Cédric DENIAUD

Google Profile : une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Depuis déjà presque deux ans un an et demi (je préfère le préciser car beaucoup parlent aujourd’hui d’un lancement de Google Profile), Google propose un service de gestion de son profil via un service Google Profile (cf : Google Profile : Google propose la gestion centralisée de son profil) Vous en avez probablement pas entendu parler jusqu’à cet article puisque ce service était effectivement resté dans l’ombre. Pourquoi alors en parler aujourd’hui ? Tout simplement, parce que Google a décidé de se montrer plus offensif dans le domaine de la gestion de son identité numérique et du social via ce service. En effet, à date, Orkut, le réseau social de Google, était la seule véritable immersion de Google dans le social (si j’omets Google Friend Connect qui s’est fait largement prendre la vedette par Facebook Connect et Lively qui a été arrêté à la fin de l’année dernière : Google met fin à son monde virtuel 3D, Lively). Mais ce service n’est aujourd’hui qu’un succès… au Brésil, donc pas de quoi pouvoir concurrencer des acteurs majeurs comme Facebook, Bebo ou LinkedIn.

Quoi de nouveau sur les Google Profile ?

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Google se montre plus offensif et a modifié ou complété ce service pour en faire un vrai cheval de Troie dans le domaine du social. Depuis quelques jours, Google propose aux  internautes la gestion d’un profil personnel plus complet que ce qu’il proposait à date : nom et prénom, les écoles que l’on a fréquentées, la ville où l’on a grandi, une brève biographie et quelques informations triviales. Comme sur un véritable réseau social, Google propose d’ajouter des photos, de gérer ses adresses et ses téléphones de contact. Si vous souhaitez vous créez le vôtre, ca se passe ici.

Bref les deux questions qui naturellement se posent sont : quels risques et quels bénéfices de communiquer ses informations à Google ?

Commençons par le côté positif : l’argument mis en avant par Google est la gestion facilitée de son identité numérique. Google se propose de permettre aux utilisateurs de référencer leur page Google Profile et du coup d’inciter les personnes faisant une recherche sur vous de plutôt visiter votre page Google Profile plutôt que de tomber sur Facebook par exemple. Ainsi lorsque vous “googlerez” une personne, Google fera attention a préféré vous diriger vers Google plutôt que vers un autre service.

Côté négatif, on voit tout de suite la question de la protection et de l’utilisation des données ainsi communiquées par Google. ReadWriteWeb met clairement en évidence ses dangers, n’hésitant pas même à parler de “pacte avec le diable” dans son article Now you can change what Google says about you.

A l’heure où l’on parle beaucoup de “Online Reputation Management” ou de “Personal Branding”, ce service est certes pertinent mais je préfére largement une solution plus globale de communication auprès des internautes sur l’importance de la gestion de son identité numérique et des traces que l’on laisse sur la Toile. Ces sujets, très actuels, et qui finalement concernent aussi bien les entreprises que les particuliers, sont sans nul doute une des préoccupations majeures de ces derniers et chaque service ou acteur cherche naturellement à se positionner.

Cédric DENIAUD

Medias sociaux et cybersquatting : quelques conseils…

De la même manière historiquement que pour les noms de domaines, les marques, à l’ère du “Online Reputation Management“, doivent veiller à leur présence sur les médias sociaux et aux risques de cybersquatting. Aujourd’hui, comme en parlait dernièrement Grégory Pouy, de nombreuses marques parmi lesquelles les plus prestigieuses (Adidas, Nokia, Audi, Reebok..) ont ou ont eu leurs noms de marque cybersquattés sur Twitter. Twitter est un exemple mais il est important de prendre en compte également les autres réseaux sociaux, plateformes participatives ou de partage. Quelques conseils :

  • Surveiller : vérifier la disponibilité de vos noms de marques / produits / dirigeant sur les différents médias sociaux. Je vous recommande par exemple les outils UserNameCheck ou NameChk qui vous permettent rapidement et simplement de voir la disponibilité d’un nom sur un vaste panel des plateformes et réseaux..
  • Ce qui vaut une marque vaut pour les personnes : on pense souvent au cybersquatting de noms de marques ou de produits, et dans une certaine mesure de personnalités (politiques ou culturelles) qui sont les cas les plus fréquents ou les plus médiatisés (rappelez-vous il y a quelques années, le cas de l’affaire Milka). Mais il en de même pour les personnes. On parle beaucoup en ce moment de notions de “E-reputation” ou de “Personal Branding”, le terme Online Reputation Management est le mot utilisé outre-Atlantique qui a mon sens décrit mieux la problématique ainsi que les nécessaires actions. J’intervenais récemment à Strasbourg lors d’une conférence à destination de jeunes sur ces sujets là. Pour vous donner un exemple, il y a encore quelques semaines, je me suis fait avoir par un compte Twitter dans le nom était celui de Guillaume Pepy, président de la SNCF, alors qu’il s’agissait en fait d’un usager de la SNCF (plus de détails dans Infos SNCF : Twitter, info en direct…) . Les cas sont nombreux et pour se prémunir, voici d’ores et déjà quelques conseils…

Dans ce cadre, j’aborderai dans un prochain article deux cas récents de cybersquatting et les réactions qui ont été mises en place par les marques.

Bruno CLEMENT

Manager son identité et sa réputation numérique

A force de publier des photos, des posts, des videos perso, des profils Facebook etc…, l’internaute, pour ne pas dire l’être humain va être confronté de plus en plus à la gestion de son image et de sa réputation numérique.

Et oui, le web 2.0 c’est génial, on partage tout avec tout le monde….Sauf que c’est pas toujours facile d’apparaitre comme quelqu’un de sérieux lors d’un entretien d’embauche, lorsque l’employeur trouve une photo de vous en pleine beuverie avec des potes sur Facebook (Ca c’est du vécu, côté employeur)  ;-)

Des moteurs de recherches d’ individus ?

D’autant qu’un certain nombres de moteurs de recherche d’individus commencent à fleurir outre atlantique, comme par exemple www.wink.com ou www.peekyou.com qui permettent d’avoir tout le pédigré de quelqu’un mis à jour en temps réel sur l’ensemble des sources et flux disponibles.

www.peekyou.com

 

Des outils pour manager sa réputation en ligne ?

A l’image des anti-virus qui sont apparus avec le développement de l’email, des outils de gestion de “réputation numériques”  (ORM = Online Reputation Management ) pointent leur nez sur le marché avec le développement des medias sociaux.

J’en ai repéré 2 (il y en a sans doute d’autres, je ne prétends pas faire un panorama du marché ) dont notamment Reputation Defender qu a développé une véritable Suite logiciel aux noms très évocateurs:

Mychild: pour “assurer une bonne réputation de ses enfants ados en ligne”
MyReputation: pour ” monitorer et manager sa réputation personnelle et professionnelle”
MyPrivacy: “pour “supprimer ses infos personnelles des databases commercialisés”
MyEdge (encore en béta): pour “maitriser les infos qui s’affichent sur vous dans les moteurs de recherche”

Tout ceci est parfaitement marketé, à l’américaine…et vous offre le parfait couteau suisse pour manager son image numérique ;-)

Dans le même genre, vous pouvez allez voir www.trackur.com , dont voici une présentation video faite par son fondateur Andy BEAL, qui a également publié un bouquin sur le sujet: Radically Transparent.

 

…Je ne sais pas si ces outils fonctionnent, je ne les ai pas testé, mais ce qui me semble assez clair, c’est qu’il y a sans doute un gros marché pour ce business au vu du développement des utilisateurs des medias sociaux.

Bon, personnellement, je ne trouve pas ça très rassurant pour la santé mentale de l’être humain , c’est déjà pas simple de trouver un équilibre entre sa vie personnelle, famillale, amicale, professionnelle ;-)

Et vous est-ce que ce type d’outils vous interesserait ?