Cédric DENIAUD

Lancer une application Facebook est-il vraiment utile ?

Vous le savez si vous utilisez FaceBook, que l’une des raisons de son succès, et ce qui en fait l’une de ses forces, est que la communauté développe de (trop) nombreuses applications qui permettent aujourd’hui aux utilisateurs et aux marques de pouvoir faire de nombreuses choses comme :

  • Utiliser l’application comme un outil de communication ou d’image pour une marque donnée : Burn avec Burn Alter Ego, Knacki de Herta, Universal Mobile …

  • Utiliser l’application dans un but de fidélisation ou prospection client : je vous conseille l’application de 1800-Flowers.com dont je n’ai notamment déjà parlé dans Comment les marques utilisent Facebook ?

  • Utiliser l’application dans un but marchand : je vous avais parlé dernièrement de l’exemple d’Ebay ( Ebay + Facebook = utiliser Facebook comme outil e-commerce) qui via son application Marketplace permet à chaque vendeur Ebay d’afficher sur son profil Facebook ses produits actuellement en vente. Une tendance plus lourde voit le jour : il s’agit du MeCommerce. En somme, le client de votre marque n’est plus seulement un client : il devient le meilleur ambassadeur de votre marque en tant qu’influenceur auprès de sa communauté (et quoi de mieux que les réseaux sociaux pour faire part à ses amis, familles… de ses propres recommandations) mais également VRP. Je vous conseille la lecture de  Le MeCommerce : avenir des réseaux sociaux ? pour en savoir plus sur le MeCommerce.

  • Accéder à de nombreux services Internet directement via Facebook : boîtes e-mail, FriendFeed, messagerie instantanée, diffusion de vidéos et de photos…

Dans un article intitulé The sad truth about Facebook apps, le site du Dallas News nous apprend que :

  • Près de la moitié des 23 160 applications proposées sur Facebook, 9 609 applications pour être exact, entre dans la catégorie Just for fun. Cette information confirme ce que de nombreux utilisateurs pensent à savoir que Facebook est un réseau social “fun” qui ne pourra jamais être utilisé dans un véritable cadre professionnel au contraire de LinkedIn par exemple.

  • Beaucoup de personnes installent les applications (puisque on reçoit de nombreuses sollicitations) mais que la durée de vie de beaucoup d’entre elles est courte (le temps du lancement et du buzz en somme, ensuite les utilisateurs zappent rapidement vers autre chose).

  • Troisième information qui est un corollaire de la précédente : une application installée ne veut pas dire application utilisée.

Pour en savoir plus sur les applications Facebook et leur utilité pour les marques, vous pouvez lire Comment les marques utilisent FaceBook ?

Frédéric CAVAZZA

L’invasion des plateformes sociales familiales

Après les plateformes sociales pour “jeunes” ( MySpace, Skyblog…), voici venir le temps des plateformes sociales familiale. Vous connaissiez déjà les blogs pour parents ( ParentHacks), les blogs pour les nouveaux nés ( Kimondo), les plateformes de publication familiales ( Vox), les outils de création d’arbres généalogiques ( Geni), les outils d’échanges de bons plans entre parents ( ParentsConnect), je vous propose de découvrir maintenant une nouvelle génération de plateforme sociale familiale : Disney Family Community.

Disney ? Mais oui Disney ! Qui mieux que Disney connaît les familles et leurs besoins ? Qui dispose d’une marque aussi forte ? Qui possède une infinité de contenus pour la famille comme pour les enfants ? Bref, Disney semble être le prétendant idéal : Disney Family.com Gearing Up For Parent-Focused Social Net Launch.

Et force est de constater qu’ils savent y faire puisque cette plateforme proposera des caractéristiques et des fonctionnalités tout à fait convaincantes :

  • Un système très pointu de contrôle de la confidentialité qui peut être centralisé sur un membre de la famille (au hasard, la mère) ;
  • Un système d’avatars pour éviter de publier des photos (il y en a même pour les animaux de la famille)
  • Différents badges et widgets à afficher sur son profil pour initier et inciter la dynamique d’appartenance communautaire ;
  • Un système de publication du statut (de type Facebook Status) pour que les différents membres de la famille puissent dire ce qu’ils font et où ils sont ;
  • Des équipes de modération et d’animation composées de psychologues et autres spécialistes de la famille (l’adolescence est un cap difficile à passer, surtout lorsque votre mère est dans votre buddy list !).

Bref, c’est de la grosse artillerie et les concurrents risques de faire pâle figure à côté de ce futur mastodonte. Essayez donc d’imaginer le potentiel que représente une telle plateforme pour un programme de CRM. J’imagine que le ticket d’entrée pour les annonceurs risque d’être salé !

Johann OUAKI

Les médias sociaux sous la pluie

Avec l’arrivé d’internet et de ses premières années de rentabilité, beaucoup d’entrepreneurs ont décidé de se lancer dans l’aventure du online en tentant d’adapter les modèles (économiques, sociaux ou autres) ayant déjà fait leurs preuves dans la vie réelle. Ce qui est intéressant c’est qu’aujourd’hui c’est l’inverse qui commence à se produire : on s’inspire des idées du web pour les recréer dans la vie réelle.

Mais un phénomène encore plus intéressant est de voir ce qu’un modèle devient lorsqu’il est originalement issu du monde réel, puis adapté sur le web pour enfin être réadapté dans la vie réelle pour donner naissance à un concept finalement différent de l’original.

C’est ce qui pourrait rapidement se passer avec les médias sociaux.

Beaucoup pensent qu’internet a donner naissance à ces formes de regroupements sociaux, ce qui n’est pas tout à fait exact. Voilà plusieurs années que les soirées networking pour professionnels existent et que les soirées pour célibataires font fureurs, et ce bien avant que viadeo.com et autres meeting.fr n’arrivent. Internet a « seulement » offert la possibilité d’accroître le nombre de participants, de facilité la rencontre et l’échange, …, de multiplier les possibilités et opportunités.

 

Que se passerait-il si aujourd’hui on décidait de s’inspirer de ces médias sociaux virtuels et de leur succès pour les réadapter dans la vraie vie ?

 

Serait-il étonnant de mettre à la vue de tous notre humeur du moment ou nos envies ?

Si les gens se promenaient avec un parapluie au-dessus de la tête, qui, en fonction de sa couleur, indiquerait si notre disposition à rencontrer des étrangers, si on est célibataire ou si au contraire on est dans un de ces jours où il vaut mieux que personne ne nous accoste.

 

C’est l’idée que met en avant le site 90mobilesin90days.com en proposant ses « data umbrellas ». Un parapluie, contrôlé depuis notre portable, qui indiquerait notre humeur du moment.

Personnellement je ne suis pas convaincu par le parapluie. L’idée est très intéressante et je crois savoir que les constructeurs de téléphones mobiles se penchent sur le sujet de la disponibilité et de l’humeur depuis quelques années.

Affaire à suivre donc …

 

 

Frédéric CAVAZZA

Vers des chaînes de réseaux sociaux ?

Quand j’étais plus jeune, au siècle dernier (à l’époque des pages persos), il existait des réseaux sites qui étaient liés entre eux, ils appelaient ça des web ring. Aujourd’hui nous avons un principe équivalent avec les blogrolls. Mais qu’en est-il des réseaux sociaux ?

Avec la multiplication des réseaux sociaux de niche et la mise sur le marché de plateformes de création de réseaux sociaux toujours plus performantes ( Ning…) il se pourrait bien que l’on voit apparaitre des chaînes de réseaux sociaux qui seraient liés entre eux.

Idéalement il faudrait que les profils et listes d’amis soient compatibles. Même si c’est la promesse d’initiatives comme Data Portability, force est de constater que seul Ning parvient à tenir cette promesse (l’interopérabilité des réseaux sociaux).

Bon bref, tout ça pour dire que j’ai récemment découvert une chaîne de réseaux sociaux ciblant tous les sportifs et enthousiastes de sports de plein air :

Ne trouvez-vous pas qu’il y a comme une ressemblance ? Effectivement, ces 4 réseaux sociaux tournent sur la même plateforme technique. Et ils ne se sont même pas embeté à modifier les gabarits de page !

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le potentiel des réseaux sociaux de niche, mais est-ce que des déclinaisons grossières comme celles-ci sont une approche viable ? Bien évidement ce n’est pas le design ou la qualité de la mise en page qui fait le succès d’un réseau (MySpace et SkyBlog nous ont prouvés le contraire), mais je reste sceptique quand à cette approche “industrialisée”. Et vous ?

Olivier CEDRATI

Au coeur de la blogosphère

“Pulse” est une installation originale mise en place par l’artiste Allemand Markus Kison qui représente visuellement les émotion exprimées sur la plateforme blogger.com. Celle-ci déforme l’objet placé au centre de l’oeuvre après analyse des contenus postés par les blogueurs, et des émotions identifiées.

 

Vanessa KRIVAJA

Quels indicateurs de mesure pour les médias sociaux ?

Andy Warhol a dit : « au 21ème siècle, tout le monde aura droit à son quart d‘heure de célébrité » et il avait raison.

 

Aujourd’hui, les médias sociaux permettent à tout un chacun de travailler une espèce de « notoriété  individuelle » (toutes proportions gardées).

 

A travers les différents sites on peut désormais exposer ses photos et/ou vidéos, exprimer ses goûts musicaux, adhérer à des groupes dont on partage les idées, etc. …

 

Ces nouveaux médias n’ont d’ailleurs pas échappé aux annonceurs qui à leur tour viennent y travailler leur notoriété.

Enfin, bon, maintenant que nous voilà tous potentiellement célèbres … retour à la case départ : comment émerger vis-à-vis des autres, nos concurrents ?

 

Cette notion si elle a peu d’intérêt au niveau de l’individu est en revanche essentielle pour les marques.

 

D’ailleurs, à quoi se mesure la célébrité d’un annonceur sur les médias sociaux …

-  A son nombre d’amis ?

-  Au nombre de fans inscrits sur sa page ?

-  Au nombre de visiteurs sur son blog ?

-  Au nombre de vidéos vues ?

-  Au nombre d’applications installées ?

- …

 

Certes il existe déjà des indicateurs pour tous ces nouveaux médias mais je suis convaincue que très vite de nouveaux indicateurs vont voir le jour ce qui leur permettra enfin de rivaliser avec les médias classiques … qui veut parier avec moi ?

Johann OUAKI

What the f**ck is social media ?

Voici une présentation remarquable qui a retenu toute mon attention d’une part pour son format original mais aussi et surtout pour son contenu qui me semble assez complet et très pertinent.

So, what the f**ck are you waiting for checking this out ?

Cédric DENIAUD

Pourquoi sur Internet une marque doit faire participer ses clients ?

Lorsque l’on parle de médias sociaux, on sous-entend des termes comme communauté, participation, dialogue, partage, échange… Les marques, à l’ère du Social Media, doivent donc passer sur Internet à un mode participatif où elles font participer et collaborer les internautes à l’animation de leur marque, que ce soit dans des opérations ou sites :

Mais si on analyse maintenant les raisons de ces opérations, outre le fait qu’être présent dans les médias sociaux permet d’être présent en dehors de son site vitrine de marque, j’en vois quatre principales :

1 - La participation pour développer son univers de marque
Lorsque l’on parle de développement de communauté, de site communautaire avec contenu éditorial, la marque essaie de se placer comme moteur et fédératrice de communauté et comme plateforme de contenus. Aujourd’hui, les marques portent ainsi plus leur communication sur des univers / expériences que sur leurs propres produits. Cette tendance marketing permet aux marques d’être plus “customer-centric” que “product-centric” afin de mieux satisfaire les besoins du client mais aussi d’être plus à même de développer un affectif entre lui et la marque et ainsi de le fidéliser. Ainsi, lorsque Pepsi lance PepsiWorld c’est pour “agglomérer” sur une même plateforme tout les éléments qui gravitent autour de sa marque : on retrouve alors aussi bien de l’information produit, que du sport ou de la musique (terrains de communication privilégiés de Pepsi).

2 - La participation pour développer son contenu
Faire appel à l’utilisateur pour développer son contenu permet à la marque de laisser la communauté s’auto-alimenter en informations. Ne suffit qu’à créer un terrain de jeu adéquat où l’utilisateur puisse facilement lier le contenu à la marque. Symantec, société éditrice de la suite logicielle de sécurité informatique Norton, a lancé il y a quelques mois la plateforme de dialogue en ligne Norton Café. Le but n’est pas d’inviter directement l’internaute à échanger autour des produits Norton mais plutôt de le faire participer autour du thème de la sécurité informatique, que celle-ci soit liée ou non à un produit Norton. La marque devient ainsi caution de l’opération et laisse le soin à la communauté, d’échanger entre elle… mais au lieu que ce soit sur un forum, cet échange se passe sur le terrain de jeu défini par la marque.

3 - La participation comme retour d’expérience client
L’une des principales inquiétudes des marques lorsqu’elles lancent un nouveau produit est de connaître le retour d’expérience de leurs consommateurs : en gros ce qu’ils en pensent, ce qu’ils aiment, ce qu’ils n’aiment pas .. et pourquoi. Les tests consommateurs pré et post-lancement permettent d’affiner l’offre produit en fonction des besoins et attente des clients. Mais la dimension participative d’Internet permet d’aller plus loin. Nous avons par exemple chez feedback2.0 de nombreux cas d’utilisation de l’application dans un mode bêta-testing ou amélioration du produit en cours de vie. Quelques exemples chez des pure players du Web : Liligo (moteur de recherche de billets d’avion), DisMoiOu (site annuaire de partage de bonnes adresses) , DogCity (réseau social pour chiens).

4 - La participation pour une autre communication
Trois exemples concrets pour illustrer ce dernier point. Lorsque une marque diffuse une vidéo virale sur une plateforme de partage de vidéos en ligne comme YouTube ou DailyMotion, la marque demande aux internautes de participer mais comme relais de sa vidéo (bouche-à-oreille, parodie …). Un deuxième exemple par rapport aux réseaux sociaux. Pour une marque, être présent sur les réseaux sociaux, lui permet de développer sa visibilité sur des carrefours d’audience, tout en se donnant une image moderne sur Internet car proche de l’utilisation des outils actuels des internautes. Un dernier exemple est par exemple pour une marque de créer ses widgets voire son NetVibes Universe. Elle créé ainsi son propre contenu exportable facilement afin d’avoir une communication là encore virale et adaptée aux outils actuels d’Internet.

Cédric DENIAUD

Les 4 règles du dialogue sur Internet

Le passage de la communication au dialogue est une tendance de fond, que les marques devront adopter certaines intégrant ce changement plus ou moins tôt (cf : Du monologue au dialogue, Du marketing à la communauté). A l’ère du digital, le consommateur n’a plus les mêmes réflexes, les mêmes modes de choix. Certes la communication globale et la publicité ont encore un rôle à jouer mais désormais le consommateur est également influenceur, ambassadeur, prescripteur… mais aussi critique. Dialoguer avec lui, c’est créer un échange non plus basé sur le seul but commercial mais sur le fait d’écouter, de partager, de comprendre afin de mieux satisfaire ce client.

Ainsi si on devait définir 4 règles pour une marque pour mettre en place un dialogue sur Internet, je les résumerai à celles-ci :

  1. Un dialogue ne se place pas immédiatement dans un but commercial : pour écouter et comprendre, il ne faut pas se positionner dans une vision mono-centrée ROI et augmentation de chiffre d’affaires, même si à terme, des indicateurs comme un Cost Per Engagement permettrait de définir la présence des marques dans les médias sociaux. Lorsque l’on pense, par exemple, à un blog ou à une plateforme de suggestions en ligne, une marque souhaite créer un dialogue privilégié avec ses consommateurs et ce dialogue peut déboucher sur des enseignements riches afin d’améliorer ou de développer de nouveaux services ou produits.
  2. Un dialogue doit être défini par des règles : ce point est sûrement celui qui rassurera beaucoup de professionnels de la communication ou de marketing. Je prends souvent cet exemple lorsque un client souhaite mettre en place une plateforme  de dialogue en ligne feedback2.0 : la plateforme est comme un terrain de jeu, un café où la marque est la responsable et où elle va inviter ses clients. Le dialogue est ainsi initié par la marque qui a le moyen de reprendre la main sur ce qui se dit d’elle dans les blogs, les forums où la réponse qu’elle pourrait apporter serait noyé dans la masse des commentaires.
  3. Un dialogue nécessite l’échange et la participation : le dialogue ne doit pas avoir pour but de faire croire aux consommateurs qu’on les écoute, qu’on leur laisse leurs paroles et que finalement leurs retours ou leurs propositions ne soient qu’une bouteille à la mer. Même si l’écoute est à la base du dialogue, la marque doit donner une certaine visibilité sur les actions qu’elle met en place et qui naissent de l’initiative des consommateurs.
  4. Un dialogue nécessite un sujet : pour qu’une conversation soit fructeuse et constructive encore faut il définir un thème car si la promesse de la marque auprès du client est “je t’ouvre un espace et donne-moi tes idées par rapport à ma marque” alors le dialogue n’est plus balisé. Il vaut mieux définir un thème ou un produit autour duquel on demande l’avis et l’interaction des consommateurs. Un exemple que je trouve à ce titre pertinent est la plateforme Bénéfices Futur de Caisse d’Epargne lancée conjointement entre feedback2.0 et Six&Co (groupe FullSIX). La Caisse d’Epargne demande à ses clients et prospects de partager avec elle sur les actions que devraient mener une banque en terme de responsabilité civile et de développement durable.

Dialoguer ne veut donc pas dire ouvrir “la boite de Pandore” et permettre aux consommateurs de critiquer sa marque publiquement. Le dialogue, s’il est limité, éditorialisé, contrôlé, modéré est source d’échanges constructifs pour la marque et source de satisfaction pour le client qui, à l’ère du digital, demande à la marque de prendre en compte ses demandes.

Frédéric CAVAZZA

Audience des réseaux sociaux en France : Skyblog et CopainsDavant loin devant Facebook

Savez-vous quels sont les trois premiers réseaux sociaux en France ? Skyblogs, CopainsDavant et Windows Live Space. C’est ce que nous révèle cet article du JDnet publié en Juin dernier : Les principaux réseaux sociaux en France.

Et Facebook dans tout ça ? Il est là… en cinquième position derrière MySpace :

Et oui, force est de constater que les chiffres d’audience ne sont pas tout à fait en accord avec le buzz ambiant. Comprenez par là que même si l’on ne parle que de Facebook dans la blogosphère, ce n’est pas sur ce réseau que se trouve le plus gros de l’audience.

Skyblogs et Copains d’Avant, les exceptions culturelles françaises

Décidément ils sont partout ceux-là ! A mi-chemin entre plateforme de blog et réseau social, les Skyblogs continuent de dominer outrageusement les médias sociaux français (près de 7 millions de V.U. par mois). Combien de temps cette domination va-t-elle encore durer ? Difficile à dire car le phénomène d’inertie est encore énorme, tout comme MySpace (son modèle US) qui a fait son succès sur cette étrange alchimie où se mélangent des pratiques de blog, de réseautage social, de partage et des mises en page hideuses.

Toujours est-il que ce positionnement ambigu brouille les pistes, et surtout la clairvoyance des meilleurs comme Charlène Li de Forrester qui nous publiait en Juin dernier un billet touchant de naïveté ( Data chart of the week: social networks around the world). Sait-elle au moins où se trouve la France ?

Deuxième “anomalie” : l’audience record de CopainsDavant. Pionnier des réseaux sociaux, cette plateforme sans ambition parvient tout de même à totaliser près de 6,3 millions de V.U. par mois, plus du double de Facebook. Les raisons de ce succès ? Encore une fois difficile à dire : simple et efficace, ce service a su occuper le terrain avant les autres. Certains le disent condamner face à la déferlante Facebook, les chiffres nous prouvent qu’il reste encore du chemin à parcourir.

En tout cas n’espérer pas en apprendre plus sur le stats de comScore, eux non plus n’ont pas trouvé l’URL : Skyrock Leads French Social Networking Category With More Than Triple the Number of Visitors of Its Closest Competitor.

Windows Live Spaces, IM + blog > RS

Troisième service à monter sur le podium :  Windows Live Space avec ces 4 millions de V.U. par mois. 4 millions ? Oui, 4 millions ! Pas mal pour une “simple” extension qui permet aux utilisateurs de Windows Live d’avoir un profil en ligne plus détaillé et de publier un pseudo blog. La messagerie instantanée est-elle l’avenir du blog ? Pas nécessairement, car il y a Twitter et les autres services de microblogging. Est-elle sont passé ? Non plus, ni celui des réseaux sociaux. Les systèmes de messagerie instantanées ont toujours été de très puissantes plateformes sociales (souvenez-vous d’ ICQ), tout comme les systèmes de messagerie en ligne (souvenez-vous d’ Hotmail).

En adoptant un profil bas, les équipes de Microsoft bénéficient d’une très forte audience sans pour autant irriter la concurrence. Une stratégie efficace pour un acteur aussi bien organisé que Microsoft.

Qui va l’emporter à la rentrée ?

Vous vous doutez bien que je ne me risquerais pas à faire de prédiction sur les prochains mois. Il n’empêche que je ne peux que constater l’efficacité de plateformes technologiquement très en retard comme les Skyblogs ou CopainsDavant face à des machines de guerre comme la Facebook Plateform. Son écosystème parviendra-t-il à éclipser ses trois concurrents (sans compter MySpace) avant que Google ne rafle la mise ? Peut-être… En fait cela va beaucoup dépendre de ce qu’ils vont annoncer lors de la prochaine F8 Developer Conference : Un nouveau design ? Une ouverture de leur code source ? Plus d’interopérabilité ? Un système de paiement en P2P ? Une fusion avec de Yahoo! ? Qui sait, tout est possible !

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