Jusqu’à présent, quand une marque souhaitait faire un bilan de notoriété, elle devait avoir recours aux instituts de sondage qui se chargeaient de descendre dans la rue et les magasins à la rencontre des consommateurs. Maintenant elle dispose d’un média formidable : les médias sociaux (blogs, forums, réseaux sociaux, microblogs…). Non seulement ils sont librement accessibles, mais en plus ils sont “livrés” avec tous les outils nécessaires (moteurs de recherche, classements…). Ça n’a l’air de rien, mais c’est un changement majeur dans la façon dont les marques peuvent appréhender leur relation avec les clients / prospects.
Non je ne suis pas en train de vous parler d’une nouvelle pratique marketing (certains appellent ça le social marketing ou le pinko marketing) mais bel et bien de marketing tout court.
Ne confondez pas marketing et e-marketing direct
Évacuons tout de suite l’ambiguïté qu’il peut y avoir avec des pratiques comme l’emailing : quand je parle de marketing, je fais référence à du travail de fond (étude des besoins / contraintes / motivations / craintes des clients et prospects, analyse de la valeur perçue, collecte du feedback des utilisateurs…) qui va venir nourrir une stratégie ; pas de tactiques visant à booster les ventes de façon ponctuelle (Emailing, achat de mots-clés…).
Je ne suis pas en train de dire que ces pratiques ne sont pas efficaces, juste qu’elles répondent à une logique court terme et qu’elles ont malheureusement trop tendance à venir compenser une lacune au niveau stratégie de marque (positionnement, promesses…) qui se payent cher dans les médias sociaux car les clients mécontents mâchent rarement leurs mots quand ils s’expriment.
Une interface directe avec les consommateurs
Au même titre que les visites en point de vente ou sur les plateaux de call-center, être présent sur les médias sociaux est un moyen très efficace pour les marques d’être sur le terrain pour :
- Analyser les réactions du marché à un produit / une offre ;
- Vérifier le positionnement réel d’un produit vis à vis de son univers de concurrence ou la valeur perçue d’une marque ;
- Étudier le cheminement des prospects en quête d’informations ou d’avis préalablement à l’acte d’achat (recherche d’alternatives) ;
- Être à l’écoute des clients dans leur phase de possession d’un produit ou de l’exploitation d’un service (sentiment post-achat) ;
- Aanticiper la phase de renouvellement…
Bref, les médias sociaux représentent une opportunité unique pour les marques de recueillir des données qualitative brutes (pas de filtre ni d’interprétation) sur leur marque, leurs produits, leurs clients / prospects… C’est une authentique mine d’or librement accessible. Bien évidement il y a un travail important à fournir pour collecter et analyser tout ceci mais je trouve très regrettable d’externaliser cette tâche. Autant une campagne de buzz (et autres opérations coup de poing) peut être sous-traitées à une agence pour diverses raisons (manque de temps, de connaissance…), autant il est abhérant de perdre ce lien direct avec le marché.
Voilà pourquoi je considère que tout le travail de recherche et d’analyse des conversations sur les médias sociaux devrait être assimilé à du travail de terrain et être reconnu en temps que tel, pas comme la dernière mode du moment (”comment vous n’avez pas de tweet de déstockage ?“).
Je sais bien que ce travail peut-être converti en coût humain (les fameux ETP ou Équivalent Temps Plein), mais quoi de plus important que d’être en contact direct avec ses clients / prospects ?
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Mais… mais… suis-je encore en train de parler du fameux calcul de ROI d’une présence sur les médias sociaux ? ha bha oui tiens ! Comme quoi le sujet est vraiment d’actualité (après tout c’est la crise, ils n’arrêtent pas de la répéter à la TV et la radio).











