Bruno CLEMENT

Is Michael Jackson really dead ?

Bon OK, le titre du post est particulièrement racoleur et vous pouvez me soupçonner de vouloir faire augmenter artificiellement l’audience de ce blog…Mais j’assume ;-).

Mais c’est vrai que l’on peut parfois se demander si Michael Jackson est vraiment mort, tellement sa présence est forte sur le web depuis que la star du moonwalk a rejoint les étoiles ;-) !!!

MJ

Je vous propose donc une petite revue de ce qui m’a marqué sur le sujet : (non exhaustive et subjective car  chaque jour une nouvelle initiative apparaît et il y aurait de quoi écrire un livre).

Temps 1:  l’annonce de l’évènement:

Même si l’exclu revient au site web people TMZ.com , personnellement, j’ai appris la nouvelle au petit matin en écoutant RTL, et j’ai été immédiatement frappé par l’importance du dispositif antenne et de la synergie avec le site web.

A 7H du matin , le site RTL.fr était déjà totalement éditiorialisé aux couleurs de Michael Jackson, avec une foultitude de contenus et de liens en synergie avec ce qui se disait à l’antenne…Franchement chapeau !

RTL.fr

Mon deuxième reflexe a été de jeter un oeil sur  twitterJ’ai lu que le trafic avait triplé à l’annonce de la nouvelle, je veux bien le croire, car j’ai pu constater une véritable déferlante incessante de twitt consacré à Michael Jackson (des centaines de post à la seconde, jeter un oeil à la copie d’écran: 149 posts à lire à chaque refresh de 3 secondes)

twitter search Michael Jackson

Mon 3ème reflexe a été de regarder du côté de Google Trends…Et là pas de doute, c’est bien de Michael Jackson dont tout le monde parle sur le web, il est d’ailleurs étonnant de voir  à quel point le buzz était quasi inexistant sur Michael Jackson, si on regarde la courbe ci-dessous, alors même qu’il devait faire son grand retour sur scène dans 3 semaines à Londres !

Google trends Michael Jackson

Temps 2: La vague des hommages

Là c’est du côté de Facebook que me suis tourné, et j’ai été  incroyablement surpris du nombre de mes “friends” qui ont marqué le coup dans leurs updates (moi y compris ;-)…Mais c’est surtout du côté des Fans pages que le Buzz m’a le plus frappé.

24H  après son décès de nombreux groupes  se sont constitués  et ont réuni des millions de fans pour commémorer la mémoire de Michael Jackson, avec notamment le R.I.P (Rest In Peace) Michael Jackson qui aujourd’hui dépasse les 3 millions de fans venant s’ajouter au 4 Millions de fans la page Facebook officielle de Michael Jackson…

RIP Michael Jackson

Ce qui est frappant c’est l’implication des fans, regardez ci-dessous le nombre de commentaires…et c’est comme ça à chaque post.

FaceBook RIP MJ

Dans la série hommage version “Geek”, le site “Billie Tweets” m’a bien fait sourire..Allez jeter un oeil ça vaut le détour ;-)

billytweets

Temps 3: Back to Show Business !

Évidemment, il fallait s’y attendre, l’exploitation commerciale n’a pas mis longtemps à démarrer.

Ce qui m’a d’abord frappé, c’est les noms de domaines associés à la mort de Michael Jackson…Quelques heures sa mort la plupart des DNS associant “dead” et “Michael Jackson” n’étaient plus disponible !

Une  rapide recherche sur Gandi suffit pour en prendre toute l’ampleur:

Gandi Michael Jackson

Il y a eu ensuite l’explosion du e-commerce autour de la star. Avec cette rupture de stock quasi mondiale sur les CD et DVD de Michael Jackson, de quoi rembourser ses dettes post mortem dit-on…

Amazon Michael Jackson

Ce qui m’a frappé, c’est également le boom de la vente C to C sur ebay.com, qui a immédiatement créé une rubrique consacré à la star, avec pas loin de 57 000 produits à vendre 48 H après son décès.

ebay.com Michael Jackson

Et évidemment, pour terminer de chapitre business, il y a toute l’exploitation médiatique de sa mort qui continue…la palme du mauvais goût revenant  à cette information révélant que Michael Jackson aurait été vu encore vivant dans l’hélicoptère l’emmenant à l’hôpital !…video à l’appui:

MIchael Jackson Helicoptère

Et ce n’est sans doute que le début d’une longue, longue, longue traîne….

Pour  clôre ce panorama non exhaustif, je vous propose un  clin d’oeil musical d’une magnifique  cover acoustique de “I Want your Back”, interprété par KT Tunstall…Enjoy.

Michael Jackson young

Michael Jackson is still alive…

for true :-)

Bruno CLEMENT

Cyber Lions Cannes 2009 - Un grand cru !

Après le Cinéma, Cannes est à nouveau en effervescence avec le 56ème Festival International de la publicité…qui comme son nom l’indique récompense les meilleures campagnes du monde.

Depuis quelques temps déjà, une catégorie “Cyber Lions” (drôle de nom quand même, limite ringard ;-))… récompense les meilleurs dispositifs de campagnes digitales au monde.

Cette année, je suis assez séduit par le choix du Jury pour les 3 grands prix, et je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil aux cases studies qui sont disponibles sur le site du Festival.

Grand Prix Cyber Lions 2009

Ce qui me frappe surtout, au delà la créativité des concepts,  c’est surtout leur connexion avec “la vraie vie” et leur déploiement 360°…Et cela me fait vraiment plaisir que l’on récompense ce type d’approche.

En effet, je suis toujours circonspect quand j’entends  deci delà que “sur le net c’est différent”, qu’on s’adresse à des “internautes” ou des “mobinautes”, qu’on est dans le “virtuel”, comme si derrière nos écrans nous nous transformions tous en “cybermachin”…Bref, une batterie d’idées reçues qui ont malheureusement encore la dent dure et qui de mon point de vue sont d’un autre âge.

En effet, le web 2.0, celui des medias sociaux,  combiné à l’émergence de l’accès multi-devices aux contenus web (ordi, mobile, TV) ont complètement abolies les barrières entre les 2 mondes…Publier une photo “live” sur son mur Facebook depuis son mobile est une pratique de plus en plus commune, regarder un video youtube sur sa Télévision aussi, informer sa communauté en temps réel via twitter également (regardez ce qui se passe en Iran par ex). Je vous invite à relire cet article qui illustre bien ce sujet T-Mobile: Event + Social Media marketing: l’équation magique ?

Évidemment, vous pouvez me rétorquer que ces pratiques ne sont pas encore “mainstream”, peut-être…Mais je pense qu’elles sont clairement en train de le devenir en particulier auprès des plus jeunes d’entre nous, ces fameux “Digital Natives”..

Bref, je vous invite donc à jeter un coup d’œil aux 3 grands prix:

The Best Job in The World:
Ou comment faire émerger une magnifique région touristique dans le monde par le Buzz ?

The Best Job in the World

Fiat EcoDrive:
Ou comment le web peut m’aider concrètement à conduire “plus proprement” ?

FIAT ECODRIVE

Why So Serious ? :
Ou comment donner vie à Gotham City  pour le lancement du film “Batman The Darknigh”
(celui là je suis vraiment très impressionné par le dispositif), ne manquez pas la video qui explique tout le détail.

Why So Serious

C’est aussi et surtout une belle démonstration que dans nos métiers, sans (bonnes) idées point de salut, car ne nous y trompons pas, c’est bien  l’originalité et l’innovation qui est ici récompensée ;-)

Bruno CLEMENT

Bienvenue en Youmediacratie !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce mois de Mai a été particulièrement riche en opérations de Buzz proposant à l’internaute de devenir lui même l’ambassadeur/média d’une marque, d’une cause, d’un partie politique…

Même si l’idée n’est pas hyper nouvelle (le concept de “client ambassadeur” doit même être dans un de mes vieux Kotler de 1984 stocké dans mes archives à la cave ;-) ), force est de constater que ce phénomène s’est particulièrement accéléré avec l’émergence du web dit “communautaire”.

Je pense également que le succès de la démarche MyObama (voir l’article Barack Obama - Une victoire pour le Social Media Marketing ? pour plus de détail), a dû inspirer et attirer la convoitise de bons nombres de nos marketers.

Vous avez dit  Youmediacratie  ?  ou comment les marques exploitent votre  “Egotrip 2.0″  !

Ce phénomène, à l’agence,  on l’appelle la “Youmediacratie”, il consiste à dire que globalement, aujourd’hui chaque internaute est  lui même un média agrégeant autour de lui une micro audience/communauté et a donc potentiellement un pouvoir de rayonnement, ou “d’influence” plus ou moins puissant…Bref, le bouche à oreille revisité à la sauce 2.0 ;-).

Je vous propose donc une petite revue (sélection purement subjective non exhaustive) de quelques opérations apparues récemment et qui reprennent ce principe et qui m’ont personnellement marquées.

1- Le 7 Juin, la Belgique passe au vert:

Commençons par la politique, avec le partie “ecolo” qui propose aux Internautes de faire passer la Belgique au vert à l’occasion des Européennes: www.7juin.be

ecolo_affiche

2 démarches participatives sont proposés:

- Créer et partager en 3 clic, sa propre affiche personnalisée pour promouvoir ses idées sur son profil Facebook, par email et même sur Twitter !

affiche ecolo


- Se géolocaliser, permettant de faire une belle démonstration cartographique du passage au vert de la Belgique !

ecolo geoloc

2- La Croix Rouge vous propose de vous ‘Blondizer” comme Adriana

Une démarche cette fois-ci plus impliquante car elle propose à l’internaute de devenir un véritable acteur de la collecte, avec une bonne dose de second degré et d’auto-dérision.

Croix Rouge HP

La Croix Rouge vous incite donc à vous “Blondizer”, à l’image d’Adriana via un système de montage photo/webcam:

croix rouge blondizer

Mais la démarche ne s’arrête pas là, puisqu’une fois votre profil crée, vous avez la possibilité de participer à une “Web quête” au travers d’une page perso permettant à votre entourage de donner à la Croix Rouge par votre intermédiaire (on est cette fois-ci réellement dans une stratégie proche de “MyObama”)

Croix Rouge page perso

A noter également, l‘utilisation de FaceBook Connect pour se créer un compte, particulièrement approprié à ce genre de démarche, car elle permet à la Croix Rouge d’être connecté immédiatement à l’ensemble des “Friends” de chaque membre participant à la collecte, tout en simplifiant l’inscription.

3- Grâce aux pages jaunes, tout le monde m’adore !

Enfin, dans un registre beaucoup plus trivial, les pages jaunes ont adopté également une démarche participative basée sur la starification de l’internaute pour promouvoir l’efficacité des pages jaunes en terme de visibilité: www.onmadore.com

La aussi, même principe, vous uploadez votre photo et répondez à quelques questions….Un peu d’auto dérision et vous voilà propulsé dans un véritable egotrip sur fond de Rap attitude :

La principale originalité repose dans la création d’un clip personnalisé avec votre prénom y compris dans la bande son, appréciez la qualité artistique du refrain ;-)

“Bruno, Bruno c’est comme ça que j’m'appelle, j’suis le roi de la ville est toutes les meufs m’aiment”.

on m'adore le clip

Vous disposez également de votre propre page perso, dédiée à la “success story de votre life”…

on m'adore

Avec la possibilité évidemment de propager “la légende” auprès de votre “communauté”, par email, sur FaceBook, sur votre blog, via MSN, Myspace…

on m'adore Facebook

Le tout renvoyant évidemment vers les Pages Jaunes, merveilleux grand faiseur de ce succès..

On m'adore PJ

Ce que je retiens de ces 3 exemples :

De mon point de vues ces 3 opérations sont assez remarquables (même si je n’ai pas les metrix qui démontrent leur efficacité) et ce pour 3 raisons:

- La simplicité pour l’internaute: Une photo, un formulaire et hop…tout est en place.

- L’intégration des plateformes sociales pour le partage, en particulier Facebook Connect, ainsi chaque individu peut impliquer quasi en tant réel son réseau d’amis. (Voir l’excellent article de Cédric à ce sujet:Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ? )

- La dose d’humour et d’auto-dérision , particulièrement nécessaire pour que le Buzz prenne et qui nous rappelle à chacun que si nous sommes tous potentiellement des medias…ce n’est pas forcément pour se prendre au sérieux ;-).

Et vous, que pensez-vous de ce type de démarche ?
Si vous avez d’autres exemples en tête n’hésitez pas à les partager sur ce blog.

Cédric DENIAUD

Les URLs Facebook.com/votrenom seront disponibles samedi : quels bénéfices ?

A partir de ce week-end, vous pourrez demander sur Facebook votre vanity URL ou marketing URL qui redirigera vers votre page profil (voir l’annonce officielle sur le blog de Facebook : Coming soon: Facebook usernames).

facebook_username.png

Certaines marques avaient déjà ce privilège, mais privilège accordé, puisque c’étaient des marques qui étaient déjà annonceurs sur Facebook :

Pour ce faire, il vous suffira de vous rendre sur www.facebook.com/username/ et de faire votre demande. Vous pourrez alors choisir l’URL courte d’accès à votre page profil… mais attention une fois votre demande faite vous ne pourrez pas la modifier. De plus, vous n’êtes limité qu’à une seule URL par compte… donc les petits malins qui s’imaginaient déposer toutes les URLs les plus intéressantes ne pourront pas voir leur demande aboutir.

Quels bénéfices pour une marque ?

  • La communication : vous pourrez communiquer plus facilement sur votre page, notamment si en tant que marque vous utilisez comme dans le cas de Pepsi (Refresh Everything : www.facebook.com/refresheverything), un programme dédié à la manière d’un mini-site de communication
  • Le référencement : d’un point de vue SEO, l’URL vous permettra d’optimiser votre présence dans les moteurs de recherche lors d’une requête de votre marque + Facebook.

Tout le monde peut-il y accéder ?

Oui et non. Oui, car chacun, en tant que particulier, pourra faire une demande pour rediriger son URL vers sa page profil. Pour les marques et leur fan pages, cela est par contre différent (source : Inside Facebook - Facebook vanity URLs only available to pages with more than 1 000 fans) :

  • Il faudra au moins avoir 1 000 fans.
  • Vous ne pourrez pas choisir un nom générique comme “sexe”, “musique”, vêtement”, “vodka” et ce pour éviter la course entre les marques, ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose.
  • Comme pour les particuliers, une fois l’URL choisie, vous ne pourrez ni la transférez (vers une autre fan page), ni la modifier. En somme, votre choix sera définitif, jusqu’à suppression de votre fan page.
  • Si vous ne souhaitez pas déposer votre URL intégrant votre nom de marque, mais que pour éviter tout cybersquatting, vous souhaitez éviter qu’un autre l’utilise dans son URL, Facebook vous met à disposition un formulaire vous permettant de protéger votre nom de marque. Là encore, bien joué de la part de Facebook…

twitter_verified_accounts.jpgCette annonce est à rapprocher de l’annonce, ce week-end ,de Twitter de désormais proposer un prcoessus d’authentification des comptes pour éviter tout cybersquatting de marques ou noms de personnalité sur Twitter (cf : Cybersquatting sur Twitter = Twitter-squatting). En effet, Twitter afin de lutter contre le cybersquatting, et suite à de nombreuses demandes, a donc décidé de lancer un programme de vérification des comptes (voir l’annonce officielle sur le blog de Twitter : Not playong ball). Le programme en test tout l’été permettra ainsi aux célébrités et aux marques de pouvoir éviter toute manoeuvre contraire aux conditions. Concrètement, un badge “Verified account” vous permettra de vous assurer que le compte est le compte officiel de la marque ou de la personnalité. Et oui, car finalement le principe n’évitera pas en soi le cybersquatting mais si une marque développe une vraie présence sur Twitter, cela lui permettra “d’officialiser” sa présence. Nul doute que rapidement toutes les marques auront ce badge, ce qui naturellement va limiter le cybersquatting…

Cédric DENIAUD

Facebook lance son répertoire des applications. A quand un Facebook App’ Store ?

La question est bien entendue à rapprocher de l’App Store disponible sur iTunes qui permet à tout possesseur d’iPhone de pouvoir accéder à une bibliothèque d’applications téléchargeables, gratuites ou payantes. On le sait : la deuxième force de Facebook après le social graph (les connexions et interactions entre utilisateurs) est le modèle ouvert qui permet à n’importe quel développeur, site, marque de développer une application intégrable sur Facebook. Des sociétés françaises comme Sociabliz se sont aujourd’hui spécialisées sur ce créneau et proposent un service de création d’applications Facebook.

facebook_applications.png

Le principal moyen aujourd’hui pour ajouter et découvrir de nouvelles applications restent bien entendu la viralisation. Un ami a ajouté l’application et vous a alerté… Toutefois, il n’est pas évident d’y voir plus clair entre les applications approuvées par Facebook et celles qui ne le sont pas et qui ont une démarche de “spamming” (quand on voit le nombre de notifications que l’on reçoit de certaines…). La recherche d’applications sociales sur Facebook, votre téléphone ou des sites externes devient plus facile. La marque verte représente les applications qui ont passé le contrôle Facebook pour des expériences utilisateur sûres.

Facebook recense aujourd’hui plus de 52 000 applications différentes et il est à mon sens aujourd’hui le meilleur moyen pour une marque de proposer un service apportant un vrai bénéfice à l’utilisateur, à la différence de beaucoup de pages de marque ou de fan pages ne proposant qu’un contenu inintéressant (je vous recommande à ce titre cet excellent article de FreshNetworks sur le sujet : People are fed up of joining brand pages on Facebook). Quand on voit qu’aujourd’hui en France, la première entreprise en terme de fans sur Facebook est Ferrero (via les marques Kinder et Nutella) mais que derrière la société n’en fait rien et que globalement il ne se passe rien de très intéressant sur ces pages, on constate que les marques subissent plus et sont présentes pour être présentes sans avoir de démarche conversationnelle et marketing cohérente et pérenne (cf : Comment les marques utilisent Facebook ? et Pensez aux cibles que vous voulez toucher plutôt que de penser aux outils et technologies). J’en parlais sur le ton humoristique sur Twitter il y a quelques jours en écrivant Social Media is like teen sex. Everyone wants to do it. Nobody knows how”.

Pour en revenir au Facebook App, on peut se demander du coup si un modèle payant d’applications n’est pas viable. De la même manière que pour Apple, je suis persuadé que nombre d’utilisateurs seraient prêts à payer quelques euros pour des applications apportant un véritable plus. Qu’en pensez-vous ?

Frédéric CAVAZZA

L’IAB standardise les indicateurs-clés des médias sociaux

Depuis le temps que l’on en parle, l’IAB se décide enfin à publier un document officiel sur les indicateurs-clés spécifiques aux médias sociaux (blogs, widgets et applications sociales) : Social Media Ad Metrics. Cette publication est une très bonne nouvelle, même si elle me laisse un peu sur ma faim, il n’y a en effet aucune référence au microblogging, aux social games ou même aux services mobiles (mais c’est tout de même un très bon début).

L’IAB nous donne ainsi sa définition des médias sociaux : Les services et fonctionnalités qui facilitent le partage et favorise les conversations. Une définition intéressante car il y ai fait référence aux fonctionnalités et pas seulement aux services. Un portail d’information “traditionnel” se dotant ainsi d’une couche sociale rentrerait ainsi dans la catégorie “média social”.

Poursuivons l’étude de ce document avec les définitions suivantes :

  • Blog = un type de site web opéré par un individu, un groupe ou une organisation dans le but de publier des opinions et commentaires sur des sujets variés ;
  • Widget = une application qui fonctionne sur n’importe quel site ;
  • Application sociale = des services qui encouragent l’expression, les échanges et la collaboration.

Rien à redire, ces définitions sont concises et justes.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet avec les fameux indicateurs. Nous distinguerons les indicateurs généralistes des indicateurs propres au support.

Ma sélection d’indicateurs généralistes :

  • Interaction Rate (taux d’interaction) = La part d’utilisateurs qui cliquent sur une publicité ou une application sociale ;
  • Time Spent (temps passé) = La période durant laquelle un utilisateur interagit au cours d’une session sans interruptions de plus d’1/2 heure ;
  • Vidéo Installs = Le nombre de players vidéos encapsulés dans des pages web ;
  • Friends Reach (distribution virale) = Le nombre d’utilisateurs exposés à du contenu “social” au travers de leurs amis.

Ma sélection d’indicateurs liés aux blogs (où un blog / billet est jugé pertinent s’il parle de  votre marque / produit / sujet) :

  • Number of Conversion Relevant Sites = Le nombre de blogs pertinents ;
  • Number of Conversation Relevant Links = Nombre de liens qui pointent vers ou depuis un billet pertinent ;
  • Conversations Reach = Le nombre de visiteurs uniques mensuels ayant transités par un billet pertinent ;
  • Number of Conversation Relevant Posts = Le nombre de billets pertinents sur un blog ;
  • Conversation Density of Conversation Relevant Posts = Le pourcentage de billets pertinents par rapport au nombre total de billets ;
  • Earliest / Latest Post Date for Conversation Relevant Post = Premier / dernier billet pertinent ;

Ces différents indicateurs sont particulièrement intéressants pour pouvoir identifier les blogs intéressants et les classer entre eux. J’aurais complété cette liste avec les deux indicateurs suivants :

  • Part de voix = Le nombre de billets pertinents où votre marque / produit est cité ;
  • Score de viralisation = Le nombre moyens de trackbacks pointant vers un blog pertinent.

Nous avons ensuite les indicateurs liés aux widgets et applications sociales (petite sélection) :

  • Unique User Reach (taux de pénétration) = Le pourcentage d’utilisateurs ayant installés le widget / l’application par rapport aux nombre total d’utilisateurs ;
  • Influence (taux de viralisation) = Le nombre moyen d’amis de l’utilisateur-cible ayant installé la même application ;
  • Application Installs per User = Le nombre d’applications installées par l’utilisateur ou les utilisateurs (moyenne).

Voici donc une très bonne série d’indicateurs que l’on pourrait compléter avec des indicateurs spécifiques au microblogging (où un tweeteur/ tweet est jugé pertinent s’il parle de  votre marque / produit / sujet) :

  • Notoriété = Nombre de tweets pertinents durant la période d’étude ;
  • Taux de pertinence = Le pourcentage de tweets pertinents d’un auteur ;
  • Taux d’influence = Le nombre moyen de re-tweets d’un auteur sur les tweets pertinents.

Cette liste est à compléter, n’hésitez pas à mettre en commentaire vos indicateurs.

Espérons que cette première publication sera complétée au fur et à mesure et que d’autres supports seront pris en compte (lifestream, casual games, univers virtuels…).

(via E-conomy)

Bruno CLEMENT

Comment lancer un produit avec sa communauté ? By Loïc Lemeur

Dois-je vraiment vous présenter Loïc Lemeur ?
Sans doute le webentrepreneur  Français le plus célèbre au monde depuis que le web existe, et formidable animateur de la conférence annuelle: LeWeb.

Depuis 2 ans, Loïc est installé à San Francisco et se consacre au développement de la plateforme Seesmic, une sorte de Chat video, et plus récemment, de Seesmic Desktop une application permettant de gérer son twitter et son statut Facebook dans une interface unique.

Loïc, depuis toujours, croit aux vertus de la communauté pour développer son business, c’est même un boulimique des médias sociaux, tant il est présent et actif partout ;-)

Un appétit ma foi récompensé,  car  force est de constater qu’il a réussit à construire autour de lui  une communauté massive, influente et je dirais même, vertueuse…si on s’en tient au buzz systématiquement généré par ses activités.

Donc, Il y a quelques jours Loic a publié cette video ou il explique en Français, (chose rare maintenant ;-)), les rouages de sa stratégie communautaire:

J’aime beaucoup cette intervention, car de mon point de vue, elle illustre parfaitement, et surtout concrètement, l’intérêt pour une marque de construire une communauté autour d’elle.

Loïc, évoque le succès exponentiel de la conférence LeWeb, développée uniquement par le bouche à oreille, celle de Seesmic et de Seesmic Desktop, il cite également Tribes, le dernier livre de Seth Godin, qui “modélise” cette approche.

Bref, un parfait condensé en 15min d’une stratégie de Social Media Marketing successful !

Et si vous souhaitez en même temps voir les slides auxquelles Loïc fait référence, elles sont ici:

Frédéric CAVAZZA

Sears et Kmart se lancent sur les traces d’Amazon avec une plateforme de social shopping

Grande première dans les médias sociaux avec le lancement “officiel” de deux plateformes de social shopping d’envergure : MySears et MyKmart. En fait ces deux plateformes sont en gestation depuis l’année dernière mais sont maintenant rentrées dans une phase plus industrielle avec une large communication autour de cette initiative. Oui c’est une très bonne chose car il s’agit à mon sens de la première expérimentation “sociale” de deux distributeurs de cette envergure (respectivement 1.400 et 1.200 points de vente pour un C.A. supérieur à 23 milliards de $).

La page d'acceil de MyKmart

La page d'accueil de MyKmart

Les deux plateformes sont quasiment similaires et proposes un certain nombre de fonctionnaltiés “sociales” comme les notes et critiques de produits (comme sur Amazon ou Yahoo! Tech) :

Un produit noté sur MyKmart

Un produit noté sur MyKmart

Il y a également une section pour faire des suggestions collaboratives (comme le Dell IdeaStorm ou ce que propose FeedBack 2.0) :

Les suggestions sur MyKmart

Les suggestions sur MyKmart

Il y a aussi des forums et blogs ainsi qu’un réseau social où l’on peut parcourir les profils des membres (comme sur ImSaturn) :

Les membres de MyKmart

Les membres de MyKmart

Voici donc une très belle plateforme de social shopping qui illustre l’ambition de Sears / Kmart dans ce domaine. Vous apprécierez également les passerelles avec d’autres plateformes sociales comme MySpace, Facebook, Twitter ou YouTube.

Du coté des distributeurs français, Castorama a depuis longtemps investi dans une communauté mais qui n’est pas aussi structurée que celles citées plus haut. De même, nous avons l’illustre exemple du blog de Michel Edouard Leclerc (depuis plus de quatre ans). Sears et Kmart semblent donc vouloir aller plus loin avec ces deux plateformes dont on devine le potentiel (même s’ils n’en sont qu’au tout début).

Toujrous est-il que je ne peux que saluer cette initiative de la part d’un distributeur pour donner plus de visibilité à ses clients et leur accorder plus d’attention. La distinction est subtile mais elle a son importance car le distributeur se substituent ainsi aux marques pour assurer un travail de “terrain” sur les médias sociaux et collecter des feedbacks bruts auprès de la communauté.

N’hésitez pas à me faire part de démarches similaires d’autres distributeurs nationaux ou européens.

Bruno CLEMENT

T-Mobile: Event + Social Media marketing: l’équation magique ?

Vous avez sans doute vu ou entendu parlé de cette très belle opération montée par T-Mobile , Live for Sharing pour le lancement du téléphone G1 (Google Phone) en Grande Bretagne ?

Je suis particulièrement sensible à ce type de démarche, compte-tenu de l’agence dans lequel je travaille: Le Public Système, dont les gènes sont emprunts de culture événementielle.

Live for sharing T-Mobile

De mon point de vu, la stratégie de T-Mobile  illustre parfaitement la complémentarité entre une approche évènementielle et le web d’aujourd’hui.

D’une part dans les 2 cas, on s’adresse à des “communautés”, plus qu’à des “cibles”, et la dimension relationnelle et humaine est plus que fondamentale. Et que l’on soit sur le terrain ou sur le web, et il s’agit de procurer une “émotion forte” auprès des participants ou des visiteurs.

D’autre part, la combinaison web+event est assez vertueuse:

En effet, l’évènement, par nature éphémère et local, voit dans le web une source de visibilité et de Buzz jusque là inespéré…Et le web y voit une formidable opportunité de diffuser un contenu “waouh” générateur d’audience…

Enfin, last but not least, cela permet également d’objectiver une forme de R.O.I au travers de l’audience et du buzz généré par l’action évènementielle et par la possibilité de renvoyer vers un site ou une offre commerciale sur le web, comme c’est le cas pour T-Mobile.

Donc, pour revenir à T-Mobile, ils n’en sont pas leur coup d’essai.

Tout avait commencé avec ça:  La création d’une véritable comédie musicale en Gare de Liverpool Station. La video avait fait à l’époque un Buzz énorme tant l’effet est waouh !..

Le Challenge était donc difficile à relever pour faire encore plus fort et plus participatif. Mais l’intelligence du dispositif été d’utiliser Youtube comme media de Prébuzz.

La marque donnant rendez-vous à Trafalgar Square le 30 Avril entre 6 et 7pm aux Internautes ayant vu la video de la comédie musicale précédente, une sorte de FlashMob video:

Et le Jour J à l’heure H, 13 500 personnes sont venus spontanément chanter “Hey Jude” pour un Karaoke géant organisé par T-Mobile.

Le live est évidemment filmé et retranscrit sur un chaîne événementielle de Youtube (cf copie écran en haut de ce post),

Et renvoi vers une autre chaîne plus focusé sur des démos du téléphone G1.

Youtube G1 TMobile Channel

En capitalisant sur cette association Event + Social Media Marketing, T-Mobile parvient à combiner un objectif d’image :
Donner vie sur le terrain et sur le web à son positionnement “Live for Sharing”

Et un objectif business:
en canalisant le buzz vers des contenus à objectifs plus commerciaux et produits via le web.

A l’agence, nous avons déjà monté ce type de d’opération, notamment celle-ci particulièrement remarqué et primé pour Renault F1 Team, avec, entre autre, cette video qui a fait le tour du monde en 48H en octobre 2006 (il y a très longtemps donc ;-) )

Clairement, la rentabilité d’une telle opération est tout à fait démontrable, ne serait-ce qu’en équivalent média.

Le plus difficile est  sans doute de convaincre des annonceurs de “sortir du cadre”, à savoir l’éternel primetime TV et spot 30″ dont l’audience ne cesse d’être dégradée et morcelée…Mais ça c’est une autre histoire et croyez-moi,  on y travaille :-)

Bruno CLEMENT

Susan Boyle, un Buzz plus fort qu’Obama

Susan Boyle vous connaissez ?…Franchement, il y 2 jours moi non plus…;-)

Susan Boyle

Et pourtant cette brave dame vient de battre tous les records d’audience en terme de videos vues sur Youtube: Plus de 100 Millions de visionnage en 9 jours seulement !!!…Officiellement plus fort que les discours d’investiture d’Obama selon Google.

En fait Susan Boyle, c’est l’histoire du vilain petit canard revisité à la sauce 2.0.

Concrètement, tout est partie de l’émission “Britain got Talent”…Une version UK d’incroyable talent, avec cette video (embed impossible désolé…les ayant droit ont fait supprimer la fonctionnalité sur Youtube, afin de favoriser le trafic vers le site et ses annonceurs…)

youtube Susan Boyle

Un casting improbable, un physique pas facile, un accueil quelque peut cynique du jury et du public…ET VLAN, la claque, la nana a juste une voix qui touche le coeur et devient une star interplanétaire en 9 jours: Invité par Larry King dans son show sur CNN, repris par le NYTime,  analysé très sérieusement sur les raisons de son succès soudain…


Même la planète Geek  sur Twitter, n’échappe pas au phénomène…

Twitter Susan Boyle

Quand au magazine Wired, il pose la vraie question: 100 millions de videos vue et aucun revenus sur Youtube car la video n’a pas été monétisée (perte estimée 500 000 USD quand même)…

Glooups, encore un Buzz qui ne rapporte rien ;-)

C’est surtout une grande leçon d’humilité pour nous autres marketers du web qui cherchons toujours à mettre en place des mécaniques et dispositifs de plus en plus sophistiqués pour “Faire du Buzz”, comme on dit, à l’image de l’action Sprite/Youtube décrite ici dans un précédent article de Fred.

Cela nous renvoie à la seule et unique chose qui, de mon point de vue, compte vraiment: La qualité, originalité, la créativité du CONTENU.

Sans cet ingrédient indispensable, point de Buzz, et point de salut pour les agences et les marques ;-)

yeswecansusan

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