Cédric DENIAUD

Qui influence qui ?

“Qui influence qui ?” n’est pas une adaptation d’un célèbre jeu TV des années 90 (”Qui est qui ?”), je vous rassure mais plutôt une question que l’on est en droit de se poser, à l’heure où l’on parle beaucoup de marketing viral, de buzz marketing, de participation, de collaboratif.

Cela peut paraître surprenant pour certains d’entre vous, tant certains bloggeurs aiment à croire (et à faire croire) que ce sont des influenceurs. C’est autant d’opérations et de cadeaux qui pourront ainsi recevoir. Si vous me suivez sur Cedricdeniaud.com, vous savez que je ne laisse que peu de places sur ce blog au simple relais d’informations.

Pour en revenir au sujet de cet article, la véritable question est : sur Internet, qui sont les influenceurs ? Aujourd’hui, nombre d’études tendent à démontrer que l’influence, le bouche à oreille, la recommandation sont des facteurs importants dans la décision d’achat. L’enjeu des marques, qui ne sont alors plus seuls maitres de leur communication et qui ne sont plus les seules à influer sur les décisions d’achat de leur clients, est de faire passer leur message auprès d’influenceurs qui seront le relais de leurs discours.

Mais cibler le top du classement Wikio des bloggeurs en croyant que ce sont les plus influents est loin d’être la condition nécessaire et suffisante pour espérer avoir une stratégie d’influence gagnante. Certes, toucher les bloggeurs qui ont une large audience auprès de la cible visée est préférable mais le véritable enjeu est celui de la répétition des messages.

  • L’influence fonctionne sur le même modèle que la publicité classique.

Plus on communique, plus on est présent sur tous les médias, plus on touche de personnes et surtout plus le message est répété à une même personne.

Quand on parle d’influence, à quelques exceptions près, j’ai du mal à croire que, sur Internet, une seule personne peut en influer à elle seule dix pour en faire des consommateurs du produit mis en avant.

Alors que, si je lis sur un blog que tel produit est performant, qu’en plus un ami le possède et m’en vante ses mérites, que je vois une affiche du produit plutôt sympa, que je constate que la marque se montre à l’écoute de ses clients, alors oui la somme de ces influences diverses (publicité, réseau social ,bloggeur, ami…) feront que je serais plus enclin à choisir ce produit plutôt qu’un autre.

  • Mes amis plutôt que les soi-disant vrais influenceurs ?

Parmi ce réseau d’influence, on accorde plus de crédits à certains qu’à d’autres comme une sorte de coefficient (et ce volontairement ou inconsciemment). Cela, bien entendu, dépend de chacun et du produit / service sur lequel l’influence porte. Ainsi, personnellement, pour un achat technologique, j’accorde plus d’importances à des blogs ou forums spécialisés qu’à des amis.

Selon MediaPost, sur 1 100 personnes interrogées en décembre dernier, 80% se déclarent plus enclins à acheter un produit si celui-ci leur est recommandé par un proche (amis ou famille) plutôt que par des bloggeurs influents, sites ou encore pseudo amis sur les réseaux sociaux.

L’influence dépend donc à la fois, de la répétition de messages autour de la marque et de la provenance du message diffusé sachant que l’on accorde plus d’importance aux personnes proches (amis ou familles).

Vanessa KRIVAJA

Hatebook : un vrai média (anti)social !

On ne se fait pas que des amis sur Internet …  Je dirai même que parmi nos “amis” il y a des personnes qu’on aurait préféré ne jamais retrouver ! Ha si seulement on pouvait avouer qu’on les déteste …

Est ce de ce constat là qu’est né  Hatebook … ?

Une fois inscrit à ce réseau (anti)social, vous pouvez détester des gens que vous ne connaissez pas forcément en leur écrivant des messages (d’insultes) dans la “junkmail” prévue à cet effet.

Chaque membre du réseau cumule des “hate points” le but étant d’en avoir le plus possible évidemment car plus vous en avez, plus vous êtes détestable.

Vous haïssez la montagne ? créez un album photo des sommets du monde entier et dites haut et fort à quel point vous les méprisez.

Vous l’aurez compris, Hatebook réveille le côté “evil” qui sommeille en vous … mais personnellement, après avoir visité ce site je me demande toujours a quoi il peut bien servir ?

Cédric DENIAUD

Lancer une application Facebook est-il vraiment utile ?

Vous le savez si vous utilisez FaceBook, que l’une des raisons de son succès, et ce qui en fait l’une de ses forces, est que la communauté développe de (trop) nombreuses applications qui permettent aujourd’hui aux utilisateurs et aux marques de pouvoir faire de nombreuses choses comme :

  • Utiliser l’application comme un outil de communication ou d’image pour une marque donnée : Burn avec Burn Alter Ego, Knacki de Herta, Universal Mobile …

  • Utiliser l’application dans un but de fidélisation ou prospection client : je vous conseille l’application de 1800-Flowers.com dont je n’ai notamment déjà parlé dans Comment les marques utilisent Facebook ?

  • Utiliser l’application dans un but marchand : je vous avais parlé dernièrement de l’exemple d’Ebay ( Ebay + Facebook = utiliser Facebook comme outil e-commerce) qui via son application Marketplace permet à chaque vendeur Ebay d’afficher sur son profil Facebook ses produits actuellement en vente. Une tendance plus lourde voit le jour : il s’agit du MeCommerce. En somme, le client de votre marque n’est plus seulement un client : il devient le meilleur ambassadeur de votre marque en tant qu’influenceur auprès de sa communauté (et quoi de mieux que les réseaux sociaux pour faire part à ses amis, familles… de ses propres recommandations) mais également VRP. Je vous conseille la lecture de  Le MeCommerce : avenir des réseaux sociaux ? pour en savoir plus sur le MeCommerce.

  • Accéder à de nombreux services Internet directement via Facebook : boîtes e-mail, FriendFeed, messagerie instantanée, diffusion de vidéos et de photos…

Dans un article intitulé The sad truth about Facebook apps, le site du Dallas News nous apprend que :

  • Près de la moitié des 23 160 applications proposées sur Facebook, 9 609 applications pour être exact, entre dans la catégorie Just for fun. Cette information confirme ce que de nombreux utilisateurs pensent à savoir que Facebook est un réseau social “fun” qui ne pourra jamais être utilisé dans un véritable cadre professionnel au contraire de LinkedIn par exemple.

  • Beaucoup de personnes installent les applications (puisque on reçoit de nombreuses sollicitations) mais que la durée de vie de beaucoup d’entre elles est courte (le temps du lancement et du buzz en somme, ensuite les utilisateurs zappent rapidement vers autre chose).

  • Troisième information qui est un corollaire de la précédente : une application installée ne veut pas dire application utilisée.

Pour en savoir plus sur les applications Facebook et leur utilité pour les marques, vous pouvez lire Comment les marques utilisent FaceBook ?

Frédéric CAVAZZA

L’invasion des plateformes sociales familiales

Après les plateformes sociales pour “jeunes” ( MySpace, Skyblog…), voici venir le temps des plateformes sociales familiale. Vous connaissiez déjà les blogs pour parents ( ParentHacks), les blogs pour les nouveaux nés ( Kimondo), les plateformes de publication familiales ( Vox), les outils de création d’arbres généalogiques ( Geni), les outils d’échanges de bons plans entre parents ( ParentsConnect), je vous propose de découvrir maintenant une nouvelle génération de plateforme sociale familiale : Disney Family Community.

Disney ? Mais oui Disney ! Qui mieux que Disney connaît les familles et leurs besoins ? Qui dispose d’une marque aussi forte ? Qui possède une infinité de contenus pour la famille comme pour les enfants ? Bref, Disney semble être le prétendant idéal : Disney Family.com Gearing Up For Parent-Focused Social Net Launch.

Et force est de constater qu’ils savent y faire puisque cette plateforme proposera des caractéristiques et des fonctionnalités tout à fait convaincantes :

  • Un système très pointu de contrôle de la confidentialité qui peut être centralisé sur un membre de la famille (au hasard, la mère) ;
  • Un système d’avatars pour éviter de publier des photos (il y en a même pour les animaux de la famille)
  • Différents badges et widgets à afficher sur son profil pour initier et inciter la dynamique d’appartenance communautaire ;
  • Un système de publication du statut (de type Facebook Status) pour que les différents membres de la famille puissent dire ce qu’ils font et où ils sont ;
  • Des équipes de modération et d’animation composées de psychologues et autres spécialistes de la famille (l’adolescence est un cap difficile à passer, surtout lorsque votre mère est dans votre buddy list !).

Bref, c’est de la grosse artillerie et les concurrents risques de faire pâle figure à côté de ce futur mastodonte. Essayez donc d’imaginer le potentiel que représente une telle plateforme pour un programme de CRM. J’imagine que le ticket d’entrée pour les annonceurs risque d’être salé !

Johann OUAKI

Les médias sociaux sous la pluie

Avec l’arrivé d’internet et de ses premières années de rentabilité, beaucoup d’entrepreneurs ont décidé de se lancer dans l’aventure du online en tentant d’adapter les modèles (économiques, sociaux ou autres) ayant déjà fait leurs preuves dans la vie réelle. Ce qui est intéressant c’est qu’aujourd’hui c’est l’inverse qui commence à se produire : on s’inspire des idées du web pour les recréer dans la vie réelle.

Mais un phénomène encore plus intéressant est de voir ce qu’un modèle devient lorsqu’il est originalement issu du monde réel, puis adapté sur le web pour enfin être réadapté dans la vie réelle pour donner naissance à un concept finalement différent de l’original.

C’est ce qui pourrait rapidement se passer avec les médias sociaux.

Beaucoup pensent qu’internet a donner naissance à ces formes de regroupements sociaux, ce qui n’est pas tout à fait exact. Voilà plusieurs années que les soirées networking pour professionnels existent et que les soirées pour célibataires font fureurs, et ce bien avant que viadeo.com et autres meeting.fr n’arrivent. Internet a « seulement » offert la possibilité d’accroître le nombre de participants, de facilité la rencontre et l’échange, …, de multiplier les possibilités et opportunités.

 

Que se passerait-il si aujourd’hui on décidait de s’inspirer de ces médias sociaux virtuels et de leur succès pour les réadapter dans la vraie vie ?

 

Serait-il étonnant de mettre à la vue de tous notre humeur du moment ou nos envies ?

Si les gens se promenaient avec un parapluie au-dessus de la tête, qui, en fonction de sa couleur, indiquerait si notre disposition à rencontrer des étrangers, si on est célibataire ou si au contraire on est dans un de ces jours où il vaut mieux que personne ne nous accoste.

 

C’est l’idée que met en avant le site 90mobilesin90days.com en proposant ses « data umbrellas ». Un parapluie, contrôlé depuis notre portable, qui indiquerait notre humeur du moment.

Personnellement je ne suis pas convaincu par le parapluie. L’idée est très intéressante et je crois savoir que les constructeurs de téléphones mobiles se penchent sur le sujet de la disponibilité et de l’humeur depuis quelques années.

Affaire à suivre donc …

 

 

Frédéric CAVAZZA

Vers des chaînes de réseaux sociaux ?

Quand j’étais plus jeune, au siècle dernier (à l’époque des pages persos), il existait des réseaux sites qui étaient liés entre eux, ils appelaient ça des web ring. Aujourd’hui nous avons un principe équivalent avec les blogrolls. Mais qu’en est-il des réseaux sociaux ?

Avec la multiplication des réseaux sociaux de niche et la mise sur le marché de plateformes de création de réseaux sociaux toujours plus performantes ( Ning…) il se pourrait bien que l’on voit apparaitre des chaînes de réseaux sociaux qui seraient liés entre eux.

Idéalement il faudrait que les profils et listes d’amis soient compatibles. Même si c’est la promesse d’initiatives comme Data Portability, force est de constater que seul Ning parvient à tenir cette promesse (l’interopérabilité des réseaux sociaux).

Bon bref, tout ça pour dire que j’ai récemment découvert une chaîne de réseaux sociaux ciblant tous les sportifs et enthousiastes de sports de plein air :

Ne trouvez-vous pas qu’il y a comme une ressemblance ? Effectivement, ces 4 réseaux sociaux tournent sur la même plateforme technique. Et ils ne se sont même pas embeté à modifier les gabarits de page !

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le potentiel des réseaux sociaux de niche, mais est-ce que des déclinaisons grossières comme celles-ci sont une approche viable ? Bien évidement ce n’est pas le design ou la qualité de la mise en page qui fait le succès d’un réseau (MySpace et SkyBlog nous ont prouvés le contraire), mais je reste sceptique quand à cette approche “industrialisée”. Et vous ?

Olivier CEDRATI

Au coeur de la blogosphère

“Pulse” est une installation originale mise en place par l’artiste Allemand Markus Kison qui représente visuellement les émotion exprimées sur la plateforme blogger.com. Celle-ci déforme l’objet placé au centre de l’oeuvre après analyse des contenus postés par les blogueurs, et des émotions identifiées.

 

Vanessa KRIVAJA

Quels indicateurs de mesure pour les médias sociaux ?

Andy Warhol a dit : « au 21ème siècle, tout le monde aura droit à son quart d‘heure de célébrité » et il avait raison.

 

Aujourd’hui, les médias sociaux permettent à tout un chacun de travailler une espèce de « notoriété  individuelle » (toutes proportions gardées).

 

A travers les différents sites on peut désormais exposer ses photos et/ou vidéos, exprimer ses goûts musicaux, adhérer à des groupes dont on partage les idées, etc. …

 

Ces nouveaux médias n’ont d’ailleurs pas échappé aux annonceurs qui à leur tour viennent y travailler leur notoriété.

Enfin, bon, maintenant que nous voilà tous potentiellement célèbres … retour à la case départ : comment émerger vis-à-vis des autres, nos concurrents ?

 

Cette notion si elle a peu d’intérêt au niveau de l’individu est en revanche essentielle pour les marques.

 

D’ailleurs, à quoi se mesure la célébrité d’un annonceur sur les médias sociaux …

-  A son nombre d’amis ?

-  Au nombre de fans inscrits sur sa page ?

-  Au nombre de visiteurs sur son blog ?

-  Au nombre de vidéos vues ?

-  Au nombre d’applications installées ?

- …

 

Certes il existe déjà des indicateurs pour tous ces nouveaux médias mais je suis convaincue que très vite de nouveaux indicateurs vont voir le jour ce qui leur permettra enfin de rivaliser avec les médias classiques … qui veut parier avec moi ?

Johann OUAKI

What the f**ck is social media ?

Voici une présentation remarquable qui a retenu toute mon attention d’une part pour son format original mais aussi et surtout pour son contenu qui me semble assez complet et très pertinent.

So, what the f**ck are you waiting for checking this out ?

Cédric DENIAUD

Pourquoi sur Internet une marque doit faire participer ses clients ?

Lorsque l’on parle de médias sociaux, on sous-entend des termes comme communauté, participation, dialogue, partage, échange… Les marques, à l’ère du Social Media, doivent donc passer sur Internet à un mode participatif où elles font participer et collaborer les internautes à l’animation de leur marque, que ce soit dans des opérations ou sites :

Mais si on analyse maintenant les raisons de ces opérations, outre le fait qu’être présent dans les médias sociaux permet d’être présent en dehors de son site vitrine de marque, j’en vois quatre principales :

1 - La participation pour développer son univers de marque
Lorsque l’on parle de développement de communauté, de site communautaire avec contenu éditorial, la marque essaie de se placer comme moteur et fédératrice de communauté et comme plateforme de contenus. Aujourd’hui, les marques portent ainsi plus leur communication sur des univers / expériences que sur leurs propres produits. Cette tendance marketing permet aux marques d’être plus “customer-centric” que “product-centric” afin de mieux satisfaire les besoins du client mais aussi d’être plus à même de développer un affectif entre lui et la marque et ainsi de le fidéliser. Ainsi, lorsque Pepsi lance PepsiWorld c’est pour “agglomérer” sur une même plateforme tout les éléments qui gravitent autour de sa marque : on retrouve alors aussi bien de l’information produit, que du sport ou de la musique (terrains de communication privilégiés de Pepsi).

2 - La participation pour développer son contenu
Faire appel à l’utilisateur pour développer son contenu permet à la marque de laisser la communauté s’auto-alimenter en informations. Ne suffit qu’à créer un terrain de jeu adéquat où l’utilisateur puisse facilement lier le contenu à la marque. Symantec, société éditrice de la suite logicielle de sécurité informatique Norton, a lancé il y a quelques mois la plateforme de dialogue en ligne Norton Café. Le but n’est pas d’inviter directement l’internaute à échanger autour des produits Norton mais plutôt de le faire participer autour du thème de la sécurité informatique, que celle-ci soit liée ou non à un produit Norton. La marque devient ainsi caution de l’opération et laisse le soin à la communauté, d’échanger entre elle… mais au lieu que ce soit sur un forum, cet échange se passe sur le terrain de jeu défini par la marque.

3 - La participation comme retour d’expérience client
L’une des principales inquiétudes des marques lorsqu’elles lancent un nouveau produit est de connaître le retour d’expérience de leurs consommateurs : en gros ce qu’ils en pensent, ce qu’ils aiment, ce qu’ils n’aiment pas .. et pourquoi. Les tests consommateurs pré et post-lancement permettent d’affiner l’offre produit en fonction des besoins et attente des clients. Mais la dimension participative d’Internet permet d’aller plus loin. Nous avons par exemple chez feedback2.0 de nombreux cas d’utilisation de l’application dans un mode bêta-testing ou amélioration du produit en cours de vie. Quelques exemples chez des pure players du Web : Liligo (moteur de recherche de billets d’avion), DisMoiOu (site annuaire de partage de bonnes adresses) , DogCity (réseau social pour chiens).

4 - La participation pour une autre communication
Trois exemples concrets pour illustrer ce dernier point. Lorsque une marque diffuse une vidéo virale sur une plateforme de partage de vidéos en ligne comme YouTube ou DailyMotion, la marque demande aux internautes de participer mais comme relais de sa vidéo (bouche-à-oreille, parodie …). Un deuxième exemple par rapport aux réseaux sociaux. Pour une marque, être présent sur les réseaux sociaux, lui permet de développer sa visibilité sur des carrefours d’audience, tout en se donnant une image moderne sur Internet car proche de l’utilisation des outils actuels des internautes. Un dernier exemple est par exemple pour une marque de créer ses widgets voire son NetVibes Universe. Elle créé ainsi son propre contenu exportable facilement afin d’avoir une communication là encore virale et adaptée aux outils actuels d’Internet.

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