Frédéric CAVAZZA

Gravity = Forum 2.0 ?

Voilà plus de 10 ans que les forums existent et concentrent une bonne part des conversations du web. Vous pourriez me dire que les forums sont has been et que nous sommes à l’heure du web en temps réel, mais ça serait gravement surestimé les usages réels de Twitter en France. Il y a également Facebook, mais c’est un site à accès restreint, et le contenu des échanges ressemble plus à du bavardage qu’à de la conversation. Et il y a également les blogs, mais dans ce cas précis les conversations sont complètement déséquilibrées par le poids de l’auteur.

Bref, et jusqu’à preuve du contraire, le support de référence pour les conversations reste le forum (aussi bien en termes d’usage que de volume). Et c’est bien là le problème ! Car les forums ne sont pas sans défauts, dans un précédent billet je compare ainsi les forums à des trous noirs (cf. Les FAQ collaboratives comme alternatives aux forums ?).

Dans cette recherche à une alternative aux forums, une start-up s’affiche en candidat très crédible : Gravity. Pour le moment ce service est encore en beta privée mais une longue description est disponible ici : Ex-MySpace Execs Launch Gravity Into Private Beta. L’idée est de proposer non pas un logiciel à installer mais plutôt un service à exploiter. Concrètement vous pouvez lancer une conversation sur le site de Gravity (aucun intérêt) ou intégrer une conversations Gravity sur votre page / billet / profile. Au niveau de la mise en page, une conversation dans Gravity ressemble à celle d’un forum (il y a un sujet et des réponses) mais ce sont les possibilités de publication déportée et de syndication qui sont intéressantes.

Une conversation selon Gravity

Une conversation selon Gravity

Tout comme il est ainsi possible de syndiquer les commentaires d’un blog avec des services comme CoComment ou Disqus (cf. Vers des commentaires distribués pour les blogs ?), il serait là possible de déporter une conversation sur différents supports et de regrouper les réponses. Une proposition de valeur intéressante, surtout au regard de la fragmentation des supports au sein des médias sociaux.

Mais là où le service fait la différence, c’est dans les possibilités de monitoring et d’analyse des conversations. Ce système centralisé permet ainsi d’éditer un tableau de bord synthétisant l’activité générale :

Le tableau de bord des discussions de Gravity

Le tableau de bord des discussions de Gravity

Il est également possible de faire du ciblage très précis avec un système de cartographie affinitaire entre les membres (”interest graph“) :

La cartographie des centres d'intérêt des membres

La cartographie des centres d'intérêt des membres

Ces intérêts étant de plus fluctuant dans le temps en fonction de l’actualité ou d’autres facteurs externes :

Fluctuation des centres d'intérêts d'un membre

Fluctuation des centres d'intérêts d'un membre

Voici donc une plateforme tout à fait optimisée pour le monitoring et l’analyse des discussions, le paradis des annonceurs ! Mais la grande question est : cette plateforme sera-t-elle convaincre les éditeurs et les utilisateurs ? Les forums sont ainsi très durablement ancrés dans les habitudes des internautes… et des webmasters, il sera ainsi très dur de faire évoluer ces habitudes.

De plus, si les conversations en anglais sont assez simples à analyser (du fait de la simplicité de la syntaxe anglaise en monde conversation), qu’en est-il des autres langues ? À cette question viennent s’ajouter toutes les interrogations relatives à la pertinence de l’algorithme d’analyse des graphs (souvenez-vous que Facebook est censé être le lieux ultime de centralisation des discussions et des graph sociaux). Il y a donc beaucoup d’attente et de scepticisme vis à vis de cette solution : Why Gravity, a New Startup, Can’t Defy Gravity.

Attendons donc de voir s’ils vont réussir à transformer leurs promesses avant de juger, car il va bien falloir faire évoluer les forums un jour…

Frédéric CAVAZZA

Les 4 P du social marketing

Voilà près de 50 ans que les 4 P existent (Price, Product, Place, Promotion) et définissent les bases du marketing, ou du moins du marketing appliqué à un circuit de distribution. Nous sommes maintenant (presque) en 2010 et les circuits de distribution ne sont plus du tout les mêmes du fait de l’avènement du web et du commerce en ligne. À partir de ce constat, que faisons-nous de nos 4 P ? Bien évidement on les garde pour les circuits traditionnels, mais on les adapte dans un même temps à la réalité de ce qu’est devenu le marché et les habitudes des consommateurs grâce aux médias sociaux.

Le dernier rapport de Forrester à ce sujet est plutôt intéressant car il pose les bases de l’Adaptive Brand Marketing. Il n’est ainsi pas tant question de marketing que de branding (les deux sont fortement liés mais il y a des subtilités). Le rapport récapitule ainsi le contexte et les raisons qui poussent une marque à revoir sa stratégie :

  • Fragmentation des médias et érosion de l’attention des cibles (impossibilité d’assurer l’intégrité d’un message sur une multitude de nano-médias) ;
  • Déséquilibre entre les moyens alloués au trade marketing (marketer le ou les produits dans la chaine de distribution = 70% du budget total pour certaines marques) par rapport aux moyens alloués au brand marketing (pour valoriser la marque ou l’image des produits) ;
  • Effets pervers d’une politique de conquête et de fidélisation uniquement fondée sur les promotions et les prix bas…

Bref, le contexte n’est pas très favorable et au final seul un très petit nombre de marques parviennent à se différencier de la masse et à faire jouer le levier de marque plutôt que le levier prix. Pour vous en convaincre je vous propose le graphique suivant qui illustre les motivations d’achat de “vais gens” (pas des geeks) où la promotion est le troisième argument le plus impactant dans la décision d’achat (devant la confiance en la marque et bien devant les recommandations des amis ou de la famille) :

xx

Les critères important pour la décision d'achat

Rajoutez à cela le fait que sur les médias sociaux les marques n’existent qu’en périphérie du contenu (social ads sur un profil ou encarts pub dans la colonne latérale d’un blog) et vous avez des marketeux bien désarmés face à une nouvelle génération de consommateurs, ou plutôt face à des consommateurs qui ont bien évolué depuis l’époque ou il suffisait de leur matraquer la tête de pubs pour qu’ils achètent docilement le produit en tête de gondole.

L’idée derrière l’Adaptive Brand Marketing est donc d’adopter une approche plus “agile” et surtout de valoriser avant tout l’image de marque plutôt que les ventes à court terme (cf. la définition : “A flexible approach in which marketers respond quickly to their environment to align consumer and brand goals and maximize return on brand equity“).

L’essentiel du travail consiste à ajuster sa stratégie et ses tactiques en fonction des retours terrain (souvenez-vous que nous sommes à l’heure du real-time web et qu’en termes de social marketing, il n’y a pas de certitude => beaucoup d’expérimentations).

La première des choses à faire selon l’auteur est d’abandonner l’idée d’avoir un “brand manager” au profit d’un “brand advocate“. Un conseil plein de bon sens dans la mesure où sur les médias sociaux votre marque ne vous appartient plus mais est tributaire de ce que les autres en pensent / disent. Une posture de discussion et d’argumentation est ainsi bien mieux adaptée à une posture dictatoriale (”j’impose la vision du directeur marketing à coup de campagnes TV et affichage“).

L’auteur propose également de recycler les 4 P du marketing traditionnel en 4 P du social marketing :

  • Permission, car le marketing de l’interruption ne fait plus recette et qu’il faut maintenant se faire accepter des cibles pour rentrer dans la discussion et “engager” des individus ou des groupes (souvenez-vous que vous avez avant tout à faire à des profils, pas des clients “physiques”) ;
  • Proximité, où il est recommandé de s’adapter aux spécificités “locales” (services, tonalité, us et coutumes…) pour toucher de façon plus subtile les cibles et non les “irradier” avec un message générique valable sur l’ensemble des marchés ;
  • Perception, où l’auteur nous explique à juste titre que sur les médias sociaux il faut savoir se contenter de ce que les utilisateurs veulent bien montrer d’eux-mêmes (sur leurs profils ou au travers de mécanisme d’authentification comme Facebook Connect) ;
  • Participation, où les clients / prospects sont invités non pas à prendre complètement le contrôle mais à s’exprimer sur leurs besoins ou leurs souhaits d’évolution.

Voici donc un cadre tout à fait formel et intéressant à travailler. Hé oui, car il reste encore beaucoup de travail à une marque pour pouvoir appliquer ces théories de façon concrète. Le plus intéressant dans ce qui a été dit plus haut est le fait que sur les médias sociaux vous n’avez pas réellement à faire des consommateurs (contrairement à une supermarché) mais à des avatars de consommateurs qui cherchent avant tout à se valoriser au travers d’une image et d’un quotidien enjolivé (vous ne racontez que ce qui vous intéresse et vous ne publiez que les photos les plus avantageuses). Bref, les médias sociaux exploités par les consommateurs sont avant tout là pour valoriser leur ego et leur permettre de briller socialement. La bonne question à se poser est donc la suivante : est-ce que votre campagne va leur permettre de valoriser encore plus leur ego et / ou de briller encore plus ? Réfléchissez-y bien avant de vous lancer dans une opération de buzz montée à la va-vite.

Frédéric CAVAZZA

Les casual games à l’assaut des réseaux sociaux

Aviez-vous remarqué à quel point les casual games ont envahi les réseaux sociaux ? Il y a deux ans j’avais prédit cette évolution en plaçant les jeux au cœur de la stratégie de séduction / fidélisation des réseaux sociaux mais je ne pensais pas que ce phénomène prendrait une telle importance. Il faut dire que le marché est juteux (cf. The Profitable, $100 Million-A-Year Startup You’ve Never Heard Of) et que les utilisateurs sont accros (Top 25 Facebook Games for November 2009) :

Les 25 plus gros social games sur Facebook

Les 25 plus gros social games sur Facebook

Au cours des derniers mois nous avons donc vu l’apparition puis la mise en avant de sections “Games” dans les réseaux sociaux à commencer par les Skyblogs sur lesquels il y a maintenant un très bel onglet “Poker” :

L'onglet "Poker" des Skyblogs

L'onglet "Poker" des Skyblogs

Plus récemment nous avons vu des orientations stratégiques notables pour d’autres réseaux sociaux qui misent gros sur les social games, et notamment Hi5 (Meet The New hi5: It’s Game Time) :

Les casual games chez Hi5

Les casual games chez Hi5

Mais également Bebo (Bebo Social Games Experience Launches) :

Les social games chez Bebo

Les social games chez Bebo

De même que Netlog qui en plus lance une plateforme de distribution (Netlog launches Gatcha!, a cross-network social game distribution platform) :

Les casual games chez Netlog

Les casual games chez Netlog

Les jeux sont maintenant devenus à la fois le premier vecteur de recrutement et de fidélisation. Ils génèrent de plus des revenus confortables, surtout si les transactions sont intégrées au portail (cf. les coins de Hi5). Même si la croissance est importante, je pense que nous n’avons encore rien vu et que la dérèglementation progressive des paris en ligne va doper encore plus le marché.

Bref, si vous ne vous étiez pas déjà intéressé aux social games, il n’est pas trop tard.

Frédéric CAVAZZA

Enfin des données statistiques sur Twitter

Après plusieurs mois de surchauffe médiatique, la société Sysomos nous offre enfin des données statistiques complètes sur Twitter : An In-Depth Look Inside the Twitter World. Une étude qui tombe à pic pour prendre du recul sur LE phénomène de cette année 2009 et surtout pour définir un plan d’action. L’étude complète est disponible au téléchargement ici : Inside Twitter 2009 (fichier PDF).

Pour résumer l’étude, voici les chiffres-clés significatifs à retenir (sur une base de 11,5 millions d’utilisateurs) :

  • 72% des utilisateurs ont créés leur compte dans les 5 derniers mois ;
  • 85% des utilisateurs publient moins d’un tweet par jour ;
    sysomos_twitter_activity.jpg
  • 21% des utilisateurs n’ont jamais rien publié ;
  • 50% des utilisateurs n’ont rien publié dans les 7 derniers jours ;
  • 94% des utilisateurs ont moins de 100 followers ;
    sysomos_twitter_followers.jpg
  • 5% des utilisateurs génèrent 75% de l’activité (10% en genère 86%) ;
    sysomos_twitter_percen_to_all_tweets.jpg
  • Plus les utilisateurs ont de followers et plus ils publient ;
    sysomos_twitter_follower_tweet.jpg
  • Les pays anglophones sont largement les plus représentés (USA, UK, Canada, Australie) ;
  • Aucun schéma fiable n’a pû être identifié quand au mode de fonctionnement des communautés au sein de Twitter.

De cette étude il est également possible d’extrapoler le nombre d’utilisateurs français : 0,9 % de 11,5 millions = 103.500. Selon les dernières statistiques il y aurait près de 14 millions d(utilisateurs en juin 2009, soit 125.000 utilisateurs en France.

sysomos_twitter_users_by_country.gif

Voici donc des chiffres très intéressants que l’on pourrait compléter avec ceux-ci :

Pour synthétiser ce qui a pu être dit sur différents billets : Twitter est (jusqu’à preuve du contraire) un épiphénomène qui ne concerne qu’une minorité de personnes en France. Même si les pratiques de microblog sont fortement disruptives et présentent un gros potentiel, cela reste tout de même anecdotique par rapport à l’audience des blogs ou de Facebook (et je ne parle même pas des médias traditionnels).

Mes recommandations seraient donc les suivantes :

  • Surveillez de près ce qui se passe sur Twitter (le buzz ambiant, les us et coutumes, ce qui se dit sur votre marque / vos produits) tout en gardant à l’esprit que les utilisateurs français de Twitter ne sont pas du tout représentatifs de la population (ni même de la blogosphère) ;
  • Intéressez-vous également aux alternatives comme Tumblr, identi.ca ou aux services connexes comme Facebook (avec son status update) ou FriendFeed ;
  • Commencez à réfléchir comme une marque en temps réel (par analogie avec le web en temps réel) pour pouvoir rapidement identifier les opportunités qu’apporteraient un canal de communication quasi-instantané (ventes flash, déstockage par enchères inversées…).

Encore une fois, même si les chiffres d’audience sont pour le moment bien trop faibles pour être pris en compte (n’abandonnez pas votre site web au profit d’un tweet de marque), il y a une rupture très nette et un énorme potentiel derrière cette CB du web (lire à ce sujet un article que j’avais rédigé en mars 2008 : Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?).

Bruno CLEMENT

Case study: The Barack Obama Social Media Marketing Strategy

J’avais déjà publié, il y a quelques temps un post qui décrivait les ingrédients de la Social Media Stratégie de Barack Obama, je vous propose de découvrir ce cas très complet publié il y quelques jours par l’agence SocialMedia8, basée à Amsterdam qui retrace de manière très complète la stratégie mise en place par l’équipe d’Obama sur les medias sociaux.
Un très bon travail de compilation et d’analyse.
A consommer sans modération.
Enjoy :-)

Frédéric CAVAZZA

Un petit déjeuner sur les médias sociaux le 12 février prochain à Paris

Que faites-vous le 12 février prochain ? Nous vous invitons à un petit déjeuner consacré aux médias sociaux : Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ?.

L’objectif de ce petit déjeuner (qui se déroulera à Paris à l’échangeur (66 rue des Archives, 75003 Paris) sera de vous apporter une vision synthétique et réaliste de ce que les médias sociaux peuvent apporter à votre marque. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter le programme.

Ce petit déjeuner sera également l’occasion de rencontrer l’équipe de rédaction de ce blog (Cédric, Bruno et moi) et même un invité (Patrice qui est également rédacteur sur Inside Facebook) pour échanger nos points de vue.

Comme pour les autres petits déjeuner que j’ai déjà organisé, cet événement est gratuit mais réservé aux annonceurs. La salle n’est pas très grande donc nous ne pouvons pas inviter tout ceux qui en feront la demande mais rassurez vous, comme à chaque fois, les présentations seront filmées et les supports disponibles au téléchargement.

Pour participer à ce petit déjeuner, c’est ici : Demande d’inscription.

À très bientôt.

Bruno CLEMENT

Les blogueurs sont nos amis

Une étude publiée en mars 2008, commanditée par Via Nova Spheeris et réalisée par Seprem Etudes & Conseil  nous livre quelques éléments sur les blogueurs.

Après lecture de ladite étude j’en arrive à la conclusion personnelle que les blogueurs ne sont pas si hostiles qu’on le prétend à “jouer le jeu des marques”.  En même temps c’est assez logique : en plus d’être un blogueur (influent ou pas, là n’est pas le débat …) c’est aussi un consommateur. Il est donc naturel que cet individu prenne la parole et s’exprime notamment sur les marques qu’il connaît, qu’il achète, qu’il aime, qu’il déteste, qu’il recommande, qu’il déconseille, etc. …

Ce qui est intéressant, c’est que cette étude nous livre des données chiffrées permettant de tordre le cou à quelques idées reçues, en voici 3 :

1/ Les blogueurs sont des supports publicitaires comme les autres = FAUX  puisque 61,9% des répondants déclarent ne percevoir aucun revenu … Dans la plupart des cas ils ne tirent donc aucun bénéfice financier de leur activité.

2/ Les blogueurs rechignent à parler des marques = FAUX car 11,3% seulement déclarent ne jamais en parler contre 20,3% qui le font “très souvent”; 26,3% “souvent” et 42,1% “de temps en temps” et ceci spontanément en plus !

3/ Les blogueurs ne souhaitent pas que les marques les contactent = FAUX puisque 10,5% des répondants seulement déclarent ne pas vouloir être contactés. 71,8% souhaiteraient recevoir une communication ciblée sous la forme d’un e-mailing personnalisé.

Pour ceux et celles que ça intéresse de rentrer dans les chiffres, vous trouverez l’étude détaillée ici

Bruno CLEMENT

Au coeur de la blogosphère

“Pulse” est une installation originale mise en place par l’artiste Allemand Markus Kison qui représente visuellement les émotion exprimées sur la plateforme blogger.com. Celle-ci déforme l’objet placé au centre de l’oeuvre après analyse des contenus postés par les blogueurs, et des émotions identifiées.

 

Bruno CLEMENT

Quels indicateurs de mesure pour les médias sociaux ?

Andy Warhol a dit : « au 21ème siècle, tout le monde aura droit à son quart d‘heure de célébrité » et il avait raison.

 

Aujourd’hui, les médias sociaux permettent à tout un chacun de travailler une espèce de « notoriété  individuelle » (toutes proportions gardées).

 

A travers les différents sites on peut désormais exposer ses photos et/ou vidéos, exprimer ses goûts musicaux, adhérer à des groupes dont on partage les idées, etc. …

 

Ces nouveaux médias n’ont d’ailleurs pas échappé aux annonceurs qui à leur tour viennent y travailler leur notoriété.

Enfin, bon, maintenant que nous voilà tous potentiellement célèbres … retour à la case départ : comment émerger vis-à-vis des autres, nos concurrents ?

 

Cette notion si elle a peu d’intérêt au niveau de l’individu est en revanche essentielle pour les marques.

 

D’ailleurs, à quoi se mesure la célébrité d’un annonceur sur les médias sociaux …

-  A son nombre d’amis ?

-  Au nombre de fans inscrits sur sa page ?

-  Au nombre de visiteurs sur son blog ?

-  Au nombre de vidéos vues ?

-  Au nombre d’applications installées ?

- …

 

Certes il existe déjà des indicateurs pour tous ces nouveaux médias mais je suis convaincue que très vite de nouveaux indicateurs vont voir le jour ce qui leur permettra enfin de rivaliser avec les médias classiques … qui veut parier avec moi ?

Frédéric CAVAZZA

Audience des réseaux sociaux en France : Skyblog et CopainsDavant loin devant Facebook

Savez-vous quels sont les trois premiers réseaux sociaux en France ? Skyblogs, CopainsDavant et Windows Live Space. C’est ce que nous révèle cet article du JDnet publié en Juin dernier : Les principaux réseaux sociaux en France.

Et Facebook dans tout ça ? Il est là… en cinquième position derrière MySpace :

Et oui, force est de constater que les chiffres d’audience ne sont pas tout à fait en accord avec le buzz ambiant. Comprenez par là que même si l’on ne parle que de Facebook dans la blogosphère, ce n’est pas sur ce réseau que se trouve le plus gros de l’audience.

Skyblogs et Copains d’Avant, les exceptions culturelles françaises

Décidément ils sont partout ceux-là ! A mi-chemin entre plateforme de blog et réseau social, les Skyblogs continuent de dominer outrageusement les médias sociaux français (près de 7 millions de V.U. par mois). Combien de temps cette domination va-t-elle encore durer ? Difficile à dire car le phénomène d’inertie est encore énorme, tout comme MySpace (son modèle US) qui a fait son succès sur cette étrange alchimie où se mélangent des pratiques de blog, de réseautage social, de partage et des mises en page hideuses.

Toujours est-il que ce positionnement ambigu brouille les pistes, et surtout la clairvoyance des meilleurs comme Charlène Li de Forrester qui nous publiait en Juin dernier un billet touchant de naïveté (Data chart of the week: social networks around the world). Sait-elle au moins où se trouve la France ?

Deuxième “anomalie” : l’audience record de CopainsDavant. Pionnier des réseaux sociaux, cette plateforme sans ambition parvient tout de même à totaliser près de 6,3 millions de V.U. par mois, plus du double de Facebook. Les raisons de ce succès ? Encore une fois difficile à dire : simple et efficace, ce service a su occuper le terrain avant les autres. Certains le disent condamner face à la déferlante Facebook, les chiffres nous prouvent qu’il reste encore du chemin à parcourir.

En tout cas n’espérer pas en apprendre plus sur le stats de comScore, eux non plus n’ont pas trouvé l’URL : Skyrock Leads French Social Networking Category With More Than Triple the Number of Visitors of Its Closest Competitor.

Windows Live Spaces, IM + blog > RS

Troisième service à monter sur le podium : Windows Live Space avec ces 4 millions de V.U. par mois. 4 millions ? Oui, 4 millions ! Pas mal pour une “simple” extension qui permet aux utilisateurs de Windows Live d’avoir un profil en ligne plus détaillé et de publier un pseudo blog. La messagerie instantanée est-elle l’avenir du blog ? Pas nécessairement, car il y a Twitter et les autres services de microblogging. Est-elle sont passé ? Non plus, ni celui des réseaux sociaux. Les systèmes de messagerie instantanées ont toujours été de très puissantes plateformes sociales (souvenez-vous d’ICQ), tout comme les systèmes de messagerie en ligne (souvenez-vous d’Hotmail).

En adoptant un profil bas, les équipes de Microsoft bénéficient d’une très forte audience sans pour autant irriter la concurrence. Une stratégie efficace pour un acteur aussi bien organisé que Microsoft.

Qui va l’emporter à la rentrée ?

Vous vous doutez bien que je ne me risquerais pas à faire de prédiction sur les prochains mois. Il n’empêche que je ne peux que constater l’efficacité de plateformes technologiquement très en retard comme les Skyblogs ou CopainsDavant face à des machines de guerre comme la Facebook Plateform. Son écosystème parviendra-t-il à éclipser ses trois concurrents (sans compter MySpace) avant que Google ne rafle la mise ? Peut-être… En fait cela va beaucoup dépendre de ce qu’ils vont annoncer lors de la prochaine F8 Developer Conference : Un nouveau design ? Une ouverture de leur code source ? Plus d’interopérabilité ? Un système de paiement en P2P ? Une fusion avec de Yahoo! ? Qui sait, tout est possible !