Cédric DENIAUD

Ce que la nouvelle interface Facebook change…

Si vous vous êtes connecté ces dernières heures sur votre page profil Facebook, vous avez sûrement dû remarquer le lifting ergonomique opéré par Facebook (qui n’est pas encore déployé sur tous les comptes… mais cela ne serait tarder). Celui-ci est beaucoup moins important, à première vue, les derniers relooking qu’avaient subi l’interface puisqu’ici le contenu central n’est pas impacté par cette refonte.

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Aujourd’hui Facebook, ce sont plus de 400 millions inscrits dans le monde (soit +50 Millions en un seul mois !!!) et près de la moitié qui se connecte tous les jours. Il me paraît déjà loin le temps où j’écrivais 200 millions de membres sur Facebook… et après ?. L’interface doit donc s’adapter pour deux raisons majeures : rendre plus lisible le contenu et valoriser “discrètement” certaines fonctionnalités par rapport à d’autres.

Pourquoi accélérer le rythme dans le lifting ?

Comme je le montrais en préambule de cet article, en reprenant trois anciens articles que j’avais publiés autour des relookings de Facebook, et qui sont opérés environ tous les 6 mois, la nouvelle interface est lancée en février 2010, soit seulement un peu plus de 4 mois depuis la dernière interface qui avait modifié profondément l’approche du fil d’actualités.

En fait, avec Facebook, le relooking de son interface ne correspond pas à une lubie d’un ergonome mais au contraire à un constant besoin de s’adapter aux évolutions fonctionnelles. A la différence toutefois des deux derniers relooking, aujourd’hui le problème n’est pas de travailler sur l’élément central, à savoir le newsfeed, mais sur les éléments annexes, comme nous allons le détailler ci-après (valorisation des contenus, …).

De plus, je ne pense pas qu’il s’agit seulement d’une simple coïncidence mais jeudi 04 février, Facebook arrosait sa 6eme année d’existence (à l’orgine le site s’appelait même TheFacebook.com)… On peut dire qu’en 6 ans, le service a su profondément évoluer et s’adapter pour devenir l’un des pions majeurs dans le futur d’Internet.

Avoir une interface au maximum compréhensible pour les “nouveaux arrivants” sur Facebook

Ces “new comers” sont des populations beaucoup moins adeptes des médias sociaux et même tout simplement d’Internet. L’interface donc donc valoriser la richesse fonctionnelle de Facebook (les pages, les applications, …) tout en ne minorant pas l’élément central que représente le flux d’activité. On voit ici l’influence qu’à eux les tests sur la version allégée de Facebook, Facebook Lite, qui avait été lancée l’année dernière.

Si on fait un comparatif avec la version précédente, la nouvelle interface donne toute place au système à 3 colonnes qui avait été adopté en mars 2009 (Nouvelles pages profils sur Facebook). La colonne de de gauche permet de naviguer dans ses contenus (photos, amis, applications) avec un système de menu et de sous rubrique, le contenu central affiche le flux d’activités, et la partie droite affiche des contenus annexes (blocs de contenus). On est donc proche d’un système assez classique que l’on retrouve sur les blogs (MediasSociaux.com n’est pas le bon exemple puisque nous avons privilégié faire la part belle au contenu et aux articles et opté aujourd’hui pour un système à deux colonnes). Les 3 colonnes étaient déjà présentes dans la version précédente mais le contenu de la partie gauche avait plus vocation a valoriser la présentation de la personne.

Minorer certaines fonctionnalités ou certains contenus au profit de d’autres…

Autre point de mon analyse qui découle du point précédent est que la photo du profil sur cette nouvelle version est totalement minorée. Elle n’apparait plus qu’en “petit” sous le logo. Globalement ce sont les informations statiques du profil (photo, qui vous êtes, …) qui sont minorées…

Les notifications (avant situées en bas à droite), les demandes d’ajout d’amis (avant dans la colonne de droite) et les messages (dans le header mais dans la partie droite) sont concentrés à gauche et les textes ont été remplacés par des pictogrammes peut visibles dans le cas où il n’y a aucune information nouvelle. Cela me semble beaucoup plus cohérent et plutôt dans l’ère du temps (cf interface du réseau d’actions Les Créateurs de Possibles, sur lequel j’ai travaillée).

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On peut se demander par contre pourquoi les invitations à des événements ou à rejoindre des pages n’ont pas été intégrées dans ces pictos et restent positionnées dans la partie droite. Cela ne m’étonnerait que cela change lors de la prochaine refonte…

Autre point important est la place beaucoup plus importante donnée au moteur de recherche interne. Rien d’étonnant en soit quand on sait l’enjeu que représente aujourd’hui la recherche dans les plateformes comme Facebook (Vers le “Real Time Search” ?). La modifications des contenus consultables, depuis le changement des règles de protection de la vie privée sur Facebook, permet à Facebook d’indexer plus de contenus qu’auparavant dans son moteur de recherche et ainsi de le rendre probablement plus utile.

Enfin dernière revalorisation de fonctionnalité importante est celle concernant le module de tchat intégré. Il reste toujours visible en bas à droite mais remonte également désormais dans la colonne de droite.

Les changements ne s’arrêtent pas à la page profil mais continuent sur les pages de contenus

D’autres pages de Facebook sont impactés par ce relooking pré-printannier. Il s’agit par exemple des pages de photos qui ne sont plus seulement des pages où vous retrouvez vos seules photos mais toutes les photos de vos amis également qu’ils ont souhaité partager.

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Même constat pour les vidéos, même s’il est bizarre de retrouver les “vidéos” comme une sous catégorie de la rubrique “Photos”. Je pense qu’il faudrait renommer cette rubrique en “Médias” avec par défaut les photos par exemple. Cela serait plus clair…

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En terme de communication, Facebook essaie de mieux accompagner au changement (enfin !!) en expliquant les changements et la nouvelle interface. Vous pouvez retrouvez le guide de la nouvelle interface sur le SiteTour.

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Allez, je m’arrête ici pour mon analyse et je vous laisse la poursuivre dans les commentaires en me faisant part de vos remarques et premières impressions sur cette nouvelle interface.

Cédric DENIAUD

Les médias sociaux : première priorité marketing en 2010 ?

Je suis tombé dernièrement sur cette étude de Emarketer sur les priorités marketings en termes d’investissements des directions marketing.

social_media_emarketer

On constate que les médias sociaux sont LE sujet hype. Première réaction : je me réjouis car je me dis que les marques ont compris que les médias sociaux ne sont pas gratuits et qu’un investissement budgétaire pour une présence, et surtout une animation, conséquentes est nécessaire.

D’autres éléments viennent confirmer cette tendance :

  • Le succès de ce blog ? (petite séance d’auto-congratulations, je dois le reconnaître ;) )

  • Les demandes des grands annonceurs qui ont compris que, après une première phase d’expérimentation en 2009, sans vraiment de stratégie et seulement dans une vision 360°, (”il faudrait que je mette du Facebook dans mon plan de communication”),  en 2010 la mise en place d’une vraie stratégie de laquelle découlerait des tactiques et des guidelines devient indispensable. C’est avec plaisir de pouvoir travailler sur ce genre de problématiques avec des entreprises qui comprennent la nécessité d’être accompagnées dans une stratégie qui n’implique pas qu’un changement dans la communication ou le marketing mais une évolution culturelle de l’entreprise (De la publicité au marketing conversationnel et De la logique d’image à la logique de réputation ).

  • L’intérêt des médias sociaux que porte les acteurs du Web de la génération précédente (les sociétés spécialisées dans l’affiliation, le référencement…les outils webmarketing “classiques”) qui commencent à voir leur budget se réduire puisque pour une marque il n’est plus aussi primordiale d’être le mieux référencé dans Google puisque de nouvelles sources de trafic, que représentent les médias sociaux, sont incontournables. Certains le font bien évidemment d’une manière très maladroite (j’en ai eu la preuve avec TradeDoubler lors d’une conférence sur les médias sociaux au salon Emarketing cette semaine, qui annonçait fièrement son outil d’affiliation dédié à Twitter et Facebook, en somme une formidable boite à polluer les tweets et statuts Facebook. J’aurai l’occasion d’y revenir plus amplement dans un article dédié).

  • Corollaire du point précédent ; je vois émerger pleins de pseudos experts… Très bien… sauf qu’en discutant je retombe dans 99% dans les cas d’observateurs / lecteurs d’informations qui ne sont pas des praticiens et pire qui n’ont pas compris qu’avant d’être du Web, c’est de la communication et du marketing (cf : Et toi, tu es un Social Media Expert ?) Du coup, on tombe dans le cas de sociétés ou d’agences qui appliquent leur ancien modèle aux médias sociaux sans comprendre ne serait-ce que la nouvelle “netiquette” des médias sociaux.

Je vous conseille pour terminer quelques conseils  :

  • Analyser tout ce que l’on vous dit et que plusieurs voix sont toujours préférables que une seule car elle permet d’affiner son opinion. Je conseille parfois à certaines entreprises le brainstorming avec des personnalités différentes (un blogueur, un consultant externe, “l’agence de com”, le directeur marketing, le directeur communication). Les échanges sont bien souvent plus constructifs…

  • Les généralités sont des généralités et bien souvent ne correspondent pas aux cas particuliers et aux besoins spécifiques auxquels doit répondre une entreprise. Ce n’est plus l’heure de sortir la “tarte à la crème” des médias sociaux en citant les 350 millions de membres de Facebook, ou en parlant de proximité ou de transparence. Ce sont des must known informations mais ce n’est pas ce qui fera qu’une recommandation qu’une agence soi disant experte sera pertinente.

  • Avant de penser Facebook, Twitter et blogs, pensez stratégie, besoins et usages (cf : Avant de voir les outils, voyez les usages… et  ).

PS : Oui ce billet était légèrement “coup de gueule” mais après être passé quelques heures sur le salon Emarketing à écouter ce que les entreprises ou les intervenants évoquaient autour des médias sociaux, j’ai été profondément déçu de l’approche “commerciale” (oui je sais c’est un salon) et des généralités dites et redites à tout bout de champs… Je pense dire, comme j’avais dit il y a 2 ans “Nos marketeurs ne savent pas ce qu’est une communauté” (les choses ont changé depuis lors et les demandes nombreuses que j’aies autour de ce qu’est une communauté, ce qu’est un bon “community manager” prouvent une plus grande mâturité), que “certains pseudo-experts du Web, même d’agence positionnée sur ce créneau, sont de bons commerciaux mais de mauvais évangélistes et stratégistes”.

Bruno CLEMENT

Marre des medias sociaux ? Essayez la Web2.0 Suicide Machine !

A l’heure des premières désillusions sur l’efficacité marketing  des actions dans les médias sociaux, souvent pour de “mauvaises” raisons (lire l’article: Pourquoi les marques échouent en Social Media) , un collectif Néerlandais nous propose depuis quelques semaines de commettre l’irréparable: Le suicide de votre identité numérique.

Web2.0 Suicide Machine

L’objectif de tout ça ? Revenir à “la vraie vie”, celle que l’on partage avec sa famille et ses vrais amis, comme l’explique ce film d’auto promotion, avec une certaine dose d’humour noir ;-)


Concrètement, le site semble proposer de lancer un script qui vous permet de supprimer de manière automatique vos comptes et amis sur FaceBook, Twitter, Linkedin et Myspace…Bref un bon 80% de l’identité numérique moyenne des internautes.

Le site propose même un mémorial en temps réel de ceux qui ont commit un suicide numérique:

memorial

Est-ce un Fake ou pas ? A priori non, (mais je n’ai pas testé…Mais conviction digalo-religieuse m’en empêche ;-) ).

Toujours est-il que Facebook, en bon leader du marché de l’identité numérique semble prendre le sujet très au sérieux si on en croit ce courrier de leur cabinet d’ avocats reçu par le collectif !!!..Pas trop le sens de l’humour du côté de Palo Alto ;-) .
Et vous ? Seriez-vous prêt à quitter l’enveloppe charnelle de votre identité numérique pour l’éternité ;-) ?


Cédric DENIAUD

Après Facebook Lite, une nouvelle avancée de Facebook dans sa lutte face à Twitter : le “Retweet”

Fut une époque où l’on disait que Facebook s’inspirait fortement de Friendfeed. Depuis le rachat de Friendfeed en août dernier (Facebook achète Friendfeed, et met la pression sur Twitter), il convient de constater que Friendfeed a disparu en grande partie des discussions actuelles sur les blogs et via Twitter. On sait également que Twitter et Facebook mènent une lutte sur la “gestion des conversations instantanées en ligne” (Facebook vs Twitter : qui sera la “Live Conversation Platform”) et comme le précisait l’article de CNet, que je linkais précédemment, le rachat de Friendfeed rentrait totalement dans cette stratégie.

Certains parlent de twittersphère, d’autres de statusphère, d’autres encore d’infosphère (Blogosphère, statusphère, médiasphère ? Non, infosphère) : en tout cas les statuts Facebook et les tweets sur Twitter sont les deux principaux témoignages actuels que le Web est devenu un Web en temps réel avec l’internaute en son centre et où le partage d’une information l’est tout autant.

Facebook Lite, “Mentions @” dans les statuts… et maintenant le “Retweet”

Dans ce cadre, il n’est pas étonnant de voir Facebook, afin de lutter face à la concurrence en terme d’audience et de fuite d’un usage (conversations instantanées) de la part de Twitter, s’inspirer fortement de ce dernier, comme il l’avait précédemment fait avec Friendfeed pour des éléments liés à son interface (cf : Facebook et sa stratégie d’étranglement de Twitter)

  • Facebook Lite : nous avons déjà eu droit à une version allégée de Facebook, Facebook Lite, qui avait justement pour vocation de proposer une version sans certaines fonctionnalités sociales mais où les statuts devenaient encore plus centraux. Ce lancement, en août dernier, avait été directement perçu par les observateurs comme une interface concurrente à Twitter : Facebook lance Facebook Lite, un Twitter like et Facebook Lite, futur Twitter killer ?

  • Mentions @ : autre point témoignant du rapprochement entre Twitter et Facebook était la possibilité offerte à l’iutilisateur de pouvoir mentionner dans un statut l’un de ses amis en utilisant le “@” afin de pouvoir créer et rendre visible à son réseau le lien avec la personne citée. Comme je l’avais évoqué à l’époque dans Dernières nouveautés sur Facebook : Mentions dans les statuts et applications Prototypes, on est proche de la fonctionnalité de mention de Twitter qui permet alors à l’utilisateur cité de pouvoir être alerté et suivre ce qui se dit sur lui. C’est également une fonctionnalité d’interpellation sur Twitter.

  • Le Retweet made in Facebook : Facebook dans son jargon l’appelle “Via”. Comme je vous le montre dans l’image ci-dessous, elle vous permet lorsque vous partager une information sur votre mur Facebook, auprès de votre réseau de citer la “source” de l’information lorsque vous partagez celle-ci depuis la personne qui l’avait précédemment partagée.

Capture d’écran 2010-01-16 à 09.58.59

Quel intérêt pour Facebook ?

L’intérêt de proposer une telle fonction par Facebook est double :

  • Agréger une fonctionnalité supplémentaire dans le partage d’information : même si on parle de Twitter comme un outil de conversation, c’est également, voire surtout pour nombre d’utilisateurs, un outil de partage auprès d’une communauté d’internautes d’une information sélectionnée. Facebook a le même positionnement par rapport au statut : les statuts permettent de poster une humeur, une réflexion mais également de partager une vidéo, photo, lien, … à son réseau. Donc bien évidemment puisque les statuts Facebook et Twitter ont pour vocation, en partie, de répondre à un même usage, il n’est pas étonnant de voir Facebook s’inspirer de Twitter par rapport à la fonctionnalité Retweet, comme Twitter avait su agréger récemment cette fonctionnalité à son interface après s’être inspiré de son écosystème (D’une fonctionnalité à un produit : l’exemple de l’écosystème Twitter).

  • Social graph… still and always : la force première de Facebook et, qui fait qu’il sera définitivement détrônable comme réseau social, est son social graph et il est évident que tous les autres réseaux sociaux génériques ou de niche s’engagent aujourd’hui tant qu’il n’y pas la fonctionnalité d’import de social graph dans une lutte vaine. Lorsque je vois des services assumant dans leur communication la filiation avec Facebook en n’y proposant que des fonctionnalités proches, n’ont pas compris que lutter face à un service qui a déjà agrégé son social graph est vain et qu’il vaut mieux avoir une démarche communautaire (placer le contenu comme élément central, contenu par lequel les internautes peuvent échanger puis devenir “contact”). La fonctionnalité “via”, comme l’était déjà la fonctionnalité “Mention”, permet à  Facebook de valoriser son social graph (le fait de se déclarer ami avec une autre personne et qui permet à Facebook de mailler les relations qui unissent tous ses utilisateurs) en mettant plus seulement en avant la personne qui partage une information mais la personne dont provient l’information.

Bruno CLEMENT

Et si on démarrait 2010, avec le TOP 10 des Videos Virales 2009 ?

Afin de commencer l’année 2010 que je vous souhaite excellente :-) ,  je vous propose de voir et sans doute revoir le TOP 10 des videos virales de l’année 2009 en terme de performance , publié par Visible Measures et AdvertisingAge.

Sans surprise c’est la vidéo Evian/Bébé qui rafle la mise avec plus de 55 millions de vues certifiées par Visible Measures. Il faut dire que l’agence et l’annonceur ont mis les moyens tant en terme de réalisation que de dispositif média.

screen-capture-2

Personnellement, je suis plus fasciné par le dispositif T-Mobile que je trouve particulièrement intéressant en terme de complémentarité digital/buzz et évènement terrain..Avec un vrai effet Waouh à la clé. Je vous invite à relire l’article sur le sujet ici.

Cependant mes 2 coups de cœur vont d’une part à Samsung (Extreme Sheep Led Art), pour l’originalité de l’idée et la performance visuelle, classé 6ème.

Et Volkswagen The Fun Theorie, classé 8ème en terme de performance,
pour la pertinence et la simplicité du dispositif.

Cela m’amène à vous souhaiter à tous une année 2010, sous le signe de la créativité, de l’originalité…Car sans (bonne) idée point de Buzz !

Et pour conclure, je vous propose de visionner cette vidéo publiée sur le blog de Nicolas Bordas qui illustre parfaitement la nécessité de rémunérer les idées à leur juste valeur, …Ce sera mon vœu professionnel pour 2010 ;-)

Cédric DENIAUD

Domino’s Pizza ou comment un bad buzz lance une vraie stratégie Social Media

Vous vous souvenez tous probablement d’un des bad buzz les plus retentissants en 2009 (outre le site Désirs D’Avenir de Ségolène Royal, ou le lipdub des Jeunes Populaires de l’UMP – disclaimer : je n’ai travaillé sur aucun des deux projets ;) ) : celui qui a touché la marque Domino’s Pizza. Si vous ne vous en souvenez pas, ce reportage pourrait vous rafraîchir la mémoire :

En effet, on voyait, dans cette vidéo, deux employés dans un restaurant Domino’s Pizza aux Etats-Unis se filmant dans la cuisine du fast-food et ajoutant dans les pizzas des ingrédients d’abord passés par… leur nez.

Première réaction de la marque : la défense et la non-caution

La marque a donc quasi immédiatement renvoyé les deux personnes et entamé des poursuites judiciaires contre ces derniers. Un communiqué affirmait que, bien entendu, ces deux personnes n’étaient en aucun cas représentatives des 125 000 employés de la marque.

Deuxième réaction : le remerciement de la communauté et la garantie de la promesse produit

Quelques dizaines d’heures seulement après, Patrick Doyle, président de Domino’s Pizza USA, remerciait publiquement dans une vidéo la communauté d’avoir alertée (indirectement) l’entreprise des deux personnes et de l’existence de cette vidéo. Dans cette même vidéo, Patrick Doyle affirme qu’ils ont fermé le magasin où s’est passée la scène pour le nettoyer entièrement et vont faire faire une enquête au sein de leurs magasins pour savoir si des pratiques cachées sont effectuées dans d’autres endroits. La démarche très politicienne, permet ainsi potentiellement de rassurer les clients internautes au courant de l’information.

Troisième réaction : apporter la preuve par l’image et valoriser les conversations autour de la marque

Certes la dernière réaction fut plus tardive car elle date seulement de quelques jours, et ce qui explique cet article. En effet, Domino’s Pizza afin de faire taire les critiques sur la qualité de ses produits, et y apporter la preuve par l’image vient de lancer le site PizzaTurnAround. On voit que nous sommes ici dans un véritable cas d’école qui rappelleront sans nul doute ce que d’autres marques comme Starbucks, Dell ou bien SNCF en France ont su faire et continuent de mener.

Image 4

  • On y retrouve un documentaire afin d’apporter de la transparence sur le processus de fabrication des pizzas et ce qui se passe dans les cuisines des restaurants ;

  • Un reportage de la chaîne CBS évalue la qualité d’une des nouvelles pizzas Domino’s;

  • Un live feed de toutes les mentions actuelles de la nouvelle pizza Domino’s sur Twitter, via le hashtag #newpizza (qui rappelle un peu ce qu’avait fait Skittles à l’époque sur son site de marque : Skittles se fond dans les médias sociaux).

Tous ces éléments permettent de témoigner de plusieurs choses majeures :

  • Un bad buzz pour lancer sa stratégie : comme Dell, Comcast, ou bien Starbucks, ce sont des bad buzz qui ont vraiment lancé l’entreprise sur la voie d’une vraie stratégie Social Media (cf : Le buzz négatif est plus positif que l’absence de dialogue). Attention, le bad buzz, on pourrait croire à la vue de certains éléments récents et notamment dans le domaine politique devient un élément de communication volontaire à part entière. Même si cela n’est pas totalement faux dans certains cas, le bad buzz peut vite devenir difficilement incontrôlable et joue nécessairement ensuite sur la mémoire (capital marque) que l’internaute a d’une marque (même si un buzz en remplace rapidement un autre et que pour certaines marques, il s’agit plus d’accumulation qui peuvent détruire une image de marque) et sur sa réputation en ligne (référencement, …).

  • L’acceptation (dans une certaine mesure) de la critique : à l’heure où l’internaute a le pouvoir de s’exprimer facilement et librement sur Internet, il ne faut pas vouloir faire taire la critique mais au contraire montrer qu’on l’accepte, lorsque celle-ci est fondée. En terme de communication, les marques doivent comprendre que la politique de l’autruche ne fonctionne pas et que donner l’impression sur Internet que “tout va bien, je vais bien” est une stratégie de communication risquée et sans nul doute innefficace. C’est pour cela, comme je l’exprimais dans Quelle règles de modération adopter sur un site participatif ?, que même dans le domaine politique où c’est probablement le lieu de débat le plus exacerbé, qu’il ne faut pas pour un gouvernement ou un parti politique s’enfermer dans une démarche renfermée sur soi mais au contraire ouvrir des sites d’échanges et d’actions ouverts à tous.

  • La nécessité pour la marque d’avoir un droit de réponse fort, et pas seulement sur les outils utilisés par les internautes : le fait de créer un site dédié, permet à la marque de créer potentiellement un hub conversationnel chez elle. J’aime bien entendu cette politique d’être présente sur les médias sociaux actuels mais seulement y être présent ne créé pas d’originalité, de créativité dans la communication, ce qui demeure essentiel. Je vous renvoie ici à deux articles liés, sur la nécessité pour une marque de conserver un site de marque (mais qui doit devenir conversationnel) à l’ère des médias sociaux : Intégrer le Social Media au coeur de votre site et Va-t-on vers la mort des sites Internet de marque ?

Frédéric CAVAZZA

Archivez votre présence sur les médias sociaux avec Silentale

Avec la multiplication des plateformes sociales, il devient de plus en plus compliqué de gérer les conversations et les traces que vous laissez. Pire, si un service que vous utilisez ferme ses portes, vous perdez l’historique des interactions sociales qui étaient hébergées dessus.

C’est là où intervient Silentale, une startup française (cocorico !) qui a reçu le prix du public lors de l’édition 2008 de LeWeb (Arg ! Mais comment ça se prononce ?). L’idée est de proposer un service de consolidation et d’archivage de vos emails et conversations sur les principales plateformes sociales du marché (Facebook, Twitter, LinkedIn, Gmail, Yahoo! Mail, Hotmail…).

La première étape consiste donc à brancher sur le service vos différents comptes :

Connectez vos comptes à Silentale

Connectez vos comptes à Silentale

Puis après quelques heures de travail, le service a rapatrié sur la plateforme vos différents messages et conversations :

Vos conversations archivées dans Silentale

Vos conversations archivées dans Silentale

L’interface est agréable et surtout ça fonctionne bien ! Plus sérieusement, la connexion aux comptes et transparente et la navigation dans les archives est plutôt bien faite. J’apprécie particulièrement la possibilité d’avoir une vue unifiée de vos conversations et échanges avec une personne en particulier ou la possibilité de rechercher dans les pièces jointes. Tout ceci est à découvrir dans la page Feature by Feature et dans cet article : Silentale lets you archive and search your every conversation.

Après les services d’agrégation, nous voici donc arrivée à l’étape suivante : l’archivage. Pour la petite histoire, les données sont stockées sur les data centers d’Amazon Web Services en Europe (donc pas aux US, j’insiste). Pour le moment le modèle économique du service n’a pas encore été dévoilé mais je me doute qu’il sera fonction du nombre de comptes et du volume de stockage.

Prochaine étape logique : l’interopérabilité.

Dans un positionnement assez proche il y a aussi Threadsy qui propose un service de “Universal Social Inbox“, ou encore des services d’archivage comme SocialSafe ou Backupify.

Frédéric CAVAZZA

Quand la délégation d’authentification devient un enjeu-clé

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur la délégation de l’authentification et les enjeux qui y sont associés (cf. L’authentification au centre de nombreuses attentions et Interopérabilité des plateformes sociales, on y est presque). Je parle bien ici d’authentification et non de gestion de l’identité numérique, donc de la possibilité d’utiliser un login universel pour éviter d’avoir à créer des comptes un peu partout. Il semblerait que la tension concurrentielle soit encore montée d’un cran cette semaine avec quatre annonces majeures.

Il y a tout d’abord ce couplage entre Facebook et Yahoo! : Update once to share with many on Yahoo! and Facebook. Il serait désormais possible de vous authentifier sur Yahoo! News / Sports / … avec votre profil Facebook grâce à Facebook Connect. Une fois authentifié, vous pouvez alors profiter du service et publier des notifications de vos actions sur votre profil Facebook. Serait-ce un aveu d’échec de Yahoo!, incapable de rattraper son retard sur les médias sociaux ? Peut-être…

Il y a ensuite Google qui annonce un partenariat similaire : Friend Connect: Birds of a Feather Tweet Together. L’idée étant que vous pouvez maintenant vous authentifier sur les widgets Friend Connect à l’aide de vos comptes Twitter, Yahoo!, Netlog

Les nouvelles possibilités d'authentification de Google Friend Connect

Les nouvelles possibilités d'authentification de Google Friend Connect

Même principe que précédemment, si vous êtes authentifié avec votre profil Twitter, vous pouvez publier des notifications de ce que vous faites sur votre profil Twitter. Plus d’explications ici :

Toujours chez Google, ils viennent d’annoncer le support d’OpenID par les Google Profiles : Google Profiles Turn Into OpenIDs. En d’autres termes : vous pourrez vous authentifiez à l’aide de votre profil Google sur les sites et services “compatibles” avec OpenID.

Dernière annonce et pas des moindres, les réflexions en cours des équipes de Mozilla sur une gestion centralisée des profils directement dans Firefox : Identity in the Browser (Firefox). L’idée (géniale) serait d’étendre les fonctionnalités de gestion des mots de passe à la gestion de profils génériques pouvant servir à s’authentifier sur un site. Dans l’exemple qui suit, l’utilisateur arrive sur un service Yahoo! où on lui propose de s’authentifier (”login“) en choisissant les profils déjà référencés pour ce site :

L'authentification sur Yahoo! avec Firefox

L'authentification sur Yahoo! avec Firefox

Autre cas de figure, la possibilité de créer à compte à partir d’un profil générique stocké sur le navigateur ou d’utiliser un profil anonyme :

La création de compte avec Firefox

La création de compte avec Firefox

Force est de constater qu’ils ont poussé la réflexion très loin et que la solution proposée est robuste. Reste encore à l’implémenter dans les futures versions de Firefox.

Autres chantiers intéressants :

  • La synchronisation des profils entre plusieurs ordinateurs (au même titre que les bookmarks ou les préférences) ;
  • Les mécanismes de notifications multiples (si je publie un commentaire sur un blog, cette action est annoncée sur mes profils Facebook, Twitter…) ;
  • La gestion des transactions (l’équivalent d’un Google Account + Google Checkout).

Bref, il y a encore beaucoup à faire et l’année 2010 sera très certainement passionnante de ce point de vue.

Frédéric CAVAZZA

Quand les médias sociaux s’invitent dans votre télévision

Après plusieurs mois d’attente, Facebook, Twitter et d’autres services sont enfin disponibles sur vos consoles favorites : Twitter and Facebook Launch on the Xbox 360 et PS3 3.10 Update Adds Facebook Features, Fixes Up Friends List. Le principe est simple : prolonger votre expérience sociale au travers d’une interface adaptée. Vous avez donc maintenant la possibilité de vous connecter (à l’aide de vos login / mot de passe) pour lire les tweets de vos amis et publier les vôtres :

Twitter sur votre Xbox 360

Twitter sur votre Xbox 360

Idem pour Facebook où il est possible de consulter le updates de vos amis, de publier vos updates et surtout de lier votre compte Facebook à votre Xbox Gamertag : Xbox Connects with Facebook.

Facebook sur votre Xbox360

Facebook sur votre Xbox360

Là ça devient intéressant car ce “portage” de Facebook sur Xbox permet de mélanger vos deux social graph (casual et gamer). Ceci ouvre donc de nombreuses possibilités, surtout lorsque l’on connait le succès des casual games sur les réseaux sociaux et Facebook en particulier. D’autres “portages” sont-ils à prévoir ? Certainement. Est-ce une révolution ? Non car cela existait déjà des ponts comme Twoof qui permet de relier vos profil Doof et Twitter.

Bon dans les faits c’est plus compliqué (cf. First Look: Zune, Twitter, Facebook And Last.fm On Xbox) car la manipulation sans souris ni clavier est complexe, il est ainsi largement conseillé de vous équiper d’une manette spéciale :

Manette avec clavier obligatoire pour pouvoir tweeter efficacement

Manette avec clavier obligatoire pour pouvoir tweeter efficacement

Pour la PS3 c’est à peu près la même chose mais l’intégration va plus loin : PlayStation 3 Firmware (v3.10) Update Preview.

Facebook sur votre PS3

Facebook sur votre PS3

Là vous accédez carrément à votre profil Facebook au travers du browser intégré dans la PS3. Vous avez également la possibilité de publier automatiquement des status update (acquisition de trophées…) et des captures d’écran / vidéos de vos exploits. Là encore de nombreuses opportunités sont à imaginer.

Bon maintenant que tout ça est effectif, reste de nombreuses questions à se poser :

  • Comment vont cohabiter les nombreux social games de Facebook avec les casual games et “petits” titres proposés en téléchargement sur les marketplaces de ces deux consoles ?
  • Comment vont cohabiter la nouvelle génération de hardcore social games de Facebook (Burning Realms, Kick-Off, Battle Punk…) avec les “gros” titres des consoles ?
  • Quand tout ceci sera-t-il disponible sur DS et Wii (au travers des Mii Channels) ?
  • Y aura-t-il un portage sur l’AppleTV (qui prévoit d’intégrer prochainement des jeux : Apple TV gearing up for games?) et pourqoi pas votre Freebox ?

Bref, de nombreuses questions à se poser et surtout un très bel avenir à anticiper (à mi-chemin entre social gaming et social TV). Lire à ce sujet cet article sur la convergence des services entre web et TV : La télévision est-elle l’avenir de l’internet ? En partie.

Bruno CLEMENT

100 000 Fans attendent la nouvelle pub de Nespresso..What else ?

Aujourd’hui est révélée la nouvelle campagne mondiale de l’ami George Clooney pour son café préféré Nespresso.

L’occasion de faire une petite revue du dispositif qui, sans être particulièrement original, est assez complet et plutôt bien réalisé, et qui surfe sur les tendances marketing de “brand content” et de “story telling.”

1- Un site teasing qui pose une question simple aux visiteurs:
Georges Clooney sort de la boutique Nespresso….Que va-t-il lui arriver ?

Nespresso_HP
(Spéciale dédicace à la bande-son que personnellement je trouve très sympa.)

2- Pour le savoir et voter => un seul moyen: Devenir FAN de Nespresso sur Facebook !

Donc un choix assez “radical” (je ne peux voter que si je suis inscrit sur Facebook) qui démontre que le réseau est clairement en train de devenir Mainstream pour certains annonceurs (et c’est une bonne nouvelle ;-) )

Nespresso_Facebook1

3- La marque propose ensuite de voter pour son scénario préféré.

L’interactivité  est de mon point de vu un peu décevante, car très limité:  Je n’ai que 4 scénarios préformatés possibles et ma seule contribution est de voter en laissant mon adresse email…What else ? Nothing !!!

..Un peu dommage quand même quand on utilise un réseau comme Facebook, on aurait pu imaginer quelque chose de plus conversationnel ou “crowdsoursing”…

Nespresso_Facebook_scenario2

4- 100 000 fans sur Facebook…Attendent la nouvelle pub…Et moi, et moi ;-)

En fait, le chiffre exact au moment où j’écris cet article c’est 98 232 fans…

On commence donc à arriver à une volumétrie intéressante qui laisse entrevoir les prémices du SRM (Social Relationship Management). ( Voir article sur le sujet: Social Media Strategy Framework : du CRM au SRM (Social Relationship Management), surtout quand on les commentaires des membres, qui sont dithyrambiques…Bref des VRAI FANS, donc !

Facebook-partage_Nespresso

5- Le dispositif est complété par un flux twitter, plus modeste en terme de followers.

Twitter - NEspresso

…Mais qui a le mérite d’exister ;-)

6- À noter également la présence dans Facebook de la chaîne Youtube de la marque, qui propose des portraits de “Nespresso People” à vocation pédagogique.

Démarche intéressante, destinée sans doute à contribuer à la e-réputation de la marque.

Nespresso_Youtube

Alors que va-t-il arriver à Georges Clooney ? C’est la question qui vous brûle les lèvres ;-) !!!

screen-capture-10

Réponse ci-dessous…ouf, quel suspens !!!


Bon…OK, cette video ne vient pas du canal officiel de Nespresso…Mais c’est la bonne !
Qui a dit que le net était incontrôlable ? ;-)
People power  /-) !

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UPDATE 11:30 – La campagne officielle est en ligne et propose une version longue avec 3 scénarios de fin originaux…Et des dialogues pleins d’humour entre Georges Clooney et John Malkovich visibles ici.

NEspresso_3scenarios

Je vous conseille particulièrement le scénario 3, le plus drôle de tous à mon sens.

Nespresso_Heaven

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