Frédéric CAVAZZA

La revanche (vaine) des plateformes de blog sur le microblog

2009 aura été l’année de la consécration pour Twitter : une audience qui explose et une couverture médiatique sans précédent. En fait le phénomène du microblogging a fait un tel tabac que l’on en oublierait presque que la tweetosphère est 10 fois plus petite que la blogosphère. J’irais même plus loin en disant que malgré tout ce que l’on a pû entendre (ou lire), nous sommes toujours en attente de découvrir les stars de la tweetosphère tout comme nous avons vu émerger les stars de la blogosphère (Peter Rojas de Gizmodo et Engadget, Michael Arington de TechCrunch, Arianna Huffington du Huffington Post…). Mais là n’est pas mon propos.

Face à une tel raz-de-marée médiatique, les grandes plateformes de blog se devaient donc de réagir et de proposer à leur tour une riposte face à la mode du microblogging.

WordPress a été le premier à réagir avec deux initiatives :

  • RSSCloud, une technologie (et un plug-in) qui permet de faire de la notification en quasi-temps réel (dès qu’un billet est publié) ;
  • Publicize, une fonctionnalité permettant de faire de la co-publication (sur votre blog et sur Twitter).

TypePad n’est pas en reste avec TypePad Motion, un service de microblogging et d’agrégation : TypePad Motion, Six Apart’s Take on Microblogging. Ce “Motion” se présente donc sous la forme d’un social stream qui permet d’agréger du contenu en provenance de différentes plateformes sociales mais également de laisser à la communauté la possibilité de faire des publications express, et c’est là la grande force de ce service : proposer une plateforme communautaire d’un nouveau genre. Plus d’infos (techniques) sur le blog de Leah Curver.

Motion, le service de microblogging de TypePad

Motion, le service de microblogging de TypePad

Pour illustrer cette nouvelle pratique, ils ont réussi à convaincre deux stars US d’adopter cette plateforme pour propulser leur communauté de fans : Zachary Quinto (de Heroes) et Ryan Star.

La communauté en ligne de Zachary Quinto

La communauté en ligne de Zachary Quinto

Vous noterez au passage que les updates de l’intéressé sont faites avec Twitter !

Bon vous l’aurez compris, il n’est pas si simple de contourner Twitter et ces deux acteurs ne sont pas les seuls à se donner autant de peine (cf. Facebook et sa stratégie d’étranglement de Twitter).

Je reste pour ma part persuadé que se sont des services complémentaires et qu’il n’est pas pertinent de les comparer ou de les opposer. Par contre, il est tout à fait possible de chercher une solution intermédiaire (entre blog, microblog et lifestream) du côté de Posterous ou Tumblr (cf. Tumblr, nouveau Twitter ou nouveau FriendFeed ?).

Frédéric CAVAZZA

Tumblr, nouveau Twitter ou nouveau FriendFeed ?

Voilà un petit bout de temps que je veux rédiger un article plus complet sur Tumblr, et l’actualité récente m’en offre l’occasion. Je prolonge donc la réflexion initiée précédemment (Il y a une vie après Twitter, heu… laquelle déjà ?) pour détailler un service en pleine croissance qui pourrait bien reprendre le flambeau du service le plus hype du moment (surtout avec le rachat de FriendFeed par Facebook et l’evordose de Twitter).

Mais commençons par le commencement : Tumblr est un service de publication de partage et de discussion à mi-chemin entre le blog, le microblog et le lifestreaming. Je pense qu’il ne serait pas faux de dire que Tumblr reprend le meilleur de ces trois types de services, vous pouvez ainsi :

  • Publier des articles sans limitation de taille (et même des notes vocales via téléphone mobile) ;
  • Partager tout type de contenu (liens, photo, vidéo, audio, citation…) que vous croissez au hasard du web ;
  • Publier par email ou depuis un téléphone portable ;
  • Agréger les flux de différents autres services et re-publier vers eux ;
  • Personnaliser votre thème à loisir…

Bref, ce service est riche mais paradoxalement très simple à utiliser. Au niveau de la mise en page ça ressemble à un blog (ou peut-être un lifestreaming ?) et l’on croise des gabarits très variés. Du beau et du très laid mais le niveau est globalement bon :

Exemples de Tumblr

Exemples de Tumblr

En termes d’audience, Tumblr annonce 255 millions de pages vues en Juillet et approche les 2 millions d’utilisateurs : Tumblr Takes Over World: 255,000,000 Pageviews in July. 2 millions c’est peu, mais c’est largement assez pour attirer l’attention des blogueurs et autres leaders d’opinion qui y voient la prochaine pépite des médias sociaux : Twitter is Done. Tumblr is Next.

Concernant l’intégration avec d’autres services, Tumblr se fait discret mais intègre déjà de nombreuses fonctionnalités présentes sur d’autres plateformes sociales (recherche en temps réel, #tags…) : Tumblr Launches Hashtags and Facebook Integration. Le tableau de bord est sobre et le processus de publication très fluide :

Le tableau de bord de Tumblr

Le tableau de bord de Tumblr

Récemment Tumblr a ouvert une nouvelle page de découverte en temps réel (Tumblr Wire) ainsi qu’une place de marché pour les concepteurs de design (Tumblr Projects) : Tumblr Adds a Real-Time Wire And A MarketPlace For Designers.

A la découverte des autres utilisateurs de Tumblr

A la découverte des autres utilisateurs de Tumblr

Bien évidement Tumblr n’est pas tout seul sur ce créneau car d’autres services rentrent en concurrence direct (Posterous, Storytlr…) : Posterous vs. Tumblr: A Head to Head et Storytlr et Tumblr ouvrent de nouvelles possibilités d’expression online. Ma préférence va à Tumblr car il est plus riche fonctionnellement mais Posterous propose l’énorme avantage de pouvoir utiliser son profil Facebook via Facebook Connect.

En conclusion je pourrais dire que même si le trafic n’est pas à la hauteur, ce service mérite largement que l’on s’intéresse à lui de part la qualité de sa communauté et par les nouvelles formes d’interactions qu’il induit (cf. Comment le microblog a bouleversé les pratiques de blog). Une bonne opportunité pour les marques de se différentier des adopteurs tardifs qui ouvrent des comptes officiels sur Twitter.

Pour le moment je me contente d’agréger mes productions diverses sur mon profil (fredcavazza.tumblr.com) mais si je devais abandonner mes blogs, c’est ce service que je choisirais. N’hésitez pas à publier vos profils ou à me signaler des profils intéressants dans les commentaires.

Frédéric CAVAZZA

Facebook et sa stratégie d’étranglement de Twitter

Twitter… l’OVNI des médias sociaux qui obsède toujours autant les spécialistes et dont personne n’arrive à menacer l’hégémonie sur le créneau des outils de microblogging. Personne ? Plus réellement car lorsque l’on regarde l’actualité récente, on est en droit de se dire que Twitter est en train de se faire petit à petit asphyxier par Facebook.

Tout à commencé cet été avec le rachat de FriendFeed (Facebook Acquires FriendFeed). Même FriendFeed et Twitter ne jouent pas dans la même catégorie (lifestreaming pour le premier et microblogging pour le second), ce rachat a tout de même été massivement assimilé comme une déclaration de guerre. Pour ma part je reste persuadé que FriendFeed était avant tout un concurrent du Friends Updates de Facebook. Toujours est-il que les spécialistes anticipaient une concurrence de plus en plus directe (Are Facebook and Twitter on a Collision Course?).

Puis il y a eu la possibilité de publier un tweet depuis une Fan Page de Facebook : Facebook Now Just Integrating Directly with Twitter. Une fonctionnalité très intéressante pour les marques et peoples qui ne veulent pas s’embêter à mettre à jour plusieurs plateformes en même temps.

Nous avons eu ensuite la double annonce hier de la publication du code source de Tornado, le moteur de publication en temps réel de FriendFeed (Facebook Tornado: FriendFeed’s Real-Time Web Framework Goes Open Source) de même que la possibilité de tagger un membre avec l’usage du signe “@” comme dans Twitter : @Facebook Launching Status Tagging for Friends, Pages, Events, and Groups Today. De ces annonces nous pouvons déduire deux choses : Que Facebook veut couper l’herbe sous les pieds de Twitter en ce qui concerne la recherche en temps réel (Twitter vs. Facebook: Who Will Win in Real-time Search?) et qu’ils s’apprêtent à ouvrir la possibilité de publier un Tweet depuis Facebook (cette fois pour les page de membres : Facebook @Mentions: Five Ways They Could Impact Twitter).

La recherche en temps réel est en effet un créneau porteur, surtout pour les marques qui souhaitent faire du monitoring en temps réel, monitoring qui sera d’autant plus simple avec le système de tagging de Facebook. Mais ce n’est pas tout, car si Twitter est le service emblématique de web en temps réel (comprenez par là les interactions en temps réel), les choses pourraient bien changer avec la technologie CloudRSS qui permet de faire des mises à jour en temps réel via flux RSS (WordPress Just Made Millions of Blogs Real-Time With RSSCloud). Une difficulté en plus pour Twitter…

Et pour finir Facebook vient de lancer cette nuit sa version allégée (Facebook Lite) pour une expérience utilisateur encore plus proche de Twitter : Facebook Lite Is Live.

Facebook Lite pour un usage plus proche de Twitter

Facebook Lite pour un usage plus proche de Twitter

Bref, les choses se compliquent pour Twitter qui semble maintenant complètement cerné par Facebook. Il reste certes à Twitter la richesse que lui procure ces API et le très dynamique écosystème qui gravite autour, mais Facebook ouvre petit à petit sa base de données (au travers de ses initiatives open source) et devrait logiquement rattraper son retard d’ici peu.

Twitter se retrouve donc dans une position très compliquée, d’autant plus avec les récents changements dans les conditions générales d’utilisation : Twitter Tweaks Terms Of Service, “Your Tweets Belong To You”. Son avenir est-il réellement condamné ? Pas réellement car comme nous avons pu le voir, il y a toujours une seconde vie pour les plateformes sociales de référence (Friendster, MySpace…). Et même si cette seconde vie n’est pas très glorieuse (couverture médiatique beaucoup moins importante) elle est souvent signe de rentabilité et je ne pense pas que les actionnaires de Twitter y voient un inconvénient.

Frédéric CAVAZZA

Il y a une vie après Twitter (heu… laquelle déjà ?)

Voilà c’est la rentrée, et comme à chaque rentrée je vous propose d’adopter une bonne résolution de rentrée : trouver un remplaçant à Twitter. Pourquoi cela ? Parce que ça fait bien trop longtemps que l’on en parle et que de nombreux signaux nous montrent que la roue est en train de tourner. Attention ne vous méprenez pas : Twitter est et reste un authentique phénomène de société (surtout dans les pays anglo-saxons) qui a révolutionné la façon de publier, consommer et propager de l’info (notamment grâce à sa simplicité et à la dimension quasi-temps réel).

Oui mais voilà toute les bonnes choses ont une fin et la blogosphère est en train de se chercher une nouvelle coqueluche. Pourquoi ? Parce que les médias sont ainsi fait : ils ont besoin de nouveauté et les blogs ne font pas exception, d’autant plus que les poids lourds de la blogosphère ont une organisation et un fonctionnement beaucoup plus proche d’un journal que d’un bloggeur indépendant (avec régie publicitaire et comité de rédaction). Est-ce important ce que la blogosphère pense ? Oui car qu’on le veuille ou non, la masse de blogueurs “spécialisés” dans les médias sociaux influence les agences qui à leur tour influence les annonceurs. Bref, il y a des phénomène de mode (souvenez-vous de Second Life) et elle est en train de changer.

Encore une fois je ne suis pas en train de prédire le déclin de Twitter, mais plutôt le déclin de sa couverture médiatique, un cercle vicieux qui fait que les gros blogs en parlent donc les petits blogs en parlent donc les journaux en parlent donc la TV en parle donc les gros blogs en reparlent… Oui mais là, ça commence à faire beaucoup (cf. Vers une overdose de Twitter). Pourquoi un tel raz-de-marée médiatique ? Parce que Twitter occupe une position ultra-dominante sur le créneau des outils de microblog. Ce service se caractérise par sa simplicité et son ouverture, ce que ne propose pas Facebook par exemple qui a plus fait le choix de l’agrégation sociale (mais j’aurais l’occasion de revenir là-dessus).

Bref, plutôt que de vous demander quel est l’avenir de Twitter, poser-vous plutôt la question de savoir si le microblog à de l’avenir. La réponse est oui, autant que le SMS (une technologie rudimentaire avec de très nombreuses contraintes mais dont le caractère protéiforme et la simplicité à aider les utilisateurs à se l’approprier). Plus qu’un service, Twitter est maintenant en train d’évoluer vers un standard de communication, un protocole autour duquel gravite un écosystème de services et applications. Il y a quelques années je comparais Twitter à la CB du web, maintenant je le compare plus volontiers à la ligne de commande du web (j’aurais l’occasion de revenir là-dessus). Malgré ce que l’on peut en dire, il y a un très gros potentiel derrière ce service et je rejoint l’avis de Robert Scoble : Why Twitter is underhyped and is probably worth five to 10 billion dollars.

Le problème c’est que Twitter est maintenant devenu un phénomène de masse (Twitter a-t-il atteint le point de bascule ?), surtout dans les pays anglo-saxons, et vous savez bien que là où il y a la masse, il n’y a plus le hype. Pire : la moyenne d’âge est plutôt élevé et même s’ils l’utilisent un peu, les “jeunes” préfèrent d’autres services où ils se retrouvent entre eux (Why Don’t Teens Tweet? We Asked Over 10,000 of Them).

Attendez-vous donc à un phénomène de report vers des plateformes plus intimistes : des services ouverts comme identi.ca et Jaiku Engine, ou des services hybrides comme TumblR ou Posterous. Encore une fois je ne parle pas d’un abandon de Twitter par ces utilisateurs, mais plutôt une défection de la part des adopteurs précoces et autres leaders d’opinions (cf. Comment le microblog a bouleversé les pratiques de blog) qui vont entrainer dans leur sillage d’autres utilisateurs.

Mais revenons à nos moutons : la nouvelle coqueluche de la blogosphère. Autant je suis persuadé que l’on a assez parlé de Twitter (ou pour être plus exacte : assez “sur-parlé” de Twitter), autant je constate un intérêt très marqué pour les applications mobiles de nouvelles génération : les plateformes sociales locales à la FourSquare (toujours pas disponible pour Paris) et les applications de réalité augmentée en situation de mobilité (Réalité augmentée, le nouvel eldorado des smartphones).

Le saint Graal de ce nouvel engouement ira très certainement à celui qui parviendra à marier plateforme sociale locale avec terminaux mobiles et réalité augmentée (Augmented reality gets social networking touch with Brightkite Layar). C’est en quelque sorte une plateforme sociale “squared” (façon Web²).

Frédéric CAVAZZA

Quand Twitter envahit les salles de marché

Les traders sont connus pour être de gros utilisateurs d’outils de communication web comme la messagerie instantanée, il semblerait qu’ils soient maintenant pris également de la “fièvre Twitter”. Plusieurs services sont ainsi apparus pour adresser cette population.

TradeMonster est une plateforme de courtage en ligne qui donne la possibilité aux traders de tweeter leurs opérations (achat / vente) ou de lancer des discussions sur des valeurs ou des secteurs en particulier. Une alternative très intéressante aux systèmes de messagerie instantanée car la dimension sociale y est bien plus poussée (possibilité de créer des groupes, de solliciter la communauté…).

L'interface de tweet de TradeMonster

L'interface de tweet de TradeMonster

Le microblog est ainsi vu comme un authentique outil de productivité (directement intégré dans l’interface de courtage) permettant d’avoir un ressenti en quasi temps réel des échanges, un tableau de bord permettant de suivre la conscience collective (très utile pour détecter / anticiper des mouvements de panique). Lire à ce sujet : Trade Monster Introduces Twitter tradeSHARE.

Il y a aussi StockTwits qui permet de partager les échanges (”what are you trading now“) mais pas de façon intégrée comme le propose Trade Monster. Là où la plateforme est par contre très intéressante, c’est qu’elle permet d’agréger les mouvements de la communauté (les membres de StockTwits) mais également toutes les discussions relatives à la bourse à l’aide d’un moteur syntaxique qui va repérer les tweets où apparaissent le symbole $ et les tickers des actions (4 lettres en majuscules comme AMZN ou GOOG).

Discussions en cours sur l'action Google

Discussions en cours sur l'action Google

Nous avons donc ici une communauté étendue qui vit sur la plateforme mais également en dehors, ces deux couches sociales sont alors mélangées pour faire émerger des tendances et pouvoir anticiper des mouvements de fond. StockTwits est donc aux actions ce que Twistori est aux sentiments.

Tout aussi intéressant, la plateforme affiche la liste des membres les plus influents ainsi que des plus gros gains / pertes (les leaderboards sont un grand classique des communautés en ligne). Il y a enfin un système de recommandations pour ceux qui découvrent la plateforme et ne savent pas qui suivre (peut-être un moyen de monétiser la plateforme ?).

Voici donc deux exemples très intéressants de communautés verticales “ouvertes” (tout le monde peut regarder / participer) par opposition aux communautés financières fermées comme Marketocracy ou Covestor. Ces deux initiatives nous permettent d’y voir plus clair sur le positionnement de Twitter (ou plutôt sur son non-positionnement) qui en fait une brique sociale essentielle sur laquelle va reposer un certain nombre de services à plus forte valeur ajoutée (du moins pour le public ciblé). L’écosystème autour de Twitter grandit donc de jour en jour et surtout acquiert plus de maturité au travers de ces “social mashups. A ce titre nous pourrions comparer Twitter à Delicious, Pipes ou FlickR (les plateformes sociales ouvertes de Yahoo!).

Dans le même esprit de communauté verticale fondée sur le microbloging je vous recommande de jeter un oeil sur Blellow (cf. Twitter + Yahoo! Answers + LinkedIn = Blellow).

(via SocialTimes)

Bruno CLEMENT

Posterous: votre blog automatique par email

J’ai découvert aujourd’hui Posterous, par l’intermédiaire d’un flux twitt de Garr Reynolds qui semble l’utiliser depuis peu…et je dois dire que je suis assez scotché.

Posterous c’est quoi ?

Je dirais que c’est un peu le chaînon manquant entre le blog, le microblog, et l’email.

Le tout dans une ergonomie ultra simple, puisque pour poster un contenu  quelqu’il soit, il suffit d’envoyer un email à l’adresse post@posterous.com

That’s all…Posterous se charge du reste, et votre blog/flux est automatiquement mis à jour.

Même pas la peine de se créer un compte pour le premier post…La page est crée automatiquement à partir de l’envoi de votre premier email.

posterous HP

- Vous envoyez un lien vers une video Youtube ? Posterous vous l’embed directement.
- Vous envoyez un présentation powerpoint ?elle est immédiatement transformé en format slideshare et embedé dans votre blog
- Vous envoyez une photo depuis votre mobile ? Elle est automatiquement mis en lignea avec votre commentaire.

Mieux encore Posterous communique avec vos autres medias sociaux, et peut publier automatiquement vos contenus envoyez par email sur votre flux twitter, votre page Facebook, votre espace Flickr et même votre blog…

posterous autopost

Enfin, il est toujours possible de manager vos contenus publiés, à postériori, via une interface d’administration de type wordpress. Ce qui par exemple permet d’envoyer à la volé une photo, une video dans un premier temps, puis d’en faire un article plus complet dans un second temps.

Le service a été lancé au mois de Juin dernier (il s’agit d’une start-up californienne), je ne sais pas si le succès est au rendez-vous, mais je trouve l’approche vraiment interessante, car elle part de l’usage le plus passé dans les moeurs: celui d’envoyer un email, pour inciter les gens à entrer dans une démarche “sociale” de blog.

J’ai crée mon blog posterous pour tester l’appli et je me demande si je ne vais continuer de l’alimenter en complément de mes contributions sur ce blog, tellement l’utilisation en est simple ;-)

le blog Posterus de Bruno CLEMENT

Et vous, que pensez-vous de cette application ?

Frédéric CAVAZZA

De l’inefficacité des médias sociaux à couvrir l’actualité chaude

Voici le billet que j’aurais aimé écrire : Attentas de Bombay : citizen journalists plus commentateurs que reporters ou analystes. Dans ce billet l’auteur fait un constat plus que mitigé de la couverture des événements de Bombay par les médias sociaux (blogs, micro-blogs, réseaux sociaux, sites de partage…).

A la base de cette réflexion, un article d’une pro de la communication (Amy Grahan) qui tire les conclusions suivantes :

  • Les réseaux sociaux (Facebook et son statut) se contentent de citer les contenus des médias traditionnels ;
  • Les blogueurs ne font que commenter ;
  • Les photos et vidéos publiées ne présentent aucun intérêt.

Ouch ! Le constat est dur mais force est de constater qu’il est juste. Face à une actualité très chaude comme ces attentats de Bombay (qui plus est à l’autre bout de la planète), les journalistes citoyens sont incapables de produire ni information à valeur ajoutée ni analyse.

Saluons ici le courage de l’auteur pour dénoncer ce raz-de-marée (cf. Mumbai – Twitter and Citizen Journalism Advance) qui n’a d’autre intérêt que d’assouvir la soif de sensationnalisme des drogués de Twitter (et il y en a beaucoup).

Heureusement le tableau n’est pas tout à fait noir puisque les blogueurs sont aussi capable de très rapidement mettre en place des initiatives humanitaires ou à synthétiser le peu d’informations viabilisées sur une page Wikipedia.

Nous savions déjà que la blogosphère fonctionnait comme une chambre de résonance, la twittosphère fonctionne elle comme une chambre de résonance en temps réel qui ne fait qu’accentuer la confusion et la panique. Souvenez-vous les nombreux twits et blogs qui ne faisaient que relayer la dégringolade de la bourse en Septembre dernier, quel intérêt si ce n’est jeter de l’huile sur le feu ?

Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de remettre en cause les pratiques de micro-blogging (dont je suis moi-même un adepte) mais de douter de l’efficacité réelle de cet outil face à une si grande tragédie. Que se serait-il passé si Twitter avait existé à l’époque du 11 septembre 2001 ?

Reconnaissons que de grosses machines comme l’AFP ou Reuters sont quand même bien mieux calibrées pour couvrir de tels évènements au travers de brèves plutôt qu’un twitteur dont ce n’est pas le métier et qui n’est pas sur place.

Je vous invite également à lire le retour d’expérience de Claude Malaison (grand twitteur devant l’éternel) qui a été extrêmement présent ces derniers jours en se transformant en authentique téléscripteur humain : #Mumbai – Loin du Web 2.0 et pourtant si près… (Première partie).

Bref, loin de moi l’idée de jouer les rabat-joies mais je suis plus que perplexe face à l’enthousiasme de certains qui qualifient déjà Twitter de remplaçant des médias traditionnels, c’est à mon sens aller un peu vite en besogne. D’autant plus que les journalistes sont tout à fait capables de s’approprier ces nouveaux outils comme à la rédaction de l’Express où Julien se sert de Twitter pour couvrir les événements culturels comme le Printemps de Bourges.

Encore une fois je ne suis pas en train de faire le procès de l’outil (qui renferme un énorme potentiel, cf. Why I Love Twitter) mais plutôt de rappeler les limites de l’exercice pour les twitteurs lambda qui ne sont ni formés ni entraînés aux métiers du journalisme.

Frédéric CAVAZZA

Ping.fm + Yahoo! Pipes = Tarpipe

Gérer son activité sociale sur le web peut rapidement être très chronophage, surtout si vous êtes un minimum actif (blog + partage de photos + vidéos + liens + tweet…). Autant il existe des services simples pour agréger vos publications (à l’image de Friendfeed) autant il est nettement plus complexe de gérer ça dans l’autre sens : publier sur plusieures plateforems en même temps.

C’est là où des services comme Ping.fm ou Pixelpipe prennent tout leur intérêt. Le problème c’est que ces services sont tout de même assez limités et c’est là où Tarpipe rentre en scène. Pour faire simple il s’agit d’un atelier de gestion graphique de vos flux sociaux.

L’intérêt de ce service est de vous permettre de gérer vos flux d’activités sociaux (billets et tweet publiés, photos et liens partagés…) dans un environnement graphique qui n’est pas sans rappeler Yahoo! Pipes :

L'atelier de gestion des flux sociaux de Tarpipe

Cet outil offre ainsi un niveau de sophistication jamais proposé jusqu’à présent avec la possibilité de définir des règles complexes : récupérer les emails envoyés à telle adresse et les republier sous forme de tweets sur différentes plateformes (Twitter, Plurk, Jaiku), partager une photo sur différents services (FlickR, Photobucket…) à partir de la pièce jointe d’un email…

Bref, c’est le paradis du social user sans une seule ligne de code. Au premier abord le service a l’air complexe mais les règles sont assez simples à mettre en oeuvre et le service supporte même les microformats.

Il ne manque plus qu’une version premium avec une couche de “social analytics” pour les marques qui souhaitent faire du brandstream micro management ?

(via RW/W)

Frédéric CAVAZZA

Vers une hiérarchisation des médias sociaux ?

J’avais déjà rédigé un billet sur une hypothétique pyramide des besoins 2.0, mais la lecture de récents billets sur des sujets proches me poussent à revisiter le mythe de la pyramide et de la hiérarchisation des utilisateurs / besoins / médias sociaux.

Pyramides et échelles en tous sens

Souvenez-vous, il y a tout d’abord ce célèbre triptyque creator / synthetizers / consumers (autrement appelé la règle du 1/10/89) pour décrire la répartition de la population des médias sociaux :

SocialUsers.jpg

Il y a ensuite la non moins célèbre social ladder de Forrester qui introduit une segmentation plus fine :

SocialLadder.gif

Il y a aussi cette théorie sur la community hierachy (Consumers Seeking Esteem Drive Communities) :

CommunityHierachy.jpg

Et maintenant je vous propose de découvrir cette pyramide hiérarchique des outils “sociaux” : The Hierachy of Social Media Marketing.

socialmarketing.gif

Selon l’auteur, un utilisateur des médias sociaux débute sont “parcours initiatique” par les blogs et passe par différentes étapes d’implication sociale où il va expérimenter les outils “sociaux” selon l’ordre suivant :

  1. Les blogs (lecture, commentaires)
  2. Les flux RSS (agrégation dans un lecteur)
  3. La recherche sociale (notation ou publication de tests de produits, de restaurants ou de lieux de vacances)
  4. Les liens sociaux (publication d’articles sur des portails de journalisme collaboratif)
  5. Les réseaux sociaux (création d’un profil, création / adhésion à un groupe)
  6. Le microblogging (micro-publication de son statut, de son activité, de photos…)

Étonnant, non ? Le microblogging serait donc le stade ultime de la sociabilisation en ligne. Un point de vue très intéressant mais qui à mon sens ne reflète pas la réalité des médias sociaux.

Le monde se divise en deux…

De mon expérience je dirais qu’il ne faut pas une mais deux échelles pour décrire l’implication sociale d’un utilisateur des médias sociaux. Je suis fermement convaincu qu’il y a deux populations : ceux qui publient chez les autres et ceux qui publient chez eux.

Autant il serait délicat de hiérarchiser l’implication du premier groupe d’individus (où commence-t-on à publier chez les autres ?), autant je vous propose ce schéma de progression pour ceux qui publient en leur nom :

  1. Blog, vous commencez par un blog pour partager vos points de vue (pro ou perso) ;
  2. Microblog, vous enchainez avec de la micro-publication pour diversifier vos écrits et augmenter le rythme ;
  3. Lifestream, vous agrégez l’ensemble de vos publications (photos, vidéos…) ;
  4. Lifecast, vous êtes devenu un personne public, vous n’avez plus rien à cacher et vous vous filmez aussi souvent que vous le pouvez.

Bien évidement tout le monde ne suit pas cette progression mais je pense qu’il y a une logique dans cet enchainement : toujours plus d’exposition (nombre de canaux / durée) et de proximité.

Je suis presque au stade terminal. C’est grave docteur ?

Frédéric CAVAZZA

Le début de la fin pour Twitter ?

Alors que l’on commence à peine à s’intéresser à la Twittersphère française (cf. First State of the Twitosphere in France – ça alors, je suis dans le Top 5 !), les grands blogs US semblent s’être donné le mot pour faire une exécution publique :

À la base de cette vendetta, une plateforme technique à bout de souffle qui n’en finit pas de rendre l’âme. En conséquence de quoi s’enchainent les interruptions de service et autres blocage de fonctionnalités arbitraires (”En raison d’un trop fort trafic, vous n’avez pas le droit d’utiliser les archives“).

Peut-être pourraient-ils s’en sortir si le problème n’était QUE technique, mais il y a également un problème de pollution (cf. And the Twitter Scam/Spam Continues…) ainsi que la sempiternelle question du modèle économique qui inquiète toujours les annonceurs (cf. In Twitter’s Scoble Problem, a Business Model). Bref, même si Jeff Bezos ( le patron et fondateur d’Amazon) a injecté de l’argent dan cette start-up, force est de constater que la situation devient vraiment critique.

D’autant plus que les concurrents sont nombreux et que la blogosphère semble avoir déjà choisi son successeur : FriendFeed (cf. It’s Time For FriendFeed To Kill Twitter et FriendFeed: One Feature to The Tipping Point).

Rajouter à cela d’autres concurrents à l’approche beaucoup moins austère comme Swurl ou Plurk et vous aurez un tableau plus qu’incertain pour l’ancienne nouvelle star du web 2.0 (3.0 ?).

Alors ? Est-il encore temps de sauver Twitter ?

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