Cédric DENIAUD

Conférence EBG : Facebook Connect et Twitter

LogoEbgCouv_small.jpgJ’intervenais il y a quelques jours aux “What’s Hot” de l’EBG, qui ont pour vocation d’être un rendez-vous régulier destiné aux membres de l’EBG et où l’équipe d’intervenants présentent les sujets du moments dans différents domaines : dernières campagnes marketing, guerilla marketing, microblogging, mobile. J’intervenais sur la partie destinée aux réseaux sociaux et j’ai fait un focus sur Facebook Connect, ses bénéfices et quelques cas d’usages.

Je vous propose donc, suite à l’article que j’ai écrit il y a quelques semaines sur ce sujet (Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ?) le support de présentation utilisée.

Autre présentation plutôt complète que je vous propose est celle de Cédric Giorgi, qui intervenait pour présenter plus précisément Twitter, et qui est un parfait complément à l’article de Fred il y a quelques jours : Enfin des données statistiques sur Twitter.

Bruno CLEMENT

Bienvenue en Youmediacratie !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ce mois de Mai a été particulièrement riche en opérations de Buzz proposant à l’internaute de devenir lui même l’ambassadeur/média d’une marque, d’une cause, d’un partie politique…

Même si l’idée n’est pas hyper nouvelle (le concept de “client ambassadeur” doit même être dans un de mes vieux Kotler de 1984 stocké dans mes archives à la cave ;-) ), force est de constater que ce phénomène s’est particulièrement accéléré avec l’émergence du web dit “communautaire”.

Je pense également que le succès de la démarche MyObama (voir l’article Barack Obama - Une victoire pour le Social Media Marketing ? pour plus de détail), a dû inspirer et attirer la convoitise de bons nombres de nos marketers.

Vous avez dit  Youmediacratie  ?  ou comment les marques exploitent votre  “Egotrip 2.0″  !

Ce phénomène, à l’agence,  on l’appelle la “Youmediacratie”, il consiste à dire que globalement, aujourd’hui chaque internaute est  lui même un média agrégeant autour de lui une micro audience/communauté et a donc potentiellement un pouvoir de rayonnement, ou “d’influence” plus ou moins puissant…Bref, le bouche à oreille revisité à la sauce 2.0 ;-).

Je vous propose donc une petite revue (sélection purement subjective non exhaustive) de quelques opérations apparues récemment et qui reprennent ce principe et qui m’ont personnellement marquées.

1- Le 7 Juin, la Belgique passe au vert:

Commençons par la politique, avec le partie “ecolo” qui propose aux Internautes de faire passer la Belgique au vert à l’occasion des Européennes: www.7juin.be

ecolo_affiche

2 démarches participatives sont proposés:

- Créer et partager en 3 clic, sa propre affiche personnalisée pour promouvoir ses idées sur son profil Facebook, par email et même sur Twitter !

affiche ecolo


- Se géolocaliser, permettant de faire une belle démonstration cartographique du passage au vert de la Belgique !

ecolo geoloc

2- La Croix Rouge vous propose de vous ‘Blondizer” comme Adriana

Une démarche cette fois-ci plus impliquante car elle propose à l’internaute de devenir un véritable acteur de la collecte, avec une bonne dose de second degré et d’auto-dérision.

Croix Rouge HP

La Croix Rouge vous incite donc à vous “Blondizer”, à l’image d’Adriana via un système de montage photo/webcam:

croix rouge blondizer

Mais la démarche ne s’arrête pas là, puisqu’une fois votre profil crée, vous avez la possibilité de participer à une “Web quête” au travers d’une page perso permettant à votre entourage de donner à la Croix Rouge par votre intermédiaire (on est cette fois-ci réellement dans une stratégie proche de “MyObama”)

Croix Rouge page perso

A noter également, l‘utilisation de FaceBook Connect pour se créer un compte, particulièrement approprié à ce genre de démarche, car elle permet à la Croix Rouge d’être connecté immédiatement à l’ensemble des “Friends” de chaque membre participant à la collecte, tout en simplifiant l’inscription.

3- Grâce aux pages jaunes, tout le monde m’adore !

Enfin, dans un registre beaucoup plus trivial, les pages jaunes ont adopté également une démarche participative basée sur la starification de l’internaute pour promouvoir l’efficacité des pages jaunes en terme de visibilité: www.onmadore.com

La aussi, même principe, vous uploadez votre photo et répondez à quelques questions….Un peu d’auto dérision et vous voilà propulsé dans un véritable egotrip sur fond de Rap attitude :

La principale originalité repose dans la création d’un clip personnalisé avec votre prénom y compris dans la bande son, appréciez la qualité artistique du refrain ;-)

“Bruno, Bruno c’est comme ça que j’m'appelle, j’suis le roi de la ville est toutes les meufs m’aiment”.

on m'adore le clip

Vous disposez également de votre propre page perso, dédiée à la “success story de votre life”…

on m'adore

Avec la possibilité évidemment de propager “la légende” auprès de votre “communauté”, par email, sur FaceBook, sur votre blog, via MSN, Myspace…

on m'adore Facebook

Le tout renvoyant évidemment vers les Pages Jaunes, merveilleux grand faiseur de ce succès..

On m'adore PJ

Ce que je retiens de ces 3 exemples :

De mon point de vues ces 3 opérations sont assez remarquables (même si je n’ai pas les metrix qui démontrent leur efficacité) et ce pour 3 raisons:

- La simplicité pour l’internaute: Une photo, un formulaire et hop…tout est en place.

- L’intégration des plateformes sociales pour le partage, en particulier Facebook Connect, ainsi chaque individu peut impliquer quasi en tant réel son réseau d’amis. (Voir l’excellent article de Cédric à ce sujet:Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ? )

- La dose d’humour et d’auto-dérision , particulièrement nécessaire pour que le Buzz prenne et qui nous rappelle à chacun que si nous sommes tous potentiellement des medias…ce n’est pas forcément pour se prendre au sérieux ;-).

Et vous, que pensez-vous de ce type de démarche ?
Si vous avez d’autres exemples en tête n’hésitez pas à les partager sur ce blog.

Cédric DENIAUD

Pourquoi intégrer Facebook Connect sur votre site ?

Facebook Connect est aujourd’hui la solution d’identification proposée par Facebook qui pourrait permettre à n’importe quel site demandant une identification de déléguer celle-ci à Facebook. Certains sites l’ont mis en place comme DisMoiOu.fr, Digg et bien d’autres. Malheureusement, beaucoup de sites de marques n’ont pas compris l’intérêt de le faire et mettent en avant l’argument de récolter des e-mails afin d’augmenter leur base de contacts. Ah oui, vous savez cette fameuse base emails, qui permet à un marketeur d’aller voir son directeur et de lui parler du coût de recrutement de prospect et de légitimer le succès de son opération car il a récolté 10 000 adresses emails (dont un tiers sont des junk mails de concouristes mais ça, on le dit pas à son Directeur Marketing, et dont un autre tiers se désinscrira dès le premier contact commercial).

facebook_connect.png

C’est dommage car Facebook Connect vous offre plein d’avantages importants :

  • Pas d’inscription supplémentaire signifie potentiellement plus de participants : si vous retirez l’étape de l’inscription, vous ôtez un frein potentiel à la participation non négligeable quand bien même votre formulaire d’inscription serait court.

  • La viralisation potentielle offerte ne vous coûte rien : les actions faites sur votre site par l’internaute identifié via son compte Facebook peuvent se retrouver sur sa page profil, ce qui permet de faire connaître automatiquement et gratuitement votre site à tous ses amis.

C’est là, la différence majeure avec une solution du type OpenId, qui permet également à l’utilisateur de pouvoir s’identifier depuis son compte OpenId sur les sites acceptant ce système d’identification, mais on perd l’un des avantages majeurs pour le site qui le met en place, celui de la viralisation naturelle.

On voit directement l’intérêt pour des sites médias ou d’information, qui ont comme besoin de drainer le maximum de visiteurs sur leur site. L’exemple mis en place par Bild en Allemagne, est certes classique mais illustre bien l’intérêt pour un site média dont le but est de développer son audience de mettre ce système en place. Les utilisateurs identifiés sur leur site, avec leur compte Facebook, voit leurs conversations diffusées également sur leur page profil. Une intégration simple et courante, mais qui permet potentiellement à Bild de diffuser en dehors de son site les participations faites par des internautes afin d’inciter d’autres membres de Facebook à venir sur Bild poursuivre la discussion et les échanges.

bild_facebook_connect.jpg

Au delà que ca soit Facebook ou une autre entité à qui vous pouvez potentiellement déléguer l’authentification sur votre site (Google Friend Connect.. et pourquoi pas Sign-in with Twitter, le système de Twitter), le but est de permettre une identification simplifiée pour l’utilisateur (pas besoin de se créer pour chaque nouveau service, un nouveau compte), et pour l’entreprise une capacité de viralisation plus forte.

Facebook Connect , lancé il y a seulement quelques mois, est de plus en plus utilisé. Vous voyez de plus en plus fleurir sur des sites le module d’identification de Facebook. Ainsi, selon Compete, il y a eu aux Etats-Unis au cours du mois d’avril 60 millions de connexions via Facebook Connect.

Cédric DENIAUD

Entreprise 2.0 : l’innovation dans les entreprises en pleine mutation

Lorsque l’on parle de Social Media, on ne voit souvent que la partie externe i.e les opérations publiques et visibles mises en place par des marques sur les médias sociaux afin de répondre à des objectifs divers de recrutement, fidélisation, développement de communauté, communication, développement capital marque…

Mais en interne au sein des entreprises, les choses bougent et évoluent, surtout dans le domaine de l’innovation. L’idée est désormais dans beaucoup d’entreprises de mieux faire partager l’innovation sous le principe chaque employé a une voix et doit être en mesure de l’exprimer. De nouveaux outils comme nous le proposons au sein de feedback2.0 permettent de passer à l’ère de la “boîte à idées virtuelle”, et même bien plus, à l’ère du véritable management de l’innovation collaborative. Dans ce cadre, de nombreuses sociétés comme AG2R / La Mondiale, InVivo (Gamm Vert…), Cofidis… utilisent aujourd’hui la solution feedback2.0 ideas dans une démarche d’innovation.

L’importance de l’innovation au sein des entreprises

L’innovation est primordiale au sein de toute entreprise : l’innovation fait avancer, fait progresser, permet d’adapter l’entreprise aux nouveaux processus, usages et besoins. L’innovation dans les entreprises est aujourd’hui en pleine mutation pour deux raisons principales :

  • A l’heure où les services ou les produits ont de plus en plus de concurrents, l’innovation, qu’elle touche aux produits ou qu’elle touche à tous les outils et processus de communication, de production, de recherche ou autres devient un enjeu majeur pour les entreprises pour que celles-ci restent en phase avec les besoins et usages du marché

  • De nouveaux outils issus de la mouvance Web 2.0 sont apparus ces dernières années et permettent de changer les processus liés à l’innovation dans les entreprises : plateformes de suggestions en ligne, partage de documents, wikis…

Vers la virtualisation de l’innovation au sein des entreprises

Quelques notions actuelles trouvées dernièrement sur des blogs traitant de l’innovation dans les entreprises :

  • Les groupes virtuels, où les personnes réfléchissent individuellement, génèrent près de deux fois plus d’idées que les “vrais” groupes. (Source The Medici Effect)

  • L’innovation généralement née à des intersections : une idée confrontée à d’autres idées s’enrichit. On comprend alors que des ideagoras ou des plateformes de suggestions en ligne deviennent des plateformes véritablement riches et utiles lorsque elles sont utilisées dans un processus d’innovation au sein des entreprises. Encore faut-il guider les employés sur ces outils afin d’en faciliter l’adoption, et faut-il animer les échanges sur les plateformes afin que les idées soient enrichis par d’autres collaborateurs.

  • Les groupes de brainstorming sont inadaptés pour connaître le consensus autour d’une idée, puisque une personne leader sera plus enclin à faire adopter son idée, alors que celle-ci pourrait être moins pertinente qu’une autre idée. La virtualisation des échanges sur une plateforme de suggestions en ligne permet de mieux apprécier les niveaux de consensus autour d’une idée. (Source : MIT Sloan Management Review)

Quels sont les bénéfices de passer à l’innovation collaborative au sein des entreprises ?

Ils sont nombreux et expliquent aujourd’hui le succès de ces démarches aussi bien du côte des directions générales ou d’innovation qui mettent en place ses démarches, que des employés :

  • Valorisation / Écoute : les employés se sentent valorisés et écoutés par leurs directions. Chaque employé peut ainsi potentiellement se sentir plus impliqué dans les nouveaux projets ou processus de l’entreprise.

  • La barrière hiérarchique : dans beaucoup de sociétés encore très hiérarchisées, les décisions et la transparence sur les processus restent concentrées autour de quelques métiers. Le sentiment légitime peut alors être celui de ne pas être tenu au courant, informé suffisamment en amont. Lever cette barrière hiérarchique, non pas dans le processus de décision, mais, à la fois dans la transparence autour de la mise en place de nouvelles démarches ou processus, et dans la possibilité offerte à chacun de pouvoir s’exprimer, est un enjeu essentiel des entreprises aujourd’hui afin de dynamiser les processus d’innovation.

  • Le problème était le recueil des idées : là encore, dû à l’absence de véritables outils et à un poids hiérarchique, le recueil des idées était alors le principal problème. Les workflows de gestion des idées sont là, mais pas les idées… Une solution permettant à chacun de s’exprimer selon différents modes (dépôt d’idée, de commentaire, de vote…) et facilement accessible est certainement ce qui me manquait à de nombreuses entreprises qui souhaitaient s’engager dans ce type de démarche.

En somme les bénéfices sont proches d’opérations externes de crowdsourcing ou de marketing participatif, ce qui n’est pas étonnant en soi. Les outils sont alors indispensables pour être en mesure d’appliquer cette stratégie d’innovation collaborative…

Bruno CLEMENT

Comment lancer un produit avec sa communauté ? By Loïc Lemeur

Dois-je vraiment vous présenter Loïc Lemeur ?
Sans doute le webentrepreneur  Français le plus célèbre au monde depuis que le web existe, et formidable animateur de la conférence annuelle: LeWeb.

Depuis 2 ans, Loïc est installé à San Francisco et se consacre au développement de la plateforme Seesmic, une sorte de Chat video, et plus récemment, de Seesmic Desktop une application permettant de gérer son twitter et son statut Facebook dans une interface unique.

Loïc, depuis toujours, croit aux vertus de la communauté pour développer son business, c’est même un boulimique des médias sociaux, tant il est présent et actif partout ;-)

Un appétit ma foi récompensé,  car  force est de constater qu’il a réussit à construire autour de lui  une communauté massive, influente et je dirais même, vertueuse…si on s’en tient au buzz systématiquement généré par ses activités.

Donc, Il y a quelques jours Loic a publié cette video ou il explique en Français, (chose rare maintenant ;-)), les rouages de sa stratégie communautaire:

J’aime beaucoup cette intervention, car de mon point de vue, elle illustre parfaitement, et surtout concrètement, l’intérêt pour une marque de construire une communauté autour d’elle.

Loïc, évoque le succès exponentiel de la conférence LeWeb, développée uniquement par le bouche à oreille, celle de Seesmic et de Seesmic Desktop, il cite également Tribes, le dernier livre de Seth Godin, qui “modélise” cette approche.

Bref, un parfait condensé en 15min d’une stratégie de Social Media Marketing successful !

Et si vous souhaitez en même temps voir les slides auxquelles Loïc fait référence, elles sont ici:

Cédric DENIAUD

Vers le “real time search” ? Nouveaux enjeux pour Twitter et Google

Je définirai simplement le “Real time search” par la recherche dans les conversations instantanées. Pour certains, nous sommes en effet passés aujourd’hui avec l’utilisation d’outils comme Twitter, Friendfeed ou la valorisation de l’instantané sur  Facebook, dans l’ère du “Real Time Web”. Vous pouvez échangez en temps réel avec vos amis, et ce de manière publique, semi-publique (avec une groupe autorisé), ou privé. L’information se consomme à chaud et à une durée de vie courte sur des outils comme Twitter. L’important c’est l’instantané.

Personnellement, je pense que l’on est loin d’être encore entré dans cette nouvelle ère même s’il faut reconnaître que des outils comme Twitter marquent une avancée dans les usages du Web. Par contre de là à dire que les internautes lambda sont prêts à passer à cette étape alors que beaucoup découvrent seulement le terme Web 2.0, ça serait aller vite en besogne (cf : Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public).

Pour en venir au fond de cet article, je voulais m’intéresser à la recherche. En effet, la recherche, et en premier lieu, Google est le premier moyen d’accéder à la manne d’informations disponibles sur Internet. Que l’on utilise des outils de recherche verticale (cf : Recherche verticale ou méta-recherche) ou des outils classiques comme Google, il n’en demeure pas moins que pour la grande majorité des sites Internet d’entreprise ou de blogs, le référencement et être bien positionné dans les moteurs de recherche est de la première importance. Toutes les nouvelles notions aujourd’hui de Personal Branding (gestion de son identité numérique personnelle) ou de Social Media Optimization (Optimisation de sa présence sur les medias sociaux) continuent à s’axer sur le fait de maitriser ce qu’il se dit de soi ou de sa marque lorsque l’on fait une recherche.

L’importance du real time search

Il est donc important, à l’heure où la densité d’informations est toujours plus grande, à l’heure où l’information à une durée de vie de plus en plus courte, et à l’heure du real time web, d’avoir les outils de recherche adaptés.

C’était à ce titre que l’année dernière Twitter avait racheté le moteur de recherche qui lui était dédié, Summize, accessible aujourd’hui depuis http://search.twitter.com. La recherche est tellement importante que c’était la principale demande des utilisateurs et qu’aujourd’hui Twitter intègre directement sur Twitter.com le moteur de recherche.

Déjà pour la recherche dans les blogs par exemple de Google, le classement par date permettait de s’assurer d’avoir les informations classées chronologiquement. La recherche évolue et les nouveaux critères également puisque les nouveaux enjeux sont :

  • Trouver l’information la plus récente
  • Préciser le type exact de résultats que vous recherchez
  • Savoir ce que vous recherchez
  • Trouvez les mots clefs qui définissent le mieux votre recherche

On peut même résumer cela en une phrase : La recherche doit évoluer vers le filtre de l’information pour permettre aux internautes de trouver rapidement l’information la plus pertinente et la plus récente (cf : De la recherche au filtre de l’information)

Et quid de Google ?

Je vous rassure, Google qui assoit sa domination actuelle avant tout sur la domination du monde de la recherche, et ce dans tous les domaines (vidéo, pages, blogs, images, livres, …) s’intéresse depuis déjà quelques mois à Twitter. Finalement la rumeur qui n’en était pas une n’a aujourd’hui pas débouché sur un rachat de Twitter par le géant Google. Tourefois Google n’en demeure pas moins actif dans le domaine du “real time search” comme nous l’annonce cette semaine cet article de Techcrunch : Google lance de nouvelles options de recherche et déclare la recherche en temps réel sa nouvelle priorité.

D’autres moteurs alternatifs comme Scoopler, OneRiot, ou encore TweetMeme, essaient également de se positionner sur ce créneau de la recherche en temps réel.

Cédric DENIAUD

Medias sociaux et cybersquatting : quelques conseils…

De la même manière historiquement que pour les noms de domaines, les marques, à l’ère du “Online Reputation Management“, doivent veiller à leur présence sur les médias sociaux et aux risques de cybersquatting. Aujourd’hui, comme en parlait dernièrement Grégory Pouy, de nombreuses marques parmi lesquelles les plus prestigieuses (Adidas, Nokia, Audi, Reebok..) ont ou ont eu leurs noms de marque cybersquattés sur Twitter. Twitter est un exemple mais il est important de prendre en compte également les autres réseaux sociaux, plateformes participatives ou de partage. Quelques conseils :

  • Surveiller : vérifier la disponibilité de vos noms de marques / produits / dirigeant sur les différents médias sociaux. Je vous recommande par exemple les outils UserNameCheck ou NameChk qui vous permettent rapidement et simplement de voir la disponibilité d’un nom sur un vaste panel des plateformes et réseaux..
  • Ce qui vaut une marque vaut pour les personnes : on pense souvent au cybersquatting de noms de marques ou de produits, et dans une certaine mesure de personnalités (politiques ou culturelles) qui sont les cas les plus fréquents ou les plus médiatisés (rappelez-vous il y a quelques années, le cas de l’affaire Milka). Mais il en de même pour les personnes. On parle beaucoup en ce moment de notions de “E-reputation” ou de “Personal Branding”, le terme Online Reputation Management est le mot utilisé outre-Atlantique qui a mon sens décrit mieux la problématique ainsi que les nécessaires actions. J’intervenais récemment à Strasbourg lors d’une conférence à destination de jeunes sur ces sujets là. Pour vous donner un exemple, il y a encore quelques semaines, je me suis fait avoir par un compte Twitter dans le nom était celui de Guillaume Pepy, président de la SNCF, alors qu’il s’agissait en fait d’un usager de la SNCF (plus de détails dans Infos SNCF : Twitter, info en direct…) . Les cas sont nombreux et pour se prémunir, voici d’ores et déjà quelques conseils…

Dans ce cadre, j’aborderai dans un prochain article deux cas récents de cybersquatting et les réactions qui ont été mises en place par les marques.

Bruno CLEMENT

Sekaï Camera: La réalité augmentée en live depuis son iphone


“We Want to make the World clickable”...and with us “what you see is what you get” C’est par ces mots que le fondateur de la start-up Japonaise Tonchidot a commencé son intervention dans un anglais très japonisant ;-)

Hier, je participais donc au 2ème jour de la conférence Marketing 2.0 organisé à l’ESCP/EAP par Vanksen…Et j’ai été absolument bluffé par cette start-up japonaise, Tonchidot , qui a développé Sekaï Camera,  une application Iphone qui permet d’intégrer des contenus virtuels sur des images filmées en temps réel avec son mobile….Bref une sorte de réalité augmentée interactive et cliquable depuis son Iphone.

Bon, OK je ne suis pas très clair ;-)…Le mieux est que vous regardiez cette petite video qui explique en image l’utilité et le côté révolutionnaire de l’application.

Les exploitations marketing sont multiples, 2 exemples simples:

M-Commerce: Vous flânez dans un magasin, vous repérez un vêtement qui vous intéresse, vous pointez votre iphone dessus à l’aide de la caméra, et immédiatement un descriptif du produit apparait en surimpression de l’image réelle sur votre mobile. Mieux, Il vous suffit de cliquer sur le l’image pour le réserver et l’acheter en caisse ou via un site e-commerce.

Communauté: Vous êtes dans une conférence, vous pointez votre iphone sur les visages des personnes qui vous entourent et immédiatement leurs “profils” apparaissent en surrimpression avec la possibilité de les contacter directement sous forme de chat ou de message audio.

Petit démonstration live video, pris à la volé depuis mon appareil photo ici:


Sekaï Camera - Mobile augmented reality from Bruno CLEMENT on Vimeo.

Personnellement, je suis assez convaincu que ce types d’applications qui permettront de mélanger monde réel et monde virtuel, identité numérique et identité physique ont un bel avenir devant eux.

En tout, cas si on se fit aux regards bouche bée de l’assistance lors de la conférence, le degré d’attractivité était à son maximum ;-)

Frédéric CAVAZZA

L’invasion des meta-agrégateurs sociaux

Les agrégateurs sociaux, vous connaissez ? Mais si enfin, c’est grosso-modo la traduction barbare des services de socialstreaming, ceux qui vous servent à centraliser votre vie sociale en ligne (avec des acteurs comme FriendFeed et Facebook). Et bien figurez-vous que la sphère sociale est tellement riche que les agrégateurs ne suffisent plus, il faut maintenant avoir recours à des méta-agrégateurs, des outils qui permettent de “consommer” plusieurs agrégateurs en même temps.

Il y a tout d’abord les rich desktop applications comme TweetDeck, Thwirl, AlertThingy ou encore Skimmer qui se livrent une bataille acharnée pour avoir la maîtrise des flux (lire à ce sujet Tweetdeck and Seesmic: The Twitterization of Facebook Comes to the Desktop).

L'interface de TweetDeck

L'interface de TweetDeck

Vous avez ensuite les extensions de browser comme Feedly qui permettent d’améliorer votre “productivité” en vous livrant une start page qui mélange flux RSS et socialstream (lire à ce sujet : 20 Firefox Extensions for Social Media Addicts).

La start page de Feedly

La start page de Feedly

Et vous avez enfin des services en ligne comme Streamy qui poussent encore plus loin cette logique de meta-agrégation : Streamy Takes Social Media Aggregation to the Next Level. Le principe de se service est de vous permettre d’agréger autant de flux que vous le souhaitez dans une interface horizontale à base de colonnes :

L'interface horizontale de Streamy

L'interface horizontale de Streamy

Bon là c’est sûr que ça commence à ne plus être très lisible, mais l’exploit technique réalisé est tout de même louable.

Je me permet de mettre un bémol à cette surenchère : il y a assez peu de chance que tous ces services survivent. J’anticipe un avenir proche (début 2010) où les logiciels d’agrégations vont petit à petit grignoter des parts de marché aux services en ligne mais il ne peut y avoir que 2 ou 3 concurrents sur ce créneau. Attendez-vous également à voir apparaître des versions mobiles de ces services.

J’ai adopté TweetDeck, et vous ?

Cédric DENIAUD

Dis Papa, c’est quoi Twitter ?

twitter_logo_125x29.pngCette question, certains d’entre vous qui n’utilisent pas ce service se la pose sûrement :  quel est l’intérêt d’un outil permettant d’envoyer de courts messages publiquement à d’autres personnes ? Effectivement dur de résumer, si l’on présente Twitter que du côté fonctionnel et non du côté de l’usage qu’il permet. Alors, certes peut être parle-t-on trop de Twitter comme le pointait Fred dernièrement et que certains n’hésitent pas à faire un parallèle du point de vue du buzz généré, entre Twitter et Second Life (Twitter is this year’s Second Life), mais si plus de personnes parlaient plutôt de l’usage et des opportunités (Quelle utilisation une entreprise peut-elle faire de Twitter ?) que permet des outils comme Twitter, plutôt que juste de la courbe de croissance de Twitter, (certes +1382% en 1 an) cela permettrait à beaucoup d’y voir plus clair dans cette masse d’information.

Je me suis donc prêté à un petit exercice qui allie pour une fois le fond et la forme : vous présenter Twitter en 10 tweets (messages de 140 caractères). Twitter, outil de microblogging ? outil de veille ? outil de communication ? Voyons quelques usages en quelques tweets…

  1. Twitter vous permet de diffuser rapidement une information auprès des contacts qui vous suivent : article, petite annonce, question…

  2. Twitter vous permet d’échanger simplement avec les autres utilisateurs, publiquement ou de manière privée.

  3. Twitter peut être utilisé au sein d’une entreprise pour permettre aux collaborateurs d’échanger entre eux et de partager des informations.

  4. Twitter vous permet de suivre un fil de discussion autour d’un thème, d’un événement… et peut alors être un formidable outil de veille.

  5. Twitter vous permet de rechercher parmi les discussions l’information que vous souhaitez et de rentrer en contact avec son auteur.

  6. Twitter vous permet de pouvoir suivre l’actualité des stars ou des entreprises : @LaRedouteFR, @BarakObama.

  7. Twitter vous permet de diffuser des offres commerciales exclusives : ventes privées…

  8. Twitter a déjà permis à Dell de se faire comme cela plus d’1 million de $ en 2008.

  9. Twitter n’est pas Facebook, Twitter n’est pas Google, mais sera le prochain outil dont vous entendrez souvent parlé.

  10. Twitter c’est l’activity stream” et le “real time search” et nul doute que Google s’y intéresse et s’intéresse de près à Twitter.

Pour aller plus loin sur le sujet, n’hésitez pas à me suivre sur Twitter : http://twitter.com/cdeniaud ou à regarder cette vidéo cartoon, volontairement tournant en ironie Twitter.

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