Frédéric CAVAZZA

Google Buzz va accélérer l’éparpillement et la pollution des conversations

Deux jours après l’annonce de son lancement Google Buzz devrait être presque déployé sur l’ensemble des utilisateurs de Gmail. Une bonne chose car cela va stimuler la concurrence et offrir plus de choix aux utilisateurs des médias sociaux. Mais ont-ils réellement réclamés plus de choix dans les services ? Je ne suis pas sur. Même si certains trouvent GBuzz plus performant que Facebook (cf. Google Buzz is brilliant, Facebook just lost half its value) je pense que cela ne va faire qu’accélérer le phénomène de dispersion des conversations et pénaliser les blogueurs.

Avec le principe de suggestion de followers à partir de votre liste de contacts, Buzz est déjà très actif :

Déjà de nombreux commentaires sur Google Buzz

Déjà de nombreux commentaires sur Google Buzz

Cette présentation et le principe de commentaires / appréciations est ainsi très proche de ce que proposent FriendFeed et Facebook :

Mise en page et fonctionnement similaire à Facebook

Mise en page et fonctionnement similaire à Facebook

Comme vous pouvez le constater, il y a plus de commentaires sur Facebook et GBuzz que sur les blogs dont les articles sont relayés par ces services. Ceci est tout simplement du à la colossale audience de ces deux services (surtout Facebook). Il en résulte un certain nombre d’interactions sociales dont les blogs sont dépossédés puisqu’ils n’hébergent pas ces commentaires.

J’avais décrit ce phénomène l’année dernière et présenté des solutions par rapatrier les commentaires sur le billet d’origine : Vers des commentaires distribués pour les blogs ?. Des services comme BackType Connect ou JS-Kit sont ainsi là pour parcourir la statusphère à la recherche des commentaires égarés et les re-publier sur la page de l’article. Mais sont-ils réellement des commentaires ? Non pas réellement car la plupart du temps se ne sont que des mentions de l’article qui se “contentent” de le relayer sans participer à la réflexion. Il en résulte une grande pollution dans le flux de commentaires qui sont noyés au milieu de nombreux tweets sans grande valeur ajoutée (j’ai installé puis rapidement désinstallé ce service car ça devenait ingérable). Cette pollution se retrouve également dans Twitter / Facebook & cie où les commentaires à valeur ajoutée ne sont pas légions.

Donc au final Google Buzz est-il une bonne chose pour les blogs ? Non pas réellement car il existe déjà sur le marché de nombreux canaux pour relayer les billets et celui-ci ne fait qu’ajouter à la cacophonie ambiante. Comprenez par là qu’il va devenir de plus en plus compliquer de suivre / gérer les conversations autour d’un article.

Google Buzz est livré avec tout un tas d’APIs et c’est une très bonne chose car il va bien falloir remédier un jour à cette dangereuse dérive qui risque de nuire à la blogosphère, car un blog sans commentaires ou rétroliens n’est plus réellement un blog, c’est un site web comme un autre. Voilà pourquoi les éditeurs de plateformes ou solutions de blog doivent impérativement réagir pour palier à ce phénomène d’éparpillement qui va s’accélérer.

PS : Si vous lisez ce billet depuis Google Buzz ou Facebook, merci de venir le commenter sur le blog d’origine.

Cédric DENIAUD

Après Facebook Lite, une nouvelle avancée de Facebook dans sa lutte face à Twitter : le “Retweet”

Fut une époque où l’on disait que Facebook s’inspirait fortement de Friendfeed. Depuis le rachat de Friendfeed en août dernier (Facebook achète Friendfeed, et met la pression sur Twitter), il convient de constater que Friendfeed a disparu en grande partie des discussions actuelles sur les blogs et via Twitter. On sait également que Twitter et Facebook mènent une lutte sur la “gestion des conversations instantanées en ligne” (Facebook vs Twitter : qui sera la “Live Conversation Platform”) et comme le précisait l’article de CNet, que je linkais précédemment, le rachat de Friendfeed rentrait totalement dans cette stratégie.

Certains parlent de twittersphère, d’autres de statusphère, d’autres encore d’infosphère (Blogosphère, statusphère, médiasphère ? Non, infosphère) : en tout cas les statuts Facebook et les tweets sur Twitter sont les deux principaux témoignages actuels que le Web est devenu un Web en temps réel avec l’internaute en son centre et où le partage d’une information l’est tout autant.

Facebook Lite, “Mentions @” dans les statuts… et maintenant le “Retweet”

Dans ce cadre, il n’est pas étonnant de voir Facebook, afin de lutter face à la concurrence en terme d’audience et de fuite d’un usage (conversations instantanées) de la part de Twitter, s’inspirer fortement de ce dernier, comme il l’avait précédemment fait avec Friendfeed pour des éléments liés à son interface (cf : Facebook et sa stratégie d’étranglement de Twitter)

  • Facebook Lite : nous avons déjà eu droit à une version allégée de Facebook, Facebook Lite, qui avait justement pour vocation de proposer une version sans certaines fonctionnalités sociales mais où les statuts devenaient encore plus centraux. Ce lancement, en août dernier, avait été directement perçu par les observateurs comme une interface concurrente à Twitter : Facebook lance Facebook Lite, un Twitter like et Facebook Lite, futur Twitter killer ?

  • Mentions @ : autre point témoignant du rapprochement entre Twitter et Facebook était la possibilité offerte à l’iutilisateur de pouvoir mentionner dans un statut l’un de ses amis en utilisant le “@” afin de pouvoir créer et rendre visible à son réseau le lien avec la personne citée. Comme je l’avais évoqué à l’époque dans Dernières nouveautés sur Facebook : Mentions dans les statuts et applications Prototypes, on est proche de la fonctionnalité de mention de Twitter qui permet alors à l’utilisateur cité de pouvoir être alerté et suivre ce qui se dit sur lui. C’est également une fonctionnalité d’interpellation sur Twitter.

  • Le Retweet made in Facebook : Facebook dans son jargon l’appelle “Via”. Comme je vous le montre dans l’image ci-dessous, elle vous permet lorsque vous partager une information sur votre mur Facebook, auprès de votre réseau de citer la “source” de l’information lorsque vous partagez celle-ci depuis la personne qui l’avait précédemment partagée.

Capture d’écran 2010-01-16 à 09.58.59

Quel intérêt pour Facebook ?

L’intérêt de proposer une telle fonction par Facebook est double :

  • Agréger une fonctionnalité supplémentaire dans le partage d’information : même si on parle de Twitter comme un outil de conversation, c’est également, voire surtout pour nombre d’utilisateurs, un outil de partage auprès d’une communauté d’internautes d’une information sélectionnée. Facebook a le même positionnement par rapport au statut : les statuts permettent de poster une humeur, une réflexion mais également de partager une vidéo, photo, lien, … à son réseau. Donc bien évidemment puisque les statuts Facebook et Twitter ont pour vocation, en partie, de répondre à un même usage, il n’est pas étonnant de voir Facebook s’inspirer de Twitter par rapport à la fonctionnalité Retweet, comme Twitter avait su agréger récemment cette fonctionnalité à son interface après s’être inspiré de son écosystème (D’une fonctionnalité à un produit : l’exemple de l’écosystème Twitter).

  • Social graph… still and always : la force première de Facebook et, qui fait qu’il sera définitivement détrônable comme réseau social, est son social graph et il est évident que tous les autres réseaux sociaux génériques ou de niche s’engagent aujourd’hui tant qu’il n’y pas la fonctionnalité d’import de social graph dans une lutte vaine. Lorsque je vois des services assumant dans leur communication la filiation avec Facebook en n’y proposant que des fonctionnalités proches, n’ont pas compris que lutter face à un service qui a déjà agrégé son social graph est vain et qu’il vaut mieux avoir une démarche communautaire (placer le contenu comme élément central, contenu par lequel les internautes peuvent échanger puis devenir “contact”). La fonctionnalité “via”, comme l’était déjà la fonctionnalité “Mention”, permet à  Facebook de valoriser son social graph (le fait de se déclarer ami avec une autre personne et qui permet à Facebook de mailler les relations qui unissent tous ses utilisateurs) en mettant plus seulement en avant la personne qui partage une information mais la personne dont provient l’information.

Cédric DENIAUD

Domino’s Pizza ou comment un bad buzz lance une vraie stratégie Social Media

Vous vous souvenez tous probablement d’un des bad buzz les plus retentissants en 2009 (outre le site Désirs D’Avenir de Ségolène Royal, ou le lipdub des Jeunes Populaires de l’UMP – disclaimer : je n’ai travaillé sur aucun des deux projets ;) ) : celui qui a touché la marque Domino’s Pizza. Si vous ne vous en souvenez pas, ce reportage pourrait vous rafraîchir la mémoire :

En effet, on voyait, dans cette vidéo, deux employés dans un restaurant Domino’s Pizza aux Etats-Unis se filmant dans la cuisine du fast-food et ajoutant dans les pizzas des ingrédients d’abord passés par… leur nez.

Première réaction de la marque : la défense et la non-caution

La marque a donc quasi immédiatement renvoyé les deux personnes et entamé des poursuites judiciaires contre ces derniers. Un communiqué affirmait que, bien entendu, ces deux personnes n’étaient en aucun cas représentatives des 125 000 employés de la marque.

Deuxième réaction : le remerciement de la communauté et la garantie de la promesse produit

Quelques dizaines d’heures seulement après, Patrick Doyle, président de Domino’s Pizza USA, remerciait publiquement dans une vidéo la communauté d’avoir alertée (indirectement) l’entreprise des deux personnes et de l’existence de cette vidéo. Dans cette même vidéo, Patrick Doyle affirme qu’ils ont fermé le magasin où s’est passée la scène pour le nettoyer entièrement et vont faire faire une enquête au sein de leurs magasins pour savoir si des pratiques cachées sont effectuées dans d’autres endroits. La démarche très politicienne, permet ainsi potentiellement de rassurer les clients internautes au courant de l’information.

Troisième réaction : apporter la preuve par l’image et valoriser les conversations autour de la marque

Certes la dernière réaction fut plus tardive car elle date seulement de quelques jours, et ce qui explique cet article. En effet, Domino’s Pizza afin de faire taire les critiques sur la qualité de ses produits, et y apporter la preuve par l’image vient de lancer le site PizzaTurnAround. On voit que nous sommes ici dans un véritable cas d’école qui rappelleront sans nul doute ce que d’autres marques comme Starbucks, Dell ou bien SNCF en France ont su faire et continuent de mener.

Image 4

  • On y retrouve un documentaire afin d’apporter de la transparence sur le processus de fabrication des pizzas et ce qui se passe dans les cuisines des restaurants ;

  • Un reportage de la chaîne CBS évalue la qualité d’une des nouvelles pizzas Domino’s;

  • Un live feed de toutes les mentions actuelles de la nouvelle pizza Domino’s sur Twitter, via le hashtag #newpizza (qui rappelle un peu ce qu’avait fait Skittles à l’époque sur son site de marque : Skittles se fond dans les médias sociaux).

Tous ces éléments permettent de témoigner de plusieurs choses majeures :

  • Un bad buzz pour lancer sa stratégie : comme Dell, Comcast, ou bien Starbucks, ce sont des bad buzz qui ont vraiment lancé l’entreprise sur la voie d’une vraie stratégie Social Media (cf : Le buzz négatif est plus positif que l’absence de dialogue). Attention, le bad buzz, on pourrait croire à la vue de certains éléments récents et notamment dans le domaine politique devient un élément de communication volontaire à part entière. Même si cela n’est pas totalement faux dans certains cas, le bad buzz peut vite devenir difficilement incontrôlable et joue nécessairement ensuite sur la mémoire (capital marque) que l’internaute a d’une marque (même si un buzz en remplace rapidement un autre et que pour certaines marques, il s’agit plus d’accumulation qui peuvent détruire une image de marque) et sur sa réputation en ligne (référencement, …).

  • L’acceptation (dans une certaine mesure) de la critique : à l’heure où l’internaute a le pouvoir de s’exprimer facilement et librement sur Internet, il ne faut pas vouloir faire taire la critique mais au contraire montrer qu’on l’accepte, lorsque celle-ci est fondée. En terme de communication, les marques doivent comprendre que la politique de l’autruche ne fonctionne pas et que donner l’impression sur Internet que “tout va bien, je vais bien” est une stratégie de communication risquée et sans nul doute innefficace. C’est pour cela, comme je l’exprimais dans Quelle règles de modération adopter sur un site participatif ?, que même dans le domaine politique où c’est probablement le lieu de débat le plus exacerbé, qu’il ne faut pas pour un gouvernement ou un parti politique s’enfermer dans une démarche renfermée sur soi mais au contraire ouvrir des sites d’échanges et d’actions ouverts à tous.

  • La nécessité pour la marque d’avoir un droit de réponse fort, et pas seulement sur les outils utilisés par les internautes : le fait de créer un site dédié, permet à la marque de créer potentiellement un hub conversationnel chez elle. J’aime bien entendu cette politique d’être présente sur les médias sociaux actuels mais seulement y être présent ne créé pas d’originalité, de créativité dans la communication, ce qui demeure essentiel. Je vous renvoie ici à deux articles liés, sur la nécessité pour une marque de conserver un site de marque (mais qui doit devenir conversationnel) à l’ère des médias sociaux : Intégrer le Social Media au coeur de votre site et Va-t-on vers la mort des sites Internet de marque ?

Frédéric CAVAZZA

Gravity = Forum 2.0 ?

Voilà plus de 10 ans que les forums existent et concentrent une bonne part des conversations du web. Vous pourriez me dire que les forums sont has been et que nous sommes à l’heure du web en temps réel, mais ça serait gravement surestimé les usages réels de Twitter en France. Il y a également Facebook, mais c’est un site à accès restreint, et le contenu des échanges ressemble plus à du bavardage qu’à de la conversation. Et il y a également les blogs, mais dans ce cas précis les conversations sont complètement déséquilibrées par le poids de l’auteur.

Bref, et jusqu’à preuve du contraire, le support de référence pour les conversations reste le forum (aussi bien en termes d’usage que de volume). Et c’est bien là le problème ! Car les forums ne sont pas sans défauts, dans un précédent billet je compare ainsi les forums à des trous noirs (cf. Les FAQ collaboratives comme alternatives aux forums ?).

Dans cette recherche à une alternative aux forums, une start-up s’affiche en candidat très crédible : Gravity. Pour le moment ce service est encore en beta privée mais une longue description est disponible ici : Ex-MySpace Execs Launch Gravity Into Private Beta. L’idée est de proposer non pas un logiciel à installer mais plutôt un service à exploiter. Concrètement vous pouvez lancer une conversation sur le site de Gravity (aucun intérêt) ou intégrer une conversations Gravity sur votre page / billet / profile. Au niveau de la mise en page, une conversation dans Gravity ressemble à celle d’un forum (il y a un sujet et des réponses) mais ce sont les possibilités de publication déportée et de syndication qui sont intéressantes.

Une conversation selon Gravity

Une conversation selon Gravity

Tout comme il est ainsi possible de syndiquer les commentaires d’un blog avec des services comme CoComment ou Disqus (cf. Vers des commentaires distribués pour les blogs ?), il serait là possible de déporter une conversation sur différents supports et de regrouper les réponses. Une proposition de valeur intéressante, surtout au regard de la fragmentation des supports au sein des médias sociaux.

Mais là où le service fait la différence, c’est dans les possibilités de monitoring et d’analyse des conversations. Ce système centralisé permet ainsi d’éditer un tableau de bord synthétisant l’activité générale :

Le tableau de bord des discussions de Gravity

Le tableau de bord des discussions de Gravity

Il est également possible de faire du ciblage très précis avec un système de cartographie affinitaire entre les membres (”interest graph“) :

La cartographie des centres d'intérêt des membres

La cartographie des centres d'intérêt des membres

Ces intérêts étant de plus fluctuant dans le temps en fonction de l’actualité ou d’autres facteurs externes :

Fluctuation des centres d'intérêts d'un membre

Fluctuation des centres d'intérêts d'un membre

Voici donc une plateforme tout à fait optimisée pour le monitoring et l’analyse des discussions, le paradis des annonceurs ! Mais la grande question est : cette plateforme sera-t-elle convaincre les éditeurs et les utilisateurs ? Les forums sont ainsi très durablement ancrés dans les habitudes des internautes… et des webmasters, il sera ainsi très dur de faire évoluer ces habitudes.

De plus, si les conversations en anglais sont assez simples à analyser (du fait de la simplicité de la syntaxe anglaise en monde conversation), qu’en est-il des autres langues ? À cette question viennent s’ajouter toutes les interrogations relatives à la pertinence de l’algorithme d’analyse des graphs (souvenez-vous que Facebook est censé être le lieux ultime de centralisation des discussions et des graph sociaux). Il y a donc beaucoup d’attente et de scepticisme vis à vis de cette solution : Why Gravity, a New Startup, Can’t Defy Gravity.

Attendons donc de voir s’ils vont réussir à transformer leurs promesses avant de juger, car il va bien falloir faire évoluer les forums un jour…

Frédéric CAVAZZA

Archivez votre présence sur les médias sociaux avec Silentale

Avec la multiplication des plateformes sociales, il devient de plus en plus compliqué de gérer les conversations et les traces que vous laissez. Pire, si un service que vous utilisez ferme ses portes, vous perdez l’historique des interactions sociales qui étaient hébergées dessus.

C’est là où intervient Silentale, une startup française (cocorico !) qui a reçu le prix du public lors de l’édition 2008 de LeWeb (Arg ! Mais comment ça se prononce ?). L’idée est de proposer un service de consolidation et d’archivage de vos emails et conversations sur les principales plateformes sociales du marché (Facebook, Twitter, LinkedIn, Gmail, Yahoo! Mail, Hotmail…).

La première étape consiste donc à brancher sur le service vos différents comptes :

Connectez vos comptes à Silentale

Connectez vos comptes à Silentale

Puis après quelques heures de travail, le service a rapatrié sur la plateforme vos différents messages et conversations :

Vos conversations archivées dans Silentale

Vos conversations archivées dans Silentale

L’interface est agréable et surtout ça fonctionne bien ! Plus sérieusement, la connexion aux comptes et transparente et la navigation dans les archives est plutôt bien faite. J’apprécie particulièrement la possibilité d’avoir une vue unifiée de vos conversations et échanges avec une personne en particulier ou la possibilité de rechercher dans les pièces jointes. Tout ceci est à découvrir dans la page Feature by Feature et dans cet article : Silentale lets you archive and search your every conversation.

Après les services d’agrégation, nous voici donc arrivée à l’étape suivante : l’archivage. Pour la petite histoire, les données sont stockées sur les data centers d’Amazon Web Services en Europe (donc pas aux US, j’insiste). Pour le moment le modèle économique du service n’a pas encore été dévoilé mais je me doute qu’il sera fonction du nombre de comptes et du volume de stockage.

Prochaine étape logique : l’interopérabilité.

Dans un positionnement assez proche il y a aussi Threadsy qui propose un service de “Universal Social Inbox“, ou encore des services d’archivage comme SocialSafe ou Backupify.

Cédric DENIAUD

Social CRM : créer des enthousiastes de votre marque

Article précédemment publié sur CedricDeniaud.com

Quoi ? Des enthousiastes ? Mais c’est quoi encore cette nouvelle race ? Ce sont des blogueurs heureux… c’est ça ?

Non je vous rassure il s’agit simplement de vos meilleurs clients, des personnes fans de votre marque et qui peuvent en être les meilleurs ambassadeurs. Là je sens que je commence à vous intéresser…

L’une des questions que doit se poser une marque à l’ère du Social CRM (du CRM adaptée aux médias sociaux pour faire face à la montée du pouvoir des consommateurs sur Internet) est comment “travailler” efficacement avec ses clients les plus enclins à parler positivement de la marque. La première démarche a été de voir les personnes qui quantitativement avait la possibilité de toucher le plus de monde pour relayer une information. Je pense ici bien entendu aux journalistes (RP), puis aux bloggeurs (RP 2.0) et maintenant à tous les internautes capables de diffuser efficacement une information (stratégie d’influence).

J’aime bien cette notion de “stratégie d’influence” car elle regroupe la notion de stratégie car en fonction de l’émetteur, du récepteur (de la cible) et du message, il convient de ne pas mettre en place la même stratégie. C’est là l’une des grandes valeurs ajoutés qu’ont les agences efficaces sur ce domaine de la stratégie d’influence car elles sauront proposer une démarche pertinente et adaptée à la problématique de la marque.

Bref, si je recentre le débat autour du thème central : les enthousiastes. L’important est donc pour une marque de :

  • Ne pas prendre en compte qu’une cible influente : les bloggeurs. Pour en savoir sur cette notion d’influence et de bloggeur, je vous conseille la lecture d’épisodes précédents : Mes amis sont de meilleurs influenceurs qu’un bloggeur influenceur et Influence vs Popularité

  • Avoir une démarche collaborative avec les enthousiastes. Pour qu’un client soit enthousiaste, il a besoin d’être valorisé, de savoir que la marque l’écoute et le fait participer à sa démarche. Que ce soit par le fait de diffuser une information en premier auprès d’une cible privilégiée de client (valorisation par l’information), par le fait de les faire collaborer à la création d’une campagne ou d’un bêta test d’un produit (valorisation par la participation), l’important est de valoriser le client…Le client est ROI disait les gourous du marketing dans les années 90 : ils avaient pas vraiment tort.

  • Créer les conditions favorables à la diffusion et la viralisation : la marque n’est plus le diffuseur du message ou alors au près de segments plus restreints (communication personnalisée) mais est le facilitateur de la diffusion d’un message (cf : La marque : un facilitateur et non plus seulement un diffuseur). On vous sort souvent les chiffres du bouche à oreille et du pouvoir de la recommandation entre internautes. Créer les conditions favorables au bouche à oreille positif est important et primordial pour assurer le succès de la bonne diffusion d’une information.

Cédric DENIAUD

L’importance de l’engagement d’une entreprise dans sa démarche conversationnelle

Sans revenir  sur les notions d’écoute, d’interaction nécessaire, l’élément le plus fondamental de toute démarche conversationnelle est l’engagement de l’entreprise. Dans le cadre de cette démarche volontaire, l’entreprise doit être consciente de cette notion d’engagement lorsque elle souhaite faire des ses clients plus que ses clients en utilisant les outils du Social Media pour les faire rentrer dans une nouvelle relation : entraide, co-conception, échange.

Des marques comme Dell, HP, Ford ont depuis longtemps compris la nécessité de cet engagement. C’est le fait de ne pas seulement ouvrir une porte aux internautes pour qu’ils puissent s’exprimer, c’est être capable derrière d’avoir les moyens de ne pas seulement écouter et de pouvoir mettre en  œuvre les demandes / feedbacks remontés par les  clients. Cette notion est un point essentiel de la démarche qui guide les actions de marketing conversationnel que je mets en place : la plus belle opération pour la plus belle marque ne fonctionnera pas si derrière il n’y pas cet engagement, cette réelle volonté de l’entreprise de mettre en place les actions des internautes. C’est pour cela, qu’il n’est pas rare soit de voir un engagement transverse au sein de l’entreprise réunissant différents départements (communication, marketing, production, …) ou directement de la direction générale.

Une conversation est un échange. Lorsque celle-ci se créé entre une marque et sa communauté, cet échange est bilatéral et si la marque promet à sa communauté écoute et compréhension, la communauté attend en retour un certain engagement de la marque, en contrepartie du temps et des efforts passés.

Lorsque l’on parle de marketing conversationnel, la notion d’engagement de la part de l’entreprise est un des principaux facteurs clés de succès. Beaucoup d’entreprises, il faut le reconnaître parfois mal conseillées par leur agence, ont tendance à oublier cette notion d’engagement (qui passe par l’animation : De la présence à l’animation sur les médias sociaux) et placent alors leur démarche participative comme un dispositif de communication supplémentaire qui sera gérée de la même manière qu’un mini-site de communication (Je le lance à un moment T et je fais un point 2 mois après le lancement). Une démarche participative implique réciprocité et proximité et je trouve que la notion d’engagement englobe ces deux points.

Mais comme tout engagement, les marques ont peur de franchir le pas. Et oui derrière la simplicité apparente d’être présent sur les médias sociaux (créer sa fan page et son compte Twitter prend 2 minutes), la complexité est bien là. Il n’y a pas réponse pré-conçue mais une méthodologie et des do’s / don’t à suivre ou ne pas suivre. L’engagement est peut être le premier “Do” en tête de liste.

Frédéric CAVAZZA

Vers des commentaires distribués pour les blogs ?

Blogs et commentaires ont toujours été étroitement liés, et pour cause : les commentaires sont l’une des principales raisons du succès des blogs. Par contre on ne pourrait pas en dire autant des trackbacks (”rétroliens” en français) qui sont censés liés les conversations entre-elles mais ne sont que très peu utilisés par les lecteurs.

Il existe bien des solutions de centralisation des commentaires comme (CoComment, Disqus…) mais cela implique de remplacer le système natif de commentaire et de tout confier à un tiers. Il existe aussi des solutions de syndication des commentaires par auteur comme Backtype (dont j’ai déjà parlé ici : Les commentaires au centre de votre graph social ?) mais là encore ça se passe en dehors du blog. Heureusement tout est en train de changer avec l’apparition de deux services, ou plutôt les dernières évolution de Backtype et de JS-Kit, qui permettent de rapatrier sur un blog les conversations qui ont lieu à l’extérieur.

Il y a tout d’abord Backtype Connect, un plugin pour Wordpress qui parcoure la toile (blogsophère, statusphere, digg…) à la recherche de conversations ou de mentions de votre billet : Backtype Connect le plugin pour intégrer les commentaires diffus sur votre blog. Concrètement ce plugin affiche une petite ligne qui énumère le nombre de mentions sur chacun des services :

BackType_Connect.jpg

L'activité sociale en dehors de votre blog avec BackType Connect

Bon par contre un clic sur ces liens vous ramène sur Backtype.com…

Sur un principe similaire, Echo de JS-Kit va également parcourir la toile mais afficher les résultats en temps réel : Comments have Evolved, Introducing Echo. Comme ce service fonctionne en temps réel, il vient remplacer les commentaires natifs pour afficher un live stream de réactions :

JS_Kit_ECHO.jpg

Les commentaires en temps réel de JS-Kit

Un service particulièrement intéressant pour les grosses annonces et autres sujets, donc à réserver aux chasseurs de scoops. Plus d’infos ici : JS-Kit’s Real-Time Commenting Widget Echo Captures The Pulse Of Comments On The Web.

Les promoteurs de ce service ont à ce sujet une théorie tout à fait intéressante sur la notion de Synaptic Web, en référence aux synapses qui relient les neurones entre eux. L’idée étant que le web 1.0 était une plateforme de documents, le web 2.0 une plateforme de discussions (néanmoins individualisées) et que le synaptic web est une plateforme de connection (entre les individus connectés ou plutôt entre leurs interactions).

Tout ceci est très intéressant et permet d’éviter un éparpillement des discussions entre les blogs, tweets… Quel dommage qu’il ne soit pas possible de faire un mix de ces deux services (scan en temps réel + affichage “natif” sur la page). Je suis vraiment impatient de savoir ce qu’Automattic (la maison mère de WordPress) va faire d’IntenseDebate

Sinon vous pouvez toujours donner un “coup de peinture” à vos vieux commentaires en leur payant un beau template de chez CommentBits : Hate styling theme comments? Say hello to CommentBits.com!.

CommentBits.jpg

Les beaux commentaires de chez CommentBits

Bon… il va vraiment que je me décide à faire quelque chose avec les commentaires de ce blog… Qui a déjà testé quoi ?

Cédric DENIAUD

Le marketing conversationnel : une vidéo et une présentation pour mieux comprendre

Lorsque l’on parle de médias sociaux, on parle nécessairement de conversation, d’échange, de dialogue. Il est aujourd’hui alors primordial pour les marques de comprendre l’enjeu de ces “conversations” afin d’être en mesure de pouvoir y participer efficacement. Ceci implique, culturellement pour les entreprises, un nécessaire passage de l’ère du mass-media et “tout publicitaire”, à celle du vrai relationnel guidée par l’écoute, le dialogue et la participation.

Ce passage nécessite la compréhension des enjeux liés au marketing conversationnel, mais aussi une utilisation pertinente et cohérente des outils à disposition aujourd’hui sur Internet.

Je vous recommande donc de regarder cette vidéo de l’agence Sholz & Friends et cette présentation de Greg Verdino, qui chacune par un biais différent tente d’exprimer la même idée : le passage de l’ère de la publicité à celle de la conversation permettant d’engager de vrais relations durables avec et entre les consommateurs.

Cédric DENIAUD

De la publicité au marketing conversationnel

Lorsque l’on parle de médias sociaux, on parle nécessairement de conversation, d’échange, de dialogue. Il est aujourd’hui alors primordial pour les marques de comprendre l’enjeu de ces “conversations” afin d’être en mesure de pouvoir y participer efficacement. Ceci implique, culturellement pour les entreprises, un nécessaire passage de l’ère du mass-media et “tout publicitaire”, à celle du vrai relationnel guidée par l’écoute, le dialogue et la participation.

Ce passage nécessite la compréhension des enjeux liés au marketing conversationnel, mais aussi une utilisation pertinente et cohérente des outils à disposition aujourd’hui sur Internet.

Je vous recommande donc de regarder cette vidéo de l’agence Sholz & Friends et cette présentation de Greg Verdino, qui chacune par un biais différent tente d’exprimer la même idée : le passage de l’ère de la publicité à celle de la conversation permettant d’engager de vrais relations durables avec et entre les consommateurs.

Page 1 of 212»