Cédric DENIAUD

Rien ne va plus pour MySpace : les artistes quittent le réseau et le site serait à vendre…

MySpace, cela fait quelque temps que l’on vous en a pas parlé. MySpace ! Il y a encore pas si longtemps c’était le numéro 1, la plateforme de référence au niveau mondial. Mais de nouveaux acteurs sont arrivés et ont connu une croissance rapide voire exponentielle comme Facebook ou Bebo… et MySpace n’a pas su évolué aussi rapidement. D’autres expliquent l’échec de Myspace par la mauvaise expérience utilisateur… et il faut bien reconnaître que de ce côté là, MySpace n’a peut être pas fait les bons choix (Why MySpace failed – or when you kill the user experience, you kill yourself).

Facebook vs MySpace : la guerre est finie depuis longtemps…

Pourtant si on se replonge quelques années en arrière, c’était le rival numéro 1 de Facebook (Stratégie de développement de MySpace pour faire face à Facebook).

Je me suis donc amusé à faire un petit test sur Google Trends qui permet de savoir en fonction du volume de recherche sur la Toile, ce qui intéresse ou pas les internautes… et voici ce que cela donne lorsque l’on compare Facebook et MySpace.

myspace_facebook_trends

Il faut bien constater que MySpace n’a pas su prendre le virage “social” jusqu’au bout et adapter son service aux nouvezaux usages du web. La bataille finalement avec Facebook a eu lieu jusqu’à l’explosion des réseaux sociaux dont Facebook et l’arrivée en force de Twitter.

MySpace : le choix de la musique…

C’est pour cela notamment que MySpace s’est réorienté il y a quelques temps déjà vers l’univers de la musique (Et après MySpace ?). Créneau intéressant, porteur sur la Toile ? Dans ce cadre, MySpace a servi de supports pour de nombreux artistes et même émissions de radio (OuiFM lance une nouvelle émission avec MySpace).  En effet, d’un point de vue stratégique, MySpace est largement différent des autres réseaux sociaux. MySpace a ainsi centré son service autour du contenu crée par les utilisateurs et principalement la musique afin d’être en mesure derrière de mieux monétiser (par le biais de la publicité) auprès d’annonceurs. Facebook, a contrario, a préféré placer l’utilisateur et son social graph (les relations qu’il peut avoir avec les autres membres) au centre et cela finalement indépendamment des actions et interactions qu’il peut avoir.

On en  revient ici à la différence entre plateforme communautaire et réseau social…

Dans ce cadre avec l’explosion de Facebook et la forte montée en puissance de services comme Twitter, les temps s’annoncent durs pour MySpace. La “place for friends” commencent à sentir bien vide et mis à part les cibles captives du début, force est de constater que MySpace est loin d’être le service dont la Toile parle le plus, et ce depuis déjà un certain nombre de mois.

MySpace : et si les artistes quittaient le navire à leur tour

Lorsque vous avez choisi un positionnement, il est important d’essayer que le lieu de conversation ou communautaire soit le plus important sur le sujet, encore plus lorsque votre stratégie de monétisation sont les partenariats et la publicité qui tous les deux dépendent au final de l’audience. Or, comme le révèle cette semaine le blog SandBox, les artistes mettent de moins en moins à jour leur profil MySpace, au profit de leur compte Twitter et Facebook (How are the biggest artists using social media ?).

music_socialmedia_facebook

Or, sur l’univers de la musique, certes le participatif et la découverte de nouveaux artistes est intéressantes et on sait le rôle qu’à jouer MySpace dans la carrière des Arctic Monkeys ou de Lily Allen pour ne citer qu’eux, pour autant les “têtes d’affiche” font venir les utilisateurs. Aujourd’hui la promesse des artistes de pouvoir échanger directement avec leurs fans sur Twitter et Facebook est une promesse qui n’est plus tenue sur MySpace si le profil de ces mêmes artistes n’est pas mis à jour

MySpace serait-il donc à vendre ?

En tout cas, c’est la rumeur qui court sur la Toile (MySpace could be sold soon). Rupert Murdoch, son propriétaire (MySpace avait été racheté par NewsCorp) en voudrait 700 millions de $. Dur de voir qui pourrait être intéressé, tant sur le domaine de la musique Facebook et Twitter semble avoir un temps d’avance dans la relation entre artistes et fans. Il est drôle de voir que dans les mêmes temps d’autres rumeurs entourent Facebook… mais c’est sur son entrée en Bourse (Facebook bientôt côté en Bourse ?). Facebook qui rit et MySpace qui pleure ?

Un modèle avec des partenariats plus forts avec l’industrie de la musique et des plateformes comme Deezer ou Spotify peut être une piste mais me semble peu probable. Revenir sur le terrain pur du réseau social semble être perdu quand on voit là encore que d’autres se sont cassés les dents dans leur lutte face à Facebook sur le terrain des réseaux sociaux génériques (Bebo…). Ouvrir pour aller sur crowdfunding comme ce que propose MyMajorCompany ou KissKissBankBank en France est une autre possibilité à ne pas écarter…

Cédric DENIAUD

Myspace, grand perdant face à Facebook et Twitter ?

MySpace ! Il y a encore pas si longtemps c’était le numéro 1, la plateforme de référence au niveau mondial. Mais de nouveaux acteurs sont arrivés et ont connu une croissance rapide voire exponentielle comme Facebook ou Bebo… et MySpace n’a pas su évolué aussi rapidement. En effet, d’un point de vue stratégique, MySpace est largement différent des deux services présentés ci-dessus : MySpace centre son service autour du contenu crée par les utilisateurs et principalement la musique afin d’être en mesure derrière de mieux monétiser (par le biais de la publicité) auprès d’annonceurs. Facebook ou Bebo, a contrario, place l’utilisateur et son social graph (les relations qu’il peut avoir avec les autres membres) au centre et cela finalement indépendamment des actions et interactions qu’il peut avoir.

Dans ce cadre avec l’explosion de Facebook ou la forte montée en puissance de services comme Twitter, les temps s’annoncent durs pour MySpace. La “place for friends” commencent à sentir bien vide et mis à part les cibles captives du début, force est de constater que MySpace est loin d’être le service dont la Toile parle le plus, et ce depuis déjà un certain nombre de mois. Je le vois rien que sur ce blog où finalement je n’écris quasiment plus sur MySpace à quelques execeptions d’opérations près (OuiFM lance une nouvelle emission avec MySpace). Le graphique ci-dessous montre le trend sur Internet des deux services.

facebook_myspace_trends

En 2007, j’avais déjà écrit un article sur la montée en puissance de Facebook qui serait sans nul doute le service qui ferait le plus de mal à MySpace : Stratégie de développement de MySpace face à Facebook.

L’article récent du Guardian MySpace shrinks as Facebook, Bebo, Twitter grab its users décrit bien cette tendance… En terme d’audience, l’article relate que MySpace fait aujourd’hui moins de la moitié de l’audience de Facebook. Un chiffre qui se suffit à lui même… A ce titre, Michael Arrington de TechCrunch US précisait  “What was a bad situation in November 2008 is starting to turn outright ugly – Facebook is now well over twice the size of MySpace … It was less than a year ago that MySpace and Facebook were the same size.”

Les temps semblent donc s’annoncer compliqués pour MySpace mais aussi en France pour d’autres services au premier rang desquels les skyblogs.

Article précedemment publié sur www.cedricdeniaud.com

Cédric DENIAUD

Présence des marques sur les réseaux sociaux : un échec ?

Une étude récente de Jupiter Research met en avant les résultats de la présence des marques sur les principaux réseaux sociaux (Bebo, MySpace, Facebook…) Il en ressort une donnée intéressante à analyser : 3/4 des annonceurs présents sur ces réseaux sociaux attirent moins de 5 000 internautes. Lorsque l’on compare ce chiffre avec la réalisation d’un mini-site,  ou avec le trafic que connaissent certains groupes ou applications développées par la communauté, on pourrait croire que ces résultats sont largement en dessous de ce que peuvent attendre les marques en termes de “trafic” sur leur page dédiée sur les réseaux sociaux.

Toutefois, je pense qu’il faut s’arrêter quelques minutes sur ces données pour en voir qu’elles en sont les raisons.

  1. La donnée brute de “moins de 5 000 internautes” correspond en fait à des personnes qui s’inscrivent, qui se déclarent “fan”… Il ne s’agit donc pas du chiffre de visiteurs sur la page de la marque.
  2. La plupart des actions menées sur les réseaux sociaux se résument encore trop souvent à de la simple présence de marque, à de la communication pure et, malheureusement, encore trop peu à de la véritable mise en place d’outils propres à développer un dialogue entre la marque et ses consommateurs, ou entre ses consommateurs. Il s’agit donc plus de “mini-sites” que de réels espaces communautaires dédiés à une marque.
  3. La présence sur les réseaux sociaux ne doit pas être décoréllée des actions webmarketing classiques. C’est bien beau d’être présent sur un carrefour d’audience mais encore faut-il permettre à son message d’émerger de la masse des opérations disponibles désormais sur les réseaux sociaux. Communiquer sur sa présence sur les réseaux sociaux est effectivement indispensable (cf : Social Media vs Webmarketing ?)
  4. Passer de la simple présence à de la réelle interactivité : l’un des points majeurs que révèle l’étude de Jupiter Research est la corrélation qui existe entre l’interactivité et le succès d’une intégration d’une marque sur les réseaux sociaux. Ainsi on retrouve les pages des groupes du monde des médias (presse, télévision, musique…) parmi les pages de marque les plus visitées sur les réseaux sociaux. Ces pages en effet offrent de l’interactivité, de l’actualité… ce qui intéressent forcément les utilisateurs. Elles sont perçues, par les internautes,  commes des sources de contenus. L’internaute y trouve des gadgets, des applications et des vidéos à télécharger, qu’il peut ensuite diffuser sur sa page ou sur son blog.
Cédric DENIAUD

Social Media vs Webmarketing ?

Malgré le fort engouement actuel pour tout ce qui touche au Social Media, il ne faut pas oublier que les outils webmarketing restent des vecteurs de recrutement, de communication, de fidélisation de clients à ne pas négliger.

Comme le présente Matt DICKMAN dans Dont’t forget the rest of digital puzzle, le Social Media ne doit pas être vu comme un moyen supplémentaire et indépendant de communiquer, de fédérer une communauté et de fidéliser mais bien comme un large panel d’outils (blogs, réseaux sociaux, micro-blogging, plateformes de partage …) dont leur intégration ou leur mise en place doivent être réfléchis dans le cadre de vos actions webmarketing. Lorsque l’on regarde les marques les plus présentes sur les médias sociaux (cf : L’impact du Social Media sur les marques), on comprend que des grands groupes comme Starbucks, McDonald’s, Coca-Cola, Nike mènent des campagnes intégrées où la présence sur les médias sociaux est une stratégie pertinente et cohérente par rapport à leurs cibles visés, mais que les moyens de communication sur Internet  (webmarketing) jouent un rôle important dans le succès de leur campagnes de communication, de recrutement ou de fidélisation.

Des actions webmarketing pour faire connaître votre présence sur les médias sociaux

Un exemple simple : aujourd’hui une marque qui souhaite lancer sa campagne sur MySpace devra nécessairement faire connaître celui-ci auprès de ses clients, de ses prospects que ce soit :

  • E-mail Marketing : par une campagne d’e-mailing sur la base de données membres ou sur une base louée
  • Affiliation : par une campagne d’affiliation auprès de sites relais
  • Search Marketing : par une campagne d’achats de mots clé
  • Publicité : par l’achat d’espaces publicitaires sur des portails ou des sites en affinité avec la cible visée

Être présent sur les médias sociaux comme un partie du Digital Mix Marketing

De la même manière que les outils webmarketing peuvent permettre de relayer et de faire connaître la campagne menée par une marque sur des médias sociaux (lancement d’un blog de marque, lancement d’un portail communautaire…), les médias sociaux peuvent également être utilisés comme outil de communication. Le but est de profiter de forts carrefours d’audience que peuvent représenter les réseaux sociaux par exemple pour promouvoir le lancement global d’une nouvelle campagne de communication d’une marque, le lancement d’un nouveau produit / service…