Cédric DENIAUD

Un blog de marque pour animer et fédérer une communauté ?

Vous allez trouver cela certainement bizarre qu’un blogueur critique l’usage d’un blog dans une démarche de dialogue. Deux choses que je souhaite préciser en préambule :

  • Je ne parle ici que des blogs de marques et à aucun moment de blogs de CEO ou de blogs “media” ou “métier” (comme par exemple, un blog d’agence de communication).

  • Je me base sur une étude US de juin 2008 de Forrester Research : How to derive value from B2B blogging ?

J’ai quelques exemples en tête, tous bien différents, et je me pose la question de savoir si le blog de marque est un outil adapté pour fédérer une communauté. Au départ, je trouvais ce type d’action intéressante car elle semble donner aux lecteurs la vision transparente d’une entreprise à l’opposé d’une communication commerciale. Mais les derniers exemples de blogs de marque que j’ai en tête, me laisse penser que le blog de marque ne peut être utilisé comme un outil seul et  qu’il doit être intégré dans une vision communautaire et de dialogue plus large.

Les trois arguments qui m’ont amené à cette conclusion sont :

  • La discussion n’est pas ouverte mais restreinte aux seuls commentaires sur un sujet précis sur lequel la marque a précédemment publié un article.

  • Il n’y a finalement que peu de commentaires par article. L’interactivité semble donc plutôt faible.

  • Une communauté a besoin de s’exprimer et avant de prendre la parole, une marque doit écouter. Le blog de marque est le contraire : la marque parle d’abord puis les lecteurs réagissent, dans un modèle, en somme proche de la communication classique.

  • Le seul moyen d’interaction est le commentaire, ce qui limite les modes des participation possibles (même si les commentaires vidéos via Seesmic sont désormais possibles et intégrés sur certains blogs US et francophones

Le blog de marque peut être un outil pertinent pour diffuser un contenu plus éditorial que celui qui est généralement diffusé sur le site institutionnel de la marque. Par contre, pour être pertinent, le blog de marque doit être un outil à intégrer dans une dimension communautaire plus vaste, permettant véritablement aux clients de s’exprimer et de dialoguer avec la marque.

Pour reprendre des données de l’étude dont je vous parlais dans les premières lignes de cet article.

  • 25% des blogs des 500 plus grosses entreprises (selon le classement Fortune), selon Forrester Research, sont “ennuyeux, inintéressants et ne stimulent pas le dialogue”.

  • 70% de ces blogs ne parlent uniquement de l’activité de l’entreprise, ce qui témoigne d’un manque d’ouverture des sujets alors que les consommateurs souhaitent réagir sur des thématiques plus vastes.

  • 56% se contentent seulement de republier des communiqués de presse et des informations publiques (disponibles sur des sites spécialisés ou médias).

Que peut-on tirer comme enseignement ?

  • Certaines marques ne font que suivre la tendance sans être véritablement accompagnées dans leur stratégie d’utilisation des médias sociaux. Certes, mettre en place un blog coûte peu à la marque, mais encore faut-il avoir une stratégie pertinente d’utilisation au risque d’avoir une simple réédition sous un format actuel de la classique rubrique “Communiqués de presse” des sites institutionnels.

  • Lorsque l’on souhaite véritablement passer au dialogue, les utilisateurs ne se contentent plus seulement d’un blog. En ça, un blog ne remplace pas une plateforme de dialogue en ligne où la remontée des informations est plus riche, plus engageante et plus vaste. Pour autant, comme le prouve l’exemple de DELL, mettre en place une plateforme de suggestion en ligne n’est pas contraire à avoir un blog. Le blog sert à la marque à relayer des informations exclusives sur les prochaines nouveautés ou actualités de la marque. La fréquence de mise à jour est régulière et représente donc une source d’information plutôt qu’une plateforme d’échange.

Pour reprendre un article de récent de Fred Cavazza ( Ne confondez plus communautaire et social) c’est là toute la différence entre un outil social et un outil communautaire.

Frédéric CAVAZZA

Médias sociaux et publicité sont-ils compatibles ?

En voilà une grande question à laquelle les plus grandes plateformes sociales tentent de répondre tant bien que mal. Et pour le moment c’est plutôt mal car les initiatives réussies sont plutôt rares.

Explication de cette incompatibilité : “les médias sociaux sont des plateformes d’interaction et de rencontre, pas de contenu et de publicité“. Pour vous en convaincre, regardez des plateformes comme Facebook ou Twitter : il y est uniquement question d’échange, il n’y a donc pas de place pour la publicité.

Deux billets très intéressant illustrent ce point de vue : Advertising through consumer-generated media - is it a futile attempt to hijack conversations? et Social Media Is NOT Media. Les avis des deux auteurs convergent : n’essayez pas de toucher vos cibles avec des messages publicitaires unidirectionnels mais essayez plutôt d’initier un dialogue. Autre enseignement très intéressant de ces articles : “Dans ‘Médias sociaux‘ il y a ‘Média‘ hors par définition un média est quelque chose que vous pouvez acheter ou vendre. De ce fait, est-ce que la vidéo d’une adolescence qui raconte sa rupture avec son mec est un support que l’on peut vendre à des annonceurs ?

Dialogue, c’est le maître mot sur ces plateformes où l’on échange librement et où toute tentative d’intrusion maladroite est immédiatement sanctionnée.

Autre billet intéressant à lire sur ce sujet : Understanding and Aligning the Value of Social Media, où l’auteur nous livre une série de conseils plein de bon sens :

  • Soyez transparent ;
  • Soyez vous-même ;
  • Ne cherchez pas à vendre ;
  • Intéressez-vous aux autres, écoutez-les ;
  • Soyez patients.

Rien de très neuf dans cette approche, mais ça fait toujours du bien de le répéter.

Bruno CLEMENT

Barack Obama - Une victoire pour le Social Media Marketing ?

YES WE CAN !
Et si ce slogan, désormais historique, devenait aussi le symbole de l’efficacité des medias sociaux pour agir sur l’opinion, et j’oserais dire aussi sur le business, si en croit les millions de Dollars récupérés via Internet pour soutenir Obama ?

Sans nul doute, la stratégie web d’Obama totalement orientée vers les medias sociaux a été payante, et fait office à mon sens de cas d’école.

A l’origine de cette formidable machine de guerre, Chris Hugues, l’un des co-fondateurs de Facebook qui lorsqu’il a rejoint l’équipe d’Obama déclarait:

“This is a huge opportunity to see how social tools can work. It’s a great test of the technology.” - Chris Hugues

Force est de constater que le test à été plus que probant ;-)

Et je vous propose de faire un petit état de l’art de ce best practice:

Au coeur du système le site www.mybarackobama.com

un site a vocation communautaire, qui permet à chaque membre d’organiser sa propre campagne et d’être un parfait Social Media Ambassador ” pour Obama et dont  les principales fonctionnalités sont expliqués dans cette video:


OBAMA EVERYWHERE; Une présence active dans la plupart des réseaux sociaux:

Là aussi la stratégie est sans faille, facebook, Myspace, twitter, flickr, linkedin etc…les moindres recoins du monde des médias sociaux ont été explorés avec à chaque fois de vrais succès d’audience: 2 millions d’amis sur FaceBook, 100 000 follower sur twitter, plus de 17 millions de videos vues sur la page perso Youtube…

L’accès mobile n’a évidemment pas été oublié avec en particulier un accès Iphone Apps:
Car quand on parle de communauté, s’il y en a une très présente sur le web social mobile en ce moment, c’est bien celle des possesseurs de l’iphone.

Obama s’est aussi intéressé aux fans de jeux de videos, avec notamment une présence publicitaire dans plus de 18 titres dont  Burnout Paradise, Guitar Hero 3 et NBA Live 2008

Côté Widget & goodies electronique, également les choses n’ont pas été faites à moitié:
avec des 10aines de buddy icons, logos, screensaver,  widgets, etc…disponibles

Get the Barack Obama: Latest Video widget and many other great free widgets at Widgetbox!

Enfin, last but not least…N’oublions pas la dimension “e-business” du site amiral  www.barackobama.com:
qui a lui seul aurait permis de récupérer 100 Millions de USD sur le mois de Septembre, car c’est là aussi le coup de génie de cette campagne. En capitalisant au maximum sur les dons par Internet (via CB ou même google checkout) , Obama a pu se récupérer une cagnotte énorme à coup 15 ou 20 USD !

Et pour finir cette article sur une note un peu humoristique…et parce qu’aux US le Business continue quoi qu’il arrive, je vous invite à profiter des SOLDES de la boutique Obama avec de superbes Tee-shirt à -50% !!!

profitez-en, certains articles se revendent déjà prix d’or sur E-bay !

J’espère que cet petite revue de ” la marque numérique” OBAMA vous aura intéressé..N’hésitez pas à me faire part de vos remarques, retour d’expérience sur le sujet.

et surtout n’oubliez pas, que désormais, à la question:

“Pouvons-nous mettre en place des actions efficaces avec les medias sociaux ? “
…la réponse est: “YES WE CAN !”

Frédéric CAVAZZA

Comment expliquer l’échec de Facebook ?

En réponse à un précédent billet publié par Cédric ( Comment expliquer le succès de Facebook ?), je souhaiterais me livrer à un exercice périlleux : lister les facteurs qui fragilisent actuellement Facebook et qui causeront son échec à moyen terme.

Entendons-nous bien : tout comme le billet de Cédric était volontairement optimiste, ce billet est volontairement pessimiste (la réalité de la situation se situe donc entre les deux). Ne pensez pas que je me lance dans une vendetta personnelle contre Facebook, mais je trouve que ce conformisme ambiant (”s’il y a de l’audience c’est que le modèle est le bon“) nous éloigne des réalités opérationnelles du marché. Et en plus ça met de l’ambiance dans les commentaires !

Là où il y a de la mass, il n’y a plus de hype

Tout le monde est maintenant au courant que  Facebook a dépassé les 100 millions d’utilisateurs. Très bien, mais après ? Autant il était socialement valorisant de se dire membre de Facebook l’année dernière car c’était la plateforme sociale à la mode, autant avec plus de 100 milions de membres Facebook ne peut plus prétendre au titre de “site cool”. Tous les utilisateurs ont eu leur overdose de morsures de vampires et de moutons dans la tronche, celui qui s’amuse maintenant à faire ça passe pour le dernier des ringards. Les 100 prochains millions vont donc être plus difficiles à convaincre.

Il y a bien évidement le développement à l’international, mais les concurrents sont nombreux (cf. Une nouvelle cartographie des réseaux sociaux dans le monde) et cela fragilise la plateforme (interfaces à traduire dans de nombreuses langues, environnements légaux très disparates, censure dans certains pays…).

Pire, la typologie de l’audience (avec une moyenne d’âge supérieure à 30 ans) fait fuir les plus jeunes qui se reportent sur des plateformes plus obscures comme Xanga, Netlog ou Hyves.

Les chiffres en question

Puisque nous en sommes à parler de chiffres, j’aimerais pointer du doigt un phénomène d’aveuglement généralisé autour de l’audience et de la croissance de Facebook (cf.  Réseaux sociaux: Facebook au Top, LinkedIn & Twitter également !). 100 millions de membres, c’est un très bon chiffre, mais ça reste bien inférieur aux 230 millions de membres de MySpace, aux 105 millions de Habbo et c’est à peine plus que les 75 millions de Friendster. Je ne parle même pas des plus de 250 millions de Yahoo, des centaines de millions de MSN ou des 350 millions de QQ. Partant du principe que ces 100 millions d’utilisateurs sont répartis dans le monde entier, la taille critique n’est pas encore atteinte pour mettre Facebook à l’abri de ses concurrents, contrairement à MySpace qui est ultra-dominant en Amérique du Nord.

Concernant la France, des plateformes “locales” comme Skyrock ou Copains d’avant bénéficient d’une avance toujours très confortable pour pouvoir s’adapter et s’organiser à la montée en puissance de Facebook :  Audience des réseaux sociaux en France : Skyblog et CopainsDavant loin devant Facebook.

Pour la croissance c’est la même chose : 116% de croissance est un très bon taux, mais nous sommes loin du score qu’enregistre LinkedIn (193%) ou des scores faramineux de plateformes plus petites comme Tagged (+330%) ou Ning (+250%). Même si l’effet volume joue sur ces chiffres et gonfle artificiellement les scores des petites plateformes, la croissance de Facebook va progressivement s’aplatir car une fois recrutés les adopteurs précoces et une partie des adopteurs tardifs, il est beaucoup plus complexe de mobiliser les autres.

Un leadership technologique remis en cause

Autant Facebook a été pionnier avec le lancement de sa plateforme, autant maintenant les équipes ont beaucoup de mal à tenir la cadence infernale imposée par d’autres acteurs plus puissants et mieux organisés (notamment au travers d’initiatives comme OpenSocial, DataPortability…). Facebook se retrouve dans une position délicate où les innovations en cours de déploiement sont déjà quasi-dépassées (cf. Facebook Connect, flagrant manque d’inspiration). Le problème vient probablement de l’équipe somme toute assez réduite (quelque centaines de développeurs) comparée aux armées que sont capables de mobiliser les concurrents comme Google, Yahoo ( Yahoo Previews Its New Application Platform) ou encore AOL ( AOL Quietly Launches One of the World’s Biggest App Platforms).

Pire, les innovations qui faisaient rêver le secteur sont aujourd’hui remise en cause notamment du fait de problèmes de monétisation et de pérénité : Why Platforms Are Letting Us Down - And What They Should Do About It.

La culture de la gratuité

Il reste enfin l’éternel problème de  Facebook : gagner de l’argent. Depuis le début de l’aventure, le patron de Facebook se targue de proposer un service gratuit qui sert avant tout à améliorer le quotidien des utilisateurs et à rendre les gens plus heureux. Très bien, j’apprécie grandement, mais comment tout ceci va-t-il finir ? Partant du principe qu’il faut investir 1 à 2 ans dans un réseau social avant de pouvoir en tirer des bénéfices concrets (notamment au travers des pratiques de réseautage professionnel), pourquoi investir son temps et son énergie dans une plateforme dont la viabilité n’est pas assurée ?

Contrairement à des services comme  LinkedIn ou  Ning qui propose des options payantes depuis le début (et ne s’en sont jamais cachés), l’approche “100% gratuit” de Facebook ne rassure pas les investisseurs ni les annonceurs ( Facebook à la recherche d’un second souffle). Pire : cela rend les utilisateurs plus vindicatifs lorsqu’il est question de monétiser l’audience. Ceci est d’autant plus grave que les utilisateurs ont maintenant bien compris qu’ils peuvent faire plier la direction à leurs exigences (cela s’est déjà vérifier 3 fois).

Facebook sera-t-il le prochain Boo.com ?

Bref, les arguments en faveur de Facebook ne manquent pas : sa croissance, son audience, sa couverture médiatique… mais force est de constater que lorsque l’on y regarde de plus près, la situation est très alarmante. Rajouter à tout cela le problème de positionnement ( Facebook et le syndrome du canard) et vous aurez une situation critique.

Un service trop en avance sur son temps ? Un patron trop naïf ? Un environnement concurrentiel trop féroce ? Difficile pour le moment de savoir comment Facebook aurait pu éviter de se retrouver dans cette situation. Toujours est-il que la partie est loin d’être gagnée et que l’hiver nucléaire qui approche risque d’être fatal à  Facebook et d’en faire un exemple emblématique de la bulle 2.0 tout comme Boo.com à son époque.

MàJ (31/10/2008) : Visiblement je ne suis pas le seul à emmetre des doutes quand à la viabilité de Facebook :  Facebook May Be Growing Too Fast. And Hitting The Capital Markets Again. En résumé : ils ont dépensés la quasi totalié des 500 millions de $ levés cette année, leuts coûts d’exploitation explosent, la croissance est principalement réalisée à l’étranger où les frais sont encore plus élevés et où la monétisation des graphes sociaux est trop complexes (barrières linguistiques, culturelles, législatives…).

Cédric DENIAUD

Medias Sociaux - Quelle utilisation pour votre marque ?

Vous trouverez ci-dessous une présentation que j’ai réalisée dernièrement autour des médias sociaux. De plus en plus les marques montrent un intérêt prononcé pour ces nouveaux outils découvrant les possibilités offertes en termes d’écoute, de partage, d’échange, de gestion de leur marque ( Savoir gérer son image de marque sur Internet)…

Le principal point à comprendre si l’on se passe d’un point de vue communication c’est que l’utilisation des médias sociaux dans une démarche de communication sous-entend le passage d’une communication verticale (ou descendante) à une communication horizontale (entre la communauté et la marque doit venir participer à cet échange avec la communauté en tant notamment que facilitateur et animateur).

Après ces quelques lignes de préambule, je vous laisse découvrir la présentation.

Cédric DENIAUD

Comment expliquer le succès de Facebook?

Il y a toujours les “Pour” et les “Contre” mais nous sommes bien obligés de le constater : Facebook fait aujourd’hui parti des services Web apparus ces dernières années qui connait un important succès. En France, on compte déjà plus de 4 millions de personnes inscrites. Les médias traditionnels en parlent de plus en plus. Facebook a lancé dernièrement une nouvelle version de son interface ( Facebook en pleine mutation).

Mais comment expliquer ce succès ? Comment un service à la base destiné seulement à des étudiants Américains est devenu seulement en quelques années l’un des services qui fait le plus parler de lui ? Sans vouloir entrer dans des explications sociologiques (désir de retrouver un lien social, perdu dans la vie réelle), je me contenterai de ne voir que l’aspect Internet.

Je vois une réponse simple et courte : Facebook est potentiellement le réseau des réseaux dans le sens où il joue le rôle de hub de médias sociaux existants . Pour expliquer autrement : à l’heure actuelle, Facebook a une longueur d’avance sur la plupart de ses concurrents car il regroupe ce qui se fait de mieux sur les autres “outils sociaux”. En détail :

  • Comme MySpace, il permet facilement de se créer une page personnelle et d’y mettre en avant ses goûts, ses activités;
  • Comme Copains d’avant et Viadeo, il joue le rôle d’entremetteur et découvreur d’amis actuels et passés;
  • Comme Meetic, il permet de faire de nouvelles rencontres;
  • Comme DailyMotion, YouTube ou FlickR, il permet de partager ses vidéos ou ses photos avec ses amis. A ce titre, Facebook est la première plateforme de stockage de photos (près de 10 milliards) loin devant Photobucket (6,2 milliards) et FlickR de Yahoo! (entre 2 et 3 milliards)
  • Comme Twitter, il permet d’être en contact instantané avec la vie de son entourage (mini-feed) ;
  • Comme MSN Messenger, il permet de communiquer en messagerie instantanée avec ses amis ;
  • Comme Friendfeed, il propose des outils de filtre des mini-feed de ses amis afin de mieux filtrer l’information ( Filtrer l’information : Facebook le propose dans son mini-feed);
  • Comme un blog, il permet de communiquer sur ses envies, ses goûts, ses idées via les applications ou les groupes permettant l’enrichissement de son profil Facebook ( De l’utilité des applications Facebook) ;
  • Comme un site e-commerce, il permet de trouver des idées d’achat : recommandation d’amis ( Le Me-commerce : avenir des réseaux sociaux ?),  applications e-commerce de marques ( eBay + Facebook = utiliser Facebook comme outil e-commerce).
Vanessa KRIVAJA

Beautiful Médias Sociaux ?

Voilà déjà plus d’un mois que Volkswagen à lancé Beautiful Life décrit comme LE site communautaire destiné aux amateurs (possesseurs ou pas) de véhicules Volkswagen. OK, allons voir cela de plus prêt !

Le site propose toute une palette de services qui gravitent autour de la voiture (financement, assurance, informations produits) et accessibles à la condition de devenir résident de Beautiful Life. Pour cela, il suffit simplement de remplir un questionnaire de qualification.

Je note que selon que l’on soit client de la marque ou simple prospect, on ne bénéficie pas exactement du même questionnaire. En effet, pour s’inscrire comme client, il faut indiquer le numéro de châssis qui se trouve sur la carte grise (et ceci est une donnée obligatoire). N’étant pas propriétaire d’une Volkswagen je n’ai pas pu juger de ce que la marque pouvait proposer à ses clients ni pu voir en quoi les clients bénéficiaient (ou pas d’ailleurs ?) d’un traitement différent par rapport aux prospects ?

Si vous êtes propriétaire d’une Volkswagen et que vous êtes résident de Beautiful Life …. N’hésitez pas à me raconter ce que vous y vivez !

En tant que prospect, le questionnaire que l’on ma demandé de remplir était assez complet : 

  1. Mes coordonnées bien sûr pour pouvoir me contacter par la suite : téléphone portable mais également téléphone perso (au moins un des deux numéros est obligatoire), mon adresse email ainsi que mon adresse postale.
  2. Volkswagen a souhaité savoir quelle était ma situation matrimoniale ainsi que le nombre d’enfant(s).
  3. On m’a également demandé si je possédais un véhicule et si oui, de bien vouloir indiquer la marque et le segment (à mon avis cette notion de “segment” ne parle pas forcément aux personnes non familières avec le secteur automobile …) sans oublier de renseigner la première date de mise en circulation de ce véhicule.
  4. Bien évidemment, on m’a demandé si j’avais un projet de changement de véhicule et si oui, à quelle échéance (moins de 3 mois, 3 à 6 mois, 6 à 9 mois ou + de 9 mois).
  5. Quel était le véhicule de mes rêves chez Volkswagen à choisir parmi un menu déroulant.

Je dois dire que je trouve tout cela plutôt malin … Facile en effet à Volkswagen de proposer ensuite aux prospects le bon véhicule en fonction de la typologie du foyer par exemple ou de soumettre une solution de financement pour le véhicule de ses rêves à la personne qui a un projet d’achat dans quelques mois.  J’ai aussi envie de rajouter que le questionnaire de qualification est à mon sens un bon exemple de ce qu’il est possible de récolter comme données. Bien souvent les annonceurs que je conseille dans le cadre de programmes de CRM hésitent à rendre obligatoires certaines données de peur de forcer la main aux internautes. Ils ne souhaitent parfois pas poser plus de 5 questions pensant à tort qu’un questionnaire complet est un frein à l’inscription. Si les données sont justifiées, l’internaute accepte de jouer le jeu et de se qualifier.

J’ai en revanche été assez déçue par ma visite sur Beautiful Life que certains ont (carrément) qualifié de “Second Life Volkswagen”. Le résident peut effectivement se rendre en concession mais ne peut qu’obtenir des informations sur le véhicule qui l’intéresse, un rendez vous ou une offre de financement… rien de révolutionnaire donc. Il peut également écouter l’avis d’un faux “voisin” qui lui explique combien il est ravi du modèle qui ça tombe bien est le modèle qui l’intéresse. Le résident ne peut en revanche pas entrer en contact avec d’autres (vrais) résidents …  En fait, j’ai l’impression que le concept de site communautaire a été mal exploité ici ou en tous les cas pas poussé jusqu’au bout. C’est dommage.

En effet Beautiful Life est plutôt un site internet vraiment bien fait au niveau des animations / du graphisme et malin au niveau des rubriques mais je ne vois pas bien en quoi c’est un site dit communautaire ?

Cédric DENIAUD

6 usages possibles de Twitter pour une entreprise avec ses clients

Peut-être n’avez-vous pas encore créé votre compte car vous n’en voyez pas l’utilité, mais vous en avez sûrement déjà entendu parlé à maintes et maintes fois. Il s’agit de Twitter…

Dernièrement, les entreprises s’intéressent de plus en plus à ce type de service et j’ai déjà eu l’occasion de parler de 2 grands usages généraux possibles de Twitter ( Quelle utilisation une entreprise peut-elle faire de Twitter ?). Certains s’y intéressent tellement que des “twitter-likes” pour entreprises ont déjà vu le jour :

  • BlueTwit par IBM
  • OraTweet de Oracle
  • ESME de SAP
  • Yammer (récemment distingué au TechCrunch50) qui est un “fil d’actualités boulot”
  • QikCom

Toutefois, la bonne question à se poser n’est peut être pas l’outil à utiliser mais bien l’utilisation que l’on peut faire de l’original, surtout dans le cadre d’une utilisation externe (entre une marque et ses clients). Je vous propose ci-dessous 6 usages différents

  1. Commercial : alerter les clients des nouveautés produits et promotions. Un exemple pertinent est celui de Dell avec Dell OutLet
  2. Communiquer sur les nouveautés d’un autre outil : les plateformes de suggestion en ligne de StarBucks ( MyStarBucks) et de Dell ( IdeaStorm) ont leur compte Twitter. L’utilité me semble limitée car diffuser du contenu sur un compte dédié ne permet pas de créer de “la transversalité entre les médias sociaux”. En effet, il serait plus pertinent, à mon sens, que sur d’autres comptes ou outils de la marque de communiquer sur les nouveautés de la plateforme de suggestion en ligne afin de la faire connaître et d’inciter les clients à venir participer. Dans le cas de Dell, moins de 200 personnes abonnés au compte montrent que l’intérêt perçu est plutôt faible.
  3. Offrir un nouvel outil pour le service client : on pourrait citer plusieurs marques ( ComCast, JetBlue…), tant cet usage me semble effectivement pertinent. Même s’il n’est à destination que de peu de clients, il permet d’offrir un canal adapté pour des clients qui souhaiteraient l’utiliser (cf : Twitter, nouvel  outil du Service Client)
  4. Être plus proche de ses clients : via un outil de microblogging pouvoir échanger plus librement avec ses clients sur des sujets différents et moins centrés sur la marque ou ses produits.
  5. Réagir aux “feedbacks” des clients : soit ces feedbacks sont laissés sur une plateforme dédiée, et Twitter permet de communiquer sur l’avancement ou la réalisation d’actions sur la base des idées des clients.
  6. Alerter ses clients différement que par l’abonnement à une newsletter
Cédric DENIAUD

De la publicité à l’engagement

Le titre de cet article est un clin d’œil à deux précédent articles que j’ai écrits sur le sujet : Du monologue au dialogue et Du marketing à la communauté. A l’heure des médias sociaux, il est nécessaire, voir prochainement indispensable, pour les marques de passer d’un modèle basé sur la publicité et la communication push à un modèle basé sur l’engagement avec son client.

Est-ce à dire que j’annonce la mort de la publicité ? Bien sûr que non… mais, à mon sens, la publicité doit de plus en plus devenir un support de communication des actions que prennent les marques en matière d’engagement avec leurs clients.

En somme, la publicité est un moyen, qui pour beaucoup de marketeurs restent pris comme une finalité : faire de la publicité pour faire de la publicité car je sais que cela augmentera la notoriété de ma marque et les ventes de mes produits. La stratégie doit être guidée par l’engagement : pour développer ma marque, je dois tisser une relation unique avec mon client, comme membre d’une communauté. Il doit trouver un bénéfice important à être fidèle à ma marque. La marque n’est plus alors un diffuseur mais devient un animateur et un facilitateur.

Je vous conseille pour terminer de consulter la présentation ci-dessous de Paul Isakson qui aborde justement cette transition pour les marques du “campaigning” au “committing“.

Bruno CLEMENT

Mon experience de social media shopper

Très souvent, on me demande, en tant qu’ agence de démontrer le ROI des actions que nous menons dans le cadre de stratégies dite “d’influence”…Alors évidemment, nous avons un certain nombres d’outils de tracking, de mesure, de tag etc…qui nous permette d’objectiver au maximum ce que l’on préconise pour nos clients, mais rien ne vaut un exemple concret !

Je vais vous faire part d’une expérience personnelle qui illustre bien les rouages de ce type  de stratégie.

Phase 1: Samedi 13 Septembre - 9H00 du matin - consultation des Flux RSS

Samedi dernier, comme chaque matin, je consulte mes flux RSS sur mon iphone et je suis attiré par le titre d’un post sur le blog de Fred Cavazza: Devenez ceinture noire de powerpoint !.

Évidemment, je suis un vrai “coeur de cible” pour cet article, car je passe une grosse partie de mon temps en présentation et j’utilise quotidiennement ce logiciel.

Frederic utilise cette video posté sur Youtube pour illustrer son propos, que je trouve vraiment drôle et très vrai ;-)

Il fait également référence à plusieurs livres pour optimiser ses présentations notamment à Présentation Zen écrit par Garr Reynolds l’un des papes des “bonnes présentations powerpoint”.

Phase 2: 9H10 Même Jour -Découverte de Garr Reynolds

Je me rends donc sur le blog http://www.presentationzen.com/ et mon oeil est attiré par cette vignette qui me renvois vers une video d’une présentation de Garr chez Google

=> J’y jette un coup d’oeil et je me dis que les idées de ce garçons sont vraiment intéressantes…Donc je reviens sur le blog et je clique sur cette 2ème vignette:

=>Là je consulte en ligne le bouquin sur Amazon.com via une interface de visionnage en ligne de quelques unes des pages..Mais je ne suis pas encore totalement convaincu, le site ne m’en donne pas assez à voir…

Je bookmarke néamoins le site de Garr dans mes favoris sur Delicio.us…Et par conséquent, je partage immédiatement l’info avec l’ensemble des gens qui travaillent avec moi.

Phase 3 - Dimanche 14 - 14H10 - The Slideshare demonstration

Je jette un coup d’oeil aux commentaires laissés sur l’article de Fred Cavazza, et l’un d’eux me  renvoi vers slideshare, un site de partage de présentations powerpoint.

là j’y découvre en furetant 2 présentations vraiment intéressantes, réalisées par Garr Reynolds

Celle-ci

Et surtout celle-ci (que j’avais déjà vu dans la video la veille) - Remarquez au passage la puissance de l’outil avec la synchronisation voix/slide..

Phase 4: Dimanche 14 - 14H30 - Achat sur Amazon.fr

Ces 2 présentations achèvent de me convaincre et je décide donc d’acheter le livre sur Amazon.fr…Et comme ce site est un redoutable e-commerçant, ce dernier me recommande immédiatement ce bouquin.

….Qui était également l’une des références cité dans le post de Frédéric Cavazza…La boucle est bouclé !

Je jette un rapide coup d’oeil au site de l’auteur (très bien fait du reste)…Et je me décide donc à acheté également ce livre !

Phase 5: Mardi 16 - 8H15 - Réception des livres par courrier

RAS, service express nickel, traçabilité permanente du colis par email & sms. Du e-commerce bien rôdé depuis 12 ans !

Phase 6: Aujourd’hui mardi 23 - 12H00 - Ecriture de ce post

…Et recommandation à nouveau des bouquins, car ils valent vraiment le détour si votre job est très orienté présentation à un auditoire.

EN CONCLUSION:

Voici comment  un simple post sur un blog “de référence” m’a fait dépenser 39 € (Merci Fred ;-))

Plus sérieusement, voici donc l’une des équations gagnantes du e-commerce d’aujourd’hui:

blog + RSS + iphone + youtube + slideshare + Delicious + module de recommandation e-commerce + livraison nickel = client satisfait et ambassadeur !

CQFD isn’t-it ?

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