Je ne vous présente plus Chatroulette, le Buzz du moment, où on croise le meilleur du pire en matière d’exhibitionnisme et de voyeurisme.
L’exploitation marketing d’un tel service est assez complexe pour une marque, par son côté incontrôlable, même si quelques tentatives ont été faites, comme pour la marque de mode French Connection.
Doyouchat.com: Où comment le le Mouvement Ni putes Ni Soumises, détourne ce phénomène pour dénoncer les violences faites au femmes.
Le principe est très simple, l’interface est calquée sur celle de Chatroulette: elle semble permettre à l’utilisateur de se connecter de manière aléatoire avec sa webcam à d’autres webcams…et après quelques zappings on tombe sur cette jeune femme avenante qui vous interpelle avec un sympathique “hello!” (ce qui, soit dit en passant, n’arrive jamais sur Chatroulette, ou alors c’est louche…)

Et c’est là que tout dérape: Un type débarque en arrière plan et commence à brutaliser la jeune femme sous vos yeux. Et vous vous retrouvez le témoin désarmé d’une scène de violence (conjugale ?) sans pouvoir agir en quoi que ce soit…


Puis un message vous incite à vous rendre sur le site de Ni putes ni soumises pour agir si vous êtes réellement témoin de tels actes…CQFD !

Je trouve que cette initiative est vraiment exemplaire pour 3 raisons:
1- Elle met l’internaute dans une posture “expériencielle” (celle du voyeur)…ce qui décuple la force et l’impact du message.
2- “Fish where the fish are” : Elle surfe un phénomène de Buzz auquel a été forcément confronté la cible visée et qui est totalement en phase avec le message à faire passer.
3- Et sans jouer les “pères la morale”, elle pousse à l’extrême le concept de Chatroulette: “La Roulette russe”…Et par conséquent dénonce quelque part aussi le danger de ce type de sites.
A noter que l’idée de cette campagne a été proposé gracieusement par Publicis et qu’elle sera également relayée gratuitement par des banners sur des sites infinitaires de type SkyRock…Ce qui est tout à leur honneur
.
michel v a dit :
Pour info, ça fait bientôt trois ans que le réseau Skyblog s’appelle Skyrock.
(Oui, ça passe vite.)
D’ailleurs si vous pouviez vous passer le message entre « experts des médias sociaux » ce serait tro kewl lol, tmtc.
Lire encore « Skyblog » ça fait mec/nana qui connait vaguement de nom mais qu’est plus allé voir depuis 2005.
À part ça, jolie campagne.
Je préfère ça qu’une utilisation buzzesque déplacée de Clara Morgane…
Un peu tatillon a dit :
Il faut arrêter avec cette expression “fish where the fishes are”, rien de plus pitoyable que les slogans en “broken english”. En anglais le pluriel de FISH n’est pas FISHES mais…. FISH
Alors arrêtez de faire circuler cette maxime idiote, en pompant sans vergogne, mais maladroitement la présentation du gourou Jeremiah Owyang http://www.web-strategist.com/blog/2009/03/24/social-media-marketing-storyboard-1-fish-where-the-fish-are/
L’agence No Site en a même fait son mot d’ordre, heureusement qu’ils n’ont pas de clients anglophones, ils passeraient vraiment pour des cons…
Pour ce qui est de l’article vous dites des choses assez justes, mais vous êtes un peu avare en analyse.
Rouge Le Renard a dit :
Pitoyable le chatroulette,
jusqu’où va-t’on descendre ?
Bruno CLEMENT a dit :
@michel v: coquille corrigée.
On peut aussi se poser la question du du pourquoi (du point de vue de la marque) après tant d’année de nombreux professionnels (et utilisateurs) continuent d’appeler ce réseau Skyblog
@un peu tatillon:
J’ai corrigé également l’anglicisme.
Je ne connaissais pas cette présentation de Jeremiah Owyan, merci de l’avoir partagé avec nous…je connaissais celle de Chris Brogan: http://www.chrisbrogan.com/fishebook/ ..Lequel a “pompé” l’autre à votre avis
?
Du reste, je vous recommande vivement la lecture de son dernier bouquin “Trust Agent”
Sur l’analyse que vous trouvez un peu “avare” il ne tient qu’a vous de la compléter, l’espace commentaire sert à ça aussi
Cédric DENIAUD a dit :
Sur l’analyse, peut être pour appuyer et compléter ce qu’a présenté Bruno, le but recherché était clairement le buzz. Une association a besoin d’émerger du bruit médiatique créé par les autres opérations associatives (je ne vais pas citer Pierre Bergé). Il faut effectivement constater que n’importe quelle association se retrouve plus ou moins en “concurrence” (le mot n’est pas le bon, j’en conviens…) avec d’autres opérations associatives.
On comprend alors que, utiliser un outil qui “faisit le buzz” depuis quelques semaines à savoir ChatRoulette, permettait de faire parler de l’association. L’opération n’a rien de fantastique en soi, mais comme dit Bruno ca produit son petit effet. Au final, il n’y aura probablement qu’un nombre limité de personnes qui ira voir la vidéo mais le plus important, et ce que recherchait l’association ici, était de faire parler de soi (retombées presse et digitales)… De ce coté là, l’essai semble transformer.
zineb a dit :
un principe simple mais très impactant qui s’insipre d’un site complètement inutile comme Chatroulette pour passer un message fort et attirer l’attention sur des faits peu connus par tout le monde …
Le + : ce côté expérientiel qui fait vivre le moment en live …
très bonne idée et très bonne analyse bruno
Benjamin Jubé a dit :
Suis-je le seul à être choqué par le fait que l’internaute soit pris en otage face à la scène ?
Audrey a dit :
Être plus choqué par Doyouchat, qui véhicule un message plutôt que par Chatroulette.
De ce que j’entends je ne veux même pas aller me faire une idée de cette ignominie!
Michelle a dit :
Je suis tout à fait d’accord avec toi, Benjamin. C’est la première chose à laquelle j’ai pensé quand j’ai vu la vidéo du Chatroulette Killer (je me permets l’anglicisme un peu tatillon, je suis américaine
) mais personne sur l’écran n’a apparu avoir le moindre souci pour la fille en face..
Merci de partager cette initiative, Bruno
Apres Chatroulette, Doyouchat.com -- Blog du DeveloppeurWeb.fr a dit :
[...] et suite sur -> http://www.mediassociaux.com/2010/03/25/doyouchat-com-un-habile-detournement-du-phenomene-chatroulet… Tags: Chatroulette, Doyouchat « Télé 7 jours teste la réalité [...]