Frédéric CAVAZZA

Comment expliquer l’échec de Facebook ?

En réponse à un précédent billet publié par Cédric ( Comment expliquer le succès de Facebook ?), je souhaiterais me livrer à un exercice périlleux : lister les facteurs qui fragilisent actuellement Facebook et qui causeront son échec à moyen terme.

Entendons-nous bien : tout comme le billet de Cédric était volontairement optimiste, ce billet est volontairement pessimiste (la réalité de la situation se situe donc entre les deux). Ne pensez pas que je me lance dans une vendetta personnelle contre Facebook, mais je trouve que ce conformisme ambiant (”s’il y a de l’audience c’est que le modèle est le bon“) nous éloigne des réalités opérationnelles du marché. Et en plus ça met de l’ambiance dans les commentaires !

Là où il y a de la mass, il n’y a plus de hype

Tout le monde est maintenant au courant que  Facebook a dépassé les 100 millions d’utilisateurs. Très bien, mais après ? Autant il était socialement valorisant de se dire membre de Facebook l’année dernière car c’était la plateforme sociale à la mode, autant avec plus de 100 milions de membres Facebook ne peut plus prétendre au titre de “site cool”. Tous les utilisateurs ont eu leur overdose de morsures de vampires et de moutons dans la tronche, celui qui s’amuse maintenant à faire ça passe pour le dernier des ringards. Les 100 prochains millions vont donc être plus difficiles à convaincre.

Il y a bien évidement le développement à l’international, mais les concurrents sont nombreux (cf. Une nouvelle cartographie des réseaux sociaux dans le monde) et cela fragilise la plateforme (interfaces à traduire dans de nombreuses langues, environnements légaux très disparates, censure dans certains pays…).

Pire, la typologie de l’audience (avec une moyenne d’âge supérieure à 30 ans) fait fuir les plus jeunes qui se reportent sur des plateformes plus obscures comme Xanga, Netlog ou Hyves.

Les chiffres en question

Puisque nous en sommes à parler de chiffres, j’aimerais pointer du doigt un phénomène d’aveuglement généralisé autour de l’audience et de la croissance de Facebook (cf.  Réseaux sociaux: Facebook au Top, LinkedIn & Twitter également !). 100 millions de membres, c’est un très bon chiffre, mais ça reste bien inférieur aux 230 millions de membres de MySpace, aux 105 millions de Habbo et c’est à peine plus que les 75 millions de Friendster. Je ne parle même pas des plus de 250 millions de Yahoo, des centaines de millions de MSN ou des 350 millions de QQ. Partant du principe que ces 100 millions d’utilisateurs sont répartis dans le monde entier, la taille critique n’est pas encore atteinte pour mettre Facebook à l’abri de ses concurrents, contrairement à MySpace qui est ultra-dominant en Amérique du Nord.

Concernant la France, des plateformes “locales” comme Skyrock ou Copains d’avant bénéficient d’une avance toujours très confortable pour pouvoir s’adapter et s’organiser à la montée en puissance de Facebook :  Audience des réseaux sociaux en France : Skyblog et CopainsDavant loin devant Facebook.

Pour la croissance c’est la même chose : 116% de croissance est un très bon taux, mais nous sommes loin du score qu’enregistre LinkedIn (193%) ou des scores faramineux de plateformes plus petites comme Tagged (+330%) ou Ning (+250%). Même si l’effet volume joue sur ces chiffres et gonfle artificiellement les scores des petites plateformes, la croissance de Facebook va progressivement s’aplatir car une fois recrutés les adopteurs précoces et une partie des adopteurs tardifs, il est beaucoup plus complexe de mobiliser les autres.

Un leadership technologique remis en cause

Autant Facebook a été pionnier avec le lancement de sa plateforme, autant maintenant les équipes ont beaucoup de mal à tenir la cadence infernale imposée par d’autres acteurs plus puissants et mieux organisés (notamment au travers d’initiatives comme OpenSocial, DataPortability…). Facebook se retrouve dans une position délicate où les innovations en cours de déploiement sont déjà quasi-dépassées (cf. Facebook Connect, flagrant manque d’inspiration). Le problème vient probablement de l’équipe somme toute assez réduite (quelque centaines de développeurs) comparée aux armées que sont capables de mobiliser les concurrents comme Google, Yahoo ( Yahoo Previews Its New Application Platform) ou encore AOL ( AOL Quietly Launches One of the World’s Biggest App Platforms).

Pire, les innovations qui faisaient rêver le secteur sont aujourd’hui remise en cause notamment du fait de problèmes de monétisation et de pérénité : Why Platforms Are Letting Us Down - And What They Should Do About It.

La culture de la gratuité

Il reste enfin l’éternel problème de  Facebook : gagner de l’argent. Depuis le début de l’aventure, le patron de Facebook se targue de proposer un service gratuit qui sert avant tout à améliorer le quotidien des utilisateurs et à rendre les gens plus heureux. Très bien, j’apprécie grandement, mais comment tout ceci va-t-il finir ? Partant du principe qu’il faut investir 1 à 2 ans dans un réseau social avant de pouvoir en tirer des bénéfices concrets (notamment au travers des pratiques de réseautage professionnel), pourquoi investir son temps et son énergie dans une plateforme dont la viabilité n’est pas assurée ?

Contrairement à des services comme  LinkedIn ou  Ning qui propose des options payantes depuis le début (et ne s’en sont jamais cachés), l’approche “100% gratuit” de Facebook ne rassure pas les investisseurs ni les annonceurs ( Facebook à la recherche d’un second souffle). Pire : cela rend les utilisateurs plus vindicatifs lorsqu’il est question de monétiser l’audience. Ceci est d’autant plus grave que les utilisateurs ont maintenant bien compris qu’ils peuvent faire plier la direction à leurs exigences (cela s’est déjà vérifier 3 fois).

Facebook sera-t-il le prochain Boo.com ?

Bref, les arguments en faveur de Facebook ne manquent pas : sa croissance, son audience, sa couverture médiatique… mais force est de constater que lorsque l’on y regarde de plus près, la situation est très alarmante. Rajouter à tout cela le problème de positionnement ( Facebook et le syndrome du canard) et vous aurez une situation critique.

Un service trop en avance sur son temps ? Un patron trop naïf ? Un environnement concurrentiel trop féroce ? Difficile pour le moment de savoir comment Facebook aurait pu éviter de se retrouver dans cette situation. Toujours est-il que la partie est loin d’être gagnée et que l’hiver nucléaire qui approche risque d’être fatal à  Facebook et d’en faire un exemple emblématique de la bulle 2.0 tout comme Boo.com à son époque.

MàJ (31/10/2008) : Visiblement je ne suis pas le seul à emmetre des doutes quand à la viabilité de Facebook :  Facebook May Be Growing Too Fast. And Hitting The Capital Markets Again. En résumé : ils ont dépensés la quasi totalié des 500 millions de $ levés cette année, leuts coûts d’exploitation explosent, la croissance est principalement réalisée à l’étranger où les frais sont encore plus élevés et où la monétisation des graphes sociaux est trop complexes (barrières linguistiques, culturelles, législatives…).

Cédric DENIAUD

Comment expliquer le succès de Facebook?

Il y a toujours les “Pour” et les “Contre” mais nous sommes bien obligés de le constater : Facebook fait aujourd’hui parti des services Web apparus ces dernières années qui connait un important succès. En France, on compte déjà plus de 4 millions de personnes inscrites. Les médias traditionnels en parlent de plus en plus. Facebook a lancé dernièrement une nouvelle version de son interface ( Facebook en pleine mutation).

Mais comment expliquer ce succès ? Comment un service à la base destiné seulement à des étudiants Américains est devenu seulement en quelques années l’un des services qui fait le plus parler de lui ? Sans vouloir entrer dans des explications sociologiques (désir de retrouver un lien social, perdu dans la vie réelle), je me contenterai de ne voir que l’aspect Internet.

Je vois une réponse simple et courte : Facebook est potentiellement le réseau des réseaux dans le sens où il joue le rôle de hub de médias sociaux existants . Pour expliquer autrement : à l’heure actuelle, Facebook a une longueur d’avance sur la plupart de ses concurrents car il regroupe ce qui se fait de mieux sur les autres “outils sociaux”. En détail :

  • Comme MySpace, il permet facilement de se créer une page personnelle et d’y mettre en avant ses goûts, ses activités;
  • Comme Copains d’avant et Viadeo, il joue le rôle d’entremetteur et découvreur d’amis actuels et passés;
  • Comme Meetic, il permet de faire de nouvelles rencontres;
  • Comme DailyMotion, YouTube ou FlickR, il permet de partager ses vidéos ou ses photos avec ses amis. A ce titre, Facebook est la première plateforme de stockage de photos (près de 10 milliards) loin devant Photobucket (6,2 milliards) et FlickR de Yahoo! (entre 2 et 3 milliards)
  • Comme Twitter, il permet d’être en contact instantané avec la vie de son entourage (mini-feed) ;
  • Comme MSN Messenger, il permet de communiquer en messagerie instantanée avec ses amis ;
  • Comme Friendfeed, il propose des outils de filtre des mini-feed de ses amis afin de mieux filtrer l’information ( Filtrer l’information : Facebook le propose dans son mini-feed);
  • Comme un blog, il permet de communiquer sur ses envies, ses goûts, ses idées via les applications ou les groupes permettant l’enrichissement de son profil Facebook ( De l’utilité des applications Facebook) ;
  • Comme un site e-commerce, il permet de trouver des idées d’achat : recommandation d’amis ( Le Me-commerce : avenir des réseaux sociaux ?),  applications e-commerce de marques ( eBay + Facebook = utiliser Facebook comme outil e-commerce).
Frédéric CAVAZZA

La Brute + MMO + Facebook = Elven Blood

Celles et ceux qui n’étaient pas en vacances au fin fond du désert cet été ont forcément été touché par la déferlante La Brute. Pour faire simple, il s’agit d’un jeu en ligne rudimentaire mais extrêment viral (réalisé par Montion Twin qui étaient également à l’origine de MiniVille autre jeu viral). Ce jeu en ligne aux allures modestes a tout de même réussi à se classer dans le Top10 des audiences française en juillet 2008, c’est dire l’ampleur du phénomène.

LA star du web français dans la seconde quinzaine de Juillet 2008

Bon bref, tout ça pour dire qu’en appliquant les bonnes recettes il est possible de démultiplier son potentiel viral et d’atteindre des audiences stratosphériques en quelques semaines. Oui mais après ? Hé bien c’est là où ça coince : après il ne se passe rien. Impossible de capitaliser sur un personnage ou sur le réseau de filleuls créé. Et c’est bien dommage. Second problème : le jeu est rudimentaire et on s’en lasse assez vite.

C’est là où des acteurs comme Challenge Games, Casual Cafe ou  Royal East India Trading Company rentrent en scène : ils proposent une panoplie de social games, des jeux en ligne à vocation virale directement au sein des réseaux sociaux ( Facebook, MySpace, Hi5…).

Illustration avec Elven Blood, un social games où vous incarnez un elf :

L'accueil d'Elven Blood

Pour gagner de l’expérience ou de l’or, vous devez effectuer des quêtes. Quêtes qui vous coûtent de l’énergie (Stamina), énergie qui est limitée (vous ne pouvez faire que 4 à 5 quêtes par jours) :

La liste des quêtes

Première bonne trouvaille : limiter le nombre d’actions possibles pour forcer les utilisateurs à se connecter tous les jours.

Deuxième bonne trouvaille, lister les joueurs du même niveau que vous pour pouvoir les attaquer (comme sur La Brute) :

La liste des joueurs à attaquer

Troisième bonne trouvaille, afficher un tableau des meilleurs joueurs en fonction de différents critères (niveau d’expérience, richesse…) :

Le tableau des scores

Les joueurs sont ainsi récompensés de l’investissement qu’ils mettent dans ce jeu. Ils ont alors la satisfaction d’afficher un profil élogieux :

Le profil d'un membre

Dernière bonne trouvaille, et pas des moindres, la possibilité d’acquérir de l’expérience ou des boost en payant (via Paypal) ou en souscrivant aux programmes des sponsors :

La liste des programmes des sponsors

Sponsors“, voilà une façon bien élégante de désigner des annonceurs qui ne sont pas vraiment regardant sur leurs méthodes de recrutement. Loin de moi l’idée de critiquer un tel dispositif que je trouve redoutable et surtout très ingénieux, il n’empêche que je serais curieux de connaître le taux de transformation de ces programmes.

Toujours est-il que je suis en admiration devant la sophistication de ce jeu. Même si le thème des elfes peut en rebuter plus d’un(e)s, il existe de nombreux autres jeux de ce style pour combler les différents publics (masculin / féminin, jeune / vieux…).

(via Inside Social Games)

Johann OUAKI

Nicotinell se lance sur Facebook avec de l’advergame

En lisant 20minutes ce matin, je suis tombé sur des insertions Nicotinell (gommes à mâcher pour arrêter de fumer). Une motarde et son avatar en pleine 4ème de couv’ qui nous renvoient sur facebook pour arrêter de fumer.

A priori une bonne idée car lorsque quelqu’un décide d’arrêter de fumer le plus dur c’est de ne pas craquer. Facebook étant disponible assez simplement et (presque) de n’importe où, je me suis dit que l’utiliser comme coach pour arrêter de fumer serait une idée à creuser.

Seulement voilà, première déception quand je décide de partir à la recherche de Nicotinell sur facebook et que je ne trouve rien : rien ne sort quand on tape nicotinell dans le moteur de recherche, rien non plus en rapport avec la marque quand on tape « arrêter de fumer ». Le seul moyen que j’ai trouvé pour découvrir l’application a donc été d’entrer l’ url inscrite en tout petit sur le visuel.

Bref, une fois l’application installée on se crée un avatar qui participe à un jeu sans intérêt où l’on doit éviter les cigarettes qui tombent et récolter des cœurs.

Rien de passionnant ni d’impliquant. Une fois la partie terminée, la marque réapparaît et nous conseille d’arrêter de fumer.

Le principal atout de l’advergame est de faire participer et donc d’impliquer le consommateur dans la communication de la marque. Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que pour impliquer quelqu’un il faut d’abord l’intéresser. Un jeu qui n’apporte rien (drôle, novateur, …) n’a pas grand intérêt.

Il en est de même pour la création de l’avatar, quel est l’intérêt de créer un avatar personnalisé, surtout avec un choix si limité, alors qu’avec un avatar générique, l’application se présenterait exactement de la même manière.

Enfin, si j’avais un conseil à donner aux marques qui se lancent dans les médias sociaux, ce serait de simplifier au maximum la tâche aux internautes. Même si facebook est utilisé par beaucoup d’internautes, et même si ce n’est pas un site très complexe, on a vite tendance à se perdre et surtout à perdre patiente. Je trouve très dommage de perdre le lecteur qui a vu cette annonce presse et qui abandonne lorsqu’il arrive sur facebook parce qu’il ne trouve pas l’application…

Vous l’aurez compris, je trouve cette campagne un peu déceptive car il y avait là de nombreux éléments qui auraient pu faire de cette campagne une bonne campagne.

Cédric DENIAUD

Les usages des principaux médias sociaux

Le tableau ci-dessous réalisé par Elliance nous présente les usages de médias sociaux les plus connus (ne sont pas présents ni les blogs, ni les univers virtuels).

Avez-vous vu la dernière colonne ? … Et oui, tous ces outils s’ils sont utilisés dans une stratégie de présence sur les médias sociaux cohérente et correspondant aux attentes de vos clients peuvent servir la promotion de votre entreprise ou de votre marque.

Merci Geoffroi Garon pour le lien.

Cédric DENIAUD

Quelle stratégie pour s’engager dans les médias sociaux ?

Certains clients ont l’impression, qu’aujourd’hui, prendre le train du Social Media est important au risque de ne plus avoir une “communication” (j’utilise ce terme même s’il est mal approprié lorsque l’on parle de Social Media) en phase avec ce qu’attendent les clients. Mais attention, à ne pas confondre vitesse et précipitation.

Avant de vouloir foncer tête baissée, en lançant un blog, une application Facebook,… il faut réfléchir à la bonne stratégie pour s’assurer que, ce que la marque va proposer via les différents médias sociaux est bien adapté aux messages qu’elle souhaite faire participer, aux feedbacks qu’elle souhaite récolter, à ce que ses clients attendent d’elle.

Pour ce faire une bonne stratégie nécessite de passer par les étapes suivantes :

  • Écouter ce que l’on dit de vous sur Internet : l’action nécessite l’écoute. A l’ère du Social Media, l’important n’est pas ce que vous allez dire à vos client mais plutôt ce que vos client vont dire de vous (je vous conseille l’article de Romain PECHARD : Reputation + Internet = It’s not about what you say about you, but about what they say about you)

  • Agir en fonction de la veille active que vous faites : je pense qu’ici un exemple vaut mieux que de longues théories. Vous connaissez tous les vidéos Coke - Mentos ? (cf : Quelques exemples pour gérer une communauté sur Internet) Ce phénomène viral est devenu un cas d’école que je m’amuse encore à présenter lors de mes interventions, tant je trouve qu’il est parlant. Le phénomène est donc né des consommateurs et plus précisément de  deux pseudo chimistes. La viralité faisant son effet, Coca-Cola s’est rapidement aperçu du phénomène généré sur la Toile par ces vidéos. La première réaction de Coca-Cola fut de vouloir attaquer les deux premiers instigateurs de ces vidéos (détournement de produit de son usage, mauvaise publicité pour la marque …). Mais Coca-Cola se ravisa vite devant l’ampleur du buzz en se plaçant dans une démarche positive plutôt que négative. Ils ont ainsi par exemple lancé un jeu concours avec la marque Mentos appelant les internautes à créer et diffuser de nouvelles vidéos. Je vous laisse imaginer les retombées positives pour les deux marques en termes d’image et de notoriété (notamment pour Mentos qui était une marque peu connue aux Etats-Unis).

  • Avoir une vision long terme : lorsque l’on parle de Social Media, on y associe forcément les termes de communauté. Créer, gérer, animer, fidéliser une communauté ne peut s’envisager que dans une vision à long terme au risque de voir sa communauté se détourner rapidement vers d’autres marques (cf : Comment gérer une communauté sur Internet ?). Comme je vous la présentais dans L’impact du Social Media sur les marques, il n’est pas surprenant de retrouver des marques leader sur leur marché et qui ont déjà un fort capital-marque multiplier leurs actions sur les médias sociaux tout en gardant une stratégie global cohérente.

Article précédemment publié sur www.cedricdeniaud.com

Cédric DENIAUD

Lancer une application Facebook est-il vraiment utile ?

Vous le savez si vous utilisez FaceBook, que l’une des raisons de son succès, et ce qui en fait l’une de ses forces, est que la communauté développe de (trop) nombreuses applications qui permettent aujourd’hui aux utilisateurs et aux marques de pouvoir faire de nombreuses choses comme :

  • Utiliser l’application comme un outil de communication ou d’image pour une marque donnée : Burn avec Burn Alter Ego, Knacki de Herta, Universal Mobile …

  • Utiliser l’application dans un but de fidélisation ou prospection client : je vous conseille l’application de 1800-Flowers.com dont je n’ai notamment déjà parlé dans Comment les marques utilisent Facebook ?

  • Utiliser l’application dans un but marchand : je vous avais parlé dernièrement de l’exemple d’Ebay ( Ebay + Facebook = utiliser Facebook comme outil e-commerce) qui via son application Marketplace permet à chaque vendeur Ebay d’afficher sur son profil Facebook ses produits actuellement en vente. Une tendance plus lourde voit le jour : il s’agit du MeCommerce. En somme, le client de votre marque n’est plus seulement un client : il devient le meilleur ambassadeur de votre marque en tant qu’influenceur auprès de sa communauté (et quoi de mieux que les réseaux sociaux pour faire part à ses amis, familles… de ses propres recommandations) mais également VRP. Je vous conseille la lecture de  Le MeCommerce : avenir des réseaux sociaux ? pour en savoir plus sur le MeCommerce.

  • Accéder à de nombreux services Internet directement via Facebook : boîtes e-mail, FriendFeed, messagerie instantanée, diffusion de vidéos et de photos…

Dans un article intitulé The sad truth about Facebook apps, le site du Dallas News nous apprend que :

  • Près de la moitié des 23 160 applications proposées sur Facebook, 9 609 applications pour être exact, entre dans la catégorie Just for fun. Cette information confirme ce que de nombreux utilisateurs pensent à savoir que Facebook est un réseau social “fun” qui ne pourra jamais être utilisé dans un véritable cadre professionnel au contraire de LinkedIn par exemple.

  • Beaucoup de personnes installent les applications (puisque on reçoit de nombreuses sollicitations) mais que la durée de vie de beaucoup d’entre elles est courte (le temps du lancement et du buzz en somme, ensuite les utilisateurs zappent rapidement vers autre chose).

  • Troisième information qui est un corollaire de la précédente : une application installée ne veut pas dire application utilisée.

Pour en savoir plus sur les applications Facebook et leur utilité pour les marques, vous pouvez lire Comment les marques utilisent FaceBook ?

Cédric DENIAUD

Présence des marques sur les réseaux sociaux : un échec ?

Une étude récente de Jupiter Research met en avant les résultats de la présence des marques sur les principaux réseaux sociaux ( Bebo, MySpace, Facebook…) Il en ressort une donnée intéressante à analyser : 3/4 des annonceurs présents sur ces réseaux sociaux attirent moins de 5 000 internautes. Lorsque l’on compare ce chiffre avec la réalisation d’un mini-site,  ou avec le trafic que connaissent certains groupes ou applications développées par la communauté, on pourrait croire que ces résultats sont largement en dessous de ce que peuvent attendre les marques en termes de “trafic” sur leur page dédiée sur les réseaux sociaux.

Toutefois, je pense qu’il faut s’arrêter quelques minutes sur ces données pour en voir qu’elles en sont les raisons.

  1. La donnée brute de “moins de 5 000 internautes” correspond en fait à des personnes qui s’inscrivent, qui se déclarent “fan”… Il ne s’agit donc pas du chiffre de visiteurs sur la page de la marque.
  2. La plupart des actions menées sur les réseaux sociaux se résument encore trop souvent à de la simple présence de marque, à de la communication pure et, malheureusement, encore trop peu à de la véritable mise en place d’outils propres à développer un dialogue entre la marque et ses consommateurs, ou entre ses consommateurs. Il s’agit donc plus de “mini-sites” que de réels espaces communautaires dédiés à une marque.
  3. La présence sur les réseaux sociaux ne doit pas être décoréllée des actions webmarketing classiques. C’est bien beau d’être présent sur un carrefour d’audience mais encore faut-il permettre à son message d’émerger de la masse des opérations disponibles désormais sur les réseaux sociaux. Communiquer sur sa présence sur les réseaux sociaux est effectivement indispensable (cf : Social Media vs Webmarketing ?)
  4. Passer de la simple présence à de la réelle interactivité : l’un des points majeurs que révèle l’étude de Jupiter Research est la corrélation qui existe entre l’interactivité et le succès d’une intégration d’une marque sur les réseaux sociaux. Ainsi on retrouve les pages des groupes du monde des médias (presse, télévision, musique…) parmi les pages de marque les plus visitées sur les réseaux sociaux. Ces pages en effet offrent de l’interactivité, de l’actualité… ce qui intéressent forcément les utilisateurs. Elles sont perçues, par les internautes,  commes des sources de contenus. L’internaute y trouve des gadgets, des applications et des vidéos à télécharger, qu’il peut ensuite diffuser sur sa page ou sur son blog.
Cédric DENIAUD

Ebay + Facebook = utiliser Facebook comme outil e-commerce

Facebook est devenu en quelques mois l’un des réseaux sociaux majeurs dans le monde et en France. Les marques souhaitent donc profiter de ce carrefour d’audience pour y être présentes par d’autres biais que la simple bannière publicitaire. L’une des utilisations, peut être la moins immédiate pour de nombreuses marques, est le e-commerce, que ce soit en application e-commerce intégrée à la plateforme, en application “drive-to-store”, ou comme application de recommandation.

A travers le cas de 3 applications développées par eBay, je vous propose de voir comment la plateforme leader de ventes aux enchères tentent d’utiliser Facebook comme outil de promotion et de relais de son propre service.

  • eBay Widget : cette première application permet aux vendeurs de mettre en avant sur leur profil Facebook les produits qu’ils mettent actuellement en vente sur eBay. Le modèle est ainsi un véritable “drive-to-store” qui permet aux vendeurs de recruter des acheteurs potentiels auprès de leur communauté sur le réseau social Facebook. Cette application est équivalente à un widget  relayant sur un site Internet ou sur un blog les ventes en cours d’un vendeur.
  • eBay Marketplace : cette application est légèrement différente car elle concerne l’ensemble des personnes inscrites sur eBay (et non plus seulement les vendeurs). En ajoutant cette application à votre profil Facebook, vous permettez ainsi à vos amis de voir l’ensemble de votre activité sur eBay : les produits que vous achetez, ceux que vous avez mis en vente. A noter que cette application n’a pas rencontré le succès escompté en terme d’adoption puisque on lui reproche notamment, comme à Facebook Beacon, son intrusion trop forte dans “la vie privée” des internautes.
  • eBay Style Slam : cette application, développée à l’initiative de eBay UK a pour but de proposer une mise en avant différente du système eBay que ce peut proposer eBay Marketplace. L’idée est de lier un virtual game (quelques chose de volontairement plus “fun” que les autres applications développées) avec le principe d’achat / vente eBay. Vous créez ainsi votre avatar que vous habillez avec des vêtements disponibles dans votre boutique.

eBay nous prouve a travers ces 3 applications que utiliser Facebook permet de recruter de nouveau membres (acheteurs ou vendeurs) en utilisant la communauté comme relais de la marque et des ventes en cours.

Vanessa KRIVAJA

Vers une auto régulation de Facebook ?

Après la CNIL en mai 2008 ( http://www.cnil.fr) ce sont des utilisateurs de Facebook eux-mêmes qui ont décidé de réagir en lançant une pétition afin de dénoncer l’utilisation qui était faite de leurs données personnelles ( http://www.facebook.com/group.php?gid=39729280370)

Pour vous résumer la situation en quelques chiffres sachez que l’on comptait 24.163 membres au 20 juin et 30.507 trois jours plus tard soit une augmentation de 23,6% en un rien de temps.

Les créateurs de la pétition promettent de contacter la direction de Facebook aux Etats-Unis dès que le volume du million de signataires aura été atteint … et pourquoi pas ?

En effet, d’après des statistiques publiées par Comscore ( http://www.comscore.com) et datant de février 2008, il y aurait pas moins de 65 millions de personnes inscrites à Facebook à travers le monde dont 1 280 000 Français.

La pétition étant internationale, il « suffirait » que 1,5% seulement des inscrits participent pour que les créateurs puissent atteindre la volumétrie visée …. C’est impressionnant !

Et pour ceux qui veulent voir à quoi pourrait ressembler une vie détournée par Facebook c’est là :  http://www.koreus.com/video/facebook-realite.html

  
 
 

 

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