De la même manière historiquement que pour les noms de domaines, les marques, à l’ère du “Online Reputation Management“, doivent veiller à leur présence sur les médias sociaux et aux risques de cybersquatting. Aujourd’hui, comme en parlait dernièrement Grégory Pouy, de nombreuses marques parmi lesquelles les plus prestigieuses (Adidas, Nokia, Audi, Reebok..) ont ou ont eu leurs noms de marque cybersquattés sur Twitter. Twitter est un exemple mais il est important de prendre en compte également les autres réseaux sociaux, plateformes participatives ou de partage. Quelques conseils :
- Surveiller : vérifier la disponibilité de vos noms de marques / produits / dirigeant sur les différents médias sociaux. Je vous recommande par exemple les outils UserNameCheck ou NameChk qui vous permettent rapidement et simplement de voir la disponibilité d’un nom sur un vaste panel des plateformes et réseaux..
- Ce qui vaut une marque vaut pour les personnes : on pense souvent au cybersquatting de noms de marques ou de produits, et dans une certaine mesure de personnalités (politiques ou culturelles) qui sont les cas les plus fréquents ou les plus médiatisés (rappelez-vous il y a quelques années, le cas de l’affaire Milka). Mais il en de même pour les personnes. On parle beaucoup en ce moment de notions de “E-reputation” ou de “Personal Branding”, le terme Online Reputation Management est le mot utilisé outre-Atlantique qui a mon sens décrit mieux la problématique ainsi que les nécessaires actions. J’intervenais récemment à Strasbourg lors d’une conférence à destination de jeunes sur ces sujets là. Pour vous donner un exemple, il y a encore quelques semaines, je me suis fait avoir par un compte Twitter dans le nom était celui de Guillaume Pepy, président de la SNCF, alors qu’il s’agissait en fait d’un usager de la SNCF (plus de détails dans Infos SNCF : Twitter, info en direct…) . Les cas sont nombreux et pour se prémunir, voici d’ores et déjà quelques conseils…
- Agir plutôt que réagir : même si dans le cas de cybersquatting, il est nécessaire pour une marque de réagir et ce le plus tôt, notamment dans le cas où ce sont des informations négatives qui sont diffusées, il est certainement beaucoup plus pertinent d’agir i.e d’être présent sur les médias sociaux dès aujourd’hui et ce de manière pertinente et pensée, en voyant les outils après la stratégie de présence et de communication plutôt que l’inverse (cf : Avant de voir les outils, voyez les usages… et Pensez aux cibles que vous voulez toucher plutôt que de penser aux outils et technologies).
Dans ce cadre, j’aborderai dans un prochain article deux cas récents de cybersquatting et les réactions qui ont été mises en place par les marques.
greg a dit :
Dans ce cadre nous avons fait une étude sur les entreprises du Cac 40 (censées montrer l’exemple) et les résultats sont édifiants… : http://www.culture-buzz.fr/blog/Les-entreprises-du-CAC-40-absentes-de-Twitter-2822.html
Pas de panique » Non classé » links for 2009-04-20 a dit :
[...] Medias sociaux et cybersquatting : quelques conseils… Les outils web 2.0 nécessitent un contrôle de l'image sociale numérique plus pointu. Voici quelques conseils qui ont par ailleurs le mérite d'éveiller aux outils actuels et leurs usages. (tags: entreprise2.0 web2.0 relation_clients) [...]
Frédéric-Michel Chevalier a dit :
“Agir plutôt que réagir”…
Le conseil me semble pertinent, mais quelles sont les voies de recours possible quand une marque ou un nom est cybersquatté ?
Cédric DENIAUD a dit :
Dans le cas de Twitter, tout simplement de contacter la personne qui détient le compte (via son Twitter) et de contacter la société.
Sur Facebook, c’est la même démarche et aujourd’hui des marques comme Coca-Cola ou Ford sont devenues co-administratrices de leur fan page sur Facebook, qui à la base avaient été créées par des internautes.