Il faut le dire, le voir, le lire: la presse prend sa revanche, et se veut être un secteur qui s’étend avec plus de succès que d’autres sur la toile…
Sa déclinaison numérique est une véritable librairie virtuelle, un kiosque dans lequel vous pouvez consulter un, plusieurs, voire une infinité de magazines, le tout pour un abonnement à tarif très abordable et par le biais d’un logiciel de lecture, ou “reader”, qui peut facilement prendre le relais d’Adobe Acrobat Reader, par une interface plus pratique, lisible et confortable. Bien entendu la mise en page reste la même que celle d’un journal papier, mais se présentent à nous les évidentes économies d’argent, de scrupules écologiques (et zou, plus de papier !) mais aussi d’espace: vous pouvez ainsi stocker tous vos magazines, sans vous soucier de les jeter régulièrement et y revenir quand vous voulez..
Ces kiosques en ligne vont plus loin que les offres gratuites de quotidiens comme 20 minutes ou Metro ou à abonnement comme Le Monde et Le Figaro, sans parler de journaux.fr, qui n’est qu’une boutique en ligne de journaux et magazines papier.
Deux sites se démarquent pour l’instant : lekiosque.fr et Virgin Mega Presse. Chacun y va de ses démos, ses offres d’essai (allez essayer l’offre de nos confrères de techcrunch !) ou de ses forfaits illimités, plus qu’attrayants. Bref, de quoi flinguer les offres d’abonnement de votre C.E. ou de l’école de votre gosse !
L’éditeur y gagne en lisibilité, en diffusion, en image de marque hi-tech et web, réalise d’importantes économies de papier et d’encre, tout en réutilisant les maquettes de ses éditions papier. Les seuls vrais challenges pour lui sont la gestion de serveurs aux reins solides, et d’un système de sécurité performant à l’abri des pirates, les eBooks pulullant quotidiennement sur les sites de torrents.
Il flatte également le côté bobo/vélib du lecteur, qu’il soit régulier ou occasionel: “je suis branché, intello, mobile et écolo”. Certes, cette mobilité est dépendante de la lecture physique de ce média numérique: l’ordi portable en est pour l’instant le seul support, mais les technologies d’écran-papier se développent à grande vitesse ces dernières années. Enfin, il existe même des versions USB de ces magazines, avec reader intégré, mais elles ne marchent pas sur toutes les clés. Des balbutiements technologiques que l’on peut facilement comprendre.
Alors oui, comme le mp3 et les baladeurs numériques, ces eBooks offrent un réel gain de place et une économie de déplacements, de temps et d’argent. mais cette “liberté” n’est elle pas illusoire ? à l’image de ces creative et archos qui vous permettent de voir vos divx n’importe-où-n’importe-quand-même-sur-un-télésiège, les yeux en prennent tout de même un sacré coup à la longue. le lecteur pantouflard est-il prêt à se flinguer les rétines et se brûler les cuisses au petit déj avec son laptop juste pour lire l’équipe ? seul l’avenir nous le dira…
