Cédric DENIAUD

Vers une intégration toujours plus poussée des médias sociaux dans les sites de marque : Twitter @anywhere

Les médias sociaux ce ne sont pas juste des outils externes à votre site, qui vivent indépendamment dans une seule stratégie de promotion et relais de vos contenus / offres / services. Les intégrations sont toujours plus poussées et toujours plus fortes, comme nous avons déjà eu l’occasion de vous le présenter.

A travers ces exemples, on comprend que bien entendu les sites de marque ne sont pas mort (Va-t-on vers la mort des sites Internet de marque ?) et que les agences qui arrivent avec une promesse de ne pas vous vendre de site et seulement des opérations sur les médias sociaux ne voient pas les médias sociaux dans votre écosystème Web où vous devez avoir un hub. Ce hub est joué par votre site qui bien entendu par contre doit évoluer pour devenir un hub social et conversationnel.

Twitter @anywhere

L’annonce hier par Twitter du lancement de @anywhere confirme cette tendance (voir annonce sur le blog officiel de Twitter) Malgré sa forte croissance (de 2,5 millions de tweets début 2009 à 50 millions de tweets début 2010), Twitter peine à fidéliser ses utilisateurs (73% des inscrits ont posté moins de 10 tweets comme je l’indiquais dans Quelques chiffres méconnus sur Twitter). Ainsi, prochainement, des sites comme eBay, Amazon, Digg, Bing, Yahoo! intégreront Twitter en leur sein.

L’avantage est de rendre ainsi les sites encore plus conversationnels en y intégrant un outil de microblogging (et ainsi capter encore plus l’internaute sur leur site), et pour Twitter développer l’usage de son outil afin de le démocratiser (Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public).

L’utilisation de ses identifiants Twitter pour s’identifier sur le site (à la manière de Facebook Connect) apportera un autre bénéfice et confirme la concurrence entre Twitter et Facebook sur les systèmes de délégation d’identification.

Stribe : module communautaire

Stribe est une société française encore peu connue et qui pourtant commence à cumuler les prix (notamment prix de la meilleure Start-Up au dernier Web’09). Stribe propose un service pertinent que l’on pourrait simplifier en disant que c’est un module communautaire plug and play. Aujourd’hui les fonctionnalités sont surtout axer autour de la partie chat et messagerie privée mais la promesse de développement fait qu’il faudra suivre en 2010 le développement de cette jeune start-up.

Image 6

Ce qui est intéressant à travers ces deux exemples, c’est la complémentarité recherchée entre les outils. Plutôt que de redévelopper ad hoc un service similaire, les sites comprennent l’importance de fonctionner à travailler dans un ecosystème.

Le mouvement inverse : vers plus d’intégration sur Facebook

Dans un mouvement inverse, mais finalement complémentaire, on voit certaines marques intelligemment développer leur contenu sur Facebook ou en tout cas adapter leur offre à ce réseau social, on le sait très captif et regroupant les principaux usages actuels du web (réseau, partage, ludique, …). On peut par exemple citer :

  • 1800-flowers.com qui propose sur Fan Page Facebook une boutique intégrée. L’acte d’achat de la sélection du produit au paiement (en passant par heure et lieu de livraison) est intégrée dans un module applicatif accessible depuis l’onglet “Shop”. Pratique pour des sites proposant un acte d’achat dit simple (peu de recherche dans la sélection du produit, faible profondeur du panier d’achat, achat peu engageant).

1800flowers

  • GetSatisfaction qui propose un service de ideagora et de questions / réponses se lance dans un service intégré à Facebook (cf : GetSattisfaction turns Facebook Fan Pages into Customer Support hubs). Ainsi, demain sur votre Fan Page, vous pourrez véritablement proposer un service client plus poussé en gardant l’utilisateur sur Facebook. On le sait que la majorité des fans sur Facebook sont clients de cette marque (52% selon l’étude réalisée en février par FullSIX )
Bruno CLEMENT

Le Tube Chaotique, quand la TV fait l’éloge de de génération Youtube !

J’ai découvert, grâce presse-citron un documentaire très intéressant dédié à toute cette nouvelle génération de créatifs “Youtuber” ou “MotionMaker” (pour les adeptes de Dailymotion), diffusé sur France5.fr: Le Tube Chaotique.

Le Tube Chaotique - Home Page

Enfin un documentaire TV qui ne diabolise pas le web:

Ce documentaire apporte un regard assez objectif au travers de portraits de jeunes (et moins jeunes) artistes qui ont trouvé au travers de Youtube et Dailymotion l’opportunité de toucher directement leur public…

On y croise entre autre les créateurs de la Chanson du Dimanche qui cumulent 25 millions de spectateurs digitaux et qui tournent à guichet fermé dans les salles de concerts…A la rencontre de leur public “en vraie”, et en n’ayant sorti encore aucun disque !..

Ou bien Didier Super, musicien/interprète lunaire et controversé pour qui le web est avant tout un espace de liberté, vu qu’il est quasiment interdit d’antenne (son album a été élu “pire album de l’année par Télérama”).

On y découvre aussi les doutes et inquiétudes d’un Jean-Jacques Beineix: “c’est d’abord une révolution technologique” (…) “Le talent n’a pas besoin de bande passante

On y (ré)apprend, au travers de commentaires d’experts et autres sociologues que “Youtube, c’est le 1/4h de gloire de Wharol”, que chacun a l’opportunité d’y  “styliser son existence et de faire de sa vie une oeuvre d’art”

On comprend sans surprise, à quel point les gens qui font la télévision d’aujourd’hui sont dépassé par tout ça et qu’il faudra sans doute attendre encore quelques années (les prochaines retraites ;-) …Pour que production web & TV fasse un vrai bon ménage.

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Bon, le format 50′ et le style narratif n’est pas hyper adaptée a une consommation digitale, et le reportage n’évite pas certains poncifs habituels: “qui paye quoi” ?  “La Télévision de demain c’est Youtube”,”J’ai l’impression qu’on a inventé un monstre”

Mais globalement, l’exercice de vulgarisation fonctionne bien, et l’ interface du site qui permet de naviguer par thème vous offre la possibilité assez maline de contourner un montage à l’origine fait pour un visionnage passif devant son écran de Télévision.

Frédéric CAVAZZA

Gravity = Forum 2.0 ?

Voilà plus de 10 ans que les forums existent et concentrent une bonne part des conversations du web. Vous pourriez me dire que les forums sont has been et que nous sommes à l’heure du web en temps réel, mais ça serait gravement surestimé les usages réels de Twitter en France. Il y a également Facebook, mais c’est un site à accès restreint, et le contenu des échanges ressemble plus à du bavardage qu’à de la conversation. Et il y a également les blogs, mais dans ce cas précis les conversations sont complètement déséquilibrées par le poids de l’auteur.

Bref, et jusqu’à preuve du contraire, le support de référence pour les conversations reste le forum (aussi bien en termes d’usage que de volume). Et c’est bien là le problème ! Car les forums ne sont pas sans défauts, dans un précédent billet je compare ainsi les forums à des trous noirs (cf. Les FAQ collaboratives comme alternatives aux forums ?).

Dans cette recherche à une alternative aux forums, une start-up s’affiche en candidat très crédible : Gravity. Pour le moment ce service est encore en beta privée mais une longue description est disponible ici : Ex-MySpace Execs Launch Gravity Into Private Beta. L’idée est de proposer non pas un logiciel à installer mais plutôt un service à exploiter. Concrètement vous pouvez lancer une conversation sur le site de Gravity (aucun intérêt) ou intégrer une conversations Gravity sur votre page / billet / profile. Au niveau de la mise en page, une conversation dans Gravity ressemble à celle d’un forum (il y a un sujet et des réponses) mais ce sont les possibilités de publication déportée et de syndication qui sont intéressantes.

Une conversation selon Gravity

Une conversation selon Gravity

Tout comme il est ainsi possible de syndiquer les commentaires d’un blog avec des services comme CoComment ou Disqus (cf. Vers des commentaires distribués pour les blogs ?), il serait là possible de déporter une conversation sur différents supports et de regrouper les réponses. Une proposition de valeur intéressante, surtout au regard de la fragmentation des supports au sein des médias sociaux.

Mais là où le service fait la différence, c’est dans les possibilités de monitoring et d’analyse des conversations. Ce système centralisé permet ainsi d’éditer un tableau de bord synthétisant l’activité générale :

Le tableau de bord des discussions de Gravity

Le tableau de bord des discussions de Gravity

Il est également possible de faire du ciblage très précis avec un système de cartographie affinitaire entre les membres (”interest graph“) :

La cartographie des centres d'intérêt des membres

La cartographie des centres d'intérêt des membres

Ces intérêts étant de plus fluctuant dans le temps en fonction de l’actualité ou d’autres facteurs externes :

Fluctuation des centres d'intérêts d'un membre

Fluctuation des centres d'intérêts d'un membre

Voici donc une plateforme tout à fait optimisée pour le monitoring et l’analyse des discussions, le paradis des annonceurs ! Mais la grande question est : cette plateforme sera-t-elle convaincre les éditeurs et les utilisateurs ? Les forums sont ainsi très durablement ancrés dans les habitudes des internautes… et des webmasters, il sera ainsi très dur de faire évoluer ces habitudes.

De plus, si les conversations en anglais sont assez simples à analyser (du fait de la simplicité de la syntaxe anglaise en monde conversation), qu’en est-il des autres langues ? À cette question viennent s’ajouter toutes les interrogations relatives à la pertinence de l’algorithme d’analyse des graphs (souvenez-vous que Facebook est censé être le lieux ultime de centralisation des discussions et des graph sociaux). Il y a donc beaucoup d’attente et de scepticisme vis à vis de cette solution : Why Gravity, a New Startup, Can’t Defy Gravity.

Attendons donc de voir s’ils vont réussir à transformer leurs promesses avant de juger, car il va bien falloir faire évoluer les forums un jour…

Frédéric CAVAZZA

Les 4 P du social marketing

Voilà près de 50 ans que les 4 P existent (Price, Product, Place, Promotion) et définissent les bases du marketing, ou du moins du marketing appliqué à un circuit de distribution. Nous sommes maintenant (presque) en 2010 et les circuits de distribution ne sont plus du tout les mêmes du fait de l’avènement du web et du commerce en ligne. À partir de ce constat, que faisons-nous de nos 4 P ? Bien évidement on les garde pour les circuits traditionnels, mais on les adapte dans un même temps à la réalité de ce qu’est devenu le marché et les habitudes des consommateurs grâce aux médias sociaux.

Le dernier rapport de Forrester à ce sujet est plutôt intéressant car il pose les bases de l’Adaptive Brand Marketing. Il n’est ainsi pas tant question de marketing que de branding (les deux sont fortement liés mais il y a des subtilités). Le rapport récapitule ainsi le contexte et les raisons qui poussent une marque à revoir sa stratégie :

  • Fragmentation des médias et érosion de l’attention des cibles (impossibilité d’assurer l’intégrité d’un message sur une multitude de nano-médias) ;
  • Déséquilibre entre les moyens alloués au trade marketing (marketer le ou les produits dans la chaine de distribution = 70% du budget total pour certaines marques) par rapport aux moyens alloués au brand marketing (pour valoriser la marque ou l’image des produits) ;
  • Effets pervers d’une politique de conquête et de fidélisation uniquement fondée sur les promotions et les prix bas…

Bref, le contexte n’est pas très favorable et au final seul un très petit nombre de marques parviennent à se différencier de la masse et à faire jouer le levier de marque plutôt que le levier prix. Pour vous en convaincre je vous propose le graphique suivant qui illustre les motivations d’achat de “vais gens” (pas des geeks) où la promotion est le troisième argument le plus impactant dans la décision d’achat (devant la confiance en la marque et bien devant les recommandations des amis ou de la famille) :

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Les critères important pour la décision d'achat

Rajoutez à cela le fait que sur les médias sociaux les marques n’existent qu’en périphérie du contenu (social ads sur un profil ou encarts pub dans la colonne latérale d’un blog) et vous avez des marketeux bien désarmés face à une nouvelle génération de consommateurs, ou plutôt face à des consommateurs qui ont bien évolué depuis l’époque ou il suffisait de leur matraquer la tête de pubs pour qu’ils achètent docilement le produit en tête de gondole.

L’idée derrière l’Adaptive Brand Marketing est donc d’adopter une approche plus “agile” et surtout de valoriser avant tout l’image de marque plutôt que les ventes à court terme (cf. la définition : “A flexible approach in which marketers respond quickly to their environment to align consumer and brand goals and maximize return on brand equity“).

L’essentiel du travail consiste à ajuster sa stratégie et ses tactiques en fonction des retours terrain (souvenez-vous que nous sommes à l’heure du real-time web et qu’en termes de social marketing, il n’y a pas de certitude => beaucoup d’expérimentations).

La première des choses à faire selon l’auteur est d’abandonner l’idée d’avoir un “brand manager” au profit d’un “brand advocate“. Un conseil plein de bon sens dans la mesure où sur les médias sociaux votre marque ne vous appartient plus mais est tributaire de ce que les autres en pensent / disent. Une posture de discussion et d’argumentation est ainsi bien mieux adaptée à une posture dictatoriale (”j’impose la vision du directeur marketing à coup de campagnes TV et affichage“).

L’auteur propose également de recycler les 4 P du marketing traditionnel en 4 P du social marketing :

  • Permission, car le marketing de l’interruption ne fait plus recette et qu’il faut maintenant se faire accepter des cibles pour rentrer dans la discussion et “engager” des individus ou des groupes (souvenez-vous que vous avez avant tout à faire à des profils, pas des clients “physiques”) ;
  • Proximité, où il est recommandé de s’adapter aux spécificités “locales” (services, tonalité, us et coutumes…) pour toucher de façon plus subtile les cibles et non les “irradier” avec un message générique valable sur l’ensemble des marchés ;
  • Perception, où l’auteur nous explique à juste titre que sur les médias sociaux il faut savoir se contenter de ce que les utilisateurs veulent bien montrer d’eux-mêmes (sur leurs profils ou au travers de mécanisme d’authentification comme Facebook Connect) ;
  • Participation, où les clients / prospects sont invités non pas à prendre complètement le contrôle mais à s’exprimer sur leurs besoins ou leurs souhaits d’évolution.

Voici donc un cadre tout à fait formel et intéressant à travailler. Hé oui, car il reste encore beaucoup de travail à une marque pour pouvoir appliquer ces théories de façon concrète. Le plus intéressant dans ce qui a été dit plus haut est le fait que sur les médias sociaux vous n’avez pas réellement à faire des consommateurs (contrairement à une supermarché) mais à des avatars de consommateurs qui cherchent avant tout à se valoriser au travers d’une image et d’un quotidien enjolivé (vous ne racontez que ce qui vous intéresse et vous ne publiez que les photos les plus avantageuses). Bref, les médias sociaux exploités par les consommateurs sont avant tout là pour valoriser leur ego et leur permettre de briller socialement. La bonne question à se poser est donc la suivante : est-ce que votre campagne va leur permettre de valoriser encore plus leur ego et / ou de briller encore plus ? Réfléchissez-y bien avant de vous lancer dans une opération de buzz montée à la va-vite.

Frédéric CAVAZZA

Les casual games à l’assaut des réseaux sociaux

Aviez-vous remarqué à quel point les casual games ont envahi les réseaux sociaux ? Il y a deux ans j’avais prédit cette évolution en plaçant les jeux au cœur de la stratégie de séduction / fidélisation des réseaux sociaux mais je ne pensais pas que ce phénomène prendrait une telle importance. Il faut dire que le marché est juteux (cf. The Profitable, $100 Million-A-Year Startup You’ve Never Heard Of) et que les utilisateurs sont accros (Top 25 Facebook Games for November 2009) :

Les 25 plus gros social games sur Facebook

Les 25 plus gros social games sur Facebook

Au cours des derniers mois nous avons donc vu l’apparition puis la mise en avant de sections “Games” dans les réseaux sociaux à commencer par les Skyblogs sur lesquels il y a maintenant un très bel onglet “Poker” :

L'onglet "Poker" des Skyblogs

L'onglet "Poker" des Skyblogs

Plus récemment nous avons vu des orientations stratégiques notables pour d’autres réseaux sociaux qui misent gros sur les social games, et notamment Hi5 (Meet The New hi5: It’s Game Time) :

Les casual games chez Hi5

Les casual games chez Hi5

Mais également Bebo (Bebo Social Games Experience Launches) :

Les social games chez Bebo

Les social games chez Bebo

De même que Netlog qui en plus lance une plateforme de distribution (Netlog launches Gatcha!, a cross-network social game distribution platform) :

Les casual games chez Netlog

Les casual games chez Netlog

Les jeux sont maintenant devenus à la fois le premier vecteur de recrutement et de fidélisation. Ils génèrent de plus des revenus confortables, surtout si les transactions sont intégrées au portail (cf. les coins de Hi5). Même si la croissance est importante, je pense que nous n’avons encore rien vu et que la dérèglementation progressive des paris en ligne va doper encore plus le marché.

Bref, si vous ne vous étiez pas déjà intéressé aux social games, il n’est pas trop tard.

Frédéric CAVAZZA

Enfin des données statistiques sur Twitter

Après plusieurs mois de surchauffe médiatique, la société Sysomos nous offre enfin des données statistiques complètes sur Twitter : An In-Depth Look Inside the Twitter World. Une étude qui tombe à pic pour prendre du recul sur LE phénomène de cette année 2009 et surtout pour définir un plan d’action. L’étude complète est disponible au téléchargement ici : Inside Twitter 2009 (fichier PDF).

Pour résumer l’étude, voici les chiffres-clés significatifs à retenir (sur une base de 11,5 millions d’utilisateurs) :

  • 72% des utilisateurs ont créés leur compte dans les 5 derniers mois ;
  • 85% des utilisateurs publient moins d’un tweet par jour ;
    sysomos_twitter_activity.jpg
  • 21% des utilisateurs n’ont jamais rien publié ;
  • 50% des utilisateurs n’ont rien publié dans les 7 derniers jours ;
  • 94% des utilisateurs ont moins de 100 followers ;
    sysomos_twitter_followers.jpg
  • 5% des utilisateurs génèrent 75% de l’activité (10% en genère 86%) ;
    sysomos_twitter_percen_to_all_tweets.jpg
  • Plus les utilisateurs ont de followers et plus ils publient ;
    sysomos_twitter_follower_tweet.jpg
  • Les pays anglophones sont largement les plus représentés (USA, UK, Canada, Australie) ;
  • Aucun schéma fiable n’a pû être identifié quand au mode de fonctionnement des communautés au sein de Twitter.

De cette étude il est également possible d’extrapoler le nombre d’utilisateurs français : 0,9 % de 11,5 millions = 103.500. Selon les dernières statistiques il y aurait près de 14 millions d(utilisateurs en juin 2009, soit 125.000 utilisateurs en France.

sysomos_twitter_users_by_country.gif

Voici donc des chiffres très intéressants que l’on pourrait compléter avec ceux-ci :

Pour synthétiser ce qui a pu être dit sur différents billets : Twitter est (jusqu’à preuve du contraire) un épiphénomène qui ne concerne qu’une minorité de personnes en France. Même si les pratiques de microblog sont fortement disruptives et présentent un gros potentiel, cela reste tout de même anecdotique par rapport à l’audience des blogs ou de Facebook (et je ne parle même pas des médias traditionnels).

Mes recommandations seraient donc les suivantes :

  • Surveillez de près ce qui se passe sur Twitter (le buzz ambiant, les us et coutumes, ce qui se dit sur votre marque / vos produits) tout en gardant à l’esprit que les utilisateurs français de Twitter ne sont pas du tout représentatifs de la population (ni même de la blogosphère) ;
  • Intéressez-vous également aux alternatives comme Tumblr, identi.ca ou aux services connexes comme Facebook (avec son status update) ou FriendFeed ;
  • Commencez à réfléchir comme une marque en temps réel (par analogie avec le web en temps réel) pour pouvoir rapidement identifier les opportunités qu’apporteraient un canal de communication quasi-instantané (ventes flash, déstockage par enchères inversées…).

Encore une fois, même si les chiffres d’audience sont pour le moment bien trop faibles pour être pris en compte (n’abandonnez pas votre site web au profit d’un tweet de marque), il y a une rupture très nette et un énorme potentiel derrière cette CB du web (lire à ce sujet un article que j’avais rédigé en mars 2008 : Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?).

Bruno CLEMENT

Case study: The Barack Obama Social Media Marketing Strategy

J’avais déjà publié, il y a quelques temps un post qui décrivait les ingrédients de la Social Media Stratégie de Barack Obama, je vous propose de découvrir ce cas très complet publié il y quelques jours par l’agence SocialMedia8, basée à Amsterdam qui retrace de manière très complète la stratégie mise en place par l’équipe d’Obama sur les medias sociaux.
Un très bon travail de compilation et d’analyse.
A consommer sans modération.
Enjoy :-)

Frédéric CAVAZZA

Un petit déjeuner sur les médias sociaux le 12 février prochain à Paris

Que faites-vous le 12 février prochain ? Nous vous invitons à un petit déjeuner consacré aux médias sociaux : Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ?.

L’objectif de ce petit déjeuner (qui se déroulera à Paris à l’échangeur (66 rue des Archives, 75003 Paris) sera de vous apporter une vision synthétique et réaliste de ce que les médias sociaux peuvent apporter à votre marque. Pour en savoir plus, je vous invite à consulter le programme.

Ce petit déjeuner sera également l’occasion de rencontrer l’équipe de rédaction de ce blog (Cédric, Bruno et moi) et même un invité (Patrice qui est également rédacteur sur Inside Facebook) pour échanger nos points de vue.

Comme pour les autres petits déjeuner que j’ai déjà organisé, cet événement est gratuit mais réservé aux annonceurs. La salle n’est pas très grande donc nous ne pouvons pas inviter tout ceux qui en feront la demande mais rassurez vous, comme à chaque fois, les présentations seront filmées et les supports disponibles au téléchargement.

Pour participer à ce petit déjeuner, c’est ici : Demande d’inscription.

À très bientôt.

Bruno CLEMENT

Les blogueurs sont nos amis

Une étude publiée en mars 2008, commanditée par Via Nova Spheeris et réalisée par Seprem Etudes & Conseil  nous livre quelques éléments sur les blogueurs.

Après lecture de ladite étude j’en arrive à la conclusion personnelle que les blogueurs ne sont pas si hostiles qu’on le prétend à “jouer le jeu des marques”.  En même temps c’est assez logique : en plus d’être un blogueur (influent ou pas, là n’est pas le débat …) c’est aussi un consommateur. Il est donc naturel que cet individu prenne la parole et s’exprime notamment sur les marques qu’il connaît, qu’il achète, qu’il aime, qu’il déteste, qu’il recommande, qu’il déconseille, etc. …

Ce qui est intéressant, c’est que cette étude nous livre des données chiffrées permettant de tordre le cou à quelques idées reçues, en voici 3 :

1/ Les blogueurs sont des supports publicitaires comme les autres = FAUX  puisque 61,9% des répondants déclarent ne percevoir aucun revenu … Dans la plupart des cas ils ne tirent donc aucun bénéfice financier de leur activité.

2/ Les blogueurs rechignent à parler des marques = FAUX car 11,3% seulement déclarent ne jamais en parler contre 20,3% qui le font “très souvent”; 26,3% “souvent” et 42,1% “de temps en temps” et ceci spontanément en plus !

3/ Les blogueurs ne souhaitent pas que les marques les contactent = FAUX puisque 10,5% des répondants seulement déclarent ne pas vouloir être contactés. 71,8% souhaiteraient recevoir une communication ciblée sous la forme d’un e-mailing personnalisé.

Pour ceux et celles que ça intéresse de rentrer dans les chiffres, vous trouverez l’étude détaillée ici

Bruno CLEMENT

Au coeur de la blogosphère

“Pulse” est une installation originale mise en place par l’artiste Allemand Markus Kison qui représente visuellement les émotion exprimées sur la plateforme blogger.com. Celle-ci déforme l’objet placé au centre de l’oeuvre après analyse des contenus postés par les blogueurs, et des émotions identifiées.

 

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