Frédéric CAVAZZA

Le début de la fin pour Twitter ?

Alors que l’on commence à peine à s’intéresser à la Twittersphère française (cf. First State of the Twitosphere in France - ça alors, je suis dans le Top 5 !), les grands blogs US semblent s’être donné le mot pour faire une exécution publique :

À la base de cette vendetta, une plateforme technique à bout de souffle qui n’en finit pas de rendre l’âme. En conséquence de quoi s’enchainent les interruptions de service et autres blocage de fonctionnalités arbitraires (”En raison d’un trop fort trafic, vous n’avez pas le droit d’utiliser les archives“).

Peut-être pourraient-ils s’en sortir si le problème n’était QUE technique, mais il y a également un problème de pollution (cf. And the Twitter Scam/Spam Continues…) ainsi que la sempiternelle question du modèle économique qui inquiète toujours les annonceurs (cf. In Twitter’s Scoble Problem, a Business Model). Bref, même si Jeff Bezos ( le patron et fondateur d’Amazon) a injecté de l’argent dan cette start-up, force est de constater que la situation devient vraiment critique.

D’autant plus que les concurrents sont nombreux et que la blogosphère semble avoir déjà choisi son successeur : FriendFeed (cf. It’s Time For FriendFeed To Kill Twitter et FriendFeed: One Feature to The Tipping Point).

Rajouter à cela d’autres concurrents à l’approche beaucoup moins austère comme Swurl ou Plurk et vous aurez un tableau plus qu’incertain pour l’ancienne nouvelle star du web 2.0 (3.0 ?).

Alors ? Est-il encore temps de sauver Twitter ?

Bruno CLEMENT

Dernier jour de travail pour Bill Gates - Et alors ?

Bon, il fallait tout de même le noter ce 27 Juin est un jour historique…au cas où ça vous aurait échappé, Bill Gates est aujourd’hui officiellement à la retraite, avec un pension de 58 Milliards de Dollars…il devrait s’en sortir ;-)

Quel rapport avec les medias sociaux me direz-vous ?…Et bien, pas grand chose justement ;-)

J’ ai eu beau chercher (pas trop longtemps quand même)…Mais la blogosphère globalement s’en fout, mis à part Gizmodo qui a organisé un concours sur le sujet, mais qui ne semble pas attirer les foules …

Sinon, pas de groupe FaceBook, pas de Twitt en direct sur son dernier jours, pas de blog d’adieu, pas de goodbye via seesmic

Seuls les grands vieux traditionnels medias, s’y sont interessé et ont relayé l’info, comme quoi…le web 2.0 est impitoyable et ingrat, et heureusement que RTL existe encore  ;-)

Il y a bien eu cette petit video assez drôle du reste, (qui date un peu quand même) et que quelques medias ont ressorti, mais sinon, rien, nada, walou.

 

Moi j’y vois aussi peut-être un signe fort: Celui de la fin d’un modèle incarné par Bill Gates, celui du logiciel, de la licence personnelle, de l’OS dans l’ordinateur etc

Et à l’heure où le TOUT ONLINE est en train de se généraliser au travers des différents médias sociaux…Ce jour sera peut-être le jour fondateur du WEB 3.0 ;-))

 

Frédéric CAVAZZA

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les blogueurs…

… sans jamais oser le demander : 10 considérations sur les blogueurs.

Excellent billet de synthèse d’Internet et opinion(s) sur les blogueurs. Les quoi ? Les blogueurs pardi ! Mais si enfin, vous savez bien… non ? Vous ne savez pas ? Et bien vous n’êtes pas le seul.

Le blogueur, ou du moins le monde des blogueurs (ils appellent ça la blogosphère) est en effet un peu obscure à percer, surtout pour les agences de RP ! Je vous recommande donc vivement ce billet qui tente (avec succès) de résumer le fonctionnement de la blogosphère en 10 points :

  1. “Les blogueurs”, ça n’existe pas
  2. Les blogs forment une longue traîne médiatique
  3. La blogosphère est média-dépendante (et pas l’inverse)
  4. Les blogueurs fonctionnent en réseaux affinitaires, pas en communautés
  5. Les blogs démarrent (éventuellement) des conversations (qui n’en sont pas vraiment)
  6. Bloguer n’est pas chronophage, c’est animer un réseau qui l’est
  7. Bloguer est un apprentissage de la modestie
  8. La propagation des opinions est imprévisible et anarchique
  9. Un blogueur n’est pas influent : il peut l’être…
  10. Connaître les blogueurs, c’est conduire à la fois un travail de géographe et d’ethnologue

À lire et à retenir.

Bruno CLEMENT

Vers une auto régulation de Facebook ?

Après la CNIL en mai 2008 (http://www.cnil.fr) ce sont des utilisateurs de Facebook eux-mêmes qui ont décidé de réagir en lançant une pétition afin de dénoncer l’utilisation qui était faite de leurs données personnelles (http://www.facebook.com/group.php?gid=39729280370)

Pour vous résumer la situation en quelques chiffres sachez que l’on comptait 24.163 membres au 20 juin et 30.507 trois jours plus tard soit une augmentation de 23,6% en un rien de temps.

Les créateurs de la pétition promettent de contacter la direction de Facebook aux Etats-Unis dès que le volume du million de signataires aura été atteint … et pourquoi pas ?

En effet, d’après des statistiques publiées par Comscore (http://www.comscore.com) et datant de février 2008, il y aurait pas moins de 65 millions de personnes inscrites à Facebook à travers le monde dont 1 280 000 Français.

La pétition étant internationale, il « suffirait » que 1,5% seulement des inscrits participent pour que les créateurs puissent atteindre la volumétrie visée …. C’est impressionnant !

Et pour ceux qui veulent voir à quoi pourrait ressembler une vie détournée par Facebook c’est là : http://www.koreus.com/video/facebook-realite.html

  
 
 

 

Frédéric CAVAZZA

Lesieur et le scandale de l’huile de moteur, un futur cas d’école des médias sociaux ?

L’actualité nous offre en ce début de semaine un très bon cas d’école pour les médias sociaux : le cas Lesieur (je pense qu’il va faire référence au même titre que le cas Vichy). Mais reprenons depuis le début : en Avril dernier, la maison-mère de Lesieur achète 40.000 tonnes d’huile de tournesol à un fournisseur Ukrainien. Problème, une partie de la cargaison n’est pas de l’huile végétale mais de l’huile minérale fabriquée à partir d’hydrocarbure (ndlr : de l’huile de moteur).

L’affaire est révélée par le Canard Enchainé le mois suivant : Scandale alimentaire - de l’huile de moteur dans notre alimentation. L’affaire s’envenime lorsque l’on apprend que les autorités française ont fait preuve de nonchalance : Huile au pétrole: pas dans nos assiettes !.

Tout ceci est ensuite repris par les blogs (ici Boinblog : Lesieur se prend les pieds dans le plat du web 2.0) et les forums (ici Doctissimo : Huile ukrainienne frelatée ds vos aliments ?).

Chez Lesieur un blog de crise est lancé en catastrophe : www.lesieur-info.fr, et c’est Romain Nouffert (Directeur Général Délégué de Lesieur France) qui s’y colle :

BlogLesieur.jpg

Le design est sobre (ils ont eu le bon gout de ne pas mettre du vert dans la charte), le ton est conçis et factuel (juste ce qu’il faut), les commentaires y sont modérés (ce qui est un peu normal tout de même). Un bel exemple de réactivité car le dispositif a été monté en peu de temps. Tout ceci me fait penser à Michel-Edouard Leclerc et ses steaks hachés avariés (cf. Intoxication alimentaire au steak haché : mobilisation générale).

J’imagine que la cellule de crise de Lesieur avait dû se préparer à un scandale de ce type. Toujours est-il que je trouve cela très bien. Attendons de voir comment ce blog va évoluer, s’ils vont jouer le jeu des commentaires, si le représentant de la marque va tenir sur le longueur…

Peut-être devrait-ils compléter tout ça avec un petit podcast (une vidéo du patron et une petite visite guidée dans leur usine).

Et tan qu’on y est, peut-être un profil ou un groupe Facebook. Encore mieux : une application.

Et peut-être même un flux Twitter.

Et peut-être bien aussi, une usine virtuelle dans Second Life.

Et pourquoi pas un casual-MMO où les joueurs se baladeraient dans une usine avec un harpon pour trucider des ukrainiens trafiquant d’huile de moteur ?

J’en demande trop ?

Frédéric CAVAZZA

Les débats politiques débarquent sur Twitter

Déjà présents sur Facebook et Second Life bien avant les autres, les politiciens US semblent avoir trouvé un nouveau terrain de jeu. Cette nuit va en effêt se dérouler un authentique débat “populaire” entre les deux candidats sur Twitter : Barack Obama (représenté par Mike Nelson) et John McCain (représenté par Liz Mair), le tout “arbitré” par une journaliste du Time (Ana-Marie Cox). Bien évidement, tout le monde en parle :

Mon petit doigt me dit que ça risque d’être très compliqué de suivre ça, d’autant que les échanges risquent de déborder sur FriendFeed (pour les commentaires). Vous pourrez lire la “retransmission” sur Summize. A quand une application Facebook pour suivre la retransmission via Second Life ? Ne rigolez pas, ça sera peut-être bientôt possible : Twitter dans les mondes virtuels.

Mouais… rien de très intéressant dans tout ça, je préfère de loin suivre de près les premières expérimentations (concluantes) de SAV / GRC via Twitter (Twitter + Customer Care + Community management = how tweeting may change your brand reputation).

Ceci est d’autant plus intéressant qu’il existe également des domaines d’application en interne et qu’ils ne sont pas forcément initiés par la direction : Facebook et Twitter, Les employés devancent leurs entreprises.

Frédéric CAVAZZA

Vers des campagnes à 720° ?

Les campagnes à 360°, vous connaissez ? Mais si enfin, ce sont ces campagnes multi-supports qui permettent de respecter l’intégrité du message quelque soit le média utilisé (presse, affichage, TV, radio, web). En ce moment c’est le terme à la mode dans les agences : faire du 360°. Mais considérer le web comme un canal homogène (comme peuvent l’être les chaînes de TV) est-il bien pertinent ? Non je ne pense pas.

Depuis l’avènement des médias sociaux les annonceurs doivent ainsi faire face à un phénomène de fragmentation de l’audience mais également de ré-appropriation du web par les internautes (notamment au travers de blogs, wikis, sites de partage…). Car une marque peut maîtriser la teneur du message qui passe dans un spot TV, mais qu’en est-il des parodies ou détournements qui tournent sur YouTube ?

Dernière exemple  en date : EuroRSCG qui accuse Wikipedia de nuire à l’image de leurs client et de ruiner leurs efforts : La communication des marques fâchée avec Wikipedia. Le débat est complexe mais la réaction de l’agence est  maladroite : le problème ne vient pas de Wikipedia (les détracteurs trouvent toujours un support pour d’exprimer) mais plutôt de l’écart existant entre la voie officielle et la vision des “opposants”. Qui a raison ? Qui a tort ? Je ne me prononcerais pas sur ce point.

Ceci est d’autant plus important qu’une marque n’existe pas dans le diaporama du directeur marketing, elle n’existe que dans l’esprit des clients et prospects. Il est donc beaucoup plus important de surveiller le “non dit” (matérialisé en partie par les détracteurs) que le “dit” (le message contenu dans un spot TV).

Toujours est-il que le décor est maintenant planté : la présence d’une marque sur le web ne se limite pas à son site web (institutionnel, évènementiel ou marchand). Il existe une multitude de voix qui vont porter, relayer, interpréter un message ou une posture de communication. Et nous n’en sommes qu’au début puisqu’à tous ces forums, blogs, wikis, réseaux sociaux, microblogs… viennent s’ajouter de nouvelles plateformes sociales : univers virtuels, social gaming…

Les marques les plus matures sur le sujet intègrent déjà la dimension de “médias sociaux” dans leur stratégie de communication et de RP notamment au travers des Social Media Release, comme par exemple Ford (merci à Aziz pour la trouvaille). Mais ont-elles intégrées la dimensions “plateformes sociales virtuelles” ? Car avec l’avènement des univers virtuels, portails de Social Games, plateformes de User Generated Games et autres Casual-MMO, nous en arriverons bientôt à envisager des Virtual Media Release.

C’est là où se situe un des enjeux majeurs de la nouvelle vague de communication de marque : arriver à maîtriser l’intégrité d’un message publicitaire sur l’ensemble des supports physiques (un premier 360° avec la presse, affichage, TV, radio) et des supports numériques (un deuxième 360° avec les blogs, forums, réseaux sociaux, sites de partage, univers virtuels, social gaming…).

Ceci me conforte dans l’idée que les grandes marques doivent se doter de moyens pour surveiller les conversations sur tous ces nano-médias, pour détecter et évaluer ceux qui présentent le plus de potentiel et éventuellement pour y participer (suggestion collaborative, co-création…). D’où l’intérêt de créer des postes de Social Media Planneur ou de Social Media Analytics Expert.

Frédéric CAVAZZA

Tout savoir sur les médias sociaux et sur le buzz-marketing

Comme je sais que vous avez beaucoup trop de choses à lire je vous propose un petit condensé de ce qu’il faut savoir sur les médias sociaux et le buzz marketing (”Word-of-Mouth“) :

Voilà, ça vous fera de la lecture dans le métro.

Frédéric CAVAZZA

Qu’est-ce qu’un ami ?

Depuis quelque temps j’ai plein d’amis. C’est même fou le nombre d’amis que j’ai accumulés sur les différentes plateformes sociales (LinkedIn, Viadeo, Xing, Facebook, Plaxo, Orkut, FlickR, Skype, Google Talk…). Par contre ce qui est surprenant c’est que toutes celles et ceux que je considère comme mes vrais amis (qui sont dans mon carnet d’adresses) ne sont pas dans ces listes.

Bref, cette profusion d’amis me pousse à me poser les questions suivantes : Quelle est la réelle nature de mes relations sociales avec ces personnes ? Existe-t-il réellement un lien entre elles et moi (autre qu’une ligne dans une base de données) ? Quelle est la définition que l’on pourrait donner d’un ami dans le sens “médias sociaux” du terme ?

Car il faut bien avouer que cette notion d’amitié est un peu superficielle. Bien évidement rien ne vous empêche de sympathiser voir de vous marier avec les personnes qui sont dans votre buddy list, mais force est de constater que “ami” n’est pas forcément le bon terme.

Les systèmes de messagerie en ligne sont plus sobres et parlent de “contacts“, mais ce n’est pas trop engageant. Certains réseaux sociaux essayent de moduler cette notion d’amitié avec des qualificatifs comme “Family“, “Friend“, “Work“, “Haven’t met“… C’est mieux mais la liste devrait être plus précise, et là nous entrerions dans une description bien trop précise du graph social qui pourrait en faire fuir plus d’un (façon Facebook).

Peut être la bonne approche est celle de Twitter qui parle de “Followers” (plus subtile que les “Fans” de Plurk), des personnes qui vous suivent (de près ou de loin), ce ne sont ni des contacts ni des étrangers, et surtout ils n’y a pas d’autorisation ou de confirmation à donner.

Bref, pour que les plateformes sociales évoluent dans le bon sens (un graph social plus précis mais sans trop empiété sur la confidentialité) il faudrait complètement revoir cette notion d’amis en lui injectant une couche d’intelligence. Peut-être un premier pas vers un web sémantique social ? Finalement peut-être que des grammaires sémantiques comme FOAF ou XFN avaient une longueur d’avance…. Peut-être qu’en faisant évoluer des microformats comme hCard nous arriverions à un résultat similaire ? Peut-être que des initiatives d’interopérabilité comme DataPortability ou OpenId pourraient apporter une solution (en impliquant un tiers de confiance qui serait le garant du respect de la confidentialité) ?

Ou peut-être pas. Tout simplement car les utilisateurs ne souhaiterons jamais franchir cette barrière (et conserverons deux listes d’amis : virtuels et réels). Ou tout simplement parce que ce n’est pas compatible avec les scénarios de monétisation des plateformes sociales.

Vaste question à laquelle je n’ai pas la prétention de répondre… et visiblement je ne suis pas le seul à me la poser : Understanding the Value of ‘Friends’ in Social Media Websites.

Bruno CLEMENT

La télévision fait-elle partie des Médias Sociaux ?

En théorie non dans le sens où elle ne met pas en relation des individus pour leur permettre de créer un réseau virtuel et qu’elle ne propose pas de services en ligne, etc. … Certes …

 

Mais que penser alors de la demande en mariage de Raymond Domenech hier soir en direct sur M6 (http://www.m6.fr) juste au moment où un journaliste vient l’interviewer sur son avenir à la tête de l’équipe de France et sur ses projets immédiats ?

 

Pour ceux qui ont loupé ce grand moment voici sa réponse :

“J’ai qu’un seul projet, c’est d’épouser Estelle. Donc c’est aujourd’hui que je lui demande. Je sais que c’est difficile, mais c’est dans ces moments-là qu’un a besoin de tout le monde. Et moi j’ai besoin d’elle.”

 

Et surtout, Estelle Denis a-t-elle répondu « oui » dans son émission « 100% foot » qui suivait juste après ?!? …

 

Tout ceci m’amène à me demander si finalement on ne pourrait pas désigner la télévision comme LE nouveau grand média social puisque désormais nous ne sommes plus simplement passifs devant notre écran, nous pouvons aussi l’utiliser pour trouver des amis, un (nouveau) travail, une épouse, afficher sa vie privée, …

 

Les chaines du câbles vont-elles donner l’exemple aux autres comme Paris Cap’ pour la « communauté » des Parisiens (http://pariscap.com/) où tout un chacun peut s’exprimer ?

 

En attendant de répondre à cette question, si l’un d’entre vous a des informations sur le mariage d’Estelle & de Raymond … :-)

 Page 1 of 2  1  2 »