Vous avez certainement lu certains articles vous parlant que désormais le pouvoir est rendu au client : il peut s’exprimer, il peut participer à la création d’un produit (A l’heure du Social Media, les marques ne contrôlent plus le dialogue). En somme un client est aujourd’hui à la fois marketeur, ambassadeur et surtout de plus en plus exigeant envers les marques. Outre le fait qu’il attend des produits / services qui répondent à ses besoins, il attend désormais de la part de ces marques de l’écoute et un véritable échange (voir : Comment l’internaute et le marketeur voient Internet ? et L’importance pour les jeunes du dialogue avec les marques)
On ne s’y trompe donc pas lorsque l’on parle de pouvoir rendu au client. Mais ce qui change encore plus et l’un des dangers potentiels pour les marques, c’est désormais qu’un client seul a le pouvoir d’entrainer une véritable crise pour une marque.
Le client a de nombreux moyens à sa disposition pour s’exprimer : blogs, forums, Twitter, réseau social … Il a le choix des armes et plus une marque sera présente sur ces outils et mettra en place des outils de veille, plus elle pourra rapidement désamorcer une éventuelle bombe. Le dialogue en situation de crise nécessite l’écoute mais aussi la réaction. Fred CAVAZZA nous parlait, sur ce blog, il y a quelques semaines du cas Lesieur dans Lesieur et le scandale de l’huile de moteur, un futur cas d’école des médias sociaux ?
Mais dans ce cas précis, la marque se place dans la réaction et il faut mieux prendre les devants lorsque l’on parle de dialogue sur Internet. En effet, si la marque met à disposition des outils comme l’a fait SNCF avec la plateforme feedback2.0 Opinions & Débats, elle prend les devants et met à disposition de ses client des outils de dialogue sur laquelle elle peut avoir un certain contrôle lui permettant de réagir rapidement. (cf : période de grève ou problème récent avec le site Voyages-SNCF.com). Lorsqu’une entreprise ne permet pas le dialogue avec ses clients, celui-ci peut se dérouler ailleurs sur internet, sur des outils sur laquelle la marque n’apparaitra comme un utilisateur lambda et sur laquelle elle n’aura pas moyen de faire entendre sa voix.
Comme le présente cet article du site Internet du journal The Boston Globe, Hurry up, the customer has a complaint, le service client doit changer pour prendre en compte la dimension qu’avec Internet tout va vite et il faut être en mesure de pouvoir répondre et réagir rapidement, en cas de situation de crise (et même idéalement avant que celle-ci intervienne). Josh Bernoff, co-auteur de Groundswell, livre sur l’évolution actuelle d’Internet, exprime également cela lorsque il dit : “We’re in a world where one person, by their actions, can make a company look bad, and it can get echoed and amplified over and over again.”
En somme, deux choses importantes à retenir :
- Il vaut toujours mieux agir que réagir en créant les outils permettant un véritable dialogue entre la marque et ses clients.
- J’insiste bien sur le “véritable dialogue” car utiliser les médias sociaux dans un but seulement de communication et donc de diffusion de son message n’est pas du dialogue. Je parle ici de véritable outil permettant de fédérer et d’animer une communauté. Il faut donc choisir les bons outils adaptés à la démarche dans laquelle on les utilise.
palpitt a dit :
L’espace de dialogue ouvert par la SNCF est effectivement une bonne illustration. Mais l’outil ne fait pas tout : créer les conditions du dialogue requiert un vrai engagement de la part de l’entreprise (c’est un peu ce que tu soulignes en conclusion). Lire également cet article des Echos (http://www.lesechos.fr/info/innovation/4680160-la-sncf-teste-une-plate-forme–de-dialogue-avec-les-internautes.htm):
“Le site repose sur la promesse de s’engager à répondre et à concrétiser ces réponses”
Cédric DENIAUD a dit :
Effectivement et pour cela, il faut que l’entreprise quelque soit mettre les ressources humaines nécessaires en face (i.e un Community Manager par exemple). Le dialogue va dans les deux sens : écoute, partage, réponse …
Voir l’article Dialoguer sur Internet nécessite un Community Manager : http://cdeniaud.canalblog.com/archives/2008/07/31/10070813.html
ista a dit :
Je ne suis pas sûr d’avoir la même définition du pouvoir.
“Participer” à la création d’un produit n’est nullement un fait de pouvoir, ni d’être marketeur, ni d’être ambassadeur. Et encore moins d’être “exigeant” !
Le pouvoir est la capacité à réaliser quelque chose en mobilisant des énergies dans ce but. Je n’ai jamais entendu dire que les clients étaient capables d’une telle chose, avec ou sans les médias sociaux.
Un client ne mobilise pas d’énergies, il ne fait que les dépenser, que je sache. Et il ne réalise rien, il ne fait que consommer, que je sache aussi.
Maintenant, un client reste une personne humaine… Dans d’autres contextes, bien sûr, il pourra exercer quelque part un pouvoir.
links for 2008-8-7 at Alan Vonlanthen’s blog a dit :
[...] Un client seul a le pouvoir d’entrainer une véritable crise pour une marque | Médias sociaux (tags: socialmedia web2.0 democracy) [...]
Le client/membre peut devenir un véritable cauchemar pour une organisation « Le gars des Com a dit :
[...] legarsdescom on février 4, 2010 J’attire votre attention sur MédiasSociaux.org et sur le billet intitulé « Un seul client à le pouvoir d’entrainer une véritable crise pour une [...]