Frédéric CAVAZZA

Quand le social shopping devient synchrone

Vous connaissez le social shopping ? Mais si enfin, ce terme désigne les dispositifs marchands agrémentés à la sauce sociale (partage de “trouvailles” auprès des amis, profils publics…). Jusqu’à présent ces fonctions de social shopping se faisait en asynchrone : vous commenciez par repérer un produit ou composer un look, vous le partagiez sur vote blog / profil Facebook et vos amis réagissaient dessus. Mais les choses sont en train de changer avec de nouveaux services permettant de faire du social shopping en mode synchrone.

Il y a tout d’abord DecisionStep qui propose sa suite ShopTogether qui se présente comme une barre d’outils à intégrer à votre boutique en ligne (l’équivalent de Google Friend Connect) :

L’offre de ShopTogether propose différent modules qui sont visibles sur le site Charlotte Russe avec la possibilité de partager des produits que vous aimez bien avec votre réseau (”Share“) mais également d’inviter vos amis à discuter avec vous des produits que vous êtes en train de visualiser (”Shop Together“) :

Partager et discuter des produits que vous aimez bien avec vos amis

Partagez et discutez des produits que vous aimez bien avec vos amis grâce à ShopTogether

En fait il s’agit d’une sorte de tchat, un système que l’on retrouve également chez Plurchase qui propose un principe similaire mais avec une sidebar (cf. Plurchase: E-commerce Goes Social) :

Le social shopping synchroone avec Plurchase

Le social shopping synchrone avec Plurchase

Notez que la solution de Plurchase est nettement moins riche que ShopTogether qui, en plus de ces fonctions de partage synchrones et asynchrones, propose aussi de nombreuses fonctions communautaires et notamment le très rigolo Watch Others qui liste les produits vus par la communauté dans les 15 dernières secondes :

Mais que consulte les autres internautes en ce moment sur cette boutique ?

Mais que consulte les autres internautes en ce moment sur cette boutique ?

Bref, de très bonnes idées qui sont en plus relativement simples à implémenter et qui fonctionnent plutôt bien (cf. Expérience d’achat et Social Shopping : Shop Together sur CharlotteRusse.com). Notez que ceci est à la fois une force mais également une faiblesse pour la solution car elle serait peut-être plus efficace si pleinement intégrée à la boutique.

Je tiens néanmoins à préciser quelque chose : même si ces fonctionnalités apportent un plus évident à l’expérience d’achat, il convient avant tout de soigner les fondamentaux du commerce en ligne avant d’envisager ce type de dispositif. Comprenez par là que le social shopping ne va pas compenser une offre bancale, un tunnel de conversion non-optimisé ou un service client défaillant.

Mais si vous souhaitez prolonger votre lecture sur le sujet, je vous recommande également cet article : 5 Hot Social Shopping Trends to Watch For.

Cédric DENIAUD

De la logique d’image à la logique de réputation

Je lisais récemment un article sur le passage d’un mode de gestion d’une image de marque à la gestion de la réputation d’une marque : Pourquoi les nouveaux médias digitaux obligent les entreprises à revoir leur façon de communiquer ? Je pense que la question est pertinente même si le travail de tout consultant en communication est d’accompagner une marque sur son “capital marque” et non pas seulement sur son image. Vous me direz que c’est jouer sur les mots mais je vous répondrai que non car l’image de marque fait partie du capital marque qui est une notion plus large. Je reprends ici la défintion du capital marque de David Aaker. Ce dernier détermine cinq facteurs contribuant à la constitution du capital de marque : la fidélité à la marque, la notoriété de la marque, la qualité perçue, les associations à la marque et les autres atouts propres à la marque.

Lorsque l’on parle d’une marque, on ne parle pas seulement d’un logo, d’un packaging produit ou d’une campagne de communication mais d’abord de la relation que l’on veut avoir avec les gens (clients, prospects, ambassadeurs, …) et que ceux-ci ont avec elle. J’aime beaucoup cette définion de la marque qui reprend cette notion (et que j’emprunte à une présentation de Bruno):

Image 1

Toutefois, pour en revenir au sujet, la notion sous entendu derrière la notion de réputation est bien entendu celle du marketing conversationnel et de comment gérer les conversations et la participation des internautes. En soi, cela n’est pas nécessairement nouveau car comme je le précisais plus haut, c’est inérant à la notion même de la gestion d’une marque. Toutefois, la toute puissance des médias de diffusion et du marketing a fait oublié aux entreprises cette notion essentielle de la relation et c’est pourquoi que celles-ci doivent passer de la publicité (diffusion de messages de communication / promotion) au marketing conversationnel.

Comme en témoigne l’exemple du site Skittles n’intégrant que des médias sociaux (Skittles.com se fond dans les médias sociaux), la marque est faite des conversations des utilisateurs autour des éléments constituants la marque. Pour certains, la tentation actuelle est forte de dire que la réputation d’une marque ne peut se gérer qu’en participant aux conversations existantes sur les médias sociaux et en étant donc présents sur les outils actuels utilisés par les internautes. C’est toutefois une condition nécessaire mais loin d’être suffisante. En effet, la marque continue à avoir besoin de son site marque qui doit par contre évoluer pour passer de site vitrine à des sites participatifs : Va-t-on vers la mort des sites Internet de marque ? Gérer un capital marque c’est à la fois gérer les messages que l’on diffuse mais aussi les messages diffusés par d’autres. Avant “les autres” se résumaient à quelques influenceurs (journalistes, …) mais aujourd’hui chacun a un pouvoir d’influence plus ou moins grand et ce pouvoir d’influence fait partie des conditions d’un marketing efficace.

Frédéric CAVAZZA

Quand les médias sociaux s’invitent dans votre télévision

Après plusieurs mois d’attente, Facebook, Twitter et d’autres services sont enfin disponibles sur vos consoles favorites : Twitter and Facebook Launch on the Xbox 360 et PS3 3.10 Update Adds Facebook Features, Fixes Up Friends List. Le principe est simple : prolonger votre expérience sociale au travers d’une interface adaptée. Vous avez donc maintenant la possibilité de vous connecter (à l’aide de vos login / mot de passe) pour lire les tweets de vos amis et publier les vôtres :

Twitter sur votre Xbox 360

Twitter sur votre Xbox 360

Idem pour Facebook où il est possible de consulter le updates de vos amis, de publier vos updates et surtout de lier votre compte Facebook à votre Xbox Gamertag : Xbox Connects with Facebook.

Facebook sur votre Xbox360

Facebook sur votre Xbox360

Là ça devient intéressant car ce “portage” de Facebook sur Xbox permet de mélanger vos deux social graph (casual et gamer). Ceci ouvre donc de nombreuses possibilités, surtout lorsque l’on connait le succès des casual games sur les réseaux sociaux et Facebook en particulier. D’autres “portages” sont-ils à prévoir ? Certainement. Est-ce une révolution ? Non car cela existait déjà des ponts comme Twoof qui permet de relier vos profil Doof et Twitter.

Bon dans les faits c’est plus compliqué (cf. First Look: Zune, Twitter, Facebook And Last.fm On Xbox) car la manipulation sans souris ni clavier est complexe, il est ainsi largement conseillé de vous équiper d’une manette spéciale :

Manette avec clavier obligatoire pour pouvoir tweeter efficacement

Manette avec clavier obligatoire pour pouvoir tweeter efficacement

Pour la PS3 c’est à peu près la même chose mais l’intégration va plus loin : PlayStation 3 Firmware (v3.10) Update Preview.

Facebook sur votre PS3

Facebook sur votre PS3

Là vous accédez carrément à votre profil Facebook au travers du browser intégré dans la PS3. Vous avez également la possibilité de publier automatiquement des status update (acquisition de trophées…) et des captures d’écran / vidéos de vos exploits. Là encore de nombreuses opportunités sont à imaginer.

Bon maintenant que tout ça est effectif, reste de nombreuses questions à se poser :

  • Comment vont cohabiter les nombreux social games de Facebook avec les casual games et “petits” titres proposés en téléchargement sur les marketplaces de ces deux consoles ?
  • Comment vont cohabiter la nouvelle génération de hardcore social games de Facebook (Burning Realms, Kick-Off, Battle Punk…) avec les “gros” titres des consoles ?
  • Quand tout ceci sera-t-il disponible sur DS et Wii (au travers des Mii Channels) ?
  • Y aura-t-il un portage sur l’AppleTV (qui prévoit d’intégrer prochainement des jeux : Apple TV gearing up for games?) et pourqoi pas votre Freebox ?

Bref, de nombreuses questions à se poser et surtout un très bel avenir à anticiper (à mi-chemin entre social gaming et social TV). Lire à ce sujet cet article sur la convergence des services entre web et TV : La télévision est-elle l’avenir de l’internet ? En partie.

Cédric DENIAUD

Peut-on twitter partout, tout le temps ?

Les médias sociaux sont omniprésents et grâce aux supports mobiles,  vous pouvez désormais être conecté partout, tout le temps. La question est alors de savoir quoi et quand partager afin de savoir placer ses propres limites dans la diffusion d’informations privées (cf : Vie perso/pro et vie privée/publique). Le deuxième point qui m’intéresse plus n’est pas nécessairement ce qui peut ou pas être dit, mais c’est de savoir, si dans le cas de Twitter, il est opportun de laisser la possibilité de twitter en tout lieu. Je vous propose de voir cela au travers de quelques exemples :

Utilisation de hashtag pendant un séminaire

Afin de faciliter et de permettre aux internautes de pouvoir suivre les échanges dans le cadre d’un événément ou d’une conférence, l’organisateur propose un hashtag à utiliser. Mais si vous savez, si vous utilisez twitter, un mot clé intégré dans un tweet permettant par la suite de voir tous les tweets utilisant le même hashtag. Pratique !

La NFL (Ligue Américaine de Football Américain) interdit aux joueurs de twitter pendant les matches.

Cela peut vous sembler fou mais la NFL a du il y a quelques mois interdire à ses joueurs de twitter pendant les matchs : Twitter effraie les patrons du football américain. La raison est celle des droits de retransmission. Un joueur qui diffuse de l’information créé alors son propre canal d’information, non contrôlé et surtout hors des droits de retranmission payés par les supports. Cela est d’autant plus vrai s’il s’agit par exemple de contenus photos ou vidéos qui offriraient alors la possibilité aux internautes d’être plongés au coeur des coulisses du match… et ce gratuitement.

L’été dernier, un précédent notable et toujours dans le domaine sportif, sur cette question de la problématique des contenus diffusés gratuitement sur Internet pendant que les chaînes payent des droits de retransmission, était celui de Lance Armstrong. On le sait : à travers sa fondation, Livestrong, Lance Armstrong a une politique très avancée dans l’utilisation des médias sociaux pour orhcestrer sa communication (cf : Livestrong.com, Armstrong champion du 2.0 !). Pendant le Tour de France, pendant qu’il se limitait au mimimum syndical pour les interviews avec les télés et journalistes, il réservait tous les soirs ses impressions et interviews de d’autres cyclistes sur son site Internet, relayé sur son compte Twitter (qui compte plus de 2 millions de followers à date). A l’heure où l’on parle énormément de la monétisation des contenus et de la perte des revenus des médias classiques, Internet et la gratuité de contenus posent un véritable problème.

Quand Twitter arrive à l’Assemblée et au Sénat

Vous avez sûrement entendu parler de cette polémique il y a quelques jours impliquant le minsitre de l’Industrie, Christian Estrosi, et un sénateur, Martial Bourquin, relativement peu au fait de Twitter (Twitter sème la pagaille entre Estrosi et le PS). Ce dernier a interpellé le ministre sur des contenus qu’il (ou plutôt son conseiller) avait posté sur son compte Twitter. Cette polémique montre la non compréhension de part ce sénateur de l’usage qu’il peut être fait Twitter. Reprendre seulement les mots de Christian Estrosi c’est malheureusement s’arrêter à la forme. Bref tout cela prouve une nécessaire évangélisation de ces nouveaux outils pour que d’une les hommes politiques adaptent leur communication et soient prêts à respecter les règles du jeu.

Le procès Clearstream en direct de Twitter

Autre exemple, là encore très médiatique a été celui du suivi en quasi instantané des échanges lors du procès Clearstream. les journalistes et observateurs présents ont en effet largement utiliser Twitter pour relayer quasi minute par minute les échanges : Twitter à la barre du procès Clearstream

Première question : peut-on vraiment chroniquer un procès en étant limité à des échanges de 140 caractères ? Il faut bien avoueur que la plupart des tweets étaient un simple relais commenté du déroulé du procès. Rien en soi de très palpitant. « Tout le monde n’a pas compris qu’en fait, Twitter, c’est un complément. On ne peut évidemment pas suivre tout le procès si on s’y intéresse, juste sur Twitter. C’est beaucoup trop lapidaire. Ce ne sont pas des compte-rendus d’audience. » comme le rappelle Olivier Toscer. Cela me confirme que ces échanges ne peuvent concerner qu’une minorité de personnes, en dehors du sujet abordé et que Twitter de part ce type d’usage ne me semble pas favoriser un usage grand public (cf : Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public).

Deuxième question : est-ce légal de twitter depuis une salle d’audience ? Comme le rappelle Maitre Eolas sur son blog : ” Ce que la loi interdit, c’est de fixer une image ou un son. L’écrit, et le tweet est un écrit, n’est pas concerné, il est même couvert par la liberté d’informer.”

Tout cela confirme à mon sens deux choses :

  • Twitter, au même que d’autres outils Internet, permet de diffuser facilement et rapidement une information. Il semble alors relativement vain de vouloir y poser une censure au niveau du contenus. Par contre, on peut se demander, de la même manière que pour un usage privé, du type de contenu qui peut être diffusé car jugé public ou privé. Est-ce que demain dans une réunion ou événement confidentiel, on sera obligé d’interdire les téléphones connectés à Internet pour éviter toute diffusion d’information ? On est en droit de se le demander…
  • Twitter a de nombreux usages et le “journalisme en temps réel” fait par tous en est un. De la même manière que Lance Armstrong peut devenir un producteur de contenus et un journaliste, n’importe quel internaute est un journaliste en puissance si je prends le terme “journaliste” comme diffuseur de contenu sur un média.

Article également publié sur www.cedricdeniaud.com

Frédéric CAVAZZA

Vers la carte de visite électronique multi-profils avec Poken

Connaissez-vous les Poken ? Mais si enfin, ces petits appareils qui communiquent entre-eux avec des ondes à courte portée :

Les Poken Spark

Les Poken Spark

Ces petits appareils ont été lancés l’année dernière (cf. L’avenir des réseaux sociaux est-il à la puce RFID) et étaient destinés à vous faciliter la drague hors-ligne et élargissant votre “territoire de chasse” en ligne. Bref, tout ça pour dire qu’ils ont entièrement revu leur stratégie et qu’ils proposent maintenant une nouvelle approche beaucoup plus pro avec la nouvelle ligne “Pulse” :

Les Poken Pulse

Les Poken Pulse

L’idée est la suivante : Puisque vous avez toujours sur vous une clé USB (mais si enfin !), pourquoi ne pas la rendre communicante. Il s’agit donc d’une clé USB qui peut détecter des clés semblables à l’aide de la technologie NFC (”Near Field Communication“). Admettons que vous vous rendez à une manifestation (salon pro ou conférence), cette petite clé USB communicante va être capable de vous ressortir l’historique de toutes les personnes que vous avez croisés au cours de la journée (et qui étaient elles aussi équipées). C’est en quelque sorte une carte de visite électronique (et communicante).

Vous vous connectez donc à votre tableau de bord pour avoir l’historique des personnes croisées (la courbe à droite de l’écran) :

Votre tableau de bord personnel

Votre tableau de bord personnel

Ce “traçage” fonctionne dans les deux sens : vous voyez qui vous avez croisé et inversement, vous laissez une “trace” de votre passage. Il ne reste plus ensuite qu’à définir votre ou vos cartes pour que l’on vous recontacte facilement. Il est ainsi possible de paramétrer plusieurs cartes pour différents contextes. Par exemple vous avez ici ma carte “business” (par défaut) auquel il est possible d’associer mes profils de réseaux sociaux BtoB (LinkedIn, Viadeo, Plaxo…) :

Mon profil Business chez Poken

Ma carte "business" chez Poken

J’ai également une carte “casual” avec une autre photo et d’autres profils associés (Facebook, Netlog, Brightkite…) :

Ma carte de visite "casual"

Ma carte "casual" chez Poken

L’idée de centraliser les profils n’est pas neuve (pour mieux contrôler votre identité numérique) mais là ce qui est intéressant c’est ce pont entre le web et les rencontres “physiques”, ou pas ! Et c’est là que ces fameux Poken sont intéressants : vous ne pouvez collecter qu’un nombre minimum de cartes de visite lors d’un salon, mais la timeline des rencontres vous permet de rentrer en contact avec les personnes que vous avez croisé mais pas abordé (”nous nous sommes ratés au salon XYZ…“).

Ce procédé combine donc la proximité des rapports physiques (serrage de louche…) avec la praticité et l’exhaustivité du web (accès direct aux profils…). Un dispositif passif très intéressant pour celles et ceux qui veulent rapidement faire grossir leur réseau.

Les plus sceptiques pourraient me dire que cela existe déjà (plus ou moins) sur les smartphones avec des services comme Goomeo mais le concept n’est pas aussi avancé et la technologie pas tout à fait la même (car reposant sur la capricieuse norme Bluetooth).

Bref, je réitère mon enthousiasme vis à vis de ces dispositifs hybrides (en et hors-ligne) d’industrialisation sociale. Et vous, Do You Poken ?

Bruno CLEMENT

100 000 Fans attendent la nouvelle pub de Nespresso..What else ?

Aujourd’hui est révélée la nouvelle campagne mondiale de l’ami George Clooney pour son café préféré Nespresso.

L’occasion de faire une petite revue du dispositif qui, sans être particulièrement original, est assez complet et plutôt bien réalisé, et qui surfe sur les tendances marketing de “brand content” et de “story telling.”

1- Un site teasing qui pose une question simple aux visiteurs:
Georges Clooney sort de la boutique Nespresso….Que va-t-il lui arriver ?

Nespresso_HP
(Spéciale dédicace à la bande-son que personnellement je trouve très sympa.)

2- Pour le savoir et voter => un seul moyen: Devenir FAN de Nespresso sur Facebook !

Donc un choix assez “radical” (je ne peux voter que si je suis inscrit sur Facebook) qui démontre que le réseau est clairement en train de devenir Mainstream pour certains annonceurs (et c’est une bonne nouvelle ;-) )

Nespresso_Facebook1

3- La marque propose ensuite de voter pour son scénario préféré.

L’interactivité  est de mon point de vu un peu décevante, car très limité:  Je n’ai que 4 scénarios préformatés possibles et ma seule contribution est de voter en laissant mon adresse email…What else ? Nothing !!!

..Un peu dommage quand même quand on utilise un réseau comme Facebook, on aurait pu imaginer quelque chose de plus conversationnel ou “crowdsoursing”…

Nespresso_Facebook_scenario2

4- 100 000 fans sur Facebook…Attendent la nouvelle pub…Et moi, et moi ;-)

En fait, le chiffre exact au moment où j’écris cet article c’est 98 232 fans…

On commence donc à arriver à une volumétrie intéressante qui laisse entrevoir les prémices du SRM (Social Relationship Management). ( Voir article sur le sujet: Social Media Strategy Framework : du CRM au SRM (Social Relationship Management), surtout quand on les commentaires des membres, qui sont dithyrambiques…Bref des VRAI FANS, donc !

Facebook-partage_Nespresso

5- Le dispositif est complété par un flux twitter, plus modeste en terme de followers.

Twitter - NEspresso

…Mais qui a le mérite d’exister ;-)

6- À noter également la présence dans Facebook de la chaîne Youtube de la marque, qui propose des portraits de “Nespresso People” à vocation pédagogique.

Démarche intéressante, destinée sans doute à contribuer à la e-réputation de la marque.

Nespresso_Youtube

Alors que va-t-il arriver à Georges Clooney ? C’est la question qui vous brûle les lèvres ;-) !!!

screen-capture-10

Réponse ci-dessous…ouf, quel suspens !!!


Bon…OK, cette video ne vient pas du canal officiel de Nespresso…Mais c’est la bonne !
Qui a dit que le net était incontrôlable ? ;-)
People power  /-) !

*****************
UPDATE 11:30 – La campagne officielle est en ligne et propose une version longue avec 3 scénarios de fin originaux…Et des dialogues pleins d’humour entre Georges Clooney et John Malkovich visibles ici.

NEspresso_3scenarios

Je vous conseille particulièrement le scénario 3, le plus drôle de tous à mon sens.

Nespresso_Heaven

Frédéric CAVAZZA

Les casual games à l’assaut des réseaux sociaux

Aviez-vous remarqué à quel point les casual games ont envahi les réseaux sociaux ? Il y a deux ans j’avais prédit cette évolution en plaçant les jeux au cœur de la stratégie de séduction / fidélisation des réseaux sociaux mais je ne pensais pas que ce phénomène prendrait une telle importance. Il faut dire que le marché est juteux (cf. The Profitable, $100 Million-A-Year Startup You’ve Never Heard Of) et que les utilisateurs sont accros (Top 25 Facebook Games for November 2009) :

Les 25 plus gros social games sur Facebook

Les 25 plus gros social games sur Facebook

Au cours des derniers mois nous avons donc vu l’apparition puis la mise en avant de sections “Games” dans les réseaux sociaux à commencer par les Skyblogs sur lesquels il y a maintenant un très bel onglet “Poker” :

L'onglet "Poker" des Skyblogs

L'onglet "Poker" des Skyblogs

Plus récemment nous avons vu des orientations stratégiques notables pour d’autres réseaux sociaux qui misent gros sur les social games, et notamment Hi5 (Meet The New hi5: It’s Game Time) :

Les casual games chez Hi5

Les casual games chez Hi5

Mais également Bebo (Bebo Social Games Experience Launches) :

Les social games chez Bebo

Les social games chez Bebo

De même que Netlog qui en plus lance une plateforme de distribution (Netlog launches Gatcha!, a cross-network social game distribution platform) :

Les casual games chez Netlog

Les casual games chez Netlog

Les jeux sont maintenant devenus à la fois le premier vecteur de recrutement et de fidélisation. Ils génèrent de plus des revenus confortables, surtout si les transactions sont intégrées au portail (cf. les coins de Hi5). Même si la croissance est importante, je pense que nous n’avons encore rien vu et que la dérèglementation progressive des paris en ligne va doper encore plus le marché.

Bref, si vous ne vous étiez pas déjà intéressé aux social games, il n’est pas trop tard.

Bruno CLEMENT

Social Media Strategy Framework : du CRM au SRM (Social Relationship Management)

C’est bien connu, une image ou un schéma sont toujours préférables pour faire passer un message, un concept, une idée, un processus.

J’ai trouvé il y a quelque temps ce “Framework” sur le blog de Ross Dowson qui a le mérite de résumer en 1 slide les grands principes d’engagement dans une stratégie de Social Media Marketing:

SMSframeworkv2_500w

La version PDF est téléchargeable ici:

Rien de nouveau sous le soleil en terme d’approche, me direz-vous (en tout cas pour les plus aguerris d’entre vous ) .

Ce n’est pas faux, mais  je constate tellement chaque jour à quel point notre métier peut paraitre obscur et complexe pour mes interlocuteurs, qu’un peu de pédagogie ne fait jamais de mal…Et pour les plus anglophobes, il existe même une version française ici….Donc aucune excuse  ;-)

Ce schéma m’amène naturellement à partager avec vous 2 autres réflexions et inspirations du moment:

1- Give before you get.

Dans ce registre de partage de contenus à valeur ajoutée, je vous invite à lire cet article de David Armano: “GIVE BEFORE YOU GET” l’un des grands évangélistes Américains du Social Media Marketing.

Ce dernier vient de mettre à disposition du marché un grand nombre de schémas conceptuels autour du web et des médias sociaux dans sa galerie Flickr.


Et il en profite pour s’interroger de manière assez sincère sur le fait de mettre à disposition gratuitement ce type de contenus plutôt que de les monétiser.

Sans faire de morale judéo-chrétienne, son constat est assez simple: “Il faut donner pour recevoir”…Et c’est d’autant plus vrai à l’heure d’une économie web drivée par les médias sociaux, donc par l’échange, le partage, la conversation…

Lui-même constate honnêtement que c’est une “pilule difficile à avaler”, pour la plupart des individus et des grandes entreprises, mais c’est la voie de salut possible pour construire une relation durable avec ses clients et les transformer à terme en ambassadeurs/protecteurs de votre marque.

Son expérience personnelle en est la preuve, puisqu’en partageant avec la terre entière une partie de son savoir, il a obtenu un grand nombre d’opportunités de business que s’il était resté muet en cherchant à protéger farouchement ses connaissances.

2- Vers une Stratégie de Social Relationship Management (SRM)

CRM > SRM

Et si finalement c’était ça le nouvel enjeu du marketing relationnel des marques ?

A savoir passer d’une stratégie CRM (Customer Relationship Management)  à une stratégie SRM (Social Relationship Management)..

C’est la question que se pose Brian Solis dans cet article  The Future of the Social Web , suite à une étude Forrester très intéressante accessible ici, qui en résumé distingue 5 grandes phases dans l’évolution du web social:

future of Social Web

..Avec l’émergence à l’horizon 2010/2011 du Social Commerce et du SRM.

Brian Sollis tente une définition que je trouve assez intéressante et je publie telle quelle, en anglais dans la texte, afin de ne pas trahir sa vision par une traduction approximative:

“The Social Web is distributing influence beyond the customer landscape, allocating authority amongst stakeholders, prospects, advocates, decision makers, and peers. SRM recognizes that whether someone recommended a product, purchased a product, or simply recognized it publicly, in the end, each makes an impact on behavior at varying levels.”

SRM is a doctrine aligned with a humanized business strategy and supporting technology infrastructure and platform. SRM recognizes that all people, no matter what system they use, are equal.

Et vous que pensez-vous de ces nouvelles doctrines ?
Faut-il abandonner tout espoir de monétiser directement un contenu ?

Les marques sont-elles vraiment prêtes à se lancer massivement dans une stratégie de SRM ?
…Alors même que les programmes à point, et autres cashback continuent de faire des émules auprès des directions marketing ?

Votre avis m’intéresse ;-)