Cédric DENIAUD

Les URLs Facebook.com/votrenom seront disponibles samedi : quels bénéfices ?

A partir de ce week-end, vous pourrez demander sur Facebook votre vanity URL ou marketing URL qui redirigera vers votre page profil (voir l’annonce officielle sur le blog de Facebook : Coming soon: Facebook usernames).

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Certaines marques avaient déjà ce privilège, mais privilège accordé, puisque c’étaient des marques qui étaient déjà annonceurs sur Facebook :

Pour ce faire, il vous suffira de vous rendre sur www.facebook.com/username/ et de faire votre demande. Vous pourrez alors choisir l’URL courte d’accès à votre page profil… mais attention une fois votre demande faite vous ne pourrez pas la modifier. De plus, vous n’êtes limité qu’à une seule URL par compte… donc les petits malins qui s’imaginaient déposer toutes les URLs les plus intéressantes ne pourront pas voir leur demande aboutir.

Quels bénéfices pour une marque ?

  • La communication : vous pourrez communiquer plus facilement sur votre page, notamment si en tant que marque vous utilisez comme dans le cas de Pepsi (Refresh Everything : www.facebook.com/refresheverything), un programme dédié à la manière d’un mini-site de communication
  • Le référencement : d’un point de vue SEO, l’URL vous permettra d’optimiser votre présence dans les moteurs de recherche lors d’une requête de votre marque + Facebook.

Tout le monde peut-il y accéder ?

Oui et non. Oui, car chacun, en tant que particulier, pourra faire une demande pour rediriger son URL vers sa page profil. Pour les marques et leur fan pages, cela est par contre différent (source : Inside Facebook – Facebook vanity URLs only available to pages with more than 1 000 fans) :

  • Il faudra au moins avoir 1 000 fans.
  • Vous ne pourrez pas choisir un nom générique comme “sexe”, “musique”, vêtement”, “vodka” et ce pour éviter la course entre les marques, ce qui en soit n’est pas une mauvaise chose.
  • Comme pour les particuliers, une fois l’URL choisie, vous ne pourrez ni la transférez (vers une autre fan page), ni la modifier. En somme, votre choix sera définitif, jusqu’à suppression de votre fan page.
  • Si vous ne souhaitez pas déposer votre URL intégrant votre nom de marque, mais que pour éviter tout cybersquatting, vous souhaitez éviter qu’un autre l’utilise dans son URL, Facebook vous met à disposition un formulaire vous permettant de protéger votre nom de marque. Là encore, bien joué de la part de Facebook…

twitter_verified_accounts.jpgCette annonce est à rapprocher de l’annonce, ce week-end ,de Twitter de désormais proposer un prcoessus d’authentification des comptes pour éviter tout cybersquatting de marques ou noms de personnalité sur Twitter (cf : Cybersquatting sur Twitter = Twitter-squatting). En effet, Twitter afin de lutter contre le cybersquatting, et suite à de nombreuses demandes, a donc décidé de lancer un programme de vérification des comptes (voir l’annonce officielle sur le blog de Twitter : Not playong ball). Le programme en test tout l’été permettra ainsi aux célébrités et aux marques de pouvoir éviter toute manoeuvre contraire aux conditions. Concrètement, un badge “Verified account” vous permettra de vous assurer que le compte est le compte officiel de la marque ou de la personnalité. Et oui, car finalement le principe n’évitera pas en soi le cybersquatting mais si une marque développe une vraie présence sur Twitter, cela lui permettra “d’officialiser” sa présence. Nul doute que rapidement toutes les marques auront ce badge, ce qui naturellement va limiter le cybersquatting…

Cédric DENIAUD

Medias sociaux et cybersquatting : quelques conseils…

De la même manière historiquement que pour les noms de domaines, les marques, à l’ère du “Online Reputation Management“, doivent veiller à leur présence sur les médias sociaux et aux risques de cybersquatting. Aujourd’hui, comme en parlait dernièrement Grégory Pouy, de nombreuses marques parmi lesquelles les plus prestigieuses (Adidas, Nokia, Audi, Reebok..) ont ou ont eu leurs noms de marque cybersquattés sur Twitter. Twitter est un exemple mais il est important de prendre en compte également les autres réseaux sociaux, plateformes participatives ou de partage. Quelques conseils :

  • Surveiller : vérifier la disponibilité de vos noms de marques / produits / dirigeant sur les différents médias sociaux. Je vous recommande par exemple les outils UserNameCheck ou NameChk qui vous permettent rapidement et simplement de voir la disponibilité d’un nom sur un vaste panel des plateformes et réseaux..
  • Ce qui vaut une marque vaut pour les personnes : on pense souvent au cybersquatting de noms de marques ou de produits, et dans une certaine mesure de personnalités (politiques ou culturelles) qui sont les cas les plus fréquents ou les plus médiatisés (rappelez-vous il y a quelques années, le cas de l’affaire Milka). Mais il en de même pour les personnes. On parle beaucoup en ce moment de notions de “E-reputation” ou de “Personal Branding”, le terme Online Reputation Management est le mot utilisé outre-Atlantique qui a mon sens décrit mieux la problématique ainsi que les nécessaires actions. J’intervenais récemment à Strasbourg lors d’une conférence à destination de jeunes sur ces sujets là. Pour vous donner un exemple, il y a encore quelques semaines, je me suis fait avoir par un compte Twitter dans le nom était celui de Guillaume Pepy, président de la SNCF, alors qu’il s’agissait en fait d’un usager de la SNCF (plus de détails dans Infos SNCF : Twitter, info en direct…) . Les cas sont nombreux et pour se prémunir, voici d’ores et déjà quelques conseils…

Dans ce cadre, j’aborderai dans un prochain article deux cas récents de cybersquatting et les réactions qui ont été mises en place par les marques.