Lorsque l’on parle de médias sociaux, on parle nécessairement de conversation, d’échange, de dialogue. Il est aujourd’hui alors primordial pour les marques de comprendre l’enjeu de ces “conversations” afin d’être en mesure de pouvoir y participer efficacement. Ceci implique, culturellement pour les entreprises, un nécessaire passage de l’ère du mass-media et “tout publicitaire”, à celle du vrai relationnel guidée par l’écoute, le dialogue et la participation.
Ce passage nécessite la compréhension des enjeux liés au marketing conversationnel, mais aussi une utilisation pertinente et cohérente des outils à disposition aujourd’hui sur Internet.
Je vous recommande donc de regarder cette vidéo de l’agence Sholz & Friends et cette présentation de Greg Verdino, qui chacune par un biais différent tente d’exprimer la même idée : le passage de l’ère de la publicité à celle de la conversation permettant d’engager de vrais relations durables avec et entre les consommateurs.
Si vous avez l’habitude de lire ce blog, vous savez que je parle régulièrement de Dell et son utilisation des médias sociaux. Mais, il faut bien le constater que outre-Atlantique, le constructeur informatique texan est aujourd’hui une véritable référence en ce qui concerne son utilisation des médias sociaux. Que ce soit en terme d’innovation, de communication, d’écoute/échange / dialogue, de mise à disposition d’outils participatifs, il faut bien constater que le dispositif mis en place est plutôt une belle réussite en terme d’image de marque et d’ouverture à la contribution et participation des clients (cf : Connaissez-vous Digital Nomads de Dell ?).
Je vous propose deux vidéos pour en savoir plus sur cette utilisation par Dell des médias sociaux. La première de Andy Lark, Dell’s VP Global Marketing, date déjà de quelques mois et j’avais déjà eu l’occasion de la présenter dans Pourquoi Dell est passé au Social Media ?
La seconde est intéressante car elle explique comment Bob Pearson, Dell’s VP Communities & Conversations (je ne connais pas encore de grandes société françaises qui a ce genre de poste ou de profil chez elles), pense qu’en période de crise, les médias sociaux deviennent encore plus importants.
Se montrer encore plus “customer-centric” : une véritable écoute et prise en compte des besoins des consommateurs.
Fidéliser ses clients en faisant d’eux plus que des clients (notamment des ambassadeurs ou des personnes pouvant aider les clients). En terme de ROI, il n’y a plus efficace de faire de vos clients, votre “force de vente” et votre “service client” (cf : Abandonner les FAQs et passer aux FAQs dynamiques !)
On ne se fait pas que des amis sur Internet … Je dirai même que parmi nos “amis” il y a des personnes qu’on aurait préféré ne jamais retrouver ! Ha si seulement on pouvait avouer qu’on les déteste …
Une fois inscrit à ce réseau (anti)social, vous pouvez détester des gens que vous ne connaissez pas forcément en leur écrivant des messages (d’insultes) dans la “junkmail” prévue à cet effet.
Chaque membre du réseau cumule des “hate points” le but étant d’en avoir le plus possible évidemment car plus vous en avez, plus vous êtes détestable.
Vous haïssez la montagne ? créez un album photo des sommets du monde entier et dites haut et fort à quel point vous les méprisez.
Vous l’aurez compris, Hatebook réveille le côté “evil” qui sommeille en vous … mais personnellement, après avoir visité ce site je me demande toujours a quoi il peut bien servir ?
Voici une présentation remarquable qui a retenu toute mon attention d’une part pour son format original mais aussi et surtout pour son contenu qui me semble assez complet et très pertinent.
So, what the f**ck are you waiting for checking this out ?
Excellent billet de synthèse d’Internet et opinion(s) sur les blogueurs. Les quoi ? Les blogueurs pardi ! Mais si enfin, vous savez bien… non ? Vous ne savez pas ? Et bien vous n’êtes pas le seul.
Le blogueur, ou du moins le monde des blogueurs (ils appellent ça la blogosphère) est en effet un peu obscure à percer, surtout pour les agences de RP ! Je vous recommande donc vivement ce billet qui tente (avec succès) de résumer le fonctionnement de la blogosphère en 10 points :
“Les blogueurs”, ça n’existe pas
Les blogs forment une longue traîne médiatique
La blogosphère est média-dépendante (et pas l’inverse)
Les blogueurs fonctionnent en réseaux affinitaires, pas en communautés
Les blogs démarrent (éventuellement) des conversations (qui n’en sont pas vraiment)
Bloguer n’est pas chronophage, c’est animer un réseau qui l’est
Bloguer est un apprentissage de la modestie
La propagation des opinions est imprévisible et anarchique
Un blogueur n’est pas influent : il peut l’être…
Connaître les blogueurs, c’est conduire à la fois un travail de géographe et d’ethnologue