Cédric DENIAUD

Pourquoi sur Internet une marque doit faire participer ses clients ?

Lorsque l’on parle de médias sociaux, on sous-entend des termes comme communauté, participation, dialogue, partage, échange… Les marques, à l’ère du Social Media, doivent donc passer sur Internet à un mode participatif où elles font participer et collaborer les internautes à l’animation de leur marque, que ce soit dans des opérations ou sites :

Mais si on analyse maintenant les raisons de ces opérations, outre le fait qu’être présent dans les médias sociaux permet d’être présent en dehors de son site vitrine de marque, j’en vois quatre principales :

1 - La participation pour développer son univers de marque
Lorsque l’on parle de développement de communauté, de site communautaire avec contenu éditorial, la marque essaie de se placer comme moteur et fédératrice de communauté et comme plateforme de contenus. Aujourd’hui, les marques portent ainsi plus leur communication sur des univers / expériences que sur leurs propres produits. Cette tendance marketing permet aux marques d’être plus “customer-centric” que “product-centric” afin de mieux satisfaire les besoins du client mais aussi d’être plus à même de développer un affectif entre lui et la marque et ainsi de le fidéliser. Ainsi, lorsque Pepsi lance PepsiWorld c’est pour “agglomérer” sur une même plateforme tout les éléments qui gravitent autour de sa marque : on retrouve alors aussi bien de l’information produit, que du sport ou de la musique (terrains de communication privilégiés de Pepsi).

2 - La participation pour développer son contenu
Faire appel à l’utilisateur pour développer son contenu permet à la marque de laisser la communauté s’auto-alimenter en informations. Ne suffit qu’à créer un terrain de jeu adéquat où l’utilisateur puisse facilement lier le contenu à la marque. Symantec, société éditrice de la suite logicielle de sécurité informatique Norton, a lancé il y a quelques mois la plateforme de dialogue en ligne Norton Café. Le but n’est pas d’inviter directement l’internaute à échanger autour des produits Norton mais plutôt de le faire participer autour du thème de la sécurité informatique, que celle-ci soit liée ou non à un produit Norton. La marque devient ainsi caution de l’opération et laisse le soin à la communauté, d’échanger entre elle… mais au lieu que ce soit sur un forum, cet échange se passe sur le terrain de jeu défini par la marque.

3 - La participation comme retour d’expérience client
L’une des principales inquiétudes des marques lorsqu’elles lancent un nouveau produit est de connaître le retour d’expérience de leurs consommateurs : en gros ce qu’ils en pensent, ce qu’ils aiment, ce qu’ils n’aiment pas .. et pourquoi. Les tests consommateurs pré et post-lancement permettent d’affiner l’offre produit en fonction des besoins et attente des clients. Mais la dimension participative d’Internet permet d’aller plus loin. Nous avons par exemple chez feedback2.0 de nombreux cas d’utilisation de l’application dans un mode bêta-testing ou amélioration du produit en cours de vie. Quelques exemples chez des pure players du Web : Liligo (moteur de recherche de billets d’avion), DisMoiOu (site annuaire de partage de bonnes adresses) , DogCity (réseau social pour chiens).

4 - La participation pour une autre communication
Trois exemples concrets pour illustrer ce dernier point. Lorsque une marque diffuse une vidéo virale sur une plateforme de partage de vidéos en ligne comme YouTube ou DailyMotion, la marque demande aux internautes de participer mais comme relais de sa vidéo (bouche-à-oreille, parodie …). Un deuxième exemple par rapport aux réseaux sociaux. Pour une marque, être présent sur les réseaux sociaux, lui permet de développer sa visibilité sur des carrefours d’audience, tout en se donnant une image moderne sur Internet car proche de l’utilisation des outils actuels des internautes. Un dernier exemple est par exemple pour une marque de créer ses widgets voire son NetVibes Universe. Elle créé ainsi son propre contenu exportable facilement afin d’avoir une communication là encore virale et adaptée aux outils actuels d’Internet.

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