Bruno CLEMENT

Is Michael Jackson really dead ?

Bon OK, le titre du post est particulièrement racoleur et vous pouvez me soupçonner de vouloir faire augmenter artificiellement l’audience de ce blog…Mais j’assume ;-).

Mais c’est vrai que l’on peut parfois se demander si Michael Jackson est vraiment mort, tellement sa présence est forte sur le web depuis que la star du moonwalk a rejoint les étoiles ;-) !!!

MJ

Je vous propose donc une petite revue de ce qui m’a marqué sur le sujet : (non exhaustive et subjective car  chaque jour une nouvelle initiative apparaît et il y aurait de quoi écrire un livre).

Temps 1:  l’annonce de l’évènement:

Même si l’exclu revient au site web people TMZ.com , personnellement, j’ai appris la nouvelle au petit matin en écoutant RTL, et j’ai été immédiatement frappé par l’importance du dispositif antenne et de la synergie avec le site web.

A 7H du matin , le site RTL.fr était déjà totalement éditiorialisé aux couleurs de Michael Jackson, avec une foultitude de contenus et de liens en synergie avec ce qui se disait à l’antenne…Franchement chapeau !

RTL.fr

Mon deuxième reflexe a été de jeter un oeil sur  twitterJ’ai lu que le trafic avait triplé à l’annonce de la nouvelle, je veux bien le croire, car j’ai pu constater une véritable déferlante incessante de twitt consacré à Michael Jackson (des centaines de post à la seconde, jeter un oeil à la copie d’écran: 149 posts à lire à chaque refresh de 3 secondes)

twitter search Michael Jackson

Mon 3ème reflexe a été de regarder du côté de Google Trends…Et là pas de doute, c’est bien de Michael Jackson dont tout le monde parle sur le web, il est d’ailleurs étonnant de voir  à quel point le buzz était quasi inexistant sur Michael Jackson, si on regarde la courbe ci-dessous, alors même qu’il devait faire son grand retour sur scène dans 3 semaines à Londres !

Google trends Michael Jackson

Temps 2: La vague des hommages

Là c’est du côté de Facebook que me suis tourné, et j’ai été  incroyablement surpris du nombre de mes “friends” qui ont marqué le coup dans leurs updates (moi y compris ;-)…Mais c’est surtout du côté des Fans pages que le Buzz m’a le plus frappé.

24H  après son décès de nombreux groupes  se sont constitués  et ont réuni des millions de fans pour commémorer la mémoire de Michael Jackson, avec notamment le R.I.P (Rest In Peace) Michael Jackson qui aujourd’hui dépasse les 3 millions de fans venant s’ajouter au 4 Millions de fans la page Facebook officielle de Michael Jackson…

RIP Michael Jackson

Ce qui est frappant c’est l’implication des fans, regardez ci-dessous le nombre de commentaires…et c’est comme ça à chaque post.

FaceBook RIP MJ

Dans la série hommage version “Geek”, le site “Billie Tweets” m’a bien fait sourire..Allez jeter un oeil ça vaut le détour ;-)

billytweets

Temps 3: Back to Show Business !

Évidemment, il fallait s’y attendre, l’exploitation commerciale n’a pas mis longtemps à démarrer.

Ce qui m’a d’abord frappé, c’est les noms de domaines associés à la mort de Michael Jackson…Quelques heures sa mort la plupart des DNS associant “dead” et “Michael Jackson” n’étaient plus disponible !

Une  rapide recherche sur Gandi suffit pour en prendre toute l’ampleur:

Gandi Michael Jackson

Il y a eu ensuite l’explosion du e-commerce autour de la star. Avec cette rupture de stock quasi mondiale sur les CD et DVD de Michael Jackson, de quoi rembourser ses dettes post mortem dit-on…

Amazon Michael Jackson

Ce qui m’a frappé, c’est également le boom de la vente C to C sur ebay.com, qui a immédiatement créé une rubrique consacré à la star, avec pas loin de 57 000 produits à vendre 48 H après son décès.

ebay.com Michael Jackson

Et évidemment, pour terminer de chapitre business, il y a toute l’exploitation médiatique de sa mort qui continue…la palme du mauvais goût revenant  à cette information révélant que Michael Jackson aurait été vu encore vivant dans l’hélicoptère l’emmenant à l’hôpital !…video à l’appui:

MIchael Jackson Helicoptère

Et ce n’est sans doute que le début d’une longue, longue, longue traîne….

Pour  clôre ce panorama non exhaustif, je vous propose un  clin d’oeil musical d’une magnifique  cover acoustique de “I Want your Back”, interprété par KT Tunstall…Enjoy.

Michael Jackson young

Michael Jackson is still alive…

for true :-)

Frédéric CAVAZZA

Une définition des médias sociaux

Voilà plus d’un an que ce blog est ouvert et je viens de me rendre compte que je n’ai jamais réellement pris le temps de fournir une définition des médias sociaux (contrairement à Cédric).

Il existe déjà de nombreuses définitions mais je ne m’y retrouve pas tout à fait. Commençons par les définitions en anglais :

  • Wikipedia - “Social media is online content created by people using highly accessible and scalable publishing technologies. At its most basic sense, social media is a shift in how people discover, read and share news, information and content” ;
  • Technology in translation - “Social media describes a new set of internet tools that enable shared community experiences, both online and in person” ;
  • Duct Tape Marketing - “Social media is the use of technology combined with social interaction to create or co-create value” ;
  • Social Computing Magazine - “Social media tools make it easier to create and distribute content and discuss the things we care about” ;
  • ? - “Social media describes the online tools that facilitates conversations and interaction online between groups of people” (impossible de retrouver la source) ;
  • Common Craft - Social Media in Plain English (définition vidéo).

Ces définitions sont intéressantes mais soit trop longues et déstructurées, soit trop courtes et vagues.

Intéressons nous maintenant aux définitions en français :

  • Wikipédia - “L’expression « médias sociaux » recouvre les différentes activités qui intègrent la technologie, l’interaction sociale, et la création de contenu. Les médias sociaux utilisent l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes d’individus qui collaborent créent ensemble du contenu Web, organisent le contenu, l’indexent, le modifient ou font des commentaires, le combinent avec des créations personnelles.” ;
  • Cédric Deniaud - “Le Social Media, c’est le fait de communiquer en utilisant tous les moyens proposés par Internet pour initier un dialogue, échanger, partager, écouter, entrer en relation…” ;
  • Digital Mix MarketingUn média social est un média qui est social ou un site social qui devient média“.

Idem pour ces définitions, je n’y trouve pas l’essentiel en un minimum de mots.

C’est donc à mon tour de me lancer avec cette définition graphique :

MediasSociaux.jpg

Vous avez à gauche les médias traditionnels (un émetteur qui diffuse un message unique à destination de cibles) et les médias sociaux à droite (tout le monde est à la fois diffuseur et cible). Il y a plusieurs subtilités à bien prendre en compte dans ce schéma :

  • Le fait d’être une cible ne veut pas forcément dire que le message passe (ex. avec les innombrables billets et tweets qui sont diffusés chaque jour sans être lus) ;
  • Les médias traditionnels tout comme les marques peuvent tout à fait intégrer les médias sociaux et participer aux conversations, la loi du nombre fait qu’ils sont néanmoins largement dilués dans la masse d’internautes (bloggeurs, forumistes, tweeteurs…) ;
  • Tout le monde s’exprime avec la même puissance (contrairement à un CBiste qui ne peut pas lutter face à un broadcaster national).

Et voici la version longue : “Les médias sociaux désignent un ensemble de services permettant de développer des conversations et des interactions sociales sur internet ou en situation de mobilité“.

Plusieurs points à retenir dans cette définition :

  • Il y est question à la fois de conversations et d’interactions sociales (sur Facebook ou Twitter vous pouvez tout à fait vous contentez de jouer à des social games ou partager des liens) ;
  • Je fais référence à la mobilité qui concerne à la fois les terminaux mais également les situations de mobilité (parce qu’il n’y a pas que l’iPhone, quid des Netbooks ?) ;
  • Je parle de services et non de technologies (est-ce que Facebook est une technologie ? faut-il discosier moteurs de blog et RSS ?)

Bon ce n’est qu’un début et il reste encore beaucoup de termes à définir, comme le social media marketing, le social media monitoring, le social analytics… mais chaque chose en son temps

Voilà c’est fait, je me suis jeté à l’eau. Et vous, quelle serait votre définition ?

Bruno CLEMENT

Cyber Lions Cannes 2009 - Un grand cru !

Après le Cinéma, Cannes est à nouveau en effervescence avec le 56ème Festival International de la publicité…qui comme son nom l’indique récompense les meilleures campagnes du monde.

Depuis quelques temps déjà, une catégorie “Cyber Lions” (drôle de nom quand même, limite ringard ;-))… récompense les meilleurs dispositifs de campagnes digitales au monde.

Cette année, je suis assez séduit par le choix du Jury pour les 3 grands prix, et je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil aux cases studies qui sont disponibles sur le site du Festival.

Grand Prix Cyber Lions 2009

Ce qui me frappe surtout, au delà la créativité des concepts,  c’est surtout leur connexion avec “la vraie vie” et leur déploiement 360°…Et cela me fait vraiment plaisir que l’on récompense ce type d’approche.

En effet, je suis toujours circonspect quand j’entends  deci delà que “sur le net c’est différent”, qu’on s’adresse à des “internautes” ou des “mobinautes”, qu’on est dans le “virtuel”, comme si derrière nos écrans nous nous transformions tous en “cybermachin”…Bref, une batterie d’idées reçues qui ont malheureusement encore la dent dure et qui de mon point de vue sont d’un autre âge.

En effet, le web 2.0, celui des medias sociaux,  combiné à l’émergence de l’accès multi-devices aux contenus web (ordi, mobile, TV) ont complètement abolies les barrières entre les 2 mondes…Publier une photo “live” sur son mur Facebook depuis son mobile est une pratique de plus en plus commune, regarder un video youtube sur sa Télévision aussi, informer sa communauté en temps réel via twitter également (regardez ce qui se passe en Iran par ex). Je vous invite à relire cet article qui illustre bien ce sujet T-Mobile: Event + Social Media marketing: l’équation magique ?

Évidemment, vous pouvez me rétorquer que ces pratiques ne sont pas encore “mainstream”, peut-être…Mais je pense qu’elles sont clairement en train de le devenir en particulier auprès des plus jeunes d’entre nous, ces fameux “Digital Natives”..

Bref, je vous invite donc à jeter un coup d’œil aux 3 grands prix:

The Best Job in The World:
Ou comment faire émerger une magnifique région touristique dans le monde par le Buzz ?

The Best Job in the World

Fiat EcoDrive:
Ou comment le web peut m’aider concrètement à conduire “plus proprement” ?

FIAT ECODRIVE

Why So Serious ? :
Ou comment donner vie à Gotham City  pour le lancement du film “Batman The Darknigh”
(celui là je suis vraiment très impressionné par le dispositif), ne manquez pas la video qui explique tout le détail.

Why So Serious

C’est aussi et surtout une belle démonstration que dans nos métiers, sans (bonnes) idées point de salut, car ne nous y trompons pas, c’est bien  l’originalité et l’innovation qui est ici récompensée ;-)

Frédéric CAVAZZA

Etsy, une autre vision du commerce CtoC

Lorsque l’on reprend la définition des médias sociaux (des plateformes facilitant la mise en relation et les échanges) on se rend compte que eBay faisait du Web 2.0 bien avant tout le monde. Mais derrière le géant du CtoC se cache en fait un service archaïque qui n’a pas voulu évoluer et se retrouve maintenant en concurrence avec des plateformes sociales marchandes bien plus sophistiquées comme Etsy. (dont j’avais déjà parlé il y a deux ans : Etsy = eBay 2.0 ?).

Ebay doit-il réellement se sentir menacé par Etsy ? Non pas réellement car même si Etsy est une plateforme qui progresse très vite (cf. Etsy Reaches Record Revenues of $13.3 Million in May), les volumes de vente sont sans comparaison (8,37 MM$ de C.A. 2008 pour eBay et 88 M$ pour Etsy). Mais d’un autre côté, le modèle social d’Etsy lui confère une richesse fonctionnelle supérieure. Je ne suis pas en train de vous expliquer qu’Ebay est condamné, juste de faire preuve d’enthousiasme vis à vis d’un modèle qui me semble plus intéressant.

Etsy_Home.jpg

La page d'accueil d'Etsy

Les raisons du succès d’Etsy sont à chercher du côté de son expérience utilisateur. Etsy propose ainsi des interfaces de recherche très sophistiquées (par couleur, temps, connexions…) qui reflète bien le positionnement de la plateforme autour des produits faits à la main et des artisans qui pourraient être réticents à exposer dans les rayons d’un supermarché comme Ebay. Vous pourriez me répondre que l’important c’est la produit, pas l’emballage, mais dans ce cas pourquoi les marques de luxe font le choix de la distribution sélective au détriment des hypermarchés ? Pour l’expérience d’achat bien sûr ! Et c’est cette même expérience d’achat qui fait qu’Etsy propose des listes de résultats de recherche en rupture complète avec celles d’Ebay. Un gros effort éditorial est également réalisé avec un très bon blog d’inspiration de même que des Editor’s Pick ou des interviews d’artisans / artistes.

Etsy_Blog.jpg

Le blog d'Etsy

De même, Etsy a fait le choix de se mettre en retrait dans l’expérience d’achat pour favoriser la mise en place d’un relation acheteur / vendeur plus proche et plus individualisée (à l’opposée du modèle Ebay qui sécurise et encadre fortement les échanges). C’est justement cette proximité qui permet aux clients de développer un certain attachement à des artisans, suffisamment pour leur passer commande de pièces uniques. Plus d’infos ici : Chat, Buy and Be Merry on Social Commerce Sites.

Etsy_Seller.jpg

La page d'un vendeur sur Etsy

Bref, même si ces deux plateformes sont à priori proches (sur un modèle C to C), elles proposent une expérience utilisateur bien différente qui fait que les vendeurs d’Etsy ne sont pas relégués à une fonction de grossiste / exportateur mais peuvent pleinement exprimer leur créativité. Pour faire une comparaison, je dirais qu’Etsy est à eBay ce que Vimeo est à YouTube.

Pour conclure je dirais qu’Etsy n’est pas le modèle ultime (le marché a toujours besoin de grossistes) mais une alternative très intéressante de part sa couche social et l’écosystème qu’il a réussit à développer. En tout cas un marriage très réussi entre social shopping et CtoC.

Frédéric CAVAZZA

Quand votre site web est une vidéo

Voilà maintenant 1 an que YouTube a ouvert la possibilité le rajouter des annotations aux vidéos. Une année pendant laquelle nous avons vu toutes sortes d’expérimentations et de dérives commerciales : Annotation sur YouTube : opportunités marketing ou spam ?.

Il semblerait que maintenant la fonction se soit stabilisée et qu’elle soit utilisée à bon escient (en grande majorité). Nous avons même droit à des innovations tout à fait intéressantes comme l’agence Boone Oakley qui a tout simplement remplacé son site web par une série de vidéos interactives sur YouTube. La navigation se fait à l’aide de cadres sur la gauche de l’écran et le chapitrage directement sur la timeline :

BooneOakley.jpg

La page d’accueil du “site”‘ de Boone Oakley

L’expérience de visionnage est tout à fait intéressante et renforce le positionnement original et décalé de l’agence. Le même principe est appliqué aux pages intérieures :

BooneOakley2.jpg

Une page intérieure du “site”‘ de Boone Oakley

Encore un très bon exemple de créativité appliquée à un média social sosu forme de détournement.

(Merci à Cyril pour le lien)

Bruno CLEMENT

Bienvenue en Youmediacratie !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce mois de Mai a été particulièrement riche en opérations de Buzz proposant à l’internaute de devenir lui même l’ambassadeur/média d’une marque, d’une cause, d’un partie politique…

Même si l’idée n’est pas hyper nouvelle (le concept de “client ambassadeur” doit même être dans un de mes vieux Kotler de 1984 stocké dans mes archives à la cave ;-) ), force est de constater que ce phénomène s’est particulièrement accéléré avec l’émergence du web dit “communautaire”.

Je pense également que le succès de la démarche MyObama (voir l’article Barack Obama - Une victoire pour le Social Media Marketing ? pour plus de détail), a dû inspirer et attirer la convoitise de bons nombres de nos marketers.

Vous avez dit  Youmediacratie  ?  ou comment les marques exploitent votre  “Egotrip 2.0″  !

Ce phénomène, à l’agence,  on l’appelle la “Youmediacratie”, il consiste à dire que globalement, aujourd’hui chaque internaute est  lui même un média agrégeant autour de lui une micro audience/communauté et a donc potentiellement un pouvoir de rayonnement, ou “d’influence” plus ou moins puissant…Bref, le bouche à oreille revisité à la sauce 2.0 ;-).

Je vous propose donc une petite revue (sélection purement subjective non exhaustive) de quelques opérations apparues récemment et qui reprennent ce principe et qui m’ont personnellement marquées.

1- Le 7 Juin, la Belgique passe au vert:

Commençons par la politique, avec le partie “ecolo” qui propose aux Internautes de faire passer la Belgique au vert à l’occasion des Européennes: www.7juin.be

ecolo_affiche

2 démarches participatives sont proposés:

- Créer et partager en 3 clic, sa propre affiche personnalisée pour promouvoir ses idées sur son profil Facebook, par email et même sur Twitter !

affiche ecolo


- Se géolocaliser, permettant de faire une belle démonstration cartographique du passage au vert de la Belgique !

ecolo geoloc

2- La Croix Rouge vous propose de vous ‘Blondizer” comme Adriana

Une démarche cette fois-ci plus impliquante car elle propose à l’internaute de devenir un véritable acteur de la collecte, avec une bonne dose de second degré et d’auto-dérision.

Croix Rouge HP

La Croix Rouge vous incite donc à vous “Blondizer”, à l’image d’Adriana via un système de montage photo/webcam:

croix rouge blondizer

Mais la démarche ne s’arrête pas là, puisqu’une fois votre profil crée, vous avez la possibilité de participer à une “Web quête” au travers d’une page perso permettant à votre entourage de donner à la Croix Rouge par votre intermédiaire (on est cette fois-ci réellement dans une stratégie proche de “MyObama”)

Croix Rouge page perso

A noter également, l‘utilisation de FaceBook Connect pour se créer un compte, particulièrement approprié à ce genre de démarche, car elle permet à la Croix Rouge d’être connecté immédiatement à l’ensemble des “Friends” de chaque membre participant à la collecte, tout en simplifiant l’inscription.

3- Grâce aux pages jaunes, tout le monde m’adore !

Enfin, dans un registre beaucoup plus trivial, les pages jaunes ont adopté également une démarche participative basée sur la starification de l’internaute pour promouvoir l’efficacité des pages jaunes en terme de visibilité: www.onmadore.com

La aussi, même principe, vous uploadez votre photo et répondez à quelques questions….Un peu d’auto dérision et vous voilà propulsé dans un véritable egotrip sur fond de Rap attitude :

La principale originalité repose dans la création d’un clip personnalisé avec votre prénom y compris dans la bande son, appréciez la qualité artistique du refrain ;-)

“Bruno, Bruno c’est comme ça que j’m'appelle, j’suis le roi de la ville est toutes les meufs m’aiment”.

on m'adore le clip

Vous disposez également de votre propre page perso, dédiée à la “success story de votre life”…

on m'adore

Avec la possibilité évidemment de propager “la légende” auprès de votre “communauté”, par email, sur FaceBook, sur votre blog, via MSN, Myspace…

on m'adore Facebook

Le tout renvoyant évidemment vers les Pages Jaunes, merveilleux grand faiseur de ce succès..

On m'adore PJ

Ce que je retiens de ces 3 exemples :

De mon point de vues ces 3 opérations sont assez remarquables (même si je n’ai pas les metrix qui démontrent leur efficacité) et ce pour 3 raisons:

- La simplicité pour l’internaute: Une photo, un formulaire et hop…tout est en place.

- L’intégration des plateformes sociales pour le partage, en particulier Facebook Connect, ainsi chaque individu peut impliquer quasi en tant réel son réseau d’amis. (Voir l’excellent article de Cédric à ce sujet:Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ? )

- La dose d’humour et d’auto-dérision , particulièrement nécessaire pour que le Buzz prenne et qui nous rappelle à chacun que si nous sommes tous potentiellement des medias…ce n’est pas forcément pour se prendre au sérieux ;-).

Et vous, que pensez-vous de ce type de démarche ?
Si vous avez d’autres exemples en tête n’hésitez pas à les partager sur ce blog.

Frédéric CAVAZZA

Les FAQ collaboratives comme alternatives aux forums ?

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur les forums : véritables institutions du web, ils sont jusqu’à preuve du contraire l’outil de discussion le plus populaire et démocratique de l’internet (cf. Les forums, piliers des médias sociaux ?).

Il n’empêche que les forums souffrent de grosses lacunes :

  • Le contenu est dur à lire car la syntaxe n’est pas toujours bonne (beaucoup d’abréviations, de jargons, de smileys…) ;
  • Les réponses y sont dures à lire car il faut parcourir tout le fil de discussion et en interpréter le contenu (cela génère souvent des discussions sans fin) ;
  • Le contenu est rangé en vrac dans des catégories / sous-catégories pas toujours évidentes à comprendre pour les néophytes (il faut alors se battre avec le moteur de recherche interne) ;
  • Il est souvent très intimidant d’y poser une question et les nouveaux sont bien (trop) souvent aiguillés vers la rubrique “nouveaux”.

Bref, même s’ils ont rendu et continuent de rendre de fiers services, ils commencent à montrer leurs limites et se sont largement fait “voler la vedette” par les blogs. Pourquoi ? Tout simplement parce que les blogs sont bien mieux référencés (URL lisibles) et plus simples d’accès (navigation par catégories et mots-clés, système de commentaires ultrasimples…). Je ne suis pas en train de comparer les forums et les blogs, mais juste de pointer du doigt les carences de plateformes sociales qui n’ont quasiment pas évoluées en 10 ans.

Si je devais faire une analogie, je dirais que les forums sont comme des trous noirs : Ils ont une terrible force d’attraction mais ne recrache jamais le contenu qu’ils absorbent. Comprenez par là que le contenu d’un forum ne vit pas, il s’accumule et n’est quasiment plus visible de l’extérieur (il faut être dedans pour bien en apprécier la teneur).

Les forums sont comme des trous noirs

Les forums sont comme des trous noirs

Bref, j’ai l’intime conviction que les forums ont fait leur temps et doivent maintenant soit évoluer soit être remplacés. Remplacés par quoi ? Par les FAQ collaboratives. Pourquoi ce choix ? Car les FAQ collaboratives répondent aux mêmes besoins que les forums tout en présentant un format plus facile d’accès et surtout plus simple à exploiter dans une dimension sociale ou collaborative.

Par FAQ collaboratives, j’entends des plateformes comme Yahoo! Answers (généraliste) ou StackOverflow (réservée aux développeurs). Elles remplissent les mêmes rôles que les forums : accumuler du savoir auprès d’une communauté et faciliter les discussions sur des sujets pointus. Là où les FAQ collaboratives peuvent faire la différence c’est qu’elle apportent une structure plus robuste pour les contenus et mettent en oeuvre des dynamiques sociales plus valorisantes (stimulantes ?).

Illustration avec StackOverflow, une gigantesque FAQ collaborative pour les développeurs. Les contributions se font sous la forme de questions auxquelles la communauté répond. Un système de mots-clés permet de naviguer entre les questions traitant des mêmes sujets :

La page d'accueil de StackOverflow

La page d'accueil de StackOverflow

Les réponses sont commentées / notées et celui qui a posé la question peut choisir une réponse pour clore la discussion. Donc du point de vue du lecteur, le format est plus pratique qu’un forum car les visiteurs peuvent se contenter de lire la question et la réponse choisit (en évitant la discussion) :

Une question et sa réponse dans StackOverflow

Une question et sa réponse dans StackOverflow

Du point de vue des contributeurs, le format est également plus intéressant que les forums car il introduit les profils publics où sont listés les questions / réponses mais également le social score et les récompenses (badges) :

Le profil d'un utilisateur dans StackOverflow

Le profil d'un utilisateur dans StackOverflow

Ce système de FAQ collaborative est donc bien plus valorisant pour un contributeur qu’un forum où il ne sera qu’un pseudo parmi d’autres. C’est également un système moins intimidant pour les nouveaux qui peuvent dans un premier temps se contenter de voter ou de laisser des commentaires avant de se lancer à rédiger une réponse ou poser une question. Ils peuvent ainsi accumuler un petit peu de karma avant de participer de façon plus active, c’est une forme d’encouragement plus subtile que les grades des forumistes (modérateurs…).

C’est d’ailleurs ce principe de rétribution d’estime qui a fait le succès de cette plateforme (lire à ce sujet : Anthropologie, The Art of Building a Successful Social Site. Succès qu’ils sont d’ailleurs en train de répliquer avec cette seconde plateforme quasi identique : Server Fault.

Bref, pour résumer, je vois dans les FAQ collaborative le digne successeurs des forums car c’est un format plus simple à lire / référencer, car le contenu est mieux structuré et car les contributeurs sont mieux stimulés et récompensés. J’y vois surtout un format moins “fermé” que les forums qui ont tendance à faire tourner en rond les communautés qu’ils fédèrent.

Je sais par avance que cette prise de position ne va pas plaire aux forumistes confirmés, mais après tourné et retourné le problème dans ma tête, je ne vois toujours pas comment faire évoluer les forums pour combler les lacunes citées plus haut.

Frédéric CAVAZZA

Ray-Ban et Levi’s, quand les vieilles marques font du buzz

Je n’ai jamais été un grand fan des campagnes de buzz car le résultat est très aléatoire et car trafic ne rime pas forcément avec meilleure image de marque ou augmentation des ventes. Certaines marques sont devenues des spécialistes du buzz décalé voir trash (comme Diesel), d’autres ne misent que sur le buzz pour exister (principalement les marques “jeunes” qui veulent percer à l’image de Zoo York et de sa campagne avec les cafards).

Mais que se passe-t-il quand il s’agit d’une marque bien installée voir légendaire ? Nous sommes là dans une configuration tout à fait intéressante avec le travail de Ray-Ban et Levi’s puisque la réputation de la marque en question n’est plus à faire (nous parlons de marques qui existent depuis des dizaines d’années avec des produits cultes) mais qu’il leur manque juste un peu de peps. Un petit grain de folie pour “bousculer” les codes de communication de marques qui doivent composer avec leur héritage culturel. Nous avons donc dans ces deux cas de figure des marques en perte de vitesse qui continuent d’investir dans une ligne de communication traditionnelle mais qui tentent des opérations dissidentes avec une forme de communication alternative.

Pour Ray-Ban cela donne la campagne Never Hide Films avec en tête de pont cette vidéo visionnée plus de 4 millions de fois : Guy catches glasses with face.

Et ce n’est pas tout puisqu’il y a tout une série de vidéos virales avec des scores tout à fait impressionnants : Cow gives birth to a dude (presque 2 M de visionnages) et Super Chameleon (près d’1 M de visionnages). En tout cela représente presque 8,3 millions de visionnages. Une audience tout à fait intéressante car elle ne se situe à priori pas dans le spectre visé par les campagnes traditionnelles.

Autre exemple avec Levi’s et sa campagne Guys backflip into jeans :

Une très belle opération car ils font un score de plus de 6 millions de visionnage avec seulement deux vidéos (+ Powersliding Is Not A Crime).

Au final nous avons donc deux marques parfaitement “installées” qui se servent du buzz pour redonner un coup de jeune à leur image. Une bonne opération ? Oui tout à fait, à mon sens un des meilleurs cas d’école de vidéos virales.

Cédric DENIAUD

Entreprise 2.0 : l’innovation dans les entreprises en pleine mutation

Lorsque l’on parle de Social Media, on ne voit souvent que la partie externe i.e les opérations publiques et visibles mises en place par des marques sur les médias sociaux afin de répondre à des objectifs divers de recrutement, fidélisation, développement de communauté, communication, développement capital marque…

Mais en interne au sein des entreprises, les choses bougent et évoluent, surtout dans le domaine de l’innovation. L’idée est désormais dans beaucoup d’entreprises de mieux faire partager l’innovation sous le principe chaque employé a une voix et doit être en mesure de l’exprimer. De nouveaux outils comme nous le proposons au sein de feedback2.0 permettent de passer à l’ère de la “boîte à idées virtuelle”, et même bien plus, à l’ère du véritable management de l’innovation collaborative. Dans ce cadre, de nombreuses sociétés comme AG2R / La Mondiale, InVivo (Gamm Vert…), Cofidis… utilisent aujourd’hui la solution feedback2.0 ideas dans une démarche d’innovation.

L’importance de l’innovation au sein des entreprises

L’innovation est primordiale au sein de toute entreprise : l’innovation fait avancer, fait progresser, permet d’adapter l’entreprise aux nouveaux processus, usages et besoins. L’innovation dans les entreprises est aujourd’hui en pleine mutation pour deux raisons principales :

  • A l’heure où les services ou les produits ont de plus en plus de concurrents, l’innovation, qu’elle touche aux produits ou qu’elle touche à tous les outils et processus de communication, de production, de recherche ou autres devient un enjeu majeur pour les entreprises pour que celles-ci restent en phase avec les besoins et usages du marché

  • De nouveaux outils issus de la mouvance Web 2.0 sont apparus ces dernières années et permettent de changer les processus liés à l’innovation dans les entreprises : plateformes de suggestions en ligne, partage de documents, wikis…

Vers la virtualisation de l’innovation au sein des entreprises

Quelques notions actuelles trouvées dernièrement sur des blogs traitant de l’innovation dans les entreprises :

  • Les groupes virtuels, où les personnes réfléchissent individuellement, génèrent près de deux fois plus d’idées que les “vrais” groupes. (Source The Medici Effect)

  • L’innovation généralement née à des intersections : une idée confrontée à d’autres idées s’enrichit. On comprend alors que des ideagoras ou des plateformes de suggestions en ligne deviennent des plateformes véritablement riches et utiles lorsque elles sont utilisées dans un processus d’innovation au sein des entreprises. Encore faut-il guider les employés sur ces outils afin d’en faciliter l’adoption, et faut-il animer les échanges sur les plateformes afin que les idées soient enrichis par d’autres collaborateurs.

  • Les groupes de brainstorming sont inadaptés pour connaître le consensus autour d’une idée, puisque une personne leader sera plus enclin à faire adopter son idée, alors que celle-ci pourrait être moins pertinente qu’une autre idée. La virtualisation des échanges sur une plateforme de suggestions en ligne permet de mieux apprécier les niveaux de consensus autour d’une idée. (Source : MIT Sloan Management Review)

Quels sont les bénéfices de passer à l’innovation collaborative au sein des entreprises ?

Ils sont nombreux et expliquent aujourd’hui le succès de ces démarches aussi bien du côte des directions générales ou d’innovation qui mettent en place ses démarches, que des employés :

  • Valorisation / Écoute : les employés se sentent valorisés et écoutés par leurs directions. Chaque employé peut ainsi potentiellement se sentir plus impliqué dans les nouveaux projets ou processus de l’entreprise.

  • La barrière hiérarchique : dans beaucoup de sociétés encore très hiérarchisées, les décisions et la transparence sur les processus restent concentrées autour de quelques métiers. Le sentiment légitime peut alors être celui de ne pas être tenu au courant, informé suffisamment en amont. Lever cette barrière hiérarchique, non pas dans le processus de décision, mais, à la fois dans la transparence autour de la mise en place de nouvelles démarches ou processus, et dans la possibilité offerte à chacun de pouvoir s’exprimer, est un enjeu essentiel des entreprises aujourd’hui afin de dynamiser les processus d’innovation.

  • Le problème était le recueil des idées : là encore, dû à l’absence de véritables outils et à un poids hiérarchique, le recueil des idées était alors le principal problème. Les workflows de gestion des idées sont là, mais pas les idées… Une solution permettant à chacun de s’exprimer selon différents modes (dépôt d’idée, de commentaire, de vote…) et facilement accessible est certainement ce qui me manquait à de nombreuses entreprises qui souhaitaient s’engager dans ce type de démarche.

En somme les bénéfices sont proches d’opérations externes de crowdsourcing ou de marketing participatif, ce qui n’est pas étonnant en soi. Les outils sont alors indispensables pour être en mesure d’appliquer cette stratégie d’innovation collaborative…

Bruno CLEMENT

Comment lancer un produit avec sa communauté ? By Loïc Lemeur

Dois-je vraiment vous présenter Loïc Lemeur ?
Sans doute le webentrepreneur  Français le plus célèbre au monde depuis que le web existe, et formidable animateur de la conférence annuelle: LeWeb.

Depuis 2 ans, Loïc est installé à San Francisco et se consacre au développement de la plateforme Seesmic, une sorte de Chat video, et plus récemment, de Seesmic Desktop une application permettant de gérer son twitter et son statut Facebook dans une interface unique.

Loïc, depuis toujours, croit aux vertus de la communauté pour développer son business, c’est même un boulimique des médias sociaux, tant il est présent et actif partout ;-)

Un appétit ma foi récompensé,  car  force est de constater qu’il a réussit à construire autour de lui  une communauté massive, influente et je dirais même, vertueuse…si on s’en tient au buzz systématiquement généré par ses activités.

Donc, Il y a quelques jours Loic a publié cette video ou il explique en Français, (chose rare maintenant ;-)), les rouages de sa stratégie communautaire:

J’aime beaucoup cette intervention, car de mon point de vue, elle illustre parfaitement, et surtout concrètement, l’intérêt pour une marque de construire une communauté autour d’elle.

Loïc, évoque le succès exponentiel de la conférence LeWeb, développée uniquement par le bouche à oreille, celle de Seesmic et de Seesmic Desktop, il cite également Tribes, le dernier livre de Seth Godin, qui “modélise” cette approche.

Bref, un parfait condensé en 15min d’une stratégie de Social Media Marketing successful !

Et si vous souhaitez en même temps voir les slides auxquelles Loïc fait référence, elles sont ici:

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