Vanessa KRIVAJA

Les blogueurs sont nos amis

Une étude publiée en mars 2008, commanditée par Via Nova Spheeris et réalisée par Seprem Etudes & Conseil  nous livre quelques éléments sur les blogueurs.

Après lecture de ladite étude j’en arrive à la conclusion personnelle que les blogueurs ne sont pas si hostiles qu’on le prétend à “jouer le jeu des marques”.  En même temps c’est assez logique : en plus d’être un blogueur (influent ou pas, là n’est pas le débat …) c’est aussi un consommateur. Il est donc naturel que cet individu prenne la parole et s’exprime notamment sur les marques qu’il connaît, qu’il achète, qu’il aime, qu’il déteste, qu’il recommande, qu’il déconseille, etc. …

Ce qui est intéressant, c’est que cette étude nous livre des données chiffrées permettant de tordre le cou à quelques idées reçues, en voici 3 :

1/ Les blogueurs sont des supports publicitaires comme les autres = FAUX  puisque 61,9% des répondants déclarent ne percevoir aucun revenu … Dans la plupart des cas ils ne tirent donc aucun bénéfice financier de leur activité.

2/ Les blogueurs rechignent à parler des marques = FAUX car 11,3% seulement déclarent ne jamais en parler contre 20,3% qui le font “très souvent”; 26,3% “souvent” et 42,1% “de temps en temps” et ceci spontanément en plus !

3/ Les blogueurs ne souhaitent pas que les marques les contactent = FAUX puisque 10,5% des répondants seulement déclarent ne pas vouloir être contactés. 71,8% souhaiteraient recevoir une communication ciblée sous la forme d’un e-mailing personnalisé.

Pour ceux et celles que ça intéresse de rentrer dans les chiffres, vous trouverez l’étude détaillée ici

Cédric DENIAUD

Twitter + Marque = quel intérêt ?

Je vous ai parlé dernièrement de la présence des marques sur Twitter : Quelle utilisation une entreprise peut-elle faire de Twitter ? et Twitter = nouvel outil du Service Client ?. Quelques données tout de même à se rappeler :

  • Twitter compte à date un peu plus d’1,2 million d’utilisateur dans le monde (source : Twitdir.com). Ramener même à la population des États-Unis dont proviennent la majorité des utilisateurs, le taux de pénétration du services parmi les internautes américains est excessivement faible.

  • Lorsque une marque est présente sur ce service, c’est donc moins une décision stratégique qu’une simple tactique pour contenter les éventuels geeks et influenceurs et ainsi montrer que la marque est hype.

  • On comprend comme le présente l’article de FaceReviews 33 brands that suck on Twitter que beaucoup de marques présentes non finalement une activité presque nulle sur Twitter. Il s’agit avant tout de dire que l’on est présent plutôt que, une fois le service lancé, de véritablement s’en occuper.Je vous conseille également la lecture de cet article de Jeremiah Owyang : Why brands are unsuccessful in Twitter ?

  • Toutes les marques ne sont pour autant pas à mettre dans le même panier : l’article de FaceReviews donne par exemple le cas de Dell (oui encore elle) qui publie automatiquement les dernières suggestions laissées sur la plateforme Dell Idea Storm. Ce service ne sert probablement à moins de 1% des personnes inscrites sur Dell Idea Storm mais c’est un service qui ne coûte rien à la marque et qui permet de donner une image positive de la plateforme et donc de la marque. Rappelez-vous que sur Internet, les marques doivent être au service des utilisateurs.