tous les tweets utilisant le même hashtag. Pratique !
La NFL (Ligue Américaine de Football Américain) interdit aux joueurs de twitter pendant les matches.
Cela peut vous sembler fou mais la NFL a du il y a quelques mois interdire à ses joueurs de twitter pendant les matchs : Twitter effraie les patrons du football américain. La raison est celle des droits de retransmission. Un joueur qui diffuse de l’information créé alors son propre canal d’information, non contrôlé et surtout hors des droits de retranmission payés par les supports. Cela est d’autant plus vrai s’il s’agit par exemple de contenus photos ou vidéos qui offriraient alors la possibilité aux internautes d’être plongés au coeur des coulisses du match… et ce gratuitement.
L’été dernier, un précédent notable et toujours dans le domaine sportif, sur cette question de la problématique des contenus diffusés gratuitement sur Internet pendant que les chaînes payent des droits de retransmission, était celui de Lance Armstrong. On le sait : à travers sa fondation, Livestrong, Lance Armstrong a une politique très avancée dans l’utilisation des médias sociaux pour orchestrer sa communication (cf : Livestrong.com, Armstrong champion du 2.0 !). Pendant le Tour de France, pendant qu’il se limitait au mimimum syndical pour les interviews avec les télés et journalistes, il réservait tous les soirs ses impressions et interviews de d’autres cyclistes sur son site Internet, relayé sur son compte Twitter (qui compte plus de 2 millions de followers à date). A l’heure où l’on parle énormément de la monétisation des contenus et de la perte des revenus des médias classiques, Internet et la gratuité de contenus posent un véritable problème.
Quand Twitter arrive à l’Assemblée et au Sénat
On entend aujourd’hui, suite à la tentative de tweet de Lionel Tardy cette semaine, que l’utilisation de Twitter à l’Assemblée va être examiné en séance parlementaire (Twitter dans le collimateur des députés). Autre cas précédent dont vous aviez sûrement entendu parler à l’époque : la polémique impliquant le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, et un sénateur PS, Martial Bourquin, relativement peu au fait de Twitter (Twitter sème la pagaille entre Estrosi et le PS). Ce dernier a interpellé le ministre sur des contenus qu’il (ou plutôt son conseiller) avait posté sur son compte Twitter. Cette polémique montre la non compréhension de part ce sénateur de l’usage qu’il peut être fait Twitter. Reprendre seulement les mots de Christian Estrosi c’est malheureusement s’arrêter à la forme. Bref tout cela prouve une nécessaire évangélisation de ces nouveaux outils pour que d’une les hommes politiques adaptent leur communication et soient prêts à respecter les règles du jeu.
Le procès Clearstream en direct de Twitter
Autre exemple, là encore très médiatique a été celui du suivi en quasi instantané des échanges lors du procès Clearstream. les journalistes et observateurs présents ont en effet largement utiliser Twitter pour relayer quasi minute par minute les échanges : Twitter à la barre du procès Clearstream.
Première question : peut-on vraiment chroniquer un procès en étant limité à des échanges de 140 caractères ? Il faut bien avoueur que la plupart des tweets étaient un simple relais commenté du déroulé du procès. Rien en soi de très palpitant. « Tout le monde n’a pas compris qu’en fait, Twitter, c’est un complément. On ne peut évidemment pas suivre tout le procès si on s’y intéresse, juste sur Twitter. C’est beaucoup trop lapidaire. Ce ne sont pas des compte-rendus d’audience. » comme le rappelle Olivier Toscer. Cela me confirme que ces échanges ne peuvent concerner qu’une minorité de personnes, en dehors du sujet abordé et que Twitter de part ce type d’usage ne me semble pas favoriser un usage grand public (cf : Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public).
Deuxième question : est-ce légal de twitter depuis une salle d’audience ? Comme le rappelle Maitre Eolas sur son blog : ” Ce que la loi interdit, c’est de fixer une image ou un son. L’écrit, et le tweet est un écrit, n’est pas concerné, il est même couvert par la liberté d’informer.”
Conclusion
Tout cela confirme à mon sens deux choses :
Twitter, au même que d’autres outils Internet, permet de diffuser facilement et rapidement une information. Il semble alors relativement vain de vouloir y poser une censure au niveau du contenus. Par contre, on peut se demander, de la même manière que pour un usage privé, du type de contenu qui peut être diffusé car jugé public ou privé. Est-ce que demain dans une réunion ou événement confidentiel, on sera obligé d’interdire les téléphones connectés à Internet pour éviter toute diffusion d’information ? On est en droit de se le demander…
Twitter a de nombreux usages et le “journalisme en temps réel” fait par tous en est un. De la même manière que Lance Armstrong peut devenir un producteur de contenus et un journaliste, n’importe quel internaute est un journaliste en puissance si je prends le terme “journaliste” comme diffuseur de contenu sur un média.