Frédéric CAVAZZA

Quand les vidéos sont doublement virales

Suite à la première édition du Viral Film Festival, je souhaiterais vous faire part d’une pratique révolutionnaire : la vidéo doublement virale. Le principe est simple : exploiter la viralité d’une vidéo amateur pour lancer un second cycle viral.

Première illustration avec Carlsberg qui a profité de la formidable exposition de la Diet Coke + Mentos Experiment pour lancer dans la foulée sa “réponse” :

Les codes viraux sont respectés (acteurs amateurs, qualité médiocre…) mais le message est équivoque : “ne mettez pas de Mentos dans notre bière“.

Deuxième illustration avec Electronic Arts qui a choisit cette technique pour répondre aux critiques d’un internaute qui avait découvert un bug sur le jeu Tiger Woods (Il est possible de jouer une balle qui est tombée dans l’eau) :

La vidéo publiée passe un message clair : “Oui, il est bon à ce point“.

Rien à redire, cette technique permet de capitaliser sur une prolifération virale en lui donnant un second souffle. Toute la difficulté consiste à réagir vite et surtout à trouver une réponse intelligente qui mette la marque / le produit en valeur.

D’autres exemples ?

Frédéric CAVAZZA

Comment expliquer l’échec de Facebook ?

En réponse à un précédent billet publié par Cédric ( Comment expliquer le succès de Facebook ?), je souhaiterais me livrer à un exercice périlleux : lister les facteurs qui fragilisent actuellement Facebook et qui causeront son échec à moyen terme.

Entendons-nous bien : tout comme le billet de Cédric était volontairement optimiste, ce billet est volontairement pessimiste (la réalité de la situation se situe donc entre les deux). Ne pensez pas que je me lance dans une vendetta personnelle contre Facebook, mais je trouve que ce conformisme ambiant (”s’il y a de l’audience c’est que le modèle est le bon“) nous éloigne des réalités opérationnelles du marché. Et en plus ça met de l’ambiance dans les commentaires !

Là où il y a de la mass, il n’y a plus de hype

Tout le monde est maintenant au courant que  Facebook a dépassé les 100 millions d’utilisateurs. Très bien, mais après ? Autant il était socialement valorisant de se dire membre de Facebook l’année dernière car c’était la plateforme sociale à la mode, autant avec plus de 100 milions de membres Facebook ne peut plus prétendre au titre de “site cool”. Tous les utilisateurs ont eu leur overdose de morsures de vampires et de moutons dans la tronche, celui qui s’amuse maintenant à faire ça passe pour le dernier des ringards. Les 100 prochains millions vont donc être plus difficiles à convaincre.

Il y a bien évidement le développement à l’international, mais les concurrents sont nombreux (cf. Une nouvelle cartographie des réseaux sociaux dans le monde) et cela fragilise la plateforme (interfaces à traduire dans de nombreuses langues, environnements légaux très disparates, censure dans certains pays…).

Pire, la typologie de l’audience (avec une moyenne d’âge supérieure à 30 ans) fait fuir les plus jeunes qui se reportent sur des plateformes plus obscures comme Xanga, Netlog ou Hyves.

Les chiffres en question

Puisque nous en sommes à parler de chiffres, j’aimerais pointer du doigt un phénomène d’aveuglement généralisé autour de l’audience et de la croissance de Facebook (cf.  Réseaux sociaux: Facebook au Top, LinkedIn & Twitter également !). 100 millions de membres, c’est un très bon chiffre, mais ça reste bien inférieur aux 230 millions de membres de MySpace, aux 105 millions de Habbo et c’est à peine plus que les 75 millions de Friendster. Je ne parle même pas des plus de 250 millions de Yahoo, des centaines de millions de MSN ou des 350 millions de QQ. Partant du principe que ces 100 millions d’utilisateurs sont répartis dans le monde entier, la taille critique n’est pas encore atteinte pour mettre Facebook à l’abri de ses concurrents, contrairement à MySpace qui est ultra-dominant en Amérique du Nord.

Concernant la France, des plateformes “locales” comme Skyrock ou Copains d’avant bénéficient d’une avance toujours très confortable pour pouvoir s’adapter et s’organiser à la montée en puissance de Facebook :  Audience des réseaux sociaux en France : Skyblog et CopainsDavant loin devant Facebook.

Pour la croissance c’est la même chose : 116% de croissance est un très bon taux, mais nous sommes loin du score qu’enregistre LinkedIn (193%) ou des scores faramineux de plateformes plus petites comme Tagged (+330%) ou Ning (+250%). Même si l’effet volume joue sur ces chiffres et gonfle artificiellement les scores des petites plateformes, la croissance de Facebook va progressivement s’aplatir car une fois recrutés les adopteurs précoces et une partie des adopteurs tardifs, il est beaucoup plus complexe de mobiliser les autres.

Un leadership technologique remis en cause

Autant Facebook a été pionnier avec le lancement de sa plateforme, autant maintenant les équipes ont beaucoup de mal à tenir la cadence infernale imposée par d’autres acteurs plus puissants et mieux organisés (notamment au travers d’initiatives comme OpenSocial, DataPortability…). Facebook se retrouve dans une position délicate où les innovations en cours de déploiement sont déjà quasi-dépassées (cf. Facebook Connect, flagrant manque d’inspiration). Le problème vient probablement de l’équipe somme toute assez réduite (quelque centaines de développeurs) comparée aux armées que sont capables de mobiliser les concurrents comme Google, Yahoo ( Yahoo Previews Its New Application Platform) ou encore AOL ( AOL Quietly Launches One of the World’s Biggest App Platforms).

Pire, les innovations qui faisaient rêver le secteur sont aujourd’hui remise en cause notamment du fait de problèmes de monétisation et de pérénité : Why Platforms Are Letting Us Down - And What They Should Do About It.

La culture de la gratuité

Il reste enfin l’éternel problème de  Facebook : gagner de l’argent. Depuis le début de l’aventure, le patron de Facebook se targue de proposer un service gratuit qui sert avant tout à améliorer le quotidien des utilisateurs et à rendre les gens plus heureux. Très bien, j’apprécie grandement, mais comment tout ceci va-t-il finir ? Partant du principe qu’il faut investir 1 à 2 ans dans un réseau social avant de pouvoir en tirer des bénéfices concrets (notamment au travers des pratiques de réseautage professionnel), pourquoi investir son temps et son énergie dans une plateforme dont la viabilité n’est pas assurée ?

Contrairement à des services comme  LinkedIn ou  Ning qui propose des options payantes depuis le début (et ne s’en sont jamais cachés), l’approche “100% gratuit” de Facebook ne rassure pas les investisseurs ni les annonceurs ( Facebook à la recherche d’un second souffle). Pire : cela rend les utilisateurs plus vindicatifs lorsqu’il est question de monétiser l’audience. Ceci est d’autant plus grave que les utilisateurs ont maintenant bien compris qu’ils peuvent faire plier la direction à leurs exigences (cela s’est déjà vérifier 3 fois).

Facebook sera-t-il le prochain Boo.com ?

Bref, les arguments en faveur de Facebook ne manquent pas : sa croissance, son audience, sa couverture médiatique… mais force est de constater que lorsque l’on y regarde de plus près, la situation est très alarmante. Rajouter à tout cela le problème de positionnement ( Facebook et le syndrome du canard) et vous aurez une situation critique.

Un service trop en avance sur son temps ? Un patron trop naïf ? Un environnement concurrentiel trop féroce ? Difficile pour le moment de savoir comment Facebook aurait pu éviter de se retrouver dans cette situation. Toujours est-il que la partie est loin d’être gagnée et que l’hiver nucléaire qui approche risque d’être fatal à  Facebook et d’en faire un exemple emblématique de la bulle 2.0 tout comme Boo.com à son époque.

MàJ (31/10/2008) : Visiblement je ne suis pas le seul à emmetre des doutes quand à la viabilité de Facebook :  Facebook May Be Growing Too Fast. And Hitting The Capital Markets Again. En résumé : ils ont dépensés la quasi totalié des 500 millions de $ levés cette année, leuts coûts d’exploitation explosent, la croissance est principalement réalisée à l’étranger où les frais sont encore plus élevés et où la monétisation des graphes sociaux est trop complexes (barrières linguistiques, culturelles, législatives…).

Cédric DENIAUD

Medias Sociaux - Quelle utilisation pour votre marque ?

Vous trouverez ci-dessous une présentation que j’ai réalisée dernièrement autour des médias sociaux. De plus en plus les marques montrent un intérêt prononcé pour ces nouveaux outils découvrant les possibilités offertes en termes d’écoute, de partage, d’échange, de gestion de leur marque ( Savoir gérer son image de marque sur Internet)…

Le principal point à comprendre si l’on se passe d’un point de vue communication c’est que l’utilisation des médias sociaux dans une démarche de communication sous-entend le passage d’une communication verticale (ou descendante) à une communication horizontale (entre la communauté et la marque doit venir participer à cet échange avec la communauté en tant notamment que facilitateur et animateur).

Après ces quelques lignes de préambule, je vous laisse découvrir la présentation.

Frédéric CAVAZZA

Une nouvelle cartographie des réseaux sociaux dans le monde

Suite à une précédente cartographie des réseaux sociaux dans le monde publiée par Pingdom (cf.  Social network popularity around the world) et Le Monde (cf.  Réseaux sociaux : des audiences différentes selon les continents), c’est au tou d’Oxyweb de nous proposer une nouvelle carte avec les réseaux leaders par pays :  World Map showing the popularity of social network around the world.

Cartographie des réseaux sociaux dans le monde

C’est donc les Skyblogs qui dominent sans surprise le paysage “social” français (cf.  Audience des réseaux sociaux en France : Skyblog et CopainsDavant loin devant Facebook). Confimration également de la popularité de Grono dans les pays de l’Est et des indications très intéressantes sur l’Afrique (lire à ce sujet Les médias sociaux en Afrique).

(via Michelle Blanc)

Bruno CLEMENT

La crise financière vous inspire ? RDV sur SlideShare !

…Et participez, alors, à cette initiative originale de SlideShare:


Récupération déplacée pour certain, belle preuve d’opportunisme “social” pour d’autre, force est des constater que le sujet inspire et donne lieu à des présentations très variées et créatives…Et déjà plus d’une centaine de présentations en concours.

A la clé un Ipod Touch à gagner…qui vous permettra de suivre (entre autre) en temps réel la chute des cours en bourse ;-).

Toutes les présentations, à découvrir ici

Cédric DENIAUD

Comment expliquer le succès de Facebook?

Il y a toujours les “Pour” et les “Contre” mais nous sommes bien obligés de le constater : Facebook fait aujourd’hui parti des services Web apparus ces dernières années qui connait un important succès. En France, on compte déjà plus de 4 millions de personnes inscrites. Les médias traditionnels en parlent de plus en plus. Facebook a lancé dernièrement une nouvelle version de son interface ( Facebook en pleine mutation).

Mais comment expliquer ce succès ? Comment un service à la base destiné seulement à des étudiants Américains est devenu seulement en quelques années l’un des services qui fait le plus parler de lui ? Sans vouloir entrer dans des explications sociologiques (désir de retrouver un lien social, perdu dans la vie réelle), je me contenterai de ne voir que l’aspect Internet.

Je vois une réponse simple et courte : Facebook est potentiellement le réseau des réseaux dans le sens où il joue le rôle de hub de médias sociaux existants . Pour expliquer autrement : à l’heure actuelle, Facebook a une longueur d’avance sur la plupart de ses concurrents car il regroupe ce qui se fait de mieux sur les autres “outils sociaux”. En détail :

  • Comme MySpace, il permet facilement de se créer une page personnelle et d’y mettre en avant ses goûts, ses activités;
  • Comme Copains d’avant et Viadeo, il joue le rôle d’entremetteur et découvreur d’amis actuels et passés;
  • Comme Meetic, il permet de faire de nouvelles rencontres;
  • Comme DailyMotion, YouTube ou FlickR, il permet de partager ses vidéos ou ses photos avec ses amis. A ce titre, Facebook est la première plateforme de stockage de photos (près de 10 milliards) loin devant Photobucket (6,2 milliards) et FlickR de Yahoo! (entre 2 et 3 milliards)
  • Comme Twitter, il permet d’être en contact instantané avec la vie de son entourage (mini-feed) ;
  • Comme MSN Messenger, il permet de communiquer en messagerie instantanée avec ses amis ;
  • Comme Friendfeed, il propose des outils de filtre des mini-feed de ses amis afin de mieux filtrer l’information ( Filtrer l’information : Facebook le propose dans son mini-feed);
  • Comme un blog, il permet de communiquer sur ses envies, ses goûts, ses idées via les applications ou les groupes permettant l’enrichissement de son profil Facebook ( De l’utilité des applications Facebook) ;
  • Comme un site e-commerce, il permet de trouver des idées d’achat : recommandation d’amis ( Le Me-commerce : avenir des réseaux sociaux ?),  applications e-commerce de marques ( eBay + Facebook = utiliser Facebook comme outil e-commerce).
Frédéric CAVAZZA

Les applications sociales à l’assaut des enfants (et des parents)

Avec l’avènement des médias sociaux et le phénomène de “nichisisation” des services, les éditeurs sont à la recherche des niches les plus rentables. S’il y en a bien une qui domine le lot, c’est bien celle des enfants (et des parents qui financent les loisirs de leur progéniture).

Alors que certains ont choisit la voie du casual game (comme Club Penguin), d’autres celles de la poupée virtuelle ( Stardoll, Barbie Girls) et d’autres celle des espaces sociaux “familiaux” (cf.  L’invasion des plateformes sociales familiales), un nouveau type d’acteurs est en train de voir le jour : les applications sociales pour enfants (en anglais ça donnerait : “Teen Social Browser“).

Le principe est redoutable : une application permettant de partager photos, musiques, vidéos, de rencontrer d’autres enfants, d’avoir accès à des jeux et du contenu en ligne, le tout dans un environnement parfaitement sécurisé. Le rêve pour les enfants qui peuvent librement surfer et sociabiliser sans avoir leurs parents qui surveillent, le rêve pour les parents qui n’ont pas à stresser à cause des prédateurs sexuels ou à s’arracher les cheveux à installer un logiciel de contrôle parental.

Deux acteurs sont déjà positionnés sur ce créneau : Kidzui avec un produit déjà très abouti (cf.  Quand service en ligne et browser ne font plus qu’un et  KidZui Starts Youth Off Early on Social Networking).

L'interface de Kidzui

Pikluk dont la proposition de valeur est à peut près la même (cf.  PikLuk Puts Parents in Control of Childrens’ Browsing | The Startup Review).

L'interface de Pikluk

Là où se dispositif est particulièrement redoutable, c’est que les “clients” (enfants et parents) sont dans un environnement captif où les concurrents ne sont pas un clic de souris. À partir de là, le modèle économique de ces acteurs est tout trouvé : monétiser la présence de contenus, services et annonceurs au sein de la plateforme. Oui, ce modèle est rigoureusement le même que celui des opérateurs téléphoniques à la i-mode.

Toujours est-il que je trouve les arguments de ces services tout à fait pertinents :

Le système de contrôle parental

Ils sont en quelque sorte précurseur sur un modèle de SaaS (Softaware and a Service). Coupler cela avec une technologie de déploiement rapide comme Adobe AIR et vous aurez une authentique pépite. Qui sera le premier acteur français à se lancer ?

Vanessa KRIVAJA

Beautiful Médias Sociaux ?

Voilà déjà plus d’un mois que Volkswagen à lancé Beautiful Life décrit comme LE site communautaire destiné aux amateurs (possesseurs ou pas) de véhicules Volkswagen. OK, allons voir cela de plus prêt !

Le site propose toute une palette de services qui gravitent autour de la voiture (financement, assurance, informations produits) et accessibles à la condition de devenir résident de Beautiful Life. Pour cela, il suffit simplement de remplir un questionnaire de qualification.

Je note que selon que l’on soit client de la marque ou simple prospect, on ne bénéficie pas exactement du même questionnaire. En effet, pour s’inscrire comme client, il faut indiquer le numéro de châssis qui se trouve sur la carte grise (et ceci est une donnée obligatoire). N’étant pas propriétaire d’une Volkswagen je n’ai pas pu juger de ce que la marque pouvait proposer à ses clients ni pu voir en quoi les clients bénéficiaient (ou pas d’ailleurs ?) d’un traitement différent par rapport aux prospects ?

Si vous êtes propriétaire d’une Volkswagen et que vous êtes résident de Beautiful Life …. N’hésitez pas à me raconter ce que vous y vivez !

En tant que prospect, le questionnaire que l’on ma demandé de remplir était assez complet : 

  1. Mes coordonnées bien sûr pour pouvoir me contacter par la suite : téléphone portable mais également téléphone perso (au moins un des deux numéros est obligatoire), mon adresse email ainsi que mon adresse postale.
  2. Volkswagen a souhaité savoir quelle était ma situation matrimoniale ainsi que le nombre d’enfant(s).
  3. On m’a également demandé si je possédais un véhicule et si oui, de bien vouloir indiquer la marque et le segment (à mon avis cette notion de “segment” ne parle pas forcément aux personnes non familières avec le secteur automobile …) sans oublier de renseigner la première date de mise en circulation de ce véhicule.
  4. Bien évidemment, on m’a demandé si j’avais un projet de changement de véhicule et si oui, à quelle échéance (moins de 3 mois, 3 à 6 mois, 6 à 9 mois ou + de 9 mois).
  5. Quel était le véhicule de mes rêves chez Volkswagen à choisir parmi un menu déroulant.

Je dois dire que je trouve tout cela plutôt malin … Facile en effet à Volkswagen de proposer ensuite aux prospects le bon véhicule en fonction de la typologie du foyer par exemple ou de soumettre une solution de financement pour le véhicule de ses rêves à la personne qui a un projet d’achat dans quelques mois.  J’ai aussi envie de rajouter que le questionnaire de qualification est à mon sens un bon exemple de ce qu’il est possible de récolter comme données. Bien souvent les annonceurs que je conseille dans le cadre de programmes de CRM hésitent à rendre obligatoires certaines données de peur de forcer la main aux internautes. Ils ne souhaitent parfois pas poser plus de 5 questions pensant à tort qu’un questionnaire complet est un frein à l’inscription. Si les données sont justifiées, l’internaute accepte de jouer le jeu et de se qualifier.

J’ai en revanche été assez déçue par ma visite sur Beautiful Life que certains ont (carrément) qualifié de “Second Life Volkswagen”. Le résident peut effectivement se rendre en concession mais ne peut qu’obtenir des informations sur le véhicule qui l’intéresse, un rendez vous ou une offre de financement… rien de révolutionnaire donc. Il peut également écouter l’avis d’un faux “voisin” qui lui explique combien il est ravi du modèle qui ça tombe bien est le modèle qui l’intéresse. Le résident ne peut en revanche pas entrer en contact avec d’autres (vrais) résidents …  En fait, j’ai l’impression que le concept de site communautaire a été mal exploité ici ou en tous les cas pas poussé jusqu’au bout. C’est dommage.

En effet Beautiful Life est plutôt un site internet vraiment bien fait au niveau des animations / du graphisme et malin au niveau des rubriques mais je ne vois pas bien en quoi c’est un site dit communautaire ?

Frédéric CAVAZZA

50% des initiatives sociales des grandes marques seront des échecs

La semaine dernière l’institut Gartner Research a publié un rapport sur le social computingThe Business Impact of Social Computing. Point d’orgue de ce rapport, cette statistiques complètement fumeuse : parmi les 75% des grands annonceurs qui tenteront une campagne sur les médias sociaux, 50% échoueront.

Bon… passé l’effet de surprise (mais d’où sortent-ils ces chiffres ?), ce rapport à tout de même le mérite de pointer du doigt le déficit flagrant de compréhension des médias sociaux par les annonceurs et grands comptes.

Je m’explique : Beaucoup trop d’annonceurs avec qui je discute se méprennent sur le potentiel des médias sociaux et surtout sur les bénéfices qu’il est possible d’en tirer. Le premier reflexe de ces annonceurs est donc de tenter de reproduire l’approche qu’ils connaissent le mieux : le ROI. La tentation est en effet très grande de reproduire le schéma classique : “Combien ça me coûte, combien ça va me rapporter. Mais là où la vie est mal faites, c’est que les ratios et indicateurs valables pour le search marketing ne le sont pas pour les médias sociaux.

En d’autres termes : inutile d’exiger du ROI ou des metrics fiables car vous n’en aurez pas. Les médias sociaux sont comme le Far West : sauvage, inconnu, avec un très fort potentiel mais surtout très dangereux (attention au retour de flammes de la communauté).

Les médias sociaux sont un formidable terrain d’expression, encore faut-il en comprendre le fonctionnement et surtout encore faut-il y mettre les pieds. Je croise encore beaucoup trop d’annonceurs qui cherchent à complètement déléguer cette partie à des agences. Quel dommage, car une incursion au sein des médias sociaux n’a de valeur que sur le long terme.

Permettez-moi d’être encore plus clair :

  • Si vous voulez augmenter vos ventes du mois avec un ROI assuré, achetez des mots clés.
  • Si vous voulez améliorer votre image de marque et investir sur le long terme, choisissez les médias sociaux.

Attention à ne pas mal comprendre mes propos : je ne critique pas les campagnes d’achat de trafic, mais j’attire juste votre attention sur la limite de cette pratique.

À côté de ça, vous avez aussi la possibilité de vous rapprocher de vos clients / prospects / cibles, d’initier des rapports durables (pas uniquement fondés sur un avantage prix) et amorcer un dialogue constructif (équivalent aux focus group, mais en moins cher).

Encore une fois il n’est pas question de choisir entre telle ou telle initiative, mais plutôt de bien identifier les avantages / inconvénients. Notez que ces différentes pratiques peuvent être cumulées.

Bref, tout ça pour dire que je vous recommande cet article publié sur Social Media Explorer ( How to Be in the Right 50% of Social Media Marketing Campaigns) qui liste un certain nombre de bonnes pratiques pour bien démarrer sur les média sociaux :

  • Essayez de bien comprendre ce que les membres viennent chercher sur les médias sociaux et agissez en conséquence ;
  • Donnez les moyens à vos clients / prospects de s’exprimer et écoutez-les (pour de vrai) ;
  • Fournissez de la matière première à votre communauté (des contenus texte, vidéo…) ;
  • Intégrez votre démarche “sociale” dans une stratégie plus globale d’écoute active ou de co-création.

Voilà, à vous de jouer maintenant !

Cédric DENIAUD

6 usages possibles de Twitter pour une entreprise avec ses clients

Peut-être n’avez-vous pas encore créé votre compte car vous n’en voyez pas l’utilité, mais vous en avez sûrement déjà entendu parlé à maintes et maintes fois. Il s’agit de Twitter…

Dernièrement, les entreprises s’intéressent de plus en plus à ce type de service et j’ai déjà eu l’occasion de parler de 2 grands usages généraux possibles de Twitter ( Quelle utilisation une entreprise peut-elle faire de Twitter ?). Certains s’y intéressent tellement que des “twitter-likes” pour entreprises ont déjà vu le jour :

  • BlueTwit par IBM
  • OraTweet de Oracle
  • ESME de SAP
  • Yammer (récemment distingué au TechCrunch50) qui est un “fil d’actualités boulot”
  • QikCom

Toutefois, la bonne question à se poser n’est peut être pas l’outil à utiliser mais bien l’utilisation que l’on peut faire de l’original, surtout dans le cadre d’une utilisation externe (entre une marque et ses clients). Je vous propose ci-dessous 6 usages différents

  1. Commercial : alerter les clients des nouveautés produits et promotions. Un exemple pertinent est celui de Dell avec Dell OutLet
  2. Communiquer sur les nouveautés d’un autre outil : les plateformes de suggestion en ligne de StarBucks ( MyStarBucks) et de Dell ( IdeaStorm) ont leur compte Twitter. L’utilité me semble limitée car diffuser du contenu sur un compte dédié ne permet pas de créer de “la transversalité entre les médias sociaux”. En effet, il serait plus pertinent, à mon sens, que sur d’autres comptes ou outils de la marque de communiquer sur les nouveautés de la plateforme de suggestion en ligne afin de la faire connaître et d’inciter les clients à venir participer. Dans le cas de Dell, moins de 200 personnes abonnés au compte montrent que l’intérêt perçu est plutôt faible.
  3. Offrir un nouvel outil pour le service client : on pourrait citer plusieurs marques ( ComCast, JetBlue…), tant cet usage me semble effectivement pertinent. Même s’il n’est à destination que de peu de clients, il permet d’offrir un canal adapté pour des clients qui souhaiteraient l’utiliser (cf : Twitter, nouvel  outil du Service Client)
  4. Être plus proche de ses clients : via un outil de microblogging pouvoir échanger plus librement avec ses clients sur des sujets différents et moins centrés sur la marque ou ses produits.
  5. Réagir aux “feedbacks” des clients : soit ces feedbacks sont laissés sur une plateforme dédiée, et Twitter permet de communiquer sur l’avancement ou la réalisation d’actions sur la base des idées des clients.
  6. Alerter ses clients différement que par l’abonnement à une newsletter
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