Cédric DENIAUD

RATP ZeForum : quand la RATP veut redorer son image par le dialogue avec les ingénieurs

Toute cette semaine, la RATP propose aux internautes, sur ZeForumRATP d’entrer en dialogue avec les ingénieurs de la RATP sur un ensemble de thèmes prédéfinis (9 projets identifiés).

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On aime dialoguer sur Internet dans le domaine du transport : RATP et SNCF

On sait que la RATP fait partie de ces entreprises en France, au même titre que la SNCF, qui est le plus en avance en ce qui concerne les opérations de dialogue : Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, à la rencontre des internautes de Opinions & Débats. La RATP, il faut le reconnaître, est clairement aujourd’hui plus dans une “politique de l’autruche” dans les échanges avec les usagers sur Internet que ce que fait la SNCF avec Opinions & Débats par exemple (attention je ne dis pas que l’une ou l’autre des stratégies est mieux que l’autre…).

En effet, plutôt que de porter les conversations sur des aspects négatifs, la RATP a toujours plus valoriser sur Internet les “enthousiastes”, en tout cas les internautes qui souhaitaient collaborer avec elle. La naissance de la Fabrique RATP il y a quelques années s’inscrivait totalement dans cette démarche. On est ici sur un système proche de TGVLab si on fait une comparaison rapide entre RATP et SNCF.

La SNCF et la RATP a travers leurs opérations de dialogue prouvent que les transports sont au centre des considérations des Français et des Franciliens et sur ces questions elles optent vraiment pour un échange avec les usagers (Le pouvoir des conversations)

Je dois reconnaître que j’aime la démarche menée par la RATP qui mixe dialogue et créativité dans la communication et promotion de cette démarche, même si elle reste encore confidentielle au regard du mécontentement des usagers.

Cette semaine, la RATP veut aller plus loin et veut “montrer ses ingénieurs”

La démarche se veut volontairement être un temps fort, propre à fédérer sur un temps restreint les internautes et le maximum de collaborateurs en interne. ce sont donc plus de 1000 ingénieurs qui se prêtent au jeu (volontairement ?).

L’opération se veut résolument orientée autour de l’échange entre les usagers et les collaborateurs de la RATP. Cet échange passe uniquement par la messagerie privée (tchat ou envoi d’e-mail). Il faut au préalable s’être inscrit, soit alors utiliser Facebook Connect.

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C’est là que je vois un certain bémol. En effet, je pense que l’opération aurait pu pousser l’éditorial afin d’éviter à l’internaute de se sentir perdu sur le site. Le principe est d’abord de choisir un thème puis de choisir l’interlocuteur avec lequel on souhaite échanger (sachant que vous voyez si le collaborateur est en ligne ou pas). On choisit donc finalement au hasard pour un échange qui reste privé (et donc non visible des autres internautes). Or, on sait que nombre d’internautes qui viendront sur le site ne participeront pas. Ils viendront, regarderont et c’est là que la partie éditoriale ou la mise en avant de conversations publiques permettraient de mieux valoriser les échanges et le dialogue entre la RATP et les usagers.

Deuxième question que l’on peut se poser est le besoin ou pas de mettre en avant plus de 1 000 collaborateurs.

  • Est-ce pour manager les susceptibilités en interne que l’on dit que tout le monde peut être mis en avant, quelque soit son niveau hiérarchique ?

  • Est-ce pour montrer que derrière la RATP c’est un nombre très important d’ingénieurs qui travaillent tous les jours sur les problématiques liés au transport en Ile de France ? (j’opte pour la réponse positive au regard également des partis pris créatifs et graphiques sur le site)

  • Est-ce pour noyer le poisson et éviter la stigmatisation des critiques des usagers envers des porte-parole ?

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Quoiqu’il en soit, la RATP prouve que l’on peut communiquer autrement à travers des opérations de dialogue. Même si celle-ci est fortement mise en avant sur le site de la RATP.fr, je doute pour autant que les échanges débouchent sur véritablement quelque chose mais est-ce que l’ambition était là ?

Frédéric CAVAZZA

Médias sociaux et marketing de terrain

Jusqu’à présent, quand une marque souhaitait faire un bilan de notoriété, elle devait avoir recours aux instituts de sondage qui se chargeaient de descendre dans la rue et les magasins à la rencontre des consommateurs. Maintenant elle dispose d’un média formidable : les médias sociaux (blogs, forums, réseaux sociaux, microblogs…). Non seulement ils sont librement accessibles, mais en plus ils sont “livrés” avec tous les outils nécessaires (moteurs de recherche, classements…). Ça n’a l’air de rien, mais c’est un changement majeur dans la façon dont les marques peuvent appréhender leur relation avec les clients / prospects.

Non je ne suis pas en train de vous parler d’une nouvelle pratique marketing (certains appellent ça le social marketing ou le pinko marketing) mais bel et bien de marketing tout court.

Ne confondez pas marketing et e-marketing direct

Évacuons tout de suite l’ambiguïté qu’il peut y avoir avec des pratiques comme l’emailing : quand je parle de marketing, je fais référence à du travail de fond (étude des besoins / contraintes / motivations / craintes des clients et prospects, analyse de la valeur perçue, collecte du feedback des utilisateurs…) qui va venir nourrir une stratégie ; pas de tactiques visant à booster les ventes de façon ponctuelle (Emailing, achat de mots-clés…).

Je ne suis pas en train de dire que ces pratiques ne sont pas efficaces, juste qu’elles répondent à une logique court terme et qu’elles ont malheureusement trop tendance à venir compenser une lacune au niveau stratégie de marque (positionnement, promesses…) qui se payent cher dans les médias sociaux car les clients mécontents mâchent rarement leurs mots quand ils s’expriment.

Une interface directe avec les consommateurs

Au même titre que les visites en point de vente ou sur les plateaux de call-center, être présent sur les médias sociaux est un moyen très efficace pour les marques d’être sur le terrain pour :

  • Analyser les réactions du marché à un produit / une offre ;
  • Vérifier le positionnement réel d’un produit vis à vis de son univers de concurrence ou la valeur perçue d’une marque ;
  • Étudier le cheminement des prospects en quête d’informations ou d’avis préalablement à l’acte d’achat (recherche d’alternatives) ;
  • Être à l’écoute des clients dans leur phase de possession d’un produit ou de l’exploitation d’un service (sentiment post-achat) ;
  • Aanticiper la phase de renouvellement…

Bref, les médias sociaux représentent une opportunité unique pour les marques de recueillir des données qualitative brutes (pas de filtre ni d’interprétation) sur leur marque, leurs produits, leurs clients / prospects… C’est une authentique mine d’or librement accessible. Bien évidement il y a un travail important à fournir pour collecter et analyser tout ceci mais je trouve très regrettable d’externaliser cette tâche. Autant une campagne de buzz (et autres opérations coup de poing) peut être sous-traitées à une agence pour diverses raisons (manque de temps, de connaissance…), autant il est abhérant de perdre ce lien direct avec le marché.

Voilà pourquoi je considère que tout le travail de recherche et d’analyse des conversations sur les médias sociaux devrait être assimilé à du travail de terrain et être reconnu en temps que tel, pas comme la dernière mode du moment (”comment vous n’avez pas de tweet de déstockage ?“).

Je sais bien que ce travail peut-être converti en coût humain (les fameux ETP ou Équivalent Temps Plein), mais quoi de plus important que d’être en contact direct avec ses clients / prospects ?

Mais… mais… suis-je encore en train de parler du fameux calcul de ROI d’une présence sur les médias sociaux ? ha bha oui tiens ! Comme quoi le sujet est vraiment d’actualité (après tout c’est la crise, ils n’arrêtent pas de la répéter à la TV et la radio).

Cédric DENIAUD

Intégrer le Social Media au coeur de votre site

Aujourd’hui les médias sociaux c’est Internet… Pour s’en convaincre, il suffit de voir le temps passé en moyenne sur des sites rentrant dans cette catégorie. Et oui, car les médias sociaux, comme on vous le rappelle régulièrement sur ce blog ce ne sont pas que les réseaux sociaux, et encore moins que Facebook : ce sont toutes les plateformes de partage de contenus (video, photo, bookmarks, …), les blogs, les wikis, les outils de microblogging, de lifestreaming… Bref la liste est longue…

On voit clairement la tendance se dessiner pour les sites de marque qui sera demain d’intégrer le Social Media au cœur de leur site Corporate. Les sites vitrines statiques ont fait leur temps, et intégrer la participation de l’internaute, en montrant ainsi qu’on l’écoute, qu’on lui donne la parole et que finalement la marque c’est un peu (beaucoup ?) de lui est primordiale. C’est l’une des composantes essentielles du marketing conversationnel : participer aux conversations là où elles ont lieu (Twitter, Facebook, Youtube…) mais également initier et fédérer le dialogue sur votre site. Voici quelques exemples possibles, plus ou moins pertinents comme le dernier cas de Skittles (que Bruno vous a présenté dans Skittles.com se fond dans les médias sociaux) qui malgré une bonne intention n’est finalement pas ce qui faut faire, surtout si on le compare à ce qu’avait fait Jeep il y a quelques mois ou encore Ford (Ford Digital Snippets), Virgin (VirginEye : visionner le buzz autour de la marque Virgin) ou Nike (Nike met en avant la chaîne communautaire des blogs)

En effet, mettre sur la homepage de son site de marque, les conversations existantes sur les médias sociaux est une bonne intention, car la marque valorise ses clients et les contenus qu’ils créent (Comment manager le User Generated Content ?), mais cela ne met pas en avant la participation directe de la marque. Skittles montre que des conversations existent autour de sa marque… so what ?

Le marketing conversationnel ce n’est pas seulement montrer que l’on écoute, c’est également participer à ces conversations. J’aimerai par exemple pouvoir faire vivre la marque en leur faisant des suggestions de packaging, de goût, de nouvelles publicités et de pouvoir voir si mes suggestions sont populaires auprès de d’autres consommateurs fidèles plutôt que de juste voir un flow de discussion qui dit “Skittles c’est cool”. Dans un cas, le consommateur est plus qu’un consommateur et devient finalement partie prenante de la vie et de l’évolution de la marque alors que dans l’autre il est un consommateur, outil de promotion de la marque à son insu.

La démarche de Skittles montrent deux choses :

  • Il est pertinent de vouloir réintégrer sur son site les conversations existantes sur les médias sociaux mais si c’est le cas le faire dans une partie dédiée me semble plus cohérente (voir les exemples que je vous donnais au dessus avec Ford, Nike ou Virgin…). Je vous renvoie à ce titre vers l’exemple de la marque Jeep :

  • Les médias sociaux sont un ensemble d’outils où des conversations se créent et les marques doivent être accompagnées dans leur bonne utilisation, plutôt que de simplement se faire, dans un rôle traditionnel celui de simple diffuseur. En effet, la marque doit aujourd’hui devenir un facilitateur (l’entité qui va aider les clients à échanger entre eux, à avoir une expérience complète, ludique, fun … de son univers) et un animateur (l’entité qui participe aux discussions) et non pas seulement un diffuseur de messages ou comme dans le cas de Skittles un relayeur des messages des clients.

Pour terminer, quelques exemples d’intégration du Social Media dans votre site Corporate

  • Création d’une rubrique “Communauté” relayant la participation de la marque et des internautes sur les médias sociaux
  • Mise en place d’une rubrique Feedback pour avoir des suggestions / feedbacks / questions depuis n’importe quelle page de votre site
  • FAQ dynamiques et collaboratives : imaginer que sur chaque page produit, je puisse poser des questions et que la communauté ou des experts de la marque me répondent… Je vous recommande la lecture de ce précédent article Abandonner les FAQs et passer aux FAQs dynamiques !)
  • Rubrique participative transversale : qu’elle soit expérientielle (partage autour de l’expérience de la marque) ou autour de l’univers de la marque (la musique pour une marque de téléphonie, le sport comme une marque d’habillement…), il est important pour une marque de développer le contenu sur son site. D’un point de vue référencement (pour jouer sur la partie richesse et mise à jour du contenus), faire appel aux internautes peut se révéler très pertinent.
  • Focus group online réservé aux membres inscrits : travailler avec les membres les plus fidèles sur des, co-conception ou  bétâ testing de nouvelles fonctionnalités…
Cédric DENIAUD

En 2009, les outils de gestion des opinions clients seront les investissements les plus utiles pour améliorer l’expérience des clients.

Article précédemment publié sur CédricDeniaud.com

Cette phrase n’est pas de moi mais est issue de Gartner, qui dans le cadre du prochain “Gartner CRM Summit“, nous donne ces prédictions sur le marché du CRM sur les prochaines années. Gartner met en avant l’importance pour une marque de se placer dans une démarche d’écoute, de dialogue et de compréhension du client. Certains parleraient ici de CRM 2.0, mais l’idée derrière un buzzword est bien les points suivants :

  • En 2009, les outils de gestion des opinions clients seront les investissements les plus utiles pour améliorer l’expérience des clients.

  • D’ici 2010, plus de 60 % des 100 premières entreprises mondiales proposeront à leurs clients une « communauté en ligne ». A noter que de ce côté là, il reste tout de même beaucoup de chemin en France pour déjà faire comprendre la notion de “communauté” aux entreprises (Dis Papa, c’est quoi une communauté ? et Nos marketeurs ne savent pas ce qu’est une communauté)

  • D’ici 2011, un tiers des achats réalisés par un consommateur sera directement influencé par les opinions dont il aura eu connaissance en ligne, contre 9 % en 2008.

Globalement, à la vue des ces chiffres, vous le comprendrez que la prise en compte du consommateur pour pouvoir mieux le fidéliser, lui proposer une expérience plus complète de la marque (co-conception, …) et en faire un ambassadeur ou un relais puissant pour la marque pour toucher de nouveaux clients, est primordiale.

Toutefois, la marque doit également, à l’heure des médias sociaux, il convient de ne prendre en compte que l’avis de ses clients mais également intégrer dans son service client la gestion des prospects ou en tout cas des internautes montrant un intérêt (positif ou négatif) pour la marque qu’il soit client ou pas : Service Client : prendre en compte le client… mais pas que.

Cédric DENIAUD

Valérie Pecresse veut faire du participatif…

Pendant qu’aux États-Unis et même en Europe, on loue la politique d’utilisation des médias sociaux que Barack Obama a su mettre en place pendant les élections et après les élections. Nous avons déjà eu l’occasion de vous en parler dans Barack Obama + Social Media + E-commerce = Promouvoir et fédérer et Barack Obama : une victoire pour le Social Media Marketing ?

Pendant ce temps là que fait-on en France ? Beh on essaie de se dire que ça serait bien de faire également du participatif, du dialogue mais malheureusement faute de moyens et je pense surtout de compréhension de ce que sous-entend dialogue, écoute et engagement dans une démarche participative on fait des choses bancales.

La dernier exemple en date est celui de Valérie Pecresse qui sur la base de Google Maps a développé (ou plutôt a fait développer) une API, appelé Agora Carte Ile de France, permettant de voir les suggestions / critiques des citoyens sur une carte d’Ile de France. Au début, je me suis dit que cela pouvait être pertinent mais malheureusement hors mis l’API, il n’y a rien d’autres alors que celle-ci aurait pu juste servir d’éventuelle illustration sur une plateforme participative où la recherche de contenus serait plus simple.

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Le deuxième point qui me gène plus c’est que par le biais de cette API, Valérie Pecresse montre qu’elle écoute ces concitoyens. Oui mais derrière il se passe quoi ? Pas de réponse par rapport aux demandes remontées qui prouve qu’il s’agit là bien d’un gadget pour se donner un côté “web” mais sans en comprendre les enjeux et la démarche global. Pas de réaction permettant de mettre en avant sa compréhension des besoins / attentes des concitoyens. Le tout n’est pas de mettre un outil participatif en place, il faut être en mesure de pouvoir y faire de l’animation afin de montrer sa présence et son engagement.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Frédéric CAVAZZA

Médias sociaux et publicité sont-ils compatibles ?

En voilà une grande question à laquelle les plus grandes plateformes sociales tentent de répondre tant bien que mal. Et pour le moment c’est plutôt mal car les initiatives réussies sont plutôt rares.

Explication de cette incompatibilité : “les médias sociaux sont des plateformes d’interaction et de rencontre, pas de contenu et de publicité“. Pour vous en convaincre, regardez des plateformes comme Facebook ou Twitter : il y est uniquement question d’échange, il n’y a donc pas de place pour la publicité.

Deux billets très intéressant illustrent ce point de vue : Advertising through consumer-generated media – is it a futile attempt to hijack conversations? et Social Media Is NOT Media. Les avis des deux auteurs convergent : n’essayez pas de toucher vos cibles avec des messages publicitaires unidirectionnels mais essayez plutôt d’initier un dialogue. Autre enseignement très intéressant de ces articles : “Dans ‘Médias sociaux‘ il y a ‘Média‘ hors par définition un média est quelque chose que vous pouvez acheter ou vendre. De ce fait, est-ce que la vidéo d’une adolescence qui raconte sa rupture avec son mec est un support que l’on peut vendre à des annonceurs ?

Dialogue, c’est le maître mot sur ces plateformes où l’on échange librement et où toute tentative d’intrusion maladroite est immédiatement sanctionnée.

Autre billet intéressant à lire sur ce sujet : Understanding and Aligning the Value of Social Media, où l’auteur nous livre une série de conseils plein de bon sens :

  • Soyez transparent ;
  • Soyez vous-même ;
  • Ne cherchez pas à vendre ;
  • Intéressez-vous aux autres, écoutez-les ;
  • Soyez patients.

Rien de très neuf dans cette approche, mais ça fait toujours du bien de le répéter.

Cédric DENIAUD

Human Network, plateforme participative autour de l’impact des technologies

Lorsque l’on parle de plateforme de dialogue mise en place par une marque, on peut imaginer une stratégie de co-design d’un futur produit ou l’amélioration en cours de vie d’un produit (DellIdeaStorm), mais aussi de stratégie d’animation de communauté (Equideow de Owlient qui a plus d’1 million de contributions sur une plateforme à destination de l’Allemagne, de la France et des utilisateurs anglo-saxons), ou encore de dialogue corporate (communication, image de marque et fidélisation) entre une marque et ses clients (Opinions et Débats de SNCF). Mais l’un des cas que je trouve également pertinent c’est celui de placer la marque comme caution de l’animation d’une communauté autour d’un thème “dépassant” le simple cadre de l’activité de l’entreprise.

La marque se place alors dans les deux rôles dont je vous parle souvent qui sont ceux de “facilitateur” et de “animateur” (cf : La marque, un facilitateur et non plus seulement un diffuseur)

Le cas de la plateforme Human Network que nous (Feedback2.0) venons de lancer dernièrement avec Ogilvy Interactive se place totalement dans cette lignée.

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Via notamment la voix d’un animateur externe à la marque (Versac), la marque, en l’occurence Cisco, souhaite communiquer mais également être à l’initiative d’un débat public autour de l’impact des technologies sur nos vies. C’était également dans une optique proche que nous avions lancé il y a déjà un an la plateforme Norton Café (de Symantec) où Symantec était la marque caution autour des échanges entre les internautes sur les thème de la sécurité informatique.

Pour en revenir à la plateforme participative Human Network, celle-ci a également un volet TV puisque chaque samedi de 19 / 20h une émission en direct sur BFM.tv, Partageons nos idées, avec des invités en plateau et des invités internautes via webcam participent et échangent autour de thème de la semaine qui est également débattu avant, pendant et après sur la plateforme Human Network. Encore un exemple pertinent de passerelle possible entre les différents médias.

A noter que c’est la deuxième année que Cisco met en place cette opération (voir par exemple cette interview par JM Billaut sur l’opération menée en 2007).

Je vous invite donc à venir échanger et participer sur la plateforme

Cédric DENIAUD

De la publicité à l’engagement

Le titre de cet article est un clin d’œil à deux précédent articles que j’ai écrits sur le sujet : Du monologue au dialogue et Du marketing à la communauté. A l’heure des médias sociaux, il est nécessaire, voir prochainement indispensable, pour les marques de passer d’un modèle basé sur la publicité et la communication push à un modèle basé sur l’engagement avec son client.

Est-ce à dire que j’annonce la mort de la publicité ? Bien sûr que non… mais, à mon sens, la publicité doit de plus en plus devenir un support de communication des actions que prennent les marques en matière d’engagement avec leurs clients.

En somme, la publicité est un moyen, qui pour beaucoup de marketeurs restent pris comme une finalité : faire de la publicité pour faire de la publicité car je sais que cela augmentera la notoriété de ma marque et les ventes de mes produits. La stratégie doit être guidée par l’engagement : pour développer ma marque, je dois tisser une relation unique avec mon client, comme membre d’une communauté. Il doit trouver un bénéfice important à être fidèle à ma marque. La marque n’est plus alors un diffuseur mais devient un animateur et un facilitateur.

Je vous conseille pour terminer de consulter la présentation ci-dessous de Paul Isakson qui aborde justement cette transition pour les marques du “campaigning” au “committing“.

Cédric DENIAUD

Social Media + Banque = Regagner la confiance des clients

Il est drôle de voir la réaction d’instituts bancaires en période de crise. Il est vrai que l’on peut aisément comprendre, qu’en période de crise financière et bancaire, ces dernières soient plutôt frileuses à investir en communication, soit parce qu’elles ne le peuvent pas, soit parce qu’elles ne le veulent pas, soit parce qu’elles n’osent pas.

Pour autant c’est durant cette période que les banques au contraire devraient se montrer à l’écoute de leurs clients pour pouvoir les rassurer, leur apporter la bonne information par rapport à leurs doutes ou appréhensions. Les médias sociaux en ce sens présentent une véritable opportunité pour les banques d’initier un dialogue, et notamment en période de crise, où leurs actions trouveront un écho supplémentaire. Je pense, toutefois, qu’il est préférable d’avoir su instituer en période faste ce dialogue pour ne pas communiquer qu’en période de crise et d’avoir déjà su mettre en place les bons outils d’écoute, d’échange et de dialogue.

Quelques exemples de ce que, en tant que client, j’attendrai d’une banque dans cette période délicate :

  • Ne pas diffuser des publicités où l’on ne me diffuse que des messages commerciaux alors que j’ai besoin d’être rassuré : le client en cette période a besoin d’être rassuré. Les banques doivent regagner la confiance de leurs clients et je ne suis pas persuadé que c’est à grand coup de matraquage publicitaire que l’on rassure son client ou son non-client.

  • Faire de votre banque un institut qui va apporter de l’information pertinente. Outre le fait de dire que “Dans ma banque, tout va bien”, je pense qu’en amont et pendant cette période de crise, les clients attendent de la part des banques encore plus de transparence. Ces dernières ont besoin donc d’éduquer leurs clients sur leurs métiers, sur le fonctionnement de la finance de marché. .. Imaginer une plateforme où le banquier me présente son métier, où le trader m’explique quelles sont ses missions et où en tant que client je suis à même de leur poser des questions…

  • Blogger mais pour les bonnes raisons. L’un des moyens qui semble les plus simples pour communiquer en période de crise est de mettre en place un blog où quotidiennement la marque apporte de l’information, décorellée de toute communication commerciale, visant à rassurer ses clients et à donner de la transparence sur ses actions ou ses produits. C’est par exemple le cas de récent de Lesieur (Lesieur et le scandale de l’huile de moteur, un futur cas d’école des médias sociaux ?). J’en attends la même chose de la part d’une banque plutôt qu’elle me diffuse sur son site un PDF ou un communiqué de presse.

  • Écouter et savoir réagir à ce que vos client disent de votre institut sur Internet : le meilleur moyen de rassurer ses clients est de comprendre leurs attentes et de savoir y répondre rapidement. Le travail de veille est en période de crise encore plus autant pour permettre à toute marque de réagir rapidement.

  • Développer une communauté autour de votre banque basée sur la confiance : mettre en place une plateforme,de dialogue en ligne où la banque se proposer d’inviter ses clients à dialoguer directement avec elle et à éventuellement lui poser des questions sur les problèmes conjoncturels actuels seraient un bon moyen d’initier un dialogue avec des clients pour casser la méfiance et la transformer en confiance.

Cédric DENIAUD

Reprendre la main sur ce qui se dit de votre marque sur Internet

Nous avons une phrase au sein de feedback2.0 que nous utilisons fréquemment : “Le pire que l’on puisse dire de votre marque sur Internet, c’est rien !”. Notre société ultra-consumériste entre dans l’ère de l’information où le plus souvent le produit seul ne fait pas la différence.

C’est pourquoi de nombreuses marques s’engagent dans la voie du contenu (Proposer du contenu transversal pour fidéliser le client sur un site e-commerce) : “Je te vends des produits mais je t’apporte également de l’information”. Sur Internet, cela est encore plus vrai puisque on retrouve par exemple:

  • Des webzines
  • Des portails communautaires
  • Des blogs
  • Des Web TV
  • Des forums
  • Des mini-site dédiés à un thème plutôt qu’à un produit

Toutefois, pour en revenir au sujet initial de l’article, l’important pour une marque est donc d’être présent sur Internet : montrer qu’elle existe, qu’elle fait des choses innovantes… et différenciantes pour émerger de la masse des informations et contenus disponibles.

Les plateformes de dialogue jouent alors le double rôle de permettre à la marque de :

  • donner la parole à ses clients, de montrer qu’elle les écoute, qu’elle tient compte de leurs suggestions, qu’elle répond à leurs questions ou qu’elles laissent la possibilité à d’autres clients d’y répondre.

  • de reprendre la main sur ce qui se dit d’elle : l’idée n’est pas de diffuser des messages push sur des plateformes où elle a le contrôle mais au contraire d’inviter les clients à venir dialoguer directement avec les clients et la marque sur un terrain de jeu ouvert, plutôt que répandre de manière diffus et difficile à suivre sur d’autres plateformes où la marque ne pourra pas répondre. J’utilise souvent l’image de la “bouteille à la mer” mais il s’agit bien de cela. Même si la marque utilise des outils de veille et de buzz-tracking, si elle apporte une réponse sur le blog de X, elle sera mise au même niveau qu’une autre utilisateur et ne pourra pas faire ressortir sa voix.

Je vous conseille à ce titre l’excellent article de Money CNN consacré aux nouveaux amis de Michael DELL : ses clients (Michael Dell ‘friends” his customers). Il faut avouer que de plus en plus Dell est pris comme référence en ce qui concerne le dialogue et la collaboration avec ses clients sur Internet (cf : Pourquoi Dell est passé au Social Media ? et Le modèle direct de Dell appliqué à l’innovation), comme elle était dans les années 90 la référence en ce qui concerne le modèle direct de vente sur Internet.

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