Johann OUAKI

Nicotinell se lance sur Facebook avec de l’advergame

En lisant 20minutes ce matin, je suis tombé sur des insertions Nicotinell (gommes à mâcher pour arrêter de fumer). Une motarde et son avatar en pleine 4ème de couv’ qui nous renvoient sur facebook pour arrêter de fumer.

A priori une bonne idée car lorsque quelqu’un décide d’arrêter de fumer le plus dur c’est de ne pas craquer. Facebook étant disponible assez simplement et (presque) de n’importe où, je me suis dit que l’utiliser comme coach pour arrêter de fumer serait une idée à creuser.

Seulement voilà, première déception quand je décide de partir à la recherche de Nicotinell sur facebook et que je ne trouve rien : rien ne sort quand on tape nicotinell dans le moteur de recherche, rien non plus en rapport avec la marque quand on tape « arrêter de fumer ». Le seul moyen que j’ai trouvé pour découvrir l’application a donc été d’entrer l’ url inscrite en tout petit sur le visuel.

Bref, une fois l’application installée on se crée un avatar qui participe à un jeu sans intérêt où l’on doit éviter les cigarettes qui tombent et récolter des cœurs.

Rien de passionnant ni d’impliquant. Une fois la partie terminée, la marque réapparaît et nous conseille d’arrêter de fumer.

Le principal atout de l’advergame est de faire participer et donc d’impliquer le consommateur dans la communication de la marque. Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que pour impliquer quelqu’un il faut d’abord l’intéresser. Un jeu qui n’apporte rien (drôle, novateur, …) n’a pas grand intérêt.

Il en est de même pour la création de l’avatar, quel est l’intérêt de créer un avatar personnalisé, surtout avec un choix si limité, alors qu’avec un avatar générique, l’application se présenterait exactement de la même manière.

Enfin, si j’avais un conseil à donner aux marques qui se lancent dans les médias sociaux, ce serait de simplifier au maximum la tâche aux internautes. Même si facebook est utilisé par beaucoup d’internautes, et même si ce n’est pas un site très complexe, on a vite tendance à se perdre et surtout à perdre patiente. Je trouve très dommage de perdre le lecteur qui a vu cette annonce presse et qui abandonne lorsqu’il arrive sur facebook parce qu’il ne trouve pas l’application…

Vous l’aurez compris, je trouve cette campagne un peu déceptive car il y avait là de nombreux éléments qui auraient pu faire de cette campagne une bonne campagne.

Johann OUAKI

Les médias sociaux sous la pluie

Avec l’arrivé d’internet et de ses premières années de rentabilité, beaucoup d’entrepreneurs ont décidé de se lancer dans l’aventure du online en tentant d’adapter les modèles (économiques, sociaux ou autres) ayant déjà fait leurs preuves dans la vie réelle. Ce qui est intéressant c’est qu’aujourd’hui c’est l’inverse qui commence à se produire : on s’inspire des idées du web pour les recréer dans la vie réelle.

Mais un phénomène encore plus intéressant est de voir ce qu’un modèle devient lorsqu’il est originalement issu du monde réel, puis adapté sur le web pour enfin être réadapté dans la vie réelle pour donner naissance à un concept finalement différent de l’original.

C’est ce qui pourrait rapidement se passer avec les médias sociaux.

Beaucoup pensent qu’internet a donner naissance à ces formes de regroupements sociaux, ce qui n’est pas tout à fait exact. Voilà plusieurs années que les soirées networking pour professionnels existent et que les soirées pour célibataires font fureurs, et ce bien avant que viadeo.com et autres meeting.fr n’arrivent. Internet a « seulement » offert la possibilité d’accroître le nombre de participants, de facilité la rencontre et l’échange, …, de multiplier les possibilités et opportunités.

 

Que se passerait-il si aujourd’hui on décidait de s’inspirer de ces médias sociaux virtuels et de leur succès pour les réadapter dans la vraie vie ?

 

Serait-il étonnant de mettre à la vue de tous notre humeur du moment ou nos envies ?

Si les gens se promenaient avec un parapluie au-dessus de la tête, qui, en fonction de sa couleur, indiquerait si notre disposition à rencontrer des étrangers, si on est célibataire ou si au contraire on est dans un de ces jours où il vaut mieux que personne ne nous accoste.

 

C’est l’idée que met en avant le site 90mobilesin90days.com en proposant ses « data umbrellas ». Un parapluie, contrôlé depuis notre portable, qui indiquerait notre humeur du moment.

Personnellement je ne suis pas convaincu par le parapluie. L’idée est très intéressante et je crois savoir que les constructeurs de téléphones mobiles se penchent sur le sujet de la disponibilité et de l’humeur depuis quelques années.

Affaire à suivre donc …

 

 

Johann OUAKI

What the f**ck is social media ?

Voici une présentation remarquable qui a retenu toute mon attention d’une part pour son format original mais aussi et surtout pour son contenu qui me semble assez complet et très pertinent.

So, what the f**ck are you waiting for checking this out ?

Johann OUAKI

Facebook un monde sans complexe

Un des éléments les plus frappants lorsqu’on visite les fiches de nos “amis” sur Facebook c’est de voir à quel point certains (beaucoup) mettent à la vue de tout le monde des détails de leur vie privée. Sur la fiche d’un ami, on a souvent accès à ses photos, à la liste de ses amis, au descriptif de son parcours scolaire et professionnel, aux groupes auxquels il a adhéré, à ses envies, ses goûts musicaux… Bref, tout un tas de renseignements personnels qui nous fournissent non seulement des informations sur l’identité civile de notre ami mais aussi sur ses goûts, sur ses envies, et en lisant les messages postés sur son mur on a même accès à des bribes de conversations avec ses autres amis.

Pour quelle raison nous amusons-nous à étaler à ce point plusieurs facettes de notre personnalité à la vue de tous ?

Avez-vous déjà eu l’occasion de vous voir en vidéo ? Pour la plupart d’entre nous, la première fois où l’on se regarde en vidéo, la même remarque nous vient à l’esprit: “c’est dingue, je ne me reconnais pas !“. C’est assez étrange mais on a du mal à reconnaître sa voix, son intonation, sa gestuelle, son allure générale…

L’interprétation à faire de cette observation est assez simple : l’image qu’on se fait de soi n’est pas l’image qu’on reflète réellement. Et pourtant, ce ne se sont pas les efforts qui manquent. On choisit des vêtements qui nous ressemblent, un vocabulaire et une intonation adéquats à la situation et qu’on pense cohérent avec notre personnalité… Mais rien à faire, il y a une différence entre celui qu’on pense être et celui qu’on voit à l’écran.

La psychologie nous explique qu’il existe en fait trois personnes en chacun de nous :

  • Celui qu’on pense être
  • Celui qu’on aimerait être
  • Celui qu’on est réellement

J’en rajouterai une quatrième, en quelque sorte un mélange de celui qu’on aimerait être et celui qu’on est réellement : celui que les autres perçoivent.

Une autre expérience permettant d’observer ces différences entre l’image qu’on pense laisser apparaître et l’image que les autres ont de nous est de demander à notre entourage l’image qu’il a de nous. Il y aura autant de réponses que de répondants, et presqu’aucune ne sera celle que nous aurions donné instinctivement.

Tout ça pour dire quoi ? Tout simplement que l’identité virtuelle qu’on se créé par l’intermédiaire de ces fiches, représente un intérêt dans la mesure où elle nous permet de contrôler l’image de nous-mêmes que nous véhiculons.

On affiche nos photos, mais on prendra la peine de sélectionner les bonnes. On affiche les résultats des tests qu’on effectue, seulement si les résultats sont avantageux. On affiche nos goûts musicaux et cinématographiques, mais on prendra la peine d’éliminer ceux qui ne correspondent pas à l’image que l’on souhaite donner.

Peut-on aller jusqu’à dire que Facebook nous donne la possibilité d’exister (virtuellement) sans nos défauts ni nos complexes et donc de contrôler l’image de nous que nous donnons aux autres ?