Cédric DENIAUD

RATP ZeForum : quand la RATP veut redorer son image par le dialogue avec les ingénieurs

Toute cette semaine, la RATP propose aux internautes, sur ZeForumRATP d’entrer en dialogue avec les ingénieurs de la RATP sur un ensemble de thèmes prédéfinis (9 projets identifiés).

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On aime dialoguer sur Internet dans le domaine du transport : RATP et SNCF

On sait que la RATP fait partie de ces entreprises en France, au même titre que la SNCF, qui est le plus en avance en ce qui concerne les opérations de dialogue : Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, à la rencontre des internautes de Opinions & Débats. La RATP, il faut le reconnaître, est clairement aujourd’hui plus dans une “politique de l’autruche” dans les échanges avec les usagers sur Internet que ce que fait la SNCF avec Opinions & Débats par exemple (attention je ne dis pas que l’une ou l’autre des stratégies est mieux que l’autre…).

En effet, plutôt que de porter les conversations sur des aspects négatifs, la RATP a toujours plus valoriser sur Internet les “enthousiastes”, en tout cas les internautes qui souhaitaient collaborer avec elle. La naissance de la Fabrique RATP il y a quelques années s’inscrivait totalement dans cette démarche. On est ici sur un système proche de TGVLab si on fait une comparaison rapide entre RATP et SNCF.

La SNCF et la RATP a travers leurs opérations de dialogue prouvent que les transports sont au centre des considérations des Français et des Franciliens et sur ces questions elles optent vraiment pour un échange avec les usagers (Le pouvoir des conversations)

Je dois reconnaître que j’aime la démarche menée par la RATP qui mixe dialogue et créativité dans la communication et promotion de cette démarche, même si elle reste encore confidentielle au regard du mécontentement des usagers.

Cette semaine, la RATP veut aller plus loin et veut “montrer ses ingénieurs”

La démarche se veut volontairement être un temps fort, propre à fédérer sur un temps restreint les internautes et le maximum de collaborateurs en interne. ce sont donc plus de 1000 ingénieurs qui se prêtent au jeu (volontairement ?).

L’opération se veut résolument orientée autour de l’échange entre les usagers et les collaborateurs de la RATP. Cet échange passe uniquement par la messagerie privée (tchat ou envoi d’e-mail). Il faut au préalable s’être inscrit, soit alors utiliser Facebook Connect.

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C’est là que je vois un certain bémol. En effet, je pense que l’opération aurait pu pousser l’éditorial afin d’éviter à l’internaute de se sentir perdu sur le site. Le principe est d’abord de choisir un thème puis de choisir l’interlocuteur avec lequel on souhaite échanger (sachant que vous voyez si le collaborateur est en ligne ou pas). On choisit donc finalement au hasard pour un échange qui reste privé (et donc non visible des autres internautes). Or, on sait que nombre d’internautes qui viendront sur le site ne participeront pas. Ils viendront, regarderont et c’est là que la partie éditoriale ou la mise en avant de conversations publiques permettraient de mieux valoriser les échanges et le dialogue entre la RATP et les usagers.

Deuxième question que l’on peut se poser est le besoin ou pas de mettre en avant plus de 1 000 collaborateurs.

  • Est-ce pour manager les susceptibilités en interne que l’on dit que tout le monde peut être mis en avant, quelque soit son niveau hiérarchique ?

  • Est-ce pour montrer que derrière la RATP c’est un nombre très important d’ingénieurs qui travaillent tous les jours sur les problématiques liés au transport en Ile de France ? (j’opte pour la réponse positive au regard également des partis pris créatifs et graphiques sur le site)

  • Est-ce pour noyer le poisson et éviter la stigmatisation des critiques des usagers envers des porte-parole ?

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Quoiqu’il en soit, la RATP prouve que l’on peut communiquer autrement à travers des opérations de dialogue. Même si celle-ci est fortement mise en avant sur le site de la RATP.fr, je doute pour autant que les échanges débouchent sur véritablement quelque chose mais est-ce que l’ambition était là ?

Frédéric CAVAZZA

Gravatar se transforme en un réseau social distribué

Si vous êtes un(e) habitué(e) des blogs alors vous devez forcément connaître Gravatar, qui est la contraction de Globaly Recognized Avatar (cf. Mettez des visages sur vos commentaires avec Gravatar). Le but de ce service est d’humaniser les commentaires des blogs en affichant la photo (ou l’avatar) des auteurs des commentaires. Comment font-ils ? Tout simplement en vérifiant si l’email laissé par le commentateur est présent dans leur base (la création de compte est gratuite). Pour la petite histoire ce service a été racheté il y a plusieurs années par Automattic, la maison-mère de Wordpress, et est disponible sur quasiment toutes les plateformes de blog (WordPress, MovableType, TextPattern, Expression Engine, Blogger, LiveJournal…) et les CMS du marché (Joomla, Drupal, Nucleus…). Bref, en quelques années Gravatar est devenue LA technologie de référence pour agrémenter les commentaires d’avatars et pour simplifier grandement la tâche de celles et ceux qui veulent maîtriser leur image.

Maîtriser leur image“, ça fait un peu “gestion de l’identité numérique”, vous ne trouvez pas ? Et c’est justement la direction que l’éditeur a voulu prendre dans la toute récente évolution du service : Gravatar-Powered Profiles. L’idée est donc de lier chacune des ces vignettes (les avatars) au profil des membres :

Les profils publics de Gravatar

Les profils publics de Gravatar

En ce sens Gravatar se positionne donc en concurrence directe avec d’autres services de gestion de profile comme Yahoo! Profiles ou Google Profiles, à la grande différence que les membres de Gravatar (22 millions au dernier comptage) sont déjà massivement présents sur la blogosphère. Or, les blogs étant très bien référencés, les liens vers les profils des commentateurs le seront aussi. Nous sommes donc bien en présence d’un réseau social distribué qui vit et se diffuse au sein de la blogosphère (au même titre que MyBlogLog) : Gravatar Has Just Become an 22 Million+ Strong Social Network.

Voici donc une nouvelle très intéressante car elle ramène la compétition sur un territoire où l’éditeur est en position de force. Pour être plus précis, cela fait un petit bout de temps que je surveille de près Automattic car ils éditent des services et solutions qui ne sont pas aussi médiatiques que Facebook mais sont des piliers des médias sociaux (Wordpress, bbPressPollDaddy…) ainsi que d’autres qui risquent de s’installer durablement et modifier la chaîne de valeur des médias sociaux (BuddyPress, IntenseDebate, GlotPress…). La chaîne de valeur ? Oui tout à fait, celle qui repose sur le contenu (production, traduction, enrichissement…).

Je ne suis pas devin mais j’ai comme l’impression que l’orientation stratégique d’Automattic est de s’imposer comme un maillon essentiel des médias sociaux d’arrière-garde (blogs, forums…) et de laisser les autres s’entre-tuer sur des terrains ultra-compétitifs comme les réseaux sociaux ou le micro-blogging.

Il y a de fortes chances pour que vous ayez déjà un compte Gravatar, je vous invite donc à le mettre à jour en prévision de l’ouverture des profils publics qui devrait arriver très vite.

Bruno CLEMENT

Doyouchat.com, un habile détournement du phénomène Chatroulette

Je ne vous présente plus Chatroulette, le Buzz du moment, où on croise le meilleur du pire en matière d’exhibitionnisme et de voyeurisme.

L’exploitation marketing d’un tel service est assez complexe pour une marque, par son côté incontrôlable, même si quelques tentatives ont été faites, comme pour la marque de mode French Connection.

Doyouchat.com: Où comment le le Mouvement Ni putes Ni Soumises, détourne ce phénomène pour dénoncer les violences faites au femmes.

Le principe est très simple, l’interface est calquée sur celle de Chatroulette: elle semble permettre à l’utilisateur de se connecter de manière aléatoire avec sa webcam à d’autres webcams…et après quelques zappings on tombe sur cette jeune femme avenante qui vous interpelle avec un sympathique “hello!” (ce qui, soit dit en passant, n’arrive jamais sur Chatroulette, ou alors c’est louche…)

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Et c’est là que tout dérape: Un type débarque en arrière plan et commence à brutaliser la jeune femme sous vos yeux. Et vous vous retrouvez  le témoin désarmé d’une scène de violence (conjugale ?) sans pouvoir agir en quoi que ce soit…

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Puis un message vous incite à vous rendre sur le site de Ni putes ni soumises pour agir si vous êtes réellement témoin de tels actes…CQFD !

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Je trouve que cette initiative est vraiment exemplaire pour 3 raisons:

1- Elle met l’internaute dans une posture “expériencielle” (celle du voyeur)…ce qui décuple la force et l’impact du message.

2- “Fish where the fish are” : Elle surfe un phénomène de Buzz auquel a été forcément confronté la cible visée et qui est totalement en phase avec le message à faire passer.

3- Et sans jouer les “pères la morale”, elle pousse à l’extrême le concept de Chatroulette: “La Roulette russe”…Et par conséquent dénonce quelque part aussi le danger de ce type de sites.

A noter que l’idée de cette campagne a été proposé gracieusement par Publicis et qu’elle sera également relayée gratuitement par des banners sur des sites infinitaires de type SkyRock…Ce qui est tout à leur honneur ;-) .

Cédric DENIAUD

Nestlé et sa page Fan Facebook : pourquoi l’échec était-il inévitable ?

Vous avez sûrement entendu parler à la fin de la semaine dernière du “fail” qu’a connu Nestlé sur Fan Page Facebook. de nombreux blogs ont relayé l’histoire, ce n’est donc pas nécessairement l’objet de revenir en détails sur l’histoire. je vous invite à consulter Nestle fails at Social Media et Five lessons from Nestle’s Facebook PR disaster

L’histoire en 4 points

  • Tout est parti d’une vidéo dans le cadre d’une campagne Greenpeace visant à critiquer Nestlé (via la marque KitKat) utilisant de l’huile de palme dans ses produits, cause majeure de la déforestation;
  • Les commentaires et l’invasion sur la page fan Facebook de Nestlé ont alors été très importants;
  • Nestlé, dans un souci de dialogue et de transparence, n’a pas souhaité modérer ces commentaires;
  • Devant le relais important sur la Toile vendredi, Nestlé a fermé sa Facebook Fan Page (le contraire de ce qu’il faut a priori faire – Kit de secours en cas de bad buzz).

Est-il pertinent pour Nestlé d’avoir une Facebook Fan Page ?

Bien entendu, beaucoup de blogs français ont relayé l’information mais en ne se posant pas la première question que l’on devrait se poser à savoir est-il pertinent pour Nestlé d’avoir une Facebook Fan Page. La question peut paraitre silmple avec une une réponse positive évidente (et oui, comment se passer de l’audience potentielle de 400 millions d’internautes ?). Pour autant, à la différence de Coca-Cola, Pepsi, Kinder, Nestlé n’est pas une marque produit mais une marque groupe. En tant que tel, une marque groupe a-t-elle vocation à developper sa présence sur Facebook, lieu BtoC ? Oui, sûrement mais il faut le faire via une communication corporate…

Le besoin de savoir piloter sa conversation

Or, lorsque l’on est une marque comme Nestlé qui doit souvent faire face à certains scandales, cette communication doit être pilotée et même sur Facebook. Piloter sa conversation, cela veut dire guider les conversations et suivre “un contrat social” (Du contrat social ou l’engagement de l’entreprise dans une démarche conversationnelle). C’est ce que fait par exemple très bien SNCF avec debats.sncf.com. Oui, il faut qu’une marque soit transparente, ouverte et accepte les mécontents et les critiques mais il faut le faire sur des lieux dédiés et ne pas mélanger les critiques, les fans, les enthousiastes sur un endroit externe où l’internaute se sent le roi vs la marque. Si encore Nestlé proposait du contenu sur la marque, cela permettrait de guider les conversations dans un sens. Ici, créer une porte conversationnelle permet à chacun de s’y engouffrer…

Le community management : ce n’est pas suivre des règles génériques mais suivre ses propres “guidelines”

Clairement le tort de Nestlé est de ne pas avoir déporté ses conversations sur un lieu où elle peut les gérer dans une vraie démarche conversationnelle. Oui, une marque a le droit de modérer des contenus sur ses outils, dont sa Fan Page Facebook, si ces contenus ne sont pas dans la ligne conversationnelle de l’outil (Quelles règles de modération adopter sur un site participatif ?). Mais cela implique pour ne pas être taxé de censure d’avoir des outils permettant de répondre aux différents types de conversations (critiques, enthousiastes, …). Le résultat en a été que jouer la transparence s’est retournée contre la marque. A force d’écouter de pseudo experts sur la Toile vendre “la tarte à la crème des médias sociaux” (transparence, engagement, …) dans le cadre de généralités, on en arrive à ce que ces généralités soient fausses. Le community management, ce n’est pas appliquer des règles à la gestion de sa marque et des outils sur Internet mais plutôt instaurer pour une marque ses propres guidelines de community management qu’elle doit suivre.

La grande erreur de Nestlé n’est donc pas finalement comme le relaie Greg Pouy (Community Management : le cas Nestlé et de sa page Facebook), son community management. Il n’est que le résultante d’une mauvaise stratégie initale. Nestlé, mais finalement comme toutes les marques, ne voit en Facebook que l’audience et pense être alors dans l’obligation d’y être fortement présente.

Rappelez-vous Dell…

Prenons un exemple bien connu du Social Media que l’on cite souvent comme exemple : Dell. On parle de sa plateforme d’idées (Le modèle direct de Dell appliqué à l’innovation), de ses comptes Twitter (Dell + Twitter = la vidéo), de sa stratégie (Dell + Social Media = 2 vidéos pour mieux comprendre leur stratégie), de ses plateformes dédiées à différentes cibles (Connaissez-vous Digital Nomads de Dell ? et Dell Ideastorm Healthcare)… mais jamais de sa présence Facebook. Pourquoi ?

Dell a compris qu’avoir une stratégie conversationnelle passait par des vrais outils dédiés. Attention, je ne dis pas qu’une conversation ne peut pas avoir lieu sur Facebook, mais Dell a su analyser avec pertinence son historique de conversations (qui était plutôt négatif lors de la mise en place de leur stratégie) et avoir une vraie stratégie engageante et volontaire en se demandant comment entrer en conversation avec ses différentes cibles.

Et c’est là que la réflexion aujourd’hui échappe aux marques et agences. Pour échanger souvent et régulièrement avec des personnes œuvrant dans le Social Media, ce sont toujours les mêmes mots autour des outils qui reviennent. J’intervenais la semaine dernière à la conférence Social Media Aces où j’ai axé mes deux interventions (voir la synthèse des présentations) autour du fait de ne pas avoir les médias sociaux comme seulement des outils de promotion et de communication mais comme de vrais outils marketing dans une démarche Social CRM. Il faut le constater aujourd’hui même les opérations les plus intéressantes sur Facebook restent dans une démarche très orientée autour de l’image et donc de la communication alors qu’il y aurait tellement mieux à faire.

Bruno CLEMENT

8 tendances digitales qui vont tout changer…

Je suis tombé hier sur cette présentation de Jeff Hilimire, Chief Digital Officer de l’agence Engauge, basée à Atlanta.

Les plus “affutés” d’entre vous n’apprendront sans doute pas grand chose, mais cette présentation a le mérite de synthétiser 8 grandes tendances des pratiques digitales du moments, avec une bonne approche pédagogiques.

Les 8 tendances en questions, avec mes commentaires:

Trend #1: Facebook is killing it!

Eh oui, avec 400 Millions d’utilisateurs,  Facebook  est devenu tellement mainstreet que son audience a dépassé celle de Google aux USA au mois de Mars.

Facebook est désormais un véritable éco-système en soit, tendance largement démontré par le succès du social gaming type Farmville, et qui devrait encore s’accélérer avec l’arrivée de la monnaie virtuelle, du e-commerce, et le développement du SRM (Social Relationship Management) via les Fans Pages….Et si c’était le grand retour des modèles 1ères génération à la Compuserve ou AOL ;-) ?

Trend #2: Lifestreaming!

Personnal branding + interconnexion des flux + Real Time web: 2010 est l’année de généralisation de l’identité numérique. Une tendance lourde qui contribue massivement au rééquilibrage de la relation entre les marques et ses clients, et qui pose aussi une question de fond en terme de RH pour les entreprises…Pas simple a aborder d’un point de vue marketing.

Trend #3: Checking In!

Ah..Foursquare ! Le truc vraiment hype du moment…Il fallait bien que la géolocalisation apparaisse dans le Real Time Web avec l’émergence du web mobile…Si la pratique se généralise, Il y a là une véritable opportunité de réconcilier le “Clic & le Mortar” (ça faisait longtemps que je n’avais pas utiliser ce terme ;-) )..Par exemple avec des actions qui récompensent le trafic vers un point de vente par le biais du “Check-in”

Trend #4: Visual Search!

Le nouveau graal des interfaces riches. Clairement une tendance de fond, si on s’en tient au fait que 60 à 70% de la compréhension d’un message passe par l’image chez l’individu…Un grande opportunité pour les marques de créer des expériences utilisateurs encore plus immersives, notamment en e-commerce…Allez faire un tour sur le site InterfacesRiches.fr de Fred pour voir plein d’exemples intéressants.

Trend #5: Social games!

La cash machine du moment: exploiter le social graph des internautes sur Facebook pour développer des jeux massivement sociaux. Plus de 80 millions de joueurs à Farmville..dont 2% achètent des tracteurs, des cochons, des vaches virtuelles…et génèrent ainsi des dizaines de millions de revenus nets pour Zynga en quelques mois.

Trend #6:Augmented reality!

Mon dada personnel du moment…Énorme potentiel marketing, la réalité augmentée est déjà largement exploitée partout, sur les packagings des marques, en vitrine, en tatouage, sur les cartes à collectionner, sur le Tee-shirt…Sans parler des applications Iphone/Androïd et des jeux videos…Tout le monde s’y met et ce n’est que le début d’une longue, longue traîne avec l’amélioration de la technologie.

Trend #7: Google Wave & Google Buzz!

Ce qui est sûr c’est que ces 2 services correspondent à une tendance forte en termes d’usages et de besoins des utilisateurs: Une relation plus collaborative et moins itérative (Google wave), et l’agrégation des flux RTM (Google Buzz)…Ensuite,  personnellement je ne suis pas hyper fan de l’ergonomie de Wave à la pratique…et j’ai du mal à percevoir l’intérêt d’un Google Buzz quand on a déjà Facebook, Twitter, friendfeed, posterous, Tumblr, Foursquare etc…

Trend #8: Sh!t you’re not ready for that !

Eh oui…qui aurait pu prévoir autant de succès et de Buzz autour de Chatroulette !!!…Comme quoi les idées les plus simples sont souvent les meilleures. Bon évidemment avec 15% de pervers , y’a pas forcément de quoi s’en réjouir mais bon…Certaines marques ont déjà tenté leur chance, comme French Connection, mais il faut aimer le risque ;-)

Avec le succès les premiers clones arrivent, notamment le Français Camtoya…qui offre la possibilité de Chatter à 4...Waaouh, ça nous promet de belles soirées en perspectives !!!

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J’ajouterais peut-être une 9ème tendance:

L’ émergence d’un nouveau mode de consommation du web: La tablette multi-touch

Car même si l’IPad est très controversé avant même d’être lancé, les 120 000 pré-commandes le 1er jour de l’ouverture sur l’ AppleStore, ainsi que les me-too qui arrivent chez les concurrents type Dell, semblent démontrer l’intérêt du produit et de son usage…

Du reste, si vous ne pouvez attendre sa sortie en Europe, vous pouvez tenter de l’acheter aux US par cet intermédiaire de Borderlinx dont le modèle économique est particulièrement original.

Cédric DENIAUD

Vers une intégration toujours plus poussée des médias sociaux dans les sites de marque : Twitter @anywhere

Les médias sociaux ce ne sont pas juste des outils externes à votre site, qui vivent indépendamment dans une seule stratégie de promotion et relais de vos contenus / offres / services. Les intégrations sont toujours plus poussées et toujours plus fortes, comme nous avons déjà eu l’occasion de vous le présenter.

A travers ces exemples, on comprend que bien entendu les sites de marque ne sont pas mort (Va-t-on vers la mort des sites Internet de marque ?) et que les agences qui arrivent avec une promesse de ne pas vous vendre de site et seulement des opérations sur les médias sociaux ne voient pas les médias sociaux dans votre écosystème Web où vous devez avoir un hub. Ce hub est joué par votre site qui bien entendu par contre doit évoluer pour devenir un hub social et conversationnel.

Twitter @anywhere

L’annonce hier par Twitter du lancement de @anywhere confirme cette tendance (voir annonce sur le blog officiel de Twitter) Malgré sa forte croissance (de 2,5 millions de tweets début 2009 à 50 millions de tweets début 2010), Twitter peine à fidéliser ses utilisateurs (73% des inscrits ont posté moins de 10 tweets comme je l’indiquais dans Quelques chiffres méconnus sur Twitter). Ainsi, prochainement, des sites comme eBay, Amazon, Digg, Bing, Yahoo! intégreront Twitter en leur sein.

L’avantage est de rendre ainsi les sites encore plus conversationnels en y intégrant un outil de microblogging (et ainsi capter encore plus l’internaute sur leur site), et pour Twitter développer l’usage de son outil afin de le démocratiser (Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public).

L’utilisation de ses identifiants Twitter pour s’identifier sur le site (à la manière de Facebook Connect) apportera un autre bénéfice et confirme la concurrence entre Twitter et Facebook sur les systèmes de délégation d’identification.

Stribe : module communautaire

Stribe est une société française encore peu connue et qui pourtant commence à cumuler les prix (notamment prix de la meilleure Start-Up au dernier Web’09). Stribe propose un service pertinent que l’on pourrait simplifier en disant que c’est un module communautaire plug and play. Aujourd’hui les fonctionnalités sont surtout axer autour de la partie chat et messagerie privée mais la promesse de développement fait qu’il faudra suivre en 2010 le développement de cette jeune start-up.

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Ce qui est intéressant à travers ces deux exemples, c’est la complémentarité recherchée entre les outils. Plutôt que de redévelopper ad hoc un service similaire, les sites comprennent l’importance de fonctionner à travailler dans un ecosystème.

Le mouvement inverse : vers plus d’intégration sur Facebook

Dans un mouvement inverse, mais finalement complémentaire, on voit certaines marques intelligemment développer leur contenu sur Facebook ou en tout cas adapter leur offre à ce réseau social, on le sait très captif et regroupant les principaux usages actuels du web (réseau, partage, ludique, …). On peut par exemple citer :

  • 1800-flowers.com qui propose sur Fan Page Facebook une boutique intégrée. L’acte d’achat de la sélection du produit au paiement (en passant par heure et lieu de livraison) est intégrée dans un module applicatif accessible depuis l’onglet “Shop”. Pratique pour des sites proposant un acte d’achat dit simple (peu de recherche dans la sélection du produit, faible profondeur du panier d’achat, achat peu engageant).

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  • GetSatisfaction qui propose un service de ideagora et de questions / réponses se lance dans un service intégré à Facebook (cf : GetSattisfaction turns Facebook Fan Pages into Customer Support hubs). Ainsi, demain sur votre Fan Page, vous pourrez véritablement proposer un service client plus poussé en gardant l’utilisateur sur Facebook. On le sait que la majorité des fans sur Facebook sont clients de cette marque (52% selon l’étude réalisée en février par FullSIX )
Bruno CLEMENT

Vous avez dit “sérendipité” ? – L’art de trouver de que l’on ne cherche pas !

Je dois reconnaitre que j’ai appris un nouveau concept hier : “La Sérendipité“.
Grâce à Henri Kaufman interviewé dans le cabinet des tendances de Darkplanneur TV au sujet de son bouquin “Internet à tout changé” (cf video ci-dessous).

La sérendipité ou “L’art de trouver ce que l’on ne cherche pas”

Ce concept vient d’un néologisme anglais la “serendipity”, un mot inventé en 1754 par le philosophe anglais Sir Horatio WALPOLE, pour qualifier la faculté qu’ont certains de trouver la bonne information par hasard, un peu sans la chercher.

Quelques exemples historiques fameux me viennent en tête: Christophe Colomb qui découvre l’Amérique en croyant rejoindre les Indes, Le Post-It trouvé par hasard lors de recherches sur un produit totalement différent, ou bien encore le Viagra conçue a l’origine pour guérir les angines de poitrine !!!

Quel rapport avec le web social me direz-vous ?…Et bien TOUT !

En fait quand on y réfléchit, TOUT le web (social ou pas) ramène à la sérendipité

- Le principe fondateur même du web, L’Hypertexte,  est porteur de ce concept:

On clique, on reclique, on re-reclique et on fini par trouver une info, un site, un service, une personne, un produit que l’on avait absolument pas en tête quelques minutes auparavant et qui tout d’un coup nous semble génial et totalement indispensable..

- De nombreux sites web majeurs se sont développés sur ce principe sérendipité:

Flickr par exemple, a été conçu d’abord comme un ChatRoom avec la possibilité d’échanger des photos…Et que dire de Facebook, à l’origine simple trombinoscope pour les étudiants de Harvard

- Le Real Time Web repose totalement sur ce concept…Mieux il l’accélère:

On “follow” de parfait inconnus sur Twitter, on “RT” des tweet qui nous semblent intéressant…Chaque seconde, des milliers d’avis, de liens, de photos, de videos circulent de plateformes en plateformes…Et pour ma part, je dois dire qu’il ne se passe pas une journée sans que je ne découvre un truc intéressant que je ne cherchais pas !

- Le modèle économique dominant du web 2.0, le “Freemium”, exploite complètement ce phénomène:

Puisque la plupart des gens trouvent et adoptent des services presque par hasard, autant leur simplifier l’accès en leur proposant d’utiliser ces même services gratuitement..Puis les inciter à payer pour en avoir un peu plus s’ils sont satisfait.

Si je regarde mon exemple personnel, la plupart des services que j’utilise et pour lesquels j’ai fini par payer ont été trouvé au hasard de mon vagabondage digital et reposent sur le modèle du Freemium: :Feedly, Tweetie, Remember the Milk, Spotify, Drop.io, Prezi

- Même le Buzz du moment, Chatroulette, est l’illustration parfaite de la sérendipité

S’il y a bien un endroit ou l’on trouve ce que l’on ne cherche pas…c’est bien Chatroulette ! Et force est de constater que le succès est énorme, malgré les dérives sexuelles condamnables ( A moins ce que soit le sexe qui soit le moteur du succès de Chatroulette..du coup ça tue mon argumentation, car on sait ce qu’on va y trouver ;-) )

- Pour finir, je pense même que l’addiction au web est liée à la sérendipité.

Car au final qu’est-ce qui nous pousse tous à ouvrir nos navigateurs chaque matin ? Si ce n’est d’aller de surprises en surprises espérant tomber sur une pépite que l’on se précipitera de partager avec notre entourage proche ou moins proche ?

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Pour conclure, je vous propose de découvrir un site musical exceptionnel, From the Basement, que j’ai découvert par hasard au fil des publications des mes “friends” sur Facebook…Une belle illustration de l’art de la sérendipité…Car il y a fort à parier que vous nous vous attendiez pas a découvrir ce site sur ce blog et dans cet article ;-)

Le hasard fait bien les choses non ? Enjoy :-)

From the Basement

Frédéric CAVAZZA

2010, année décisive pour Facebook

Ces derniers temps il n’y a guère que Chatroulette pour nous faire oublier Facebook, en vain. Il faut dire que le rythme de croissance de Facebook est toujours aussi important et que l’on approche tranquillement la barre des 400 millions d’utilisateurs. Avec un tel volume d’activité nous pourrions nous dire que Facebook est une locomotive lancée à pleine vitesse, que rien ne peut lui arriver, que ce service est insubmersible… tout comme le Titanic l’était à son lancement !

Plus sérieusement Facebook semble plus puissant que jamais, et il faut bien reconnaitre qu’il concentre à la fois l’audience mais également l’attention des médias, une configuration magique qui fait tourner la tête des analystes (Facebook Will Be Worth $35 Billion To $40 Billion When It Goes Public Next Year, Investors Predict). Cette valorisation est-elle crédible ? Difficile à dire car il reste encore beaucoup trop de zones d’ombre dans la stratégie du roi des réseaux sociaux (à l’image des affaires qui commencent à sortir sur le fondateur : Mark Zuckerberg Will Personally Hack Your Facebook Account).

Plus que jamais Facebook est à un tournant de sa carrière et va devoir réussir deux gros challenges au cours de cette année 2010 qui vont conditionner son entrée (ou non) en bourse : Le lancement des Facebook Credits et la gestion de son exposition médiatique.

Facebook Credits, la clé de la rentabilité ?

Facebook gagne de l’argent, ce n’est un secret pour personne. Le chiffre d’affaires annuel pourrait ainsi dépasser le milliard de dollars : Facebook Revenues Up to $700 Million in 2009, On Track Towards $1.1 Billion in 2010. OK très bien, mais il ne faut pas confondre chiffre d’affaires et bénéfices, ce sont deux notions très différentes surtout lorsqu’il faut financer une infrastructure utilisée quotidiennement par 400 millions d’utilisateurs. Il convient donc de s’intéresser aussi aux charges d’exploitation ainsi qu’à l’endettement (chiffres qui ne sont pas et ne seront pas dévoilés avant un petit bout de temps). Puisqu’il n’est pas possible de bâtir des hypothèses sur ces chiffres, intéressons-nous aux variations de ceux que l’on connait :

Ventilation du C.A. estimé de Facebook

Ventilation du C.A. estimé de Facebook

Ce n’est pas tant le montant du bas de tableau que les variations qui sont ici révélatrices et je rejoins tout à fait l’avis d’Alexis : Facebook gagne de l’argent, mais ne rassure personne. Trois choses sont à noter dans ce tableau :

  • Les revenus en provenance de Microsoft sont divisés par 3 (une stratégie de retrait est-elle en préparation ?) ;
  • La vente de biens virtuels est en dégringolade (une ré-évaluation sévère des estimation ?) ;
  • La majeure partie des revenus reposent sur de la publicité ciblée ou à la performance.

Ceci nous laisse donc avec une très grosse part de revenus qui dépendt de l’exploitation de données personnelles / comportementales pour le ciblage ou de l’intrusion dans la consommation quotidienne des services (au travers de la publicité à la performance qui à obligation de performer pour rapporter de l’argent). Traduction : Pour bien gagner sa vie Facebook devra exploiter sans vergogne le social graph des utilisateurs, mauvais signe car synonyme d’instabilité et de grogne de la communauté d’utilisateurs.

À moins qu’ils parviennent à dégager des revenus importants d’une source non-intrusive : les Facebook Credits. En généralisant sa monnaie virtuelle Facebook pourrait ainsi s’assurer d’un arrivage régulier et conséquent de cash (cf. 20% of Facebook gamers spend money, an average of $35 per month et Facebook to Take 30% Cut of Developers’ Facebook Credits Revenues). Les Facebooks Credits seraient ainsi la vache à lait de la plateforme, une hypothèse viable à condition d’intégrer les micro-transactions dans les gènes de la plateforme (à l’image de Xanga ou Hi5), ce qui est loin d’être le cas car jusqu’à preuve du contraire Facebook est le royaume du tout gratuit.

Quant on parle de micro-transaction les regards se tournent vers les social games, véritables poules aux oeufs d’or qui attisent les convoitises et pour lesquels l’intensité concurrentielle  est terriblement élevée. Entre EA qui rachète Playfish et Zynga qui aimerait bien prendre ses distances avec Facebook en lançant Farmville.com, la situation risque d’être de plus en plus tendu pour Facebook dont le rapport de force va progressivement diminuer face à ces éditeurs.

Rajouter à cela les problèmes d’évasion fiscale et autres dérives liées aux monnaies virtuelles et vous obtenez un casse-tête juridico-fiscal à très grande échelle, en fait dans tous les pays où est implanté Facebook et où les gouvernements cherchent désespérément de nouvelles sources de revenus pour financer les solutions de sortie de crise. Bref, ça ne va pas être simple et Facebook manque cruellement de soutiens industriels / politiques.

Vers une explosion de la bulle médiatique ?

Jusqu’à présent Facebook bénéficiait d’une presse largement favorable. Oui mais voilà, le vent tourne et l’on commence à compter de plus en plus de détracteurs contre Facebook dont la réussite agace et dont le fondateur emblématique est maintenant la cible d’attaques savamment orchestrées : Le fondateur de Facebook: “Saboteur, pirate et traître”.

Je pense que nous n’en sommes qu’au tout début d’une nouvelle mode de Facebook-bashing dont on atteindra l’apogée à la sortie du film The Social Network au troisième trimestre. Cette probable future mauvais presse a toutes les chances de peser sur les investissements publicitaires ou plutôt sur la façon dont les annonceurs vont appréhender la plateforme.

D’ailleurs nous commençons déjà à en voir les premiers effets avec une pression toujours plus forte des éditeurs d’applications et de jeux pour récupérer l’email des utilisateurs (et s’assurer ainsi une “porte de sortie”) ou avec l’utilisation détournée de Facebook Connect (cf. Astuce : Utiliser Facebook Connect pour de la pré-inscription). Le but de ces manoeuvres est ainsi de réduire voir de supprimer la dépendance à Facebook et à ses conditions générales d’utilisation qui évoluent au fil des temps (dernière évolution en date : La limitation des notifications par les applications tiers - Facebook Kills Comment Reply Notifications Within Applications).

La stratégie du suiveur réactif en question

Dans un contexte aussi instable, les équipes de Facebook devront déployer des efforts considérables pour rassurer / séduire les marchés financiers en prévision d’une IPO. L’introduction en bourse est-elle une étape obligatoire ? Oui je le pense car Facebook va avoir besoin d’une très grande quantité de liquidités pour soutenir son rythme de croissance (renouvellement et ouverture de nouveaux data-centers, R&D, recrutement des meilleurs talents…) sans aggraver son endettement ou céder encore plus de liberté à des investisseurs institutionnels.

2010 va donc être une année décisive pour le roi des réseaux sociaux qui va non seulement devoir stabiliser son modèle économique mais aussi subir une pression concurrentielle toujours plus forte des géants comme Google, Microsoft ou Yahoo! qui rêvent de revenir dans la course aux applications sociales. Il y a plusieurs façon de faire mais les équipes de Facebook semblent opter une nouvelle fois pour la tactique du suiveur réactif avec le lancement prochain d’un service de localisation : Facebook to Launch Location Features Next Month (après Twitter, ils s’attaquent donc à Foursquare et Gowalla).

Cette fuite en avant ne risque-t-elle pas d’affaiblir encore plus Facebook en étendant sa couverture fonctionnelle et le rendant ainsi encore plus vulnérable ? Quelle sera la prochaine étape : Un service concurrent à Chatroulette ?

Avec cette stratégie de mimétisme (ils implémentent les fonctionnalités qui fonctionne bien chez les autres), Facebook perd petit à petit son âme d’innovateur pour se complaire dans celle du supermarché du web social. Avec une telle stratégie il est clair qu’ils parviennent à drainer une audience considérable en banalisant les outils à succès du web social auprès des adopteurs tardifs et de la majorité tardive.

La courbe d'adoption des nouveautés

La courbe d'adoption des nouveautés

Une posture intéressante pour un service dont le modèle repose sur la taille critique, mais qui va les éloigner des précurseurs et autres initiateurs de tendances (les fameux influenceurs). Dommage car ce sont justement eux que les marques cherchent à identifier / pister / cibler. En basculant de l’autre côté du chasm, Facebook risque de s’enliser dans une situation de marché inconfortable où les tendances seront détectées sur d’autres plateformes et où les marques feront évoluer leurs campagnes en conséquences sur Facebook en croisant les doigts pour que cela fonctionne bien auprès de la “masse”.

Il n’y a pas de mal à vouloir se positionner comme le supermarché du web social, d’autres y sont parvenus (Amazon sur le e-commerce, Yahoo! sur les services en ligne courants) mais avec des efforts et des moyens considérables. D’où l’obligation de lever beaucoup d’argent en bourse pour viabiliser cette posture, d’où la nécessité de stabiliser le modèle économique. Retour à la case départ. Facebook ne fait que repousser l’échéance en augmentant sa base d’utilisateurs (“avec autant de membres, nous trouverons bien un modèle viable“).

Pourtant il faudra bien un jour où ce service devra définitivement abandonner son côté start-up et montrer un visage plus “corporate” pour rassurer les marchés financiers et trouver les liquidités nécessaires à sa transformation. Affaire à suivre…