Une étude récente de Jupiter Research met en avant les résultats de la présence des marques sur les principaux réseaux sociaux ( Bebo, MySpace, Facebook…) Il en ressort une donnée intéressante à analyser : 3/4 des annonceurs présents sur ces réseaux sociaux attirent moins de 5 000 internautes. Lorsque l’on compare ce chiffre avec la réalisation d’un mini-site, ou avec le trafic que connaissent certains groupes ou applications développées par la communauté, on pourrait croire que ces résultats sont largement en dessous de ce que peuvent attendre les marques en termes de “trafic” sur leur page dédiée sur les réseaux sociaux.
Toutefois, je pense qu’il faut s’arrêter quelques minutes sur ces données pour en voir qu’elles en sont les raisons.
- La donnée brute de “moins de 5 000 internautes” correspond en fait à des personnes qui s’inscrivent, qui se déclarent “fan”… Il ne s’agit donc pas du chiffre de visiteurs sur la page de la marque.
- La plupart des actions menées sur les réseaux sociaux se résument encore trop souvent à de la simple présence de marque, à de la communication pure et, malheureusement, encore trop peu à de la véritable mise en place d’outils propres à développer un dialogue entre la marque et ses consommateurs, ou entre ses consommateurs. Il s’agit donc plus de “mini-sites” que de réels espaces communautaires dédiés à une marque.
- La présence sur les réseaux sociaux ne doit pas être décoréllée des actions webmarketing classiques. C’est bien beau d’être présent sur un carrefour d’audience mais encore faut-il permettre à son message d’émerger de la masse des opérations disponibles désormais sur les réseaux sociaux. Communiquer sur sa présence sur les réseaux sociaux est effectivement indispensable (cf : Social Media vs Webmarketing ?)
- Passer de la simple présence à de la réelle interactivité : l’un des points majeurs que révèle l’étude de Jupiter Research est la corrélation qui existe entre l’interactivité et le succès d’une intégration d’une marque sur les réseaux sociaux. Ainsi on retrouve les pages des groupes du monde des médias (presse, télévision, musique…) parmi les pages de marque les plus visitées sur les réseaux sociaux. Ces pages en effet offrent de l’interactivité, de l’actualité… ce qui intéressent forcément les utilisateurs. Elles sont perçues, par les internautes, commes des sources de contenus. L’internaute y trouve des gadgets, des applications et des vidéos à télécharger, qu’il peut ensuite diffuser sur sa page ou sur son blog.
Monsieur J a dit :
On en revient toujours à la même histoire : le webmarketing (dont fait partie la présence sur les Social Media) est une manière de d’interagir avec ses clients qu’il faut apprendre.
Comme je le dis en interne dans mon entreprise aux plus obtus: un site web n’est pas un panneau d’affichage sur votre PC…
floremignard a dit :
Avez-vous vu la campagne du groupe Banque Populaire et son jeune Richard qui “gère” son budget, ses parents, les filles…. on peut devenir ami de Richard sur fb, des videos sont à prendre sur le site http://www.jegere.com/... j’ai pris connaissance de cette campagne via Uniteam en charge de toute l’opé. C’est bien foutu je trouve pour une cible jeune(12-17 ans)
Cédric DENIAUD a dit :
@ Flore
Merci pour l’information. Je ne connaissais pas cette campagne.
Gabriel a dit :
Très bon article très juste.
Je diagnostique aujourd’hui 2 problèmes principaux sur le manque d’initiatives des marques face aux formidables perspectives marketing offertes par les outils collaboratifs.
D’abord le nombre. En terme de puissance le nombre de consommateurs potentiels reste faible. Nous restons très loin des chiffres espérés par une action TV ou même print. Raison pour laquelle le Web reste une problématique publicitaire secondaire chez pas mal d’annonceurs.
Ensuite, la révolution copernicienne du rapport du consommateur à la marque est loin de s’être opérée. Les marques doivent devenir des producteurs de contenus (information ou divertissement) tout en laissant place au dialogue. Elles doivent construire des jeux, vidéos, articles, applications de très haute qualité pour s’introduire dans la conversation de manière intelligente et non intrusive.
C’est lorsque les solutions à ces 2 obstacles seront trouvées que nous autres agences auront la place disponible pour réaliser des actions marketing qualitatives sur les réseaux sociaux.
Frédéric CAVAZZA a dit :
Merci Cédric pour cette très bonne interprétation. Nous voici donc encore une fois face à l’éternel problème de la mesure de l’efficacité d’une campagne.
la “profession” devra impérativement se doter des bons indicateurs (cost-per-engagement ?) pour pouvoir attirer les annonceurs en masse.
/Fred
b-spirit.com » Présence des marques sur les réseaux sociaux a dit :
[...] des annonceurs présents sur les principaux réseaux sociaux attirent moins de 5 000 internautes! MédiasSociaux.com analyse cette donnée et rappelle quelques erreurs à ne pas commettre lors du positionnement de sa [...]
François a dit :
Etonnant le Figaro qui ressort cette étude parue sauf erreur de ma part en avril 2008…
Ceci dit, on est sur les réseaux sociaux comme sur beaucoup de problématiques de marques en ligne, c’est à dire dans le flou : l’internaute qui fuit la publicité, les marques qui doivent être présentes sans faire de l’ingérence… C’est loin d’être simple et mûr.
Un autre truc que l’on peu ajouter concernant la présence des marques sur les réseaux sociaux telle que Jupiter la décrit, c’est qu’il s’agit le plus souvent d’opérations qui ne coûtent pas grand-chose (la page MySpace…). Donc peu de ROI certes, mais pas des coûts très significatifs non plus. On est dans la phase d’expérimentation…
Jean a dit :
Je pense un peu comme François, certes, les résultats ne sont pas “impressionnants”, mais 5000 personnes qui interagissent avec une marque pour un budget ridicule, je trouve ça très positif pour une marque (et le ROI doit être le plus souvent intéressant d’ailleurs).
Ceci dit, les marques ont tout intérêt à professionnaliser tout ça, le potentiel est loin d’être atteint à mon avis. Et les marques qui inscrivent les medias sociaux dans une réelle réflexion stratégique marketing ont souvent de beaux résultats.