Cédric DENIAUD

Quand le député Lionel Tardy pose la question : peut-on tweeter partout, tout le temps ?

Vous avez tous suivi l’élimination en Coupe du Monde et la débâcle autour de l’équipe de France et notamment son entraineur Raymond Domenech. Cette semaine, à l’invitation d’une commission culturelle à l’Assemblée Nationale, il était reçu, tout comme Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF. Ce n’est pas tant cet événement qui m’intéresse ici mais plutôt la large polémique médiatique sur le fait que le député Lionel Tardy, bien connu pour son utilisation fréquente de Twitter (@deputetardy) qui entoure sa non autorisation à utiliser Twitter pendant l’audition privée. La presse en ligne notamment s’en ai fait largement l’écho ces derniers jours :

Hors mis, le “coup de comm” que s’est ainsi payé ce député qui n’en était pas à son premier galop d’essai (La colère UMP en direct sur Twitter), ce qui m’intéresse c’est de se payer la question plus globale de “Est-ce que l’on peut tweeter partout, tout le temps ?”.

Les médias sociaux sont omniprésents et grâce aux supports mobiles, nous pouvons désormais être conecté partout, tout le temps. La question est alors de savoir quoi et quand partager afin de savoir placer ses propres limites dans la diffusion d’informations privées (cf : Vie perso/pro et vie privée/publique). Le deuxième point qui m’intéresse plus n’est pas nécessairement ce qui peut ou pas être dit, mais c’est de savoir, si dans le cas de Twitter, il est opportun de laisser la possibilité de twitter en tout lieu. Je vous propose de voir cela au travers de quelques exemples :

Utilisation de hashtag pendant un séminaire

Afin de faciliter et de permettre aux internautes de pouvoir suivre les échanges dans le cadre d’un événement ou d’une conférence, l’organisateur propose un hashtag à utiliser. Mais si vous savez, si vous utilisez twitter, un mot clé intégré dans un tweet permettant par la suite de voir tous les tweets utilisant le même hashtag. Pratique !

La NFL (Ligue Américaine de Football Américain) interdit aux joueurs de twitter pendant les matches.

Cela peut vous sembler fou mais la NFL a du il y a quelques mois interdire à ses joueurs de twitter pendant les matchs : Twitter effraie les patrons du football américain. La raison est celle des droits de retransmission. Un joueur qui diffuse de l’information créé alors son propre canal d’information, non contrôlé et surtout hors des droits de retranmission payés par les supports. Cela est d’autant plus vrai s’il s’agit par exemple de contenus photos ou vidéos qui offriraient alors la possibilité aux internautes d’être plongés au coeur des coulisses du match… et ce gratuitement.

L’été dernier, un précédent notable et toujours dans le domaine sportif, sur cette question de la problématique des contenus diffusés gratuitement sur Internet pendant que les chaînes payent des droits de retransmission, était celui de Lance Armstrong. On le sait : à travers sa fondation, Livestrong, Lance Armstrong a une politique très avancée dans l’utilisation des médias sociaux pour orchestrer sa communication (cf : Livestrong.com, Armstrong champion du 2.0 !). Pendant le Tour de France, pendant qu’il se limitait au mimimum syndical pour les interviews avec les télés et journalistes, il réservait tous les soirs ses impressions et interviews de d’autres cyclistes sur son site Internet, relayé sur son compte Twitter (qui compte plus de 2 millions de followers à date). A l’heure où l’on parle énormément de la monétisation des contenus et de la perte des revenus des médias classiques, Internet et la gratuité de contenus posent un véritable problème.

Quand Twitter arrive à l’Assemblée et au Sénat

On entend aujourd’hui, suite à la tentative de tweet de Lionel Tardy cette semaine, que l’utilisation de Twitter à l’Assemblée va être examiné en séance parlementaire (Twitter dans le collimateur des députés). Autre cas précédent dont vous aviez sûrement entendu parler à l’époque :  la polémique  impliquant le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, et un sénateur PS, Martial Bourquin, relativement peu au fait de Twitter (Twitter sème la pagaille entre Estrosi et le PS). Ce dernier a interpellé le ministre sur des contenus qu’il (ou plutôt son conseiller) avait posté sur son compte Twitter. Cette polémique montre la non compréhension de part ce sénateur de l’usage qu’il peut être fait Twitter. Reprendre seulement les mots de Christian Estrosi c’est malheureusement s’arrêter à la forme. Bref tout cela prouve une nécessaire évangélisation de ces nouveaux outils pour que d’une les hommes politiques adaptent leur communication et soient prêts à respecter les règles du jeu.

Le procès Clearstream en direct de Twitter

Autre exemple, là encore très médiatique a été celui du suivi en quasi instantané des échanges lors du procès Clearstream. les journalistes et observateurs présents ont en effet largement utiliser Twitter pour relayer quasi minute par minute les échanges : Twitter à la barre du procès Clearstream.

Première question : peut-on vraiment chroniquer un procès en étant limité à des échanges de 140 caractères ? Il faut bien avoueur que la plupart des tweets étaient un simple relais commenté du déroulé du procès. Rien en soi de très palpitant. « Tout le monde n’a pas compris qu’en fait, Twitter, c’est un complément. On ne peut évidemment pas suivre tout le procès si on s’y intéresse, juste sur Twitter. C’est beaucoup trop lapidaire. Ce ne sont pas des compte-rendus d’audience. » comme le rappelle Olivier Toscer. Cela me confirme que ces échanges ne peuvent concerner qu’une minorité de personnes, en dehors du sujet abordé et que Twitter de part ce type d’usage ne me semble pas favoriser un usage grand public (cf : Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public).

Deuxième question : est-ce légal de twitter depuis une salle d’audience ? Comme le rappelle Maitre Eolas sur son blog : ” Ce que la loi interdit, c’est de fixer une image ou un son. L’écrit, et le tweet est un écrit, n’est pas concerné, il est même couvert par la liberté d’informer.”

Conclusion

Tout cela confirme à mon sens deux choses :

  • Twitter, au même que d’autres outils Internet, permet de diffuser facilement et rapidement une information. Il semble alors relativement vain de vouloir y poser une censure au niveau du contenus. Par contre, on peut se demander, de la même manière que pour un usage privé, du type de contenu qui peut être diffusé car jugé public ou privé. Est-ce que demain dans une réunion ou événement confidentiel, on sera obligé d’interdire les téléphones connectés à Internet pour éviter toute diffusion d’information ? On est en droit de se le demander…

  • Twitter a de nombreux usages et le “journalisme en temps réel” fait par tous en est un. De la même manière que Lance Armstrong peut devenir un producteur de contenus et un journaliste, n’importe quel internaute est un journaliste en puissance si je prends le terme “journaliste” comme diffuseur de contenu sur un média.

Cédric DENIAUD

De la transparence des personnalités sur les médias sociaux : Ségolène Royal, Ben Stiller, Georges Clooney…

Pour faire suite à l’article précédent qui abordait la question de la transparence dans la diffusion d’information (De la transparence des marques sur les médias sociaux), je pense qu’il  est intéressant de voir ce qu’il en est pour les personnalités qu’elles soient du domaine artistique ou du domaine politique par exemple. Cet article sera probablement le seul sur Internet qui parlera et de Ségolène Royal et de Georges Clooney…

Si je repars de la même problématique que l’article précédent, les personnalités sont également soumises à la critique directe et immédiate sur Internet.

Est-ce que montrer la critique c’est déjà l’accepter ?

C’est un peu ce que l’on pourrait conclure lorsque l’on voit la démarche de la SNCF que je présentais. Autre exemple dont vous n’avez pas pu passé à côté est celui du lancement du nouveau site de Ségolène Royal,  Désirsdavenir.org, et des nombreuses railleries reçues dans les heures et jours qui ont suivies aussi bien sur Internet (Desirsdavenir suscite l’hilarité des internautes) que dans les médias internationaux. La première réaction de Ségolène Royal et de son équipe de communication ne fut pas constructive en la plaçant dans un rôle défensif sans accepter les critiques. La fameuse phrase du “lobby Internet” a certainement fait rire beaucoup de professionnels des métiers d’Internet. La deuxième réaction la semaine dernière fut plus intéressante… En effet, sur son site, l’équipe de Ségolène a mis en avant les principaux détournements dans un article peu équivoque. : Et si on en riait ? Est-ce que comme le présumait, avec un certain second degré, Fred, “Mauvais design = facteur de propagation rapide” ? Je me suis permis de reprendre ci-dessous les premières lignes de l’article :

Chères et chers Amis de Désirs d’Avenir

Ces trois dernières semaines, le site de Désirs d’Avenir a rencontré “quelques” problèmes techniques dont je sais à quel point ils vous ont étonnés, désorientés, voire consternés.

J’assume pleinement ce bug. Mais admettez avec moi que seuls ceux qui n’innovent jamais et ne prennent aucun risque ne se trompent jamais ; comme on dit en poitevin : “ya qu’chola qui fait rin qui peut contenter tout le minde”. L’important, c’est de savoir regarder aussi le positif et en particulier ces quelques 2,5 millions de connexions qu’a enregistré le site en 8 jours !

Et comme nous cultivons le sens de l’humour, nous avons rassemblé sous ce lien « Et si on en riait » les satires et autres plaisanteries mises en ligne ces trois dernières semaines à propos des difficultés du site, rubrique que nous allons d’ailleurs pérenniser : à vous de l’alimenter désormais !

Est-ce que l’auto-dérision est devenu le moyen de stopper un buzz négatif ? Rien n’est moins sûr  et en tout cas, je ne donnais pas ce conseil dans Kit de secours en cas de bad buzz : 5 conseils à ne pas oublier. On pourrait plutôt penser que c’est une manière facile et tardive de retourner sa veste en se montrant ouverte et tolérante et acceptant l’auto-dérision… mais la première réaction ne fut pas la bonne et on a rarement une seconde chance de faire une bonne première impression.

Quelle frontière entre privée et publique ?

D’un point de vue personnel, les médias sociaux, en tant qu’outils de diffusion d’information auprès de personnes (réseau public ou privé), posent la question de la frontière entre vie privée / vie publique et moins entre vie perso et vie professionnelle (cf : Vie perso / pro et vie privée / publique)

Dans ce cadre, on comprend que certaines “célébrités” ou “people” se posent la question de leur présence sur les médias sociaux. En effet d’un côté, les médias sociaux sont les outils permettant sur Internet de créer un lien plus fort et plus immédiat et direct entre un artiste et ses fans. Que ce soit via Twitter, Facebook ou MySpace, les médias sociaux suppriment les intermédiaires (médias traditionnels) entre fans et artiste, ce dernier pouvant avoir une communication directe et instantanée avec son public (cf : Britney Spears sur Twitter).

  • Les personnes les plus suivies sont followers appartiennent au domaine artistique, médiatique ou sportif : Asthon Kutcher, Britney Spears, Oprah Winfrey, Shaquille O’Neal… Outre le phénomène de proximité “marketing” entre un artiste et ses fans, le deuxième est celui du marketing personnel. La question que touchait du bout des doigts Bruno lorsqu’il présentait la présence de Lance Armstrong sur les médias sociaux (Livestrong.com : Armstrong champion du 2.0) est celle du markerting personnel face à la vente de ses droits d’image à d’autres marques ou diffuseurs de contenus. Pourquoi la NFL (ligue américaine de Football américain) a-t-elle interdit à ses joueurs d’utiliser Twitter pendant les marques (cf : Twitter effraie les patrons du football américain) ? Pour une question de droits de retransmission bien entendu. Pourquoi payer pour visionner un match alors que l’on peut suivre immergé parmi les joueurs et leurs impressions ? Certains d’entre vous me diront que c’est peut-être un peu  tiré par les cheveux mais je vous propose un autre exemple. Lors du Tour de France, Lance Armstrong diffusait chaque soir sur son site des interviews de ses amis cyclistes. La star devient journaliste et les diffuseurs officiels passent à côté de contenus… Alors ? Vaste question et enjeu !

  • Les stars ont compris l’enjeu des médias sociaux et en jouent comme Ben Stiller qui n’a pas hésité à mettre sa stratégie de présence sur les médias sociaux en scène : Utilisation de Twitter par les célébrités : le cas Ben Stiller. Le résultat est on ne peut plus drôle…

  • Mais d’autres stars préfèrent faire un distinguo fort entre vie privée et vie publique et ne souhaite alors à aucun moment mélanger les deux. C’est le cas de Georges Clooney qui, lorsque on lui pose la question de sa non présence sur Facebook, répond : “I would rather have a prostate exam on live television by a guy with very cold hands than have a Facebook page”. Pas besoin de traduire pour comprendre…

Cédric DENIAUD

Valérie Pecresse veut faire du participatif…

Pendant qu’aux États-Unis et même en Europe, on loue la politique d’utilisation des médias sociaux que Barack Obama a su mettre en place pendant les élections et après les élections. Nous avons déjà eu l’occasion de vous en parler dans Barack Obama + Social Media + E-commerce = Promouvoir et fédérer et Barack Obama : une victoire pour le Social Media Marketing ?

Pendant ce temps là que fait-on en France ? Beh on essaie de se dire que ça serait bien de faire également du participatif, du dialogue mais malheureusement faute de moyens et je pense surtout de compréhension de ce que sous-entend dialogue, écoute et engagement dans une démarche participative on fait des choses bancales.

La dernier exemple en date est celui de Valérie Pecresse qui sur la base de Google Maps a développé (ou plutôt a fait développer) une API, appelé Agora Carte Ile de France, permettant de voir les suggestions / critiques des citoyens sur une carte d’Ile de France. Au début, je me suis dit que cela pouvait être pertinent mais malheureusement hors mis l’API, il n’y a rien d’autres alors que celle-ci aurait pu juste servir d’éventuelle illustration sur une plateforme participative où la recherche de contenus serait plus simple.

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Le deuxième point qui me gène plus c’est que par le biais de cette API, Valérie Pecresse montre qu’elle écoute ces concitoyens. Oui mais derrière il se passe quoi ? Pas de réponse par rapport aux demandes remontées qui prouve qu’il s’agit là bien d’un gadget pour se donner un côté “web” mais sans en comprendre les enjeux et la démarche global. Pas de réaction permettant de mettre en avant sa compréhension des besoins / attentes des concitoyens. Le tout n’est pas de mettre un outil participatif en place, il faut être en mesure de pouvoir y faire de l’animation afin de montrer sa présence et son engagement.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Cédric DENIAUD

La transparence en politique passe-t-elle par Internet ?

Vous voyez le mot “politique” dans le titre et vous vous dites, ils vont encore nous parler de Barack Obama et sa stratégie Internet et vous n’aurez pas tort. Mais ce qui m’intéresse ce coup-ci ce n’est pas moins le dispositif de présence et d’utilisation des médias sociaux mis en place par le candidat démocrate pendant la campagne (cf : Barack Obama + Social Media + E-commerce = Promouvoir et fédérer et Barack Obama – une victoire pour le Social Media Marketing ?), mais bien ce qui est fait depuis son élection à la présidence.

Même si l’une des particularités du système américain veut que le nouveau président élu ne prenne ses fonctions que le début d’année suivant son élection, celui-ci occupe déjà fortement le terrain médiatique. Pour s’en convaincre, il suffit de voir il y a quelques jours le fait que le G20 avait tout de suite moins d’intérêt politiquement et médiatiquement sans la présence du nouveau président élu américain.

Je vous rassure, le sujet de mon article n’est pas là sur la l’utilisation d’Internet comme arme politique pour rendre sa politique et ses actions transparentes. Je m’explique plus en détail par quelques exemples. En effet, depuis son élection, Barack Obama, dans l’utilisation qu’il fait d’Internet, souhaite se montrer transparent et totalement ouver :

  • Diffusion des photos du soir de l’élection sur FlickR : vous pouvez les retrouver ici si vous ne les avez pas encore vues.

  • Message de remerciement sur son site Internet et par e-mail : ca semble bête mais là en moins de 24 heures, chaque personne qui a soutenu le candidat démocrate sur son site Internet ne pouvait pas se sentir oublier. A noter également que les autres outils de communication comme le blog officiel ne s’arrête pas à la fin de la campagne mais restent des outils de communication qui seront sans nul encore plus utilisés et suivis dans les prochains mois.

  • Utilisation de Youtube – une vidéo chaque semaine : je trouve l’initiative intéressante mais j’aurai largement préféré un livecast (sur Youtube Live par exemple) hebdomadaire d’une conférence de presse ou le fait de répondre en direct à des contributions d’internautes, ce afin d’ouvrir le dialogue plutôt que de seulement passer un message.

  • Création du site officiel du président élu Change.gov : sans attendre sa prise de fonctions, Barack Obama envoie un message fort en montrant qu’ils suit de près l’actualité US et internationale et présente déjà ses plans d’actions.

Vous l’aurez compris toutes ces actions alors que Barack Obama n’a pas encore pris officiellement ses nouvelles fonctions ne font que renforcer le sentiment de transparence.

Je suis sûr que ces actions ne sont pas sans vous rappeler des actions intéressantes menées par exemple par le Premier Ministre Britannique que je vous avais présentées dans Social Media + Politique + Angleterre = dialoguez avec le Prime Minister.

Comme une marque, il est intéressant de voir que l’équipe du nouveau président a compris l’enjeu des médiais sociaux pour au délà de seulement communiquer, fédérer et animer les citoyens américains à participer à la politique de leur pays. Mais comme toute marque, elle ne doit pas oublier que nous sommes également à l’ère de la tyrannie de la transparence

Cédric DENIAUD

Social Media + Politique + Angleterre = dialoguez avec le Prime Minister

Vous avez probablement entendu parlé dernièrement de l’utilisation par les politiques des médias sociaux. Vous n’avez qu’à vous connecter à Twitter pour vous rendre puisque ce service a crée un espace dédié aux élections américaines : Election.twitter.com

Si l’on devait élire le président des États-Unis sur sa stratégie politique d’utilisation des médias sociaux, nul doute que Barrack Obama arriverait facilement premier des votes : Barrack Obama + Social Media + E-commerce = promouvoir et fédérer.

Mais je ne vais vous parler de politique américaine mais d’un exemple plus proche de chez nous : celui de l’Angleterre et du Premier Ministre Gordon Brown.

Vous pouvez en effet entrer en dialogue avec le cabinet du Premier Ministre Anglais directement depuis Twitter.

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Mais il y a encore mieux : il s’agit du site qui vous permet de poser une question vidéo directement au Premier ministre anglais. En effet, une chaîne dédiée sur Youtube permet de poser sa question et de voir la réponse vidéo de Gordon Brown. Une sorte de plateforme de questions / réponses à un expert

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Ce principe est proche de ce que propose également Digg avec Digg Dialog : les internautes soumettent des questions pendant un temps donné et la question la plus populaire sera posée par le journaliste en charge d’interviewer la personne à qui est adressé la question des internautes. En somme, ce que nous retrouvons aujourd’hui  dans de plus en plus d’émissions à la télévision, “La question des internautes”, peut directement être récupérée via des médias sociaux qui permettent une interaction et une participation plus poussée.

Après les User Generated Ideas, voici venu les User Generated Interviews…