Certains clients ont l’impression, qu’aujourd’hui, prendre le train du Social Media est important au risque de ne plus avoir une “communication” (j’utilise ce terme même s’il est mal approprié lorsque l’on parle de Social Media) en phase avec ce qu’attendent les clients. Mais attention, à ne pas confondre vitesse et précipitation.
Avant de vouloir foncer tête baissée, en lançant un blog, une application Facebook,… il faut réfléchir à la bonne stratégie pour s’assurer que, ce que la marque va proposer via les différents médias sociaux est bien adapté aux messages qu’elle souhaite faire participer, aux feedbacks qu’elle souhaite récolter, à ce que ses clients attendent d’elle.
Pour ce faire une bonne stratégie nécessite de passer par les étapes suivantes :
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Écouter ce que l’on dit de vous sur Internet : l’action nécessite l’écoute. A l’ère du Social Media, l’important n’est pas ce que vous allez dire à vos client mais plutôt ce que vos client vont dire de vous (je vous conseille l’article de Romain PECHARD : Reputation + Internet = It’s not about what you say about you, but about what they say about you)
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Agir en fonction de la veille active que vous faites : je pense qu’ici un exemple vaut mieux que de longues théories. Vous connaissez tous les vidéos Coke - Mentos ? (cf : Quelques exemples pour gérer une communauté sur Internet) Ce phénomène viral est devenu un cas d’école que je m’amuse encore à présenter lors de mes interventions, tant je trouve qu’il est parlant. Le phénomène est donc né des consommateurs et plus précisément de deux pseudo chimistes. La viralité faisant son effet, Coca-Cola s’est rapidement aperçu du phénomène généré sur la Toile par ces vidéos. La première réaction de Coca-Cola fut de vouloir attaquer les deux premiers instigateurs de ces vidéos (détournement de produit de son usage, mauvaise publicité pour la marque …). Mais Coca-Cola se ravisa vite devant l’ampleur du buzz en se plaçant dans une démarche positive plutôt que négative. Ils ont ainsi par exemple lancé un jeu concours avec la marque Mentos appelant les internautes à créer et diffuser de nouvelles vidéos. Je vous laisse imaginer les retombées positives pour les deux marques en termes d’image et de notoriété (notamment pour Mentos qui était une marque peu connue aux Etats-Unis).
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Avoir une vision long terme : lorsque l’on parle de Social Media, on y associe forcément les termes de communauté. Créer, gérer, animer, fidéliser une communauté ne peut s’envisager que dans une vision à long terme au risque de voir sa communauté se détourner rapidement vers d’autres marques (cf : Comment gérer une communauté sur Internet ?). Comme je vous la présentais dans L’impact du Social Media sur les marques, il n’est pas surprenant de retrouver des marques leader sur leur marché et qui ont déjà un fort capital-marque multiplier leurs actions sur les médias sociaux tout en gardant une stratégie global cohérente.
Article précédemment publié sur www.cedricdeniaud.com
Monsieur J a dit :
J’ai vu aujourd’hui une vidéo de Guy Kawasaki qui donne une belle leçon de marketing en une slide :
Soyez le seul à fournir un produit/service dont le client retire un maximum d’utilité.
L’étape 1 reste avoir un bon produit/service pour le client.
Facebook ou YouTube ne feront pas le travail à votre place
Mon blog sur le management d’une équipe de webmarketeurs :
http://www.managementetmoi.blogspot.com
Capitaine Commerce a dit :
Avoir une vision à long terme est un peu difficile quand on parle de web (!!), à moins de considérer que le long terme puisse être considéré comme un dénombrement en mois n’excédant pas 1 an.
Bon, allez, j’arrête de charrier et, pour répondre à la question de ton billet et compléter ta réponse, je me permettrais aussi d’ajouter qu’une marque qui s’engage dans le communautaire ne doit pas considérer qu’il y a 1 modèle de site communautaire, mais plusieurs : un blog est un site communautaire,un forum (eh oui, un forum) est un site communautaire. Tous ces modèles existent et sont à inventer en les recomposant entre eux dans l’optique évidente de créer un service qui corresponde à une offre spécifique en accord avec l’ADN de la marque (on peut utiliser le terme de mashup, si on veut, même s’il se réfère plus à des technologies qu’à des concepts marketing).
Exemple : un fabricant d’article de loisirs créatifs pourra très bien se lancer tout de suite dans la création d’une communauté de partage dans laquelle chaque membre pourra éprouver le plaisir et la fierté de montrer ses propres créations. Il sera légitime de le faire, sera bien perçu et pourra déjà proposer un site complexe et évolué en terme d’interaction entre les internautes.
A contrario, un fabricant de pneus (et pourquoi pas) devra tenter une approche différente. Qu’espère-t-il de sa communauté : parler de ses produits via un blog (bof) ? Créer une communauté autour de l’entretien automobile (déjà mieux) ? Explorer sa relation client en proposant des système de feedback ou en recueillant des témoignages en ligne sur les usagers de ses produits (mieux) ?
Ses réponses présupposent bien sûr qu’on sache aussi pourquoi on veut faire du communautaire pour d’autres raisons que celle d’être à la mode !!