Cédric DENIAUD

Conférence EBG : Facebook Connect et Twitter

LogoEbgCouv_small.jpgJ’intervenais il y a quelques jours aux “What’s Hot” de l’EBG, qui ont pour vocation d’être un rendez-vous régulier destiné aux membres de l’EBG et où l’équipe d’intervenants présentent les sujets du moments dans différents domaines : dernières campagnes marketing, guerilla marketing, microblogging, mobile. J’intervenais sur la partie destinée aux réseaux sociaux et j’ai fait un focus sur Facebook Connect, ses bénéfices et quelques cas d’usages.

Je vous propose donc, suite à l’article que j’ai écrit il y a quelques semaines sur ce sujet (Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ?) le support de présentation utilisée.

Autre présentation plutôt complète que je vous propose est celle de Cédric Giorgi, qui intervenait pour présenter plus précisément Twitter, et qui est un parfait complément à l’article de Fred il y a quelques jours : Enfin des données statistiques sur Twitter.

Frédéric CAVAZZA

Une définition des médias sociaux

Voilà plus d’un an que ce blog est ouvert et je viens de me rendre compte que je n’ai jamais réellement pris le temps de fournir une définition des médias sociaux (contrairement à Cédric).

Il existe déjà de nombreuses définitions mais je ne m’y retrouve pas tout à fait. Commençons par les définitions en anglais :

  • Wikipedia – “Social media is online content created by people using highly accessible and scalable publishing technologies. At its most basic sense, social media is a shift in how people discover, read and share news, information and content” ;
  • Technology in translation – “Social media describes a new set of internet tools that enable shared community experiences, both online and in person” ;
  • Duct Tape Marketing – “Social media is the use of technology combined with social interaction to create or co-create value” ;
  • Social Computing Magazine – “Social media tools make it easier to create and distribute content and discuss the things we care about” ;
  • ? – “Social media describes the online tools that facilitates conversations and interaction online between groups of people” (impossible de retrouver la source) ;
  • Common Craft – Social Media in Plain English (définition vidéo).

Ces définitions sont intéressantes mais soit trop longues et déstructurées, soit trop courtes et vagues.

Intéressons nous maintenant aux définitions en français :

  • Wikipédia – “L’expression « médias sociaux » recouvre les différentes activités qui intègrent la technologie, l’interaction sociale, et la création de contenu. Les médias sociaux utilisent l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes d’individus qui collaborent créent ensemble du contenu Web, organisent le contenu, l’indexent, le modifient ou font des commentaires, le combinent avec des créations personnelles.” ;
  • Cédric Deniaud – “Le Social Media, c’est le fait de communiquer en utilisant tous les moyens proposés par Internet pour initier un dialogue, échanger, partager, écouter, entrer en relation…” ;
  • Digital Mix MarketingUn média social est un média qui est social ou un site social qui devient média“.

Idem pour ces définitions, je n’y trouve pas l’essentiel en un minimum de mots.

C’est donc à mon tour de me lancer avec cette définition graphique :

MediasSociaux.jpg

Vous avez à gauche les médias traditionnels (un émetteur qui diffuse un message unique à destination de cibles) et les médias sociaux à droite (tout le monde est à la fois diffuseur et cible). Il y a plusieurs subtilités à bien prendre en compte dans ce schéma :

  • Le fait d’être une cible ne veut pas forcément dire que le message passe (ex. avec les innombrables billets et tweets qui sont diffusés chaque jour sans être lus) ;
  • Les médias traditionnels tout comme les marques peuvent tout à fait intégrer les médias sociaux et participer aux conversations, la loi du nombre fait qu’ils sont néanmoins largement dilués dans la masse d’internautes (bloggeurs, forumistes, tweeteurs…) ;
  • Tout le monde s’exprime avec la même puissance (contrairement à un CBiste qui ne peut pas lutter face à un broadcaster national).

Et voici la version longue : “Les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité“.

Plusieurs points à retenir dans cette définition :

  • Il y est question à la fois de conversations et d’interactions sociales (sur Facebook ou Twitter vous pouvez tout à fait vous contentez de jouer à des social games ou partager des liens) ;
  • Je fais référence à la mobilité qui concerne à la fois les terminaux mais également les situations de mobilité (parce qu’il n’y a pas que l’iPhone, quid des Netbooks ?) ;
  • Je parle de services et non de technologies (est-ce que Facebook est une technologie ? faut-il discosier moteurs de blog et RSS ?)

Bon ce n’est qu’un début et il reste encore beaucoup de termes à définir, comme le social media marketing, le social media monitoring, le social analytics… mais chaque chose en son temps

Voilà c’est fait, je me suis jeté à l’eau. Et vous, quelle serait votre définition ?

Bruno CLEMENT

Cyber Lions Cannes 2009 – Un grand cru !

Après le Cinéma, Cannes est à nouveau en effervescence avec le 56ème Festival International de la publicité…qui comme son nom l’indique récompense les meilleures campagnes du monde.

Depuis quelques temps déjà, une catégorie “Cyber Lions” (drôle de nom quand même, limite ringard ;-) )… récompense les meilleurs dispositifs de campagnes digitales au monde.

Cette année, je suis assez séduit par le choix du Jury pour les 3 grands prix, et je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil aux cases studies qui sont disponibles sur le site du Festival.

Grand Prix Cyber Lions 2009

Ce qui me frappe surtout, au delà la créativité des concepts,  c’est surtout leur connexion avec “la vraie vie” et leur déploiement 360°…Et cela me fait vraiment plaisir que l’on récompense ce type d’approche.

En effet, je suis toujours circonspect quand j’entends  deci delà que “sur le net c’est différent”, qu’on s’adresse à des “internautes” ou des “mobinautes”, qu’on est dans le “virtuel”, comme si derrière nos écrans nous nous transformions tous en “cybermachin”…Bref, une batterie d’idées reçues qui ont malheureusement encore la dent dure et qui de mon point de vue sont d’un autre âge.

En effet, le web 2.0, celui des medias sociaux,  combiné à l’émergence de l’accès multi-devices aux contenus web (ordi, mobile, TV) ont complètement abolies les barrières entre les 2 mondes…Publier une photo “live” sur son mur Facebook depuis son mobile est une pratique de plus en plus commune, regarder un video youtube sur sa Télévision aussi, informer sa communauté en temps réel via twitter également (regardez ce qui se passe en Iran par ex). Je vous invite à relire cet article qui illustre bien ce sujet T-Mobile: Event + Social Media marketing: l’équation magique ?

Évidemment, vous pouvez me rétorquer que ces pratiques ne sont pas encore “mainstream”, peut-être…Mais je pense qu’elles sont clairement en train de le devenir en particulier auprès des plus jeunes d’entre nous, ces fameux “Digital Natives”..

Bref, je vous invite donc à jeter un coup d’œil aux 3 grands prix:

The Best Job in The World:
Ou comment faire émerger une magnifique région touristique dans le monde par le Buzz ?

The Best Job in the World

Fiat EcoDrive:
Ou comment le web peut m’aider concrètement à conduire “plus proprement” ?

FIAT ECODRIVE

Why So Serious ? :
Ou comment donner vie à Gotham City  pour le lancement du film “Batman The Darknigh”
(celui là je suis vraiment très impressionné par le dispositif), ne manquez pas la video qui explique tout le détail.

Why So Serious

C’est aussi et surtout une belle démonstration que dans nos métiers, sans (bonnes) idées point de salut, car ne nous y trompons pas, c’est bien  l’originalité et l’innovation qui est ici récompensée ;-)

Frédéric CAVAZZA

Enfin des données statistiques sur Twitter

Après plusieurs mois de surchauffe médiatique, la société Sysomos nous offre enfin des données statistiques complètes sur Twitter : An In-Depth Look Inside the Twitter World. Une étude qui tombe à pic pour prendre du recul sur LE phénomène de cette année 2009 et surtout pour définir un plan d’action. L’étude complète est disponible au téléchargement ici : Inside Twitter 2009 (fichier PDF).

Pour résumer l’étude, voici les chiffres-clés significatifs à retenir (sur une base de 11,5 millions d’utilisateurs) :

  • 72% des utilisateurs ont créés leur compte dans les 5 derniers mois ;
  • 85% des utilisateurs publient moins d’un tweet par jour ;
    sysomos_twitter_activity.jpg
  • 21% des utilisateurs n’ont jamais rien publié ;
  • 50% des utilisateurs n’ont rien publié dans les 7 derniers jours ;
  • 94% des utilisateurs ont moins de 100 followers ;
    sysomos_twitter_followers.jpg
  • 5% des utilisateurs génèrent 75% de l’activité (10% en genère 86%) ;
    sysomos_twitter_percen_to_all_tweets.jpg
  • Plus les utilisateurs ont de followers et plus ils publient ;
    sysomos_twitter_follower_tweet.jpg
  • Les pays anglophones sont largement les plus représentés (USA, UK, Canada, Australie) ;
  • Aucun schéma fiable n’a pû être identifié quand au mode de fonctionnement des communautés au sein de Twitter.

De cette étude il est également possible d’extrapoler le nombre d’utilisateurs français : 0,9 % de 11,5 millions = 103.500. Selon les dernières statistiques il y aurait près de 14 millions d(utilisateurs en juin 2009, soit 125.000 utilisateurs en France.

sysomos_twitter_users_by_country.gif

Voici donc des chiffres très intéressants que l’on pourrait compléter avec ceux-ci :

Pour synthétiser ce qui a pu être dit sur différents billets : Twitter est (jusqu’à preuve du contraire) un épiphénomène qui ne concerne qu’une minorité de personnes en France. Même si les pratiques de microblog sont fortement disruptives et présentent un gros potentiel, cela reste tout de même anecdotique par rapport à l’audience des blogs ou de Facebook (et je ne parle même pas des médias traditionnels).

Mes recommandations seraient donc les suivantes :

  • Surveillez de près ce qui se passe sur Twitter (le buzz ambiant, les us et coutumes, ce qui se dit sur votre marque / vos produits) tout en gardant à l’esprit que les utilisateurs français de Twitter ne sont pas du tout représentatifs de la population (ni même de la blogosphère) ;
  • Intéressez-vous également aux alternatives comme Tumblr, identi.ca ou aux services connexes comme Facebook (avec son status update) ou FriendFeed ;
  • Commencez à réfléchir comme une marque en temps réel (par analogie avec le web en temps réel) pour pouvoir rapidement identifier les opportunités qu’apporteraient un canal de communication quasi-instantané (ventes flash, déstockage par enchères inversées…).

Encore une fois, même si les chiffres d’audience sont pour le moment bien trop faibles pour être pris en compte (n’abandonnez pas votre site web au profit d’un tweet de marque), il y a une rupture très nette et un énorme potentiel derrière cette CB du web (lire à ce sujet un article que j’avais rédigé en mars 2008 : Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?).

Frédéric CAVAZZA

Etsy, une autre vision du commerce CtoC

Lorsque l’on reprend la définition des médias sociaux (des plateformes facilitant la mise en relation et les échanges) on se rend compte que eBay faisait du Web 2.0 bien avant tout le monde. Mais derrière le géant du CtoC se cache en fait un service archaïque qui n’a pas voulu évoluer et se retrouve maintenant en concurrence avec des plateformes sociales marchandes bien plus sophistiquées comme Etsy. (dont j’avais déjà parlé il y a deux ans : Etsy = eBay 2.0 ?).

Ebay doit-il réellement se sentir menacé par Etsy ? Non pas réellement car même si Etsy est une plateforme qui progresse très vite (cf. Etsy Reaches Record Revenues of $13.3 Million in May), les volumes de vente sont sans comparaison (8,37 MM$ de C.A. 2008 pour eBay et 88 M$ pour Etsy). Mais d’un autre côté, le modèle social d’Etsy lui confère une richesse fonctionnelle supérieure. Je ne suis pas en train de vous expliquer qu’Ebay est condamné, juste de faire preuve d’enthousiasme vis à vis d’un modèle qui me semble plus intéressant.

Etsy_Home.jpg

La page d'accueil d'Etsy

Les raisons du succès d’Etsy sont à chercher du côté de son expérience utilisateur. Etsy propose ainsi des interfaces de recherche très sophistiquées (par couleur, temps, connexions…) qui reflète bien le positionnement de la plateforme autour des produits faits à la main et des artisans qui pourraient être réticents à exposer dans les rayons d’un supermarché comme Ebay. Vous pourriez me répondre que l’important c’est la produit, pas l’emballage, mais dans ce cas pourquoi les marques de luxe font le choix de la distribution sélective au détriment des hypermarchés ? Pour l’expérience d’achat bien sûr ! Et c’est cette même expérience d’achat qui fait qu’Etsy propose des listes de résultats de recherche en rupture complète avec celles d’Ebay. Un gros effort éditorial est également réalisé avec un très bon blog d’inspiration de même que des Editor’s Pick ou des interviews d’artisans / artistes.

Etsy_Blog.jpg

Le blog d'Etsy

De même, Etsy a fait le choix de se mettre en retrait dans l’expérience d’achat pour favoriser la mise en place d’un relation acheteur / vendeur plus proche et plus individualisée (à l’opposée du modèle Ebay qui sécurise et encadre fortement les échanges). C’est justement cette proximité qui permet aux clients de développer un certain attachement à des artisans, suffisamment pour leur passer commande de pièces uniques. Plus d’infos ici : Chat, Buy and Be Merry on Social Commerce Sites.

Etsy_Seller.jpg

La page d'un vendeur sur Etsy

Bref, même si ces deux plateformes sont à priori proches (sur un modèle C to C), elles proposent une expérience utilisateur bien différente qui fait que les vendeurs d’Etsy ne sont pas relégués à une fonction de grossiste / exportateur mais peuvent pleinement exprimer leur créativité. Pour faire une comparaison, je dirais qu’Etsy est à eBay ce que Vimeo est à YouTube.

Pour conclure je dirais qu’Etsy n’est pas le modèle ultime (le marché a toujours besoin de grossistes) mais une alternative très intéressante de part sa couche social et l’écosystème qu’il a réussit à développer. En tout cas un marriage très réussi entre social shopping et CtoC.

Frédéric CAVAZZA

Quand votre site web est une vidéo

Voilà maintenant 1 an que YouTube a ouvert la possibilité le rajouter des annotations aux vidéos. Une année pendant laquelle nous avons vu toutes sortes d’expérimentations et de dérives commerciales : Annotation sur YouTube : opportunités marketing ou spam ?.

Il semblerait que maintenant la fonction se soit stabilisée et qu’elle soit utilisée à bon escient (en grande majorité). Nous avons même droit à des innovations tout à fait intéressantes comme l’agence Boone Oakley qui a tout simplement remplacé son site web par une série de vidéos interactives sur YouTube. La navigation se fait à l’aide de cadres sur la gauche de l’écran et le chapitrage directement sur la timeline :

BooneOakley.jpg

La page d’accueil du “site”‘ de Boone Oakley

L’expérience de visionnage est tout à fait intéressante et renforce le positionnement original et décalé de l’agence. Le même principe est appliqué aux pages intérieures :

BooneOakley2.jpg

Une page intérieure du “site”‘ de Boone Oakley

Encore un très bon exemple de créativité appliquée à un média social sosu forme de détournement.

(Merci à Cyril pour le lien)

Bruno CLEMENT

Bienvenue en Youmediacratie !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce mois de Mai a été particulièrement riche en opérations de Buzz proposant à l’internaute de devenir lui même l’ambassadeur/média d’une marque, d’une cause, d’un partie politique…

Même si l’idée n’est pas hyper nouvelle (le concept de “client ambassadeur” doit même être dans un de mes vieux Kotler de 1984 stocké dans mes archives à la cave ;-) ), force est de constater que ce phénomène s’est particulièrement accéléré avec l’émergence du web dit “communautaire”.

Je pense également que le succès de la démarche MyObama (voir l’article Barack Obama – Une victoire pour le Social Media Marketing ? pour plus de détail), a dû inspirer et attirer la convoitise de bons nombres de nos marketers.

Vous avez dit  Youmediacratie  ?  ou comment les marques exploitent votre  “Egotrip 2.0″  !

Ce phénomène, à l’agence,  on l’appelle la “Youmediacratie”, il consiste à dire que globalement, aujourd’hui chaque internaute est  lui même un média agrégeant autour de lui une micro audience/communauté et a donc potentiellement un pouvoir de rayonnement, ou “d’influence” plus ou moins puissant…Bref, le bouche à oreille revisité à la sauce 2.0 ;-) .

Je vous propose donc une petite revue (sélection purement subjective non exhaustive) de quelques opérations apparues récemment et qui reprennent ce principe et qui m’ont personnellement marquées.

1- Le 7 Juin, la Belgique passe au vert:

Commençons par la politique, avec le partie “ecolo” qui propose aux Internautes de faire passer la Belgique au vert à l’occasion des Européennes: www.7juin.be

ecolo_affiche

2 démarches participatives sont proposés:

- Créer et partager en 3 clic, sa propre affiche personnalisée pour promouvoir ses idées sur son profil Facebook, par email et même sur Twitter !

affiche ecolo


- Se géolocaliser, permettant de faire une belle démonstration cartographique du passage au vert de la Belgique !

ecolo geoloc

2- La Croix Rouge vous propose de vous ‘Blondizer” comme Adriana

Une démarche cette fois-ci plus impliquante car elle propose à l’internaute de devenir un véritable acteur de la collecte, avec une bonne dose de second degré et d’auto-dérision.

Croix Rouge HP

La Croix Rouge vous incite donc à vous “Blondizer”, à l’image d’Adriana via un système de montage photo/webcam:

croix rouge blondizer

Mais la démarche ne s’arrête pas là, puisqu’une fois votre profil crée, vous avez la possibilité de participer à une “Web quête” au travers d’une page perso permettant à votre entourage de donner à la Croix Rouge par votre intermédiaire (on est cette fois-ci réellement dans une stratégie proche de “MyObama”)

Croix Rouge page perso

A noter également, l‘utilisation de FaceBook Connect pour se créer un compte, particulièrement approprié à ce genre de démarche, car elle permet à la Croix Rouge d’être connecté immédiatement à l’ensemble des “Friends” de chaque membre participant à la collecte, tout en simplifiant l’inscription.

3- Grâce aux pages jaunes, tout le monde m’adore !

Enfin, dans un registre beaucoup plus trivial, les pages jaunes ont adopté également une démarche participative basée sur la starification de l’internaute pour promouvoir l’efficacité des pages jaunes en terme de visibilité: www.onmadore.com

La aussi, même principe, vous uploadez votre photo et répondez à quelques questions….Un peu d’auto dérision et vous voilà propulsé dans un véritable egotrip sur fond de Rap attitude :

La principale originalité repose dans la création d’un clip personnalisé avec votre prénom y compris dans la bande son, appréciez la qualité artistique du refrain ;-)

“Bruno, Bruno c’est comme ça que j’m'appelle, j’suis le roi de la ville est toutes les meufs m’aiment”.

on m'adore le clip

Vous disposez également de votre propre page perso, dédiée à la “success story de votre life”…

on m'adore

Avec la possibilité évidemment de propager “la légende” auprès de votre “communauté”, par email, sur FaceBook, sur votre blog, via MSN, Myspace…

on m'adore Facebook

Le tout renvoyant évidemment vers les Pages Jaunes, merveilleux grand faiseur de ce succès..

On m'adore PJ

Ce que je retiens de ces 3 exemples :

De mon point de vues ces 3 opérations sont assez remarquables (même si je n’ai pas les metrix qui démontrent leur efficacité) et ce pour 3 raisons:

- La simplicité pour l’internaute: Une photo, un formulaire et hop…tout est en place.

- L’intégration des plateformes sociales pour le partage, en particulier Facebook Connect, ainsi chaque individu peut impliquer quasi en tant réel son réseau d’amis. (Voir l’excellent article de Cédric à ce sujet:Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ? )

- La dose d’humour et d’auto-dérision , particulièrement nécessaire pour que le Buzz prenne et qui nous rappelle à chacun que si nous sommes tous potentiellement des medias…ce n’est pas forcément pour se prendre au sérieux ;-) .

Et vous, que pensez-vous de ce type de démarche ?
Si vous avez d’autres exemples en tête n’hésitez pas à les partager sur ce blog.

Cédric DENIAUD

Les URLs Facebook.com/votrenom seront disponibles samedi : quels bénéfices ?

A partir de ce week-end, vous pourrez demander sur Facebook votre vanity URL ou marketing URL qui redirigera vers votre page profil (voir l’annonce officielle sur le blog de Facebook : Coming soon: Facebook usernames).

facebook_username.png

Certaines marques avaient déjà ce privilège, mais privilège accordé, puisque c’étaient des marques qui étaient déjà annonceurs sur Facebook :

Pour ce faire, il vous suffira de vous rendre sur www.facebook.com/username/ et de faire votre demande. Vous pourrez alors choisir l’URL courte d’accès à votre page profil… mais attention une fois votre demande faite vous ne pourrez pas la modifier. De plus, vous n’êtes limité qu’à une seule URL par compte… donc les petits malins qui s’imaginaient déposer toutes les URLs les plus intéressantes ne pourront pas voir leur demande aboutir.

Quels bénéfices pour une marque ?

  • La communication : vous pourrez communiquer plus facilement sur votre page, notamment si en tant que marque vous utilisez comme dans le cas de Pepsi (Refresh Everything : www.facebook.com/refresheverything), un programme dédié à la manière d’un mini-site de communication
  • Le référencement : d’un point de vue SEO, l’URL vous permettra d’optimiser votre présence dans les moteurs de recherche lors d’une requête de votre marque + Facebook.

Tout le monde peut-il y accéder ?

Oui et non. Oui, car chacun, en tant que particulier, pourra faire une demande pour rediriger son URL vers sa page profil. Pour les marques et leur fan pages, cela est par contre différent (source : Inside Facebook – Facebook vanity URLs only available to pages with more than 1 000 fans) :

  • Il faudra au moins avoir 1 000 fans.
  • Vous ne pourrez pas choisir un nom générique comme “sexe”, “musique”, vêtement”, “vodka” et ce pour éviter la course entre les marques, ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose.
  • Comme pour les particuliers, une fois l’URL choisie, vous ne pourrez ni la transférez (vers une autre fan page), ni la modifier. En somme, votre choix sera définitif, jusqu’à suppression de votre fan page.
  • Si vous ne souhaitez pas déposer votre URL intégrant votre nom de marque, mais que pour éviter tout cybersquatting, vous souhaitez éviter qu’un autre l’utilise dans son URL, Facebook vous met à disposition un formulaire vous permettant de protéger votre nom de marque. Là encore, bien joué de la part de Facebook…

twitter_verified_accounts.jpgCette annonce est à rapprocher de l’annonce, ce week-end ,de Twitter de désormais proposer un prcoessus d’authentification des comptes pour éviter tout cybersquatting de marques ou noms de personnalité sur Twitter (cf : Cybersquatting sur Twitter = Twitter-squatting). En effet, Twitter afin de lutter contre le cybersquatting, et suite à de nombreuses demandes, a donc décidé de lancer un programme de vérification des comptes (voir l’annonce officielle sur le blog de Twitter : Not playong ball). Le programme en test tout l’été permettra ainsi aux célébrités et aux marques de pouvoir éviter toute manoeuvre contraire aux conditions. Concrètement, un badge “Verified account” vous permettra de vous assurer que le compte est le compte officiel de la marque ou de la personnalité. Et oui, car finalement le principe n’évitera pas en soi le cybersquatting mais si une marque développe une vraie présence sur Twitter, cela lui permettra “d’officialiser” sa présence. Nul doute que rapidement toutes les marques auront ce badge, ce qui naturellement va limiter le cybersquatting…

Cédric DENIAUD

Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ?

Facebook Connect est aujourd’hui la solution d’identification proposée par Facebook qui pourrait permettre à n’importe quel site demandant une identification de déléguer celle-ci à Facebook. Certains sites l’ont mis en place comme DisMoiOu.fr, Digg et bien d’autres. Malheureusement, beaucoup de sites de marques n’ont pas compris l’intérêt de le faire et mettent en avant l’argument de récolter des e-mails afin d’augmenter leur base de contacts. Ah oui, vous savez cette fameuse base emails, qui permet à un marketeur d’aller voir son directeur et de lui parler du coût de recrutement de prospect et de légitimer le succès de son opération car il a récolté 10 000 adresses emails (dont un tiers sont des junk mails de concouristes mais ça, on le dit pas à son Directeur Marketing, et dont un autre tiers se désinscrira dès le premier contact commercial).

facebook_connect.png

C’est dommage car Facebook Connect vous offre plein d’avantages importants :

  • Pas d’inscription supplémentaire signifie potentiellement plus de participants : si vous retirez l’étape de l’inscription, vous ôtez un frein potentiel à la participation non négligeable quand bien même votre formulaire d’inscription serait court.

  • La viralisation potentielle offerte ne vous coûte rien : les actions faites sur votre site par l’internaute identifié via son compte Facebook peuvent se retrouver sur sa page profil, ce qui permet de faire connaître automatiquement et gratuitement votre site à tous ses amis.

C’est là, la différence majeure avec une solution du type OpenId, qui permet également à l’utilisateur de pouvoir s’identifier depuis son compte OpenId sur les sites acceptant ce système d’identification, mais on perd l’un des avantages majeurs pour le site qui le met en place, celui de la viralisation naturelle.

On voit directement l’intérêt pour des sites médias ou d’information, qui ont comme besoin de drainer le maximum de visiteurs sur leur site. L’exemple mis en place par Bild en Allemagne, est certes classique mais illustre bien l’intérêt pour un site média dont le but est de développer son audience de mettre ce système en place. Les utilisateurs identifiés sur leur site, avec leur compte Facebook, voit leurs conversations diffusées également sur leur page profil. Une intégration simple et courante, mais qui permet potentiellement à Bild de diffuser en dehors de son site les participations faites par des internautes afin d’inciter d’autres membres de Facebook à venir sur Bild poursuivre la discussion et les échanges.

bild_facebook_connect.jpg

Au delà que ca soit Facebook ou une autre entité à qui vous pouvez potentiellement déléguer l’authentification sur votre site (Google Friend Connect.. et pourquoi pas Sign-in with Twitter, le système de Twitter), le but est de permettre une identification simplifiée pour l’utilisateur (pas besoin de se créer pour chaque nouveau service, un nouveau compte), et pour l’entreprise une capacité de viralisation plus forte.

Facebook Connect , lancé il y a seulement quelques mois, est de plus en plus utilisé. Vous voyez de plus en plus fleurir sur des sites le module d’identification de Facebook. Ainsi, selon Compete, il y a eu aux Etats-Unis au cours du mois d’avril 60 millions de connexions via Facebook Connect.

Frédéric CAVAZZA

Les FAQ collaboratives comme alternatives aux forums ?

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur les forums : véritables institutions du web, ils sont jusqu’à preuve du contraire l’outil de discussion le plus populaire et démocratique de l’internet (cf. Les forums, piliers des médias sociaux ?).

Il n’empêche que les forums souffrent de grosses lacunes :

  • Le contenu est dur à lire car la syntaxe n’est pas toujours bonne (beaucoup d’abréviations, de jargons, de smileys…) ;
  • Les réponses y sont dures à lire car il faut parcourir tout le fil de discussion et en interpréter le contenu (cela génère souvent des discussions sans fin) ;
  • Le contenu est rangé en vrac dans des catégories / sous-catégories pas toujours évidentes à comprendre pour les néophytes (il faut alors se battre avec le moteur de recherche interne) ;
  • Il est souvent très intimidant d’y poser une question et les nouveaux sont bien (trop) souvent aiguillés vers la rubrique “nouveaux”.

Bref, même s’ils ont rendu et continuent de rendre de fiers services, ils commencent à montrer leurs limites et se sont largement fait “voler la vedette” par les blogs. Pourquoi ? Tout simplement parce que les blogs sont bien mieux référencés (URL lisibles) et plus simples d’accès (navigation par catégories et mots-clés, système de commentaires ultrasimples…). Je ne suis pas en train de comparer les forums et les blogs, mais juste de pointer du doigt les carences de plateformes sociales qui n’ont quasiment pas évoluées en 10 ans.

Si je devais faire une analogie, je dirais que les forums sont comme des trous noirs : Ils ont une terrible force d’attraction mais ne recrache jamais le contenu qu’ils absorbent. Comprenez par là que le contenu d’un forum ne vit pas, il s’accumule et n’est quasiment plus visible de l’extérieur (il faut être dedans pour bien en apprécier la teneur).

Les forums sont comme des trous noirs

Les forums sont comme des trous noirs

Bref, j’ai l’intime conviction que les forums ont fait leur temps et doivent maintenant soit évoluer soit être remplacés. Remplacés par quoi ? Par les FAQ collaboratives. Pourquoi ce choix ? Car les FAQ collaboratives répondent aux mêmes besoins que les forums tout en présentant un format plus facile d’accès et surtout plus simple à exploiter dans une dimension sociale ou collaborative.

Par FAQ collaboratives, j’entends des plateformes comme Yahoo! Answers (généraliste) ou StackOverflow (réservée aux développeurs). Elles remplissent les mêmes rôles que les forums : accumuler du savoir auprès d’une communauté et faciliter les discussions sur des sujets pointus. Là où les FAQ collaboratives peuvent faire la différence c’est qu’elle apportent une structure plus robuste pour les contenus et mettent en oeuvre des dynamiques sociales plus valorisantes (stimulantes ?).

Illustration avec StackOverflow, une gigantesque FAQ collaborative pour les développeurs. Les contributions se font sous la forme de questions auxquelles la communauté répond. Un système de mots-clés permet de naviguer entre les questions traitant des mêmes sujets :

La page d'accueil de StackOverflow

La page d'accueil de StackOverflow

Les réponses sont commentées / notées et celui qui a posé la question peut choisir une réponse pour clore la discussion. Donc du point de vue du lecteur, le format est plus pratique qu’un forum car les visiteurs peuvent se contenter de lire la question et la réponse choisit (en évitant la discussion) :

Une question et sa réponse dans StackOverflow

Une question et sa réponse dans StackOverflow

Du point de vue des contributeurs, le format est également plus intéressant que les forums car il introduit les profils publics où sont listés les questions / réponses mais également le social score et les récompenses (badges) :

Le profil d'un utilisateur dans StackOverflow

Le profil d'un utilisateur dans StackOverflow

Ce système de FAQ collaborative est donc bien plus valorisant pour un contributeur qu’un forum où il ne sera qu’un pseudo parmi d’autres. C’est également un système moins intimidant pour les nouveaux qui peuvent dans un premier temps se contenter de voter ou de laisser des commentaires avant de se lancer à rédiger une réponse ou poser une question. Ils peuvent ainsi accumuler un petit peu de karma avant de participer de façon plus active, c’est une forme d’encouragement plus subtile que les grades des forumistes (modérateurs…).

C’est d’ailleurs ce principe de rétribution d’estime qui a fait le succès de cette plateforme (lire à ce sujet : Anthropologie, The Art of Building a Successful Social Site. Succès qu’ils sont d’ailleurs en train de répliquer avec cette seconde plateforme quasi identique : Server Fault.

Bref, pour résumer, je vois dans les FAQ collaborative le digne successeurs des forums car c’est un format plus simple à lire / référencer, car le contenu est mieux structuré et car les contributeurs sont mieux stimulés et récompensés. J’y vois surtout un format moins “fermé” que les forums qui ont tendance à faire tourner en rond les communautés qu’ils fédèrent.

Je sais par avance que cette prise de position ne va pas plaire aux forumistes confirmés, mais après tourné et retourné le problème dans ma tête, je ne vois toujours pas comment faire évoluer les forums pour combler les lacunes citées plus haut.