Frédéric CAVAZZA

Toujours plus de surcouches sociales pour vos sites web

Nous avions déjà des solutions de rustines sociales comme Google Friend Connect, LiveBar, Stribe ou encore des plug-ins comme Glue et maintenant Google nous propose un produit encore plus sophistiqué avec SideWiki : Help and learn from others as you browse the web: Google Sidewiki.

L’idée est de donner accès à un wiki distribué au travers d’un plug-in pour votre navigateur. Donc vous êtes en train de consulter une page web, vous pouvez alors soit déposer un commentaire ou lire les commentaires des autres. Le plug-in permet aussi de trier les commentaires selon leur pertinence et même de les filtrer avec votre liste d’amis. Ils proposent en plus un jeu d’API pour autoriser l’accès à ces commentaires à d’autres applications : Kutano Launches First Third-Party Client for Google Sidewiki.

Mouais… certains y voient une opportunité pour les internautes de faire pression sur les marques et de prendre encore plus de pouvoir (éditorial), quitte à laissez la porte ouverte à la désinformation et aux concurrents : Google’s SideWiki Shifts Power To Consumers –Away From Corporate Websites. Les plus paranoïaques y voient une machination de Google pour améliorer les résultats de son moteur de recherche (en faisant de l’analyse sémantique sur les commentaires et en les intégrant dans le calcul du Page Rank), d’autres enfin s’interrogent sur les dangers de l’éparpillement des conversations (sur le site, sur Twitter, sur Facebook et maintenant sur SideWiki).

Je suis pour ma part très septiques vis à vis de ces “rustines sociales” (cf. Ajouter une couche sociale à votre site, une vraie fausse bonne idée) dans la mesure où je n’envisage une activité sociale qu’intégrée à un site et synchronisée avec la posture sociale d’une marque :

  • “intégrée” veut dire que les commentaires et autres contributions des internautes sont affichées en coeur de page et non dans une iframe ou dans un plug-in (idem pour les profils des membres de la communauté) ;
  • “synchronisée” veut dire la marque ne peut pas être passive vis à vis de ces discussions, elle doit y participer de façon active voire les initiée pour avoir des échanges constructifs.

Même si l’on ne peut que saluer l’exploit technique réalisé avec ces solutions, force est de constater que Google est toujours à la traine et se contente de fournir le sel et le poivre pour assaisonner le web à la sauce sociale sans pour autant proposer un plat complet (comme le fait Facebook ou Yahoo!).

Je manque de recul pour bien appréhender la stratégie de Google vis à vis des médias sociaux (en dehors de YouTube et Orkut) mais j’ai comme l’impression qu’ils appliquent plus la technique de la guérilla en harcelant les concurrents avec initiatives comme Friend Connect, Open Social et cie.

Mais qui sait ce qu’ils nous réservent avec Wave

Bruno CLEMENT

6 (mauvaises) raisons d’avoir peur des médias sociaux !

Ce week-end, je suis tombé sur cet article de SocialMediatoday qui recense d’après son auteur les 6 principales raisons pour lesquelles les entreprises ont peur de s’engager dans les médias sociaux.

socialmedia fears

Cet article m’a fait sourire, car il résume bien les craintes qui me reviennent régulièrement aux oreilles lors d’échanges avec les directions marketing et communication des marques que je rencontre.

Analyse commentée:

1- La perte de temps et donc..de productivité de mes employés

Et bien oui, de nombreuses entreprises n’ont toujours pas compris que les médias sociaux pouvaient aussi servir à gagner en productivité et en réactivité et continuent à bloquer les accès à Facebook, Twitter, Youtube, comptes Gmail, Google docs, Slideshare etc..

2- La peur d’être critiqué par ceux qui n’aiment pas ma marque

Cette peur est là, est une chimère qui est bien ancrée dans les cerveaux des annonceurs…En effet, les internautes n’ont pas attendu le bon vouloir des marques pour s’exprimer sur la toile…Et au contraire, s’engager dans les conversations, ouvrir des canaux d’expression sur son propre site, est de loin, pour une marque le moyen le plus efficace de gêrer sa réputation en ligne.

3- La perte de contrôle de ma marque

Nous avons ici un vieux relent du marketing “à la papa”, façon Kotler et Publicitor édition 1988, celui du USP (Unique Selling Proposition) et du “Spray & Pray”…
Sans remettre en cause, les stratégies de branding, et le travail de positionnement nécessaire à toute marque, de mon point une marque n’existe vraiment que dans la relation qu’elle crée avec ses clients…Et comme le client est multiple et à globalement pris le pouvoir, la marque se doit de s’adapter à ses différents publics pour les séduire.

4- En fait, les médias sociaux, ce n’est pas si “gratuit” que ça…

Effectivement, car le Social Media Marketing n’est pas une question d’outils (pour la plupart gratuit), mais d’engagement…et donc de temps de cerveau humain, et comme le temps c’est de l’argent CQFD ;-) .
Je vous renvoi au point de vue de Tara Hunt publié par Cédric sur le sujet: “Your social media strategy won’t save you”

5- La peur d’être attaqué juridiquement

Cet argument, est particulièrement approprié au marché US pour qui la justice est un sport national ;-)

6- La peur de trahir des secrets d’entreprise

Cela pose la question de la confiance que l’on accorde à ses salariés, et démontre aussi l’importance de la mise en place de “chartes relationnelles appliqués aux Social Media, évoqué par Fred dans un précédent article: “Quelle charte pour les médias sociaux ?”

Enfin, pour terminer, j’aimerais ajouter un autre argument, mais cette fois-ci du côté de l’agence conseil:

7- Le Social Media Marketing n’est pas non plus LA solution miraculeuse !

Car même si aujourd’hui, se priver d’une  bonne Social Media Strategy est une erreur compte tenu de l’ampleur du phénomène en terme d’usage, il n’en reste pas moins juste un maillon parmi d’autres (SEO, SEM, Display..) tout aussi nécessaires et efficaces, et je vous renvoi à cette statistique de Forrester qui projette qu’à l’horizon 2014, les investissements en Social Media Marketing ne représenteront que 5% des investissements totaux en marketing  digital !
Etude Forrester investiment e-marketing 2009-2014

Frédéric CAVAZZA

Quels sont les usages réels pour les réseaux sociaux ?

Maintenant que Facebook a dépassé le cap des 300 millions d’utilisateurs nous pouvons légitimement nous poser LA grande question : mais que font tous ces gens ? C’est sur cette question que des chercheurs de la Harward Business School se sont penchés : Understanding Users of Social Networks.

En synthèse les résultats de cette étude sont les suivants :

  • Les utilisateurs passent beaucoup de temps à regarder les photos des autres ;
  • Les hommes cherchent des femmes (ces dernières totalisent 2/3 des visites de profils).

Plus surprenant, cette étude révèle également des comportements-types en fonction des réseaux :

  • Sur Twitter les hommes publient beaucoup plus de liens que les femmes ;
  • Les utilisateurs de MySpace sont surtout représentés dans les petites villes.

Cette dernière information est particulièrement intéressante car elle pourrait expliquer l’incroyable disproportion entre la présence de Facebook et de MySpace dans les médias (on parle tous les jours du premier et quasiment jamais du second) alors que leurs chiffres d’audience sont sensiblement équivalent. La raison est toute simple : la grosse partie des utilisateurs de MySpace ne sont pas dans les grandes villes où sont concentrés les journalistes, blogueurs et autres leaders d’opinion (plus d’infos ici : Will the Real MySpace Users Please Speak Up?).

L’article cité en début de billet est également intéressant dans ces conclusions : L’auteur engage ainsi les marques à passer d’une logique de présence sur les médias sociaux (display) à une logique d’engagement (sous-entendu de conversations actives, pas de clics ou de widgtes rigolos qui ne servent pas réellement le discours de la marque). Mais ça vous le saviez déjà, non ?

Frédéric CAVAZZA

Quelle charte pour les médias sociaux ?

J’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous rappeler que les médias sociaux sont encore très jeunes et que les pratiques ne sont pas encore suffisamment stabilisées pur pouvoir établir des “grandes règles” applicables par tous.

Il n’empêche… si je devais vous donner une conseil ou mettre en évidence une bonne pratique, ça serait de fixer dès le départ les règles de votre présence sur les médias sociaux, en d’autres termes de définir et publier une charte éditoriale “sociale”. Tout comme il existe des chartes graphiques ou ergonomiques, l’idée de cette charte est de poser les règles qui vont régir les interactions entre la communauté et la marque. Cette charte s’appliquant bien sur à tous les types de médias sociaux (blogs, réseaux sociaux, microblogs, forums, sites de partage…).

Dans cette idée, le site Social Media Governance propose ainsi une liste des chartes d’annonceurs US : Social Media Policies. On retrouve dans cette liste de grandes marques (et des moins connues) mais surtout de très bons exemples de charte avec des approches parfois très différentes.

On retrouve ainsi des chartes ultra-simples comme celle de General Motors :

Blogger Policy

1. We will tell the truth. We will acknowledge and correct any mistakes promptly.

2. We will not delete comments unless they are spam, off-topic, or defamatory.

3. We will reply to comments when appropriate as promptly as possible.

4. We will link to online references and original source materials directly

5. We will disagree with other opinions respectfully.

Ou des chartes beaucoup plus formelles visiblement rédigées par le service juridique comme celle d’IBM.

Mais il y a aussi des chartes intermédiaires tout à fait intéressantes qui sont un bon mélange de formalisme juridique et de clarté pour les internautes lambda :

  • Dell (”Transparency of Origin, Accurate Information, Ethical Conduct, Protection of Confidential and Proprietary Information“) ;
  • HP (”We will strive to have open and honest dialogues with our readers. We will correct inaccurate or misleading postings in a timely manner. We will not delete posts unless they violate our policies. We will disclose conflicts of interest…“) ;
  • Webtrends (”We will tell the truth. We only delete comments that are spam, profanity, hate or infringe on copyrights. We will speak with our own voices, not glossy corporate speech. We will correct any errors or omissions promptly, noting when we do. If we disagree with other opinions, we will do so respectfully. We will reply to comments, where appropriate, as promptly as possible. We will link to references and source materials directly…“) ;
  • Wells Fargo (”This Community is moderated and all comments are reviewed by us before being posted. To ensure exchanges that are productive, informative, respectful of diverse viewpoints and lawful, we will review all comments and we will NOT post comments that are or include: Off Topic, Spam, Personal Attacks, Illegal, Offensive Language, Private or Confidential Information.“).

Il y a également des chartes qui sont plus destinées à l’interne avec des conseils pour les collaborateurs :

  • Intel (”If you participate in social media, please follow these guiding principles: Stick to your area of expertise [...] Post meaningful, respectful comments [...] Always pause and think before posting [...] Respect proprietary information and content, and confidentiality [...] When disagreeing with others’ opinions, keep it appropriate and polite.“) ;
  • Wal-Mart (”All official Wal-Mart Stores Twitter users will be identified on this landing page and will have a link back to this page from their Twitter profile[...] approved Twitter users will follow the following naming conventions of “business unit + name/category.” [...] We won’t reply to off topic @replies. [...] @replies should contribute to the dialogue…“).

L’U.S. Air Force a même publié son processus de modération des billets :

Bref, cette liste est une source d’inspiration unique si vous souhaitez (et je vous le conseil fortement) devez rédiger une charte éditoriale des médias sociaux.

(via Mashable)

Cédric DENIAUD

Your social media strategy won’t save you

J’adore le titre de la présentation que Tara Hunt a réalisé et donc j’ai volontairement gardé la version originale du titre dans le titre de cet article. Le titre est forcément polémique à l’heure où les agences et annonceurs ne jurent plus que par Facebook et Twitter… Comme je dis souvent oubliez les outils, pensez d’abord stratégie globale (Pensez aux cibles que vous voulez toucher plutôt que de penser aux outils et technologies et Avant de voir les outils, voyez les usages). Je trouve que cette présentation résume totalement ce point là : une stratégie Social Media ne s’envisage que dans une stratégie plus globale – marketing, communication, … – en fonction des objectifs.

Petit rappel d’abord sur qui est Tara Hunt. La grande majorité ne la connaît sûrement pas. Tara Hunt est canadienne et est vraiment ce que je peux qualifier d’expert du marketing sur Internet (Et toi, tu es un Social Media Expert ?). Vous pouvez la retrouver entre autres sur son blog (HorsePigCow) et Twitter. Elle vient de publier cette année  The Whuffie Factor: Using the Power of Social Networks to Build Your Business, dont je ne peux que conseiller la lecture au plus motivés d’entre vous.

La présentation est relativement longue et les premiers slides donnent volontairement un ton très joueur à la présentation… Je vous ai donc sorti quelques phrases que j’ai particulièrement appréciés.

  • Social Media isn’t a strategy, it’s one the communication tools available. It’s a great and potentially personal tool, but don’t stop there.
  • For all the good that @comcastcares does on Twitter in order to help unhappy customers, Comcast is still reviled for its lousy service.
  • Think bigger ! Forget “social media strategies” – think customer-centric business strategies. Forget influencers – think enthusiasts.
Cédric DENIAUD

Et toi, tu es un Social Media expert ?

Nouvelle mode sur Internet : chacun se revendique “expert” et encore plus lorsque on touche un sujet trendy comme les médias sociaux. Certains n’hésitent pas à s’autoproclamer voire même à se présenter sous cette casquette. On parle souvent voire exclusivement des médias sociaux sur ce blog (il en serait étonnant vu le titre du blog !) pourtant à aucun moment, et je pense que Fred et Bruno me rejoindront sur ce point, on entend partager un savoir ou une science infuse.

De part nos métiers et nos expériences professionnelles, on aborde les thèmes relatifs aux médias sociaux quotidiennement mais pour autant la vocation de ce blog reste le partage avec les lecteurs pour une meilleure compréhension par tous des enjeux liés aux médias sociaux. Il n’y a pas de vérité, ni de commandements figés car le monde du Social Web, et si vous nous lisez fréquemment vous pouvez le constater à la densité de l’actualité liée à ce sujet, est un monde vivant en perpétuel mouvement et changement.

Le terme expert est donc aujourd’hui totalement galvaudé alors je me dis que peut être quelques rappels s’imposent sur le sujet :

  • L’expertise n’est pas autoproclamée mais doit être reconnue. En somme on est expert pour une personne et seule cette personne peut alors attribuer ce titre à une autre personne. Scott Monty, Social Media Strategist chez Ford, écrivait récemment cette phrase qui résume bien cette notion : “Calling oneself an expert does not an expert make ; that label is usually granted by peers who recognize talent”.
  • La connaissance ne fait pas l’expertise. Je pourrai passer mes jours à me documenter sur la plomberie pour autant je doute qu’un jour je puisse devenir un excellent plombier. La connaissance ne fait pas l’expertise. Celle-ci doit se conjuguer avec l’expérience pour véritablement créer des compétences. Hors lorsque l’on parle des médias sociaux, ce n’est parce qu’on est inscrit sur Twitter et Facebook que l’on peut se proclamer expert des médias sociaux. Ma jeune expérience me fait dire qu’il en faut bien plus et que chaque jour on apprend et chaque jour on remet en cause ce qui a été fait la veille. Tous les plus grands services Internet (Google, Facebook, …) ne seraient pas devenus des success stories s’ils n’avaient pas appris et remis en cause régulièrement leur stratégie pour s’adapter à l’évolution et aux besoins du marché (concurrence et utilisateurs).
  • La diffusion d’information n’en fait pas une compréhension. Je me réfère ici à un article précédent sur la facilité actuelle, à l’ère de Twitter et autres outils de partage de contenus, de pouvoir diffuser une information : Où sont les producteurs d’informations sur les médias sociaux ? Diffuser de l’information est à la portée de tous car l’information est à portée de tous et les outils actuels permettent de la relayer rapidement et facilement.  Par contre, diffuser une information comprise et filtrée préalablement est déjà plus rare et diffuser sa propre information produite me semble aujourd’hui de plus en plus rare…

social_media_experts

Cette notion de social media expert est plus large car le but de cet article est de rattacher finalement cet exemple, que je connais bien, au phénomène plus général de la recommandation sur Internet. On parle beaucoup du pouvoir des conversations et des internautes sur leurs pairs dans l’influence ou la recommandation. J’ai souvent écrit sur le sujet, notamment sur la notion fumeuse du bloggeur influent (On reparle de l’influence des bloggeurs… et Qui influence qui ?). Je pense que la même déviance arrive avec la notion de social media expert. Pour une entreprise, il est alors important à savoir qui elle veut écouter et de qui elle reconnaitra une expertise pour pouvoir l’accompagner dans sa démarche de présence sur Internet. N’oubliez pas donc de regarder à deux fois avant d’ouvrir votre porte à une personne autoproclamée social media expert !

Frédéric CAVAZZA

Tumblr, nouveau Twitter ou nouveau FriendFeed ?

Voilà un petit bout de temps que je veux rédiger un article plus complet sur Tumblr, et l’actualité récente m’en offre l’occasion. Je prolonge donc la réflexion initiée précédemment (Il y a une vie après Twitter, heu… laquelle déjà ?) pour détailler un service en pleine croissance qui pourrait bien reprendre le flambeau du service le plus hype du moment (surtout avec le rachat de FriendFeed par Facebook et l’evordose de Twitter).

Mais commençons par le commencement : Tumblr est un service de publication de partage et de discussion à mi-chemin entre le blog, le microblog et le lifestreaming. Je pense qu’il ne serait pas faux de dire que Tumblr reprend le meilleur de ces trois types de services, vous pouvez ainsi :

  • Publier des articles sans limitation de taille (et même des notes vocales via téléphone mobile) ;
  • Partager tout type de contenu (liens, photo, vidéo, audio, citation…) que vous croissez au hasard du web ;
  • Publier par email ou depuis un téléphone portable ;
  • Agréger les flux de différents autres services et re-publier vers eux ;
  • Personnaliser votre thème à loisir…

Bref, ce service est riche mais paradoxalement très simple à utiliser. Au niveau de la mise en page ça ressemble à un blog (ou peut-être un lifestreaming ?) et l’on croise des gabarits très variés. Du beau et du très laid mais le niveau est globalement bon :

Exemples de Tumblr

Exemples de Tumblr

En termes d’audience, Tumblr annonce 255 millions de pages vues en Juillet et approche les 2 millions d’utilisateurs : Tumblr Takes Over World: 255,000,000 Pageviews in July. 2 millions c’est peu, mais c’est largement assez pour attirer l’attention des blogueurs et autres leaders d’opinion qui y voient la prochaine pépite des médias sociaux : Twitter is Done. Tumblr is Next.

Concernant l’intégration avec d’autres services, Tumblr se fait discret mais intègre déjà de nombreuses fonctionnalités présentes sur d’autres plateformes sociales (recherche en temps réel, #tags…) : Tumblr Launches Hashtags and Facebook Integration. Le tableau de bord est sobre et le processus de publication très fluide :

Le tableau de bord de Tumblr

Le tableau de bord de Tumblr

Récemment Tumblr a ouvert une nouvelle page de découverte en temps réel (Tumblr Wire) ainsi qu’une place de marché pour les concepteurs de design (Tumblr Projects) : Tumblr Adds a Real-Time Wire And A MarketPlace For Designers.

A la découverte des autres utilisateurs de Tumblr

A la découverte des autres utilisateurs de Tumblr

Bien évidement Tumblr n’est pas tout seul sur ce créneau car d’autres services rentrent en concurrence direct (Posterous, Storytlr…) : Posterous vs. Tumblr: A Head to Head et Storytlr et Tumblr ouvrent de nouvelles possibilités d’expression online. Ma préférence va à Tumblr car il est plus riche fonctionnellement mais Posterous propose l’énorme avantage de pouvoir utiliser son profil Facebook via Facebook Connect.

En conclusion je pourrais dire que même si le trafic n’est pas à la hauteur, ce service mérite largement que l’on s’intéresse à lui de part la qualité de sa communauté et par les nouvelles formes d’interactions qu’il induit (cf. Comment le microblog a bouleversé les pratiques de blog). Une bonne opportunité pour les marques de se différentier des adopteurs tardifs qui ouvrent des comptes officiels sur Twitter.

Pour le moment je me contente d’agréger mes productions diverses sur mon profil (fredcavazza.tumblr.com) mais si je devais abandonner mes blogs, c’est ce service que je choisirais. N’hésitez pas à publier vos profils ou à me signaler des profils intéressants dans les commentaires.

Cédric DENIAUD

Dernières nouveautés sur Facebook : mentions dans les statuts, applications Prototypes

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais Facebook continue depuis quelques semaines de nous proposer régulièrement pas mal de petites nouveautés, plutôt intéressantes et qui en dit long notamment sur sa concurrence avec Twitter (voir à ce sujet le billet précédent : Facebook et sa stratégie d’étranglement de Twitter.

Je me dis qu’il est peut être le moment de récapituler ces dernières nouveautés :

  • Plus de 300 millions de membres : et oui les chiffres continuent à augmenter fortement pour Facebook qui compte aujourd’hui la bagatelle de 300 millions de membres. Si on le rapporte au CA que devrait réalisé Facebook ce mois-ci (qui n’était pas leur priorité selon leurs dires) qui devrait avoisiner 500 millions de $, cela fait moins de 2$ par utilisateur…
  • L’arrivée des mentions “@nomprenom” dans les statuts. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué ou pas mais désormais dans les statuts Facebook, lorsque vous souhaitez nommer ou interpeller une personne, il vous suffit de taper “@” puis la liste de vos contacts apparait. Le message apparait alors sur le mur de la personne (s’il permet le fait que d’autres utilisateurs puisse écrire sur son mur). Le bémol c’est que pour le moment l’information n’est pas grannulaire i.e tous les utilisateurs la voit et pas seulement les personnes nommées dans le statut. On voit tout de suite l’inspiration de Twitter dans cette fonction. Est-ce que certains vont ainsi “refacebooker” pour des statuts de d’autres utilisateurs. A suivre…

facebook_mentions

  • Le lancement des application Prototypes. Rien de fondamentalement nouveau pour les experts du web mais relativement nouveau pour Facebook qui propose désormais de pouvoir tester des fonctionnalités bêta (et donc non déployées par défaut sur les profils ou pages du site). Vous pouvez ainsi tester par exemple la fonctionnalité de notification automatique sur votre bureau (uniquement pour les utilisateurs de Mac). Cette rubrique Facebook Applications Prototypes, est accessible depuis la page des répertoires des applications disponibles sur Facebook.

facebook-prototypes

Frédéric CAVAZZA

Facebook et sa stratégie d’étranglement de Twitter

Twitter… l’OVNI des médias sociaux qui obsède toujours autant les spécialistes et dont personne n’arrive à menacer l’hégémonie sur le créneau des outils de microblogging. Personne ? Plus réellement car lorsque l’on regarde l’actualité récente, on est en droit de se dire que Twitter est en train de se faire petit à petit asphyxier par Facebook.

Tout à commencé cet été avec le rachat de FriendFeed (Facebook Acquires FriendFeed). Même FriendFeed et Twitter ne jouent pas dans la même catégorie (lifestreaming pour le premier et microblogging pour le second), ce rachat a tout de même été massivement assimilé comme une déclaration de guerre. Pour ma part je reste persuadé que FriendFeed était avant tout un concurrent du Friends Updates de Facebook. Toujours est-il que les spécialistes anticipaient une concurrence de plus en plus directe (Are Facebook and Twitter on a Collision Course?).

Puis il y a eu la possibilité de publier un tweet depuis une Fan Page de Facebook : Facebook Now Just Integrating Directly with Twitter. Une fonctionnalité très intéressante pour les marques et peoples qui ne veulent pas s’embêter à mettre à jour plusieurs plateformes en même temps.

Nous avons eu ensuite la double annonce hier de la publication du code source de Tornado, le moteur de publication en temps réel de FriendFeed (Facebook Tornado: FriendFeed’s Real-Time Web Framework Goes Open Source) de même que la possibilité de tagger un membre avec l’usage du signe “@” comme dans Twitter : @Facebook Launching Status Tagging for Friends, Pages, Events, and Groups Today. De ces annonces nous pouvons déduire deux choses : Que Facebook veut couper l’herbe sous les pieds de Twitter en ce qui concerne la recherche en temps réel (Twitter vs. Facebook: Who Will Win in Real-time Search?) et qu’ils s’apprêtent à ouvrir la possibilité de publier un Tweet depuis Facebook (cette fois pour les page de membres : Facebook @Mentions: Five Ways They Could Impact Twitter).

La recherche en temps réel est en effet un créneau porteur, surtout pour les marques qui souhaitent faire du monitoring en temps réel, monitoring qui sera d’autant plus simple avec le système de tagging de Facebook. Mais ce n’est pas tout, car si Twitter est le service emblématique de web en temps réel (comprenez par là les interactions en temps réel), les choses pourraient bien changer avec la technologie CloudRSS qui permet de faire des mises à jour en temps réel via flux RSS (WordPress Just Made Millions of Blogs Real-Time With RSSCloud). Une difficulté en plus pour Twitter…

Et pour finir Facebook vient de lancer cette nuit sa version allégée (Facebook Lite) pour une expérience utilisateur encore plus proche de Twitter : Facebook Lite Is Live.

Facebook Lite pour un usage plus proche de Twitter

Facebook Lite pour un usage plus proche de Twitter

Bref, les choses se compliquent pour Twitter qui semble maintenant complètement cerné par Facebook. Il reste certes à Twitter la richesse que lui procure ces API et le très dynamique écosystème qui gravite autour, mais Facebook ouvre petit à petit sa base de données (au travers de ses initiatives open source) et devrait logiquement rattraper son retard d’ici peu.

Twitter se retrouve donc dans une position très compliquée, d’autant plus avec les récents changements dans les conditions générales d’utilisation : Twitter Tweaks Terms Of Service, “Your Tweets Belong To You”. Son avenir est-il réellement condamné ? Pas réellement car comme nous avons pu le voir, il y a toujours une seconde vie pour les plateformes sociales de référence (Friendster, MySpace…). Et même si cette seconde vie n’est pas très glorieuse (couverture médiatique beaucoup moins importante) elle est souvent signe de rentabilité et je ne pense pas que les actionnaires de Twitter y voient un inconvénient.

Frédéric CAVAZZA

Google Maps + Monopoly = Monopoly City Streets

Suite à un partenariat monté avec Hasbro, Google devrait normalement ouvrir demain son premier social games basé sur le célèbre jeu Monopoly : Monopoly City Streets.

Le logo de Monopoly City Streets

Le logo de Monopoly City Streets

On ne sait pas grand chose encore sur les détails du jeu si ce n’est ce qui a déjà filtré sur Mashable ou le Guardian :

  • Le plateau de jeu reposera sur Google Maps (ou peut-être sur une version spécifique de Google Earth) ;
  • Chaque joueur débutera avec 3 M de $ et pourra acheter des rues pour y construire des maisons, stades, buildings ou même des châteaux (??) ;
  • Comme dans le jeu, les joueurs qui s’arrêtent sur la propriété d’un autre doivent lui verser un loyer ;
  • Des cartes “Chance” (ou un équivalent) seront distribuées aléatoirement pour stimuler les parties ;
  • Le but du jeu est de gagner le plus d’argent possible (hum hum, pas très moral en cette période de crise).

Visiblement ils souhaitent de plus donner une dimension résolument sociale puisqu’ils sollicitent déjà la communauté pour concevoir des bâtiments : Shhhh… Your chance to WIN MONOPOLY fame coming soon.

Le plateau de jeu du futur Monopoly City Streets ?

Le plateau de jeu du futur Monopoly City Streets ?

Il reste encore pas mal de question sur ce jeu : Combien de temps vont durer les parties ? Combien de joueurs par partie ? Possibilité d’acheter des $ dans le jeu ? Possibilité de sponsorisation par des marques ? … Les possibilités sont nombreuses mais nous n’aurons pas de réponse avant le lancement officiel demain.

Je ne sais pas pour vous mais j’ai comme l’impression qu’avec ce lancement Google va essayer de ruiner l’effet d’annonce de la prochaine keynote d’Apple…

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