Cédric DENIAUD

Stratégie SEO à l’ère de la e-reputation et du web en temps réel

Le titre est peu large mais je souhaitais revenir sur les erreurs que font actuellement certaines (beaucoup) d’entreprises bien souvent mal conseillées par leur agence, et même sur les erreurs de positionnement et de discours qu’ont certaines agences en SEO qui souhaitent montrer qu’elles intègrent les médias sociaux dans leurs recommandations.

E-reputation vs Image de marque

Comme je le détaillais dans De la logique d’image à la logique de réputation, le web oblige les marques à ne pas seulement revoir leur stratégie de développement de leur image de marque (quelle territoire de communication ? quelle stratégie conversationnelle mettre en place ? Comment communiquer intelligemment sur Internet autour de ses marques et produits ?) mais également à raisonner par l’opinion que les prospects / clients vont se faire à la lecture de contenus ou au visionnage de vidéos qui sont créés par les internautes. L’image de marque sous entend un certain contrôle, là où la e-reputation suggère plus une stratégie de réaction par rapport à des contenus / conversations qui ne sont pas directement initiés par la marque et qu’elle va essayer de piloter.

Votre marque ce n’est pas ce que vous en faites, mais c’est ce que Google en dit

Dans ce cadre, comme on dit souvent que, “votre marque ce n’est pas ce que vous en faites, mais c’est ce que Google en dit”, il convient de maitriser les contenus qui ressortent sur sa marque dans les moteurs de recherche, en prenant en compte qu’Internet a une mémoire et qu’il est vain de vouloir faire supprimer des contenus négatifs. Sauf que c’est ici que certains, à mon sens se trompent lourdement sur la stratégie à suivre…

Les billets sponsorisés = se payer des articles plutôt “positifs” sur des blogs à forte audience et bien référencés ?

C’est à peu près en tout cas la promesse qui est faite aux marques à travers les billets sponsorisés. Il s’agit de “s’acheter” une visibilité sur des sites jugés comme référents ou influents autour de la cible visée par la marque. Cela a également pour vocation de jouer sur le référencement de la marque.

Bien évidemment, le marketeur a qui on a expliqué l’importance aujourd’hui de l’influence et le pouvoir de recommandations des internautes, se dit qu’il n’y a rien de mieux si lorsque l’on fait une recherche autour de sa marque ou autour de son produit de tomber sur un article d’un blogueur qui vante les mérites de ce même produit. Globalement ne soyons pas dupe : OUI cela peut être positif pour de la visibilité et à un moment faire connaître une opération, le lancement d’un produit, mais NON ce ne pas pour de la vraie influence qui déclenchera une préférence produit ou de marque durable. (cf Mes amis sont des meilleurs influenceurs que les bloggers influenceurs)  J’insiste sur le mot durable car le marketeur pense que son référencement positif sera ainsi fait.

Or, les moteurs de recherche et la prise en compte des contenus issus des outils en temps réel (type Twitter) sera de plus en plus important. Lorsque je fais une recherche, je souhaite en effet tomber sur l’information la plus pertinente mais aussi la plus fraiche. Cela implique donc pour une marque de ne pas penser visibilité à un temps donné via des billets sponsorisés mais à travailler plus en profondeur pour maîtriser sur les outils en temps rééls les discussions autour de sa marque qui rejailliront ponctuellement ou durablement dans les moteurs de recherche.

Avoir une posture conversationnelle et être partie prenante des conversations…

Avoir des conversations positives autour de sa marque et de ses produits est bien évidemment ce que souhaite toute entreprise. Mais chaque buzz négatif rappelle qu’un client seul a le pouvoir d’entraîner une véritable crise pour une marque. Il convient d’avoir donc une vraie démarche de présence et de pilotage des conversations, en attendant pas un buzz négatif pour réagir (Merde, ma marque connaît un buzz négatif… Que dois-je faire ?). Trop de marques sont seulement dans la réaction comme l’a encore prouvé l’exemple récent de Domino’s Pizza, qui comme Dell, Comcast, a attendu d’avoir un buzz négatif pour mettre, enfin, en place une vraie statégie conversationnelle cohérente (Domino’s Pizza ou comment un badd buzz lance une vraie stratégie Social Media).

De même la stratégie de seulement laisser les internautes s’exprimer (billets sponsorisés, …) sans que la marque soit partie prenante des conversations, c’est placer la marque comme seulement initiatrice des conversations et donnera forcément le ressenti de contrôle. Ce que demande les internautes aux marques sur Internet, ce n’est pas d’être irréprochable et parfaite mais c’est de l’engagement : Du contrat social ou de l’engagement d’une entreprise dans une démarche conversationnelle.

Conclusion

L’indexation en temps réel (ou quasi réel) par les moteurs de recherche des contenus issus d’outils de conversations en temps réel, oblige, à mon sens, les marques à ne pas raisonner, pour la gestion de leur SEO, seulement à une politique RP (presse) et RP 2.0 (blogs) mais à participer fortement aux conversations existantes. Je ne dis pas qu’une marque doit pour autant aller sur chaque forum qui la critique pour y apporter une réponse : un sentiment d’intrusion par la communauté sera alors mal perçu. Par contre, la marque doit apprendre à s’entourer de vrais enthousiastes de sa marque qui sont déjà présents fortement sur Internet et à les utiliser pour être ses meilleurs porte-parole, à avoir elle même une vraie posture conversationnelle en invitant les internautes à entrer en conversation avec elle, via des porte-parole et sur des thématiques qu’elle aura identifiées.

Cédric DENIAUD

Vers le “real time search” ? Nouveaux enjeux pour Twitter et Google

Je définirai simplement le “Real time search” par la recherche dans les conversations instantanées. Pour certains, nous sommes en effet passés aujourd’hui avec l’utilisation d’outils comme Twitter, Friendfeed ou la valorisation de l’instantané sur  Facebook, dans l’ère du “Real Time Web”. Vous pouvez échangez en temps réel avec vos amis, et ce de manière publique, semi-publique (avec une groupe autorisé), ou privé. L’information se consomme à chaud et à une durée de vie courte sur des outils comme Twitter. L’important c’est l’instantané.

Personnellement, je pense que l’on est loin d’être encore entré dans cette nouvelle ère même s’il faut reconnaître que des outils comme Twitter marquent une avancée dans les usages du Web. Par contre de là à dire que les internautes lambda sont prêts à passer à cette étape alors que beaucoup découvrent seulement le terme Web 2.0, ça serait aller vite en besogne (cf : Les 5 raisons pour lesquelles Twitter ne deviendra jamais grand public).

Pour en venir au fond de cet article, je voulais m’intéresser à la recherche. En effet, la recherche, et en premier lieu, Google est le premier moyen d’accéder à la manne d’informations disponibles sur Internet. Que l’on utilise des outils de recherche verticale (cf : Recherche verticale ou méta-recherche) ou des outils classiques comme Google, il n’en demeure pas moins que pour la grande majorité des sites Internet d’entreprise ou de blogs, le référencement et être bien positionné dans les moteurs de recherche est de la première importance. Toutes les nouvelles notions aujourd’hui de Personal Branding (gestion de son identité numérique personnelle) ou de Social Media Optimization (Optimisation de sa présence sur les medias sociaux) continuent à s’axer sur le fait de maitriser ce qu’il se dit de soi ou de sa marque lorsque l’on fait une recherche.

L’importance du real time search

Il est donc important, à l’heure où la densité d’informations est toujours plus grande, à l’heure où l’information à une durée de vie de plus en plus courte, et à l’heure du real time web, d’avoir les outils de recherche adaptés.

C’était à ce titre que l’année dernière Twitter avait racheté le moteur de recherche qui lui était dédié, Summize, accessible aujourd’hui depuis http://search.twitter.com. La recherche est tellement importante que c’était la principale demande des utilisateurs et qu’aujourd’hui Twitter intègre directement sur Twitter.com le moteur de recherche.

Déjà pour la recherche dans les blogs par exemple de Google, le classement par date permettait de s’assurer d’avoir les informations classées chronologiquement. La recherche évolue et les nouveaux critères également puisque les nouveaux enjeux sont :

  • Trouver l’information la plus récente
  • Préciser le type exact de résultats que vous recherchez
  • Savoir ce que vous recherchez
  • Trouvez les mots clefs qui définissent le mieux votre recherche

On peut même résumer cela en une phrase : La recherche doit évoluer vers le filtre de l’information pour permettre aux internautes de trouver rapidement l’information la plus pertinente et la plus récente (cf : De la recherche au filtre de l’information)

Et quid de Google ?

Je vous rassure, Google qui assoit sa domination actuelle avant tout sur la domination du monde de la recherche, et ce dans tous les domaines (vidéo, pages, blogs, images, livres, …) s’intéresse depuis déjà quelques mois à Twitter. Finalement la rumeur qui n’en était pas une n’a aujourd’hui pas débouché sur un rachat de Twitter par le géant Google. Tourefois Google n’en demeure pas moins actif dans le domaine du “real time search” comme nous l’annonce cette semaine cet article de Techcrunch : Google lance de nouvelles options de recherche et déclare la recherche en temps réel sa nouvelle priorité.

D’autres moteurs alternatifs comme Scoopler, OneRiot, ou encore TweetMeme, essaient également de se positionner sur ce créneau de la recherche en temps réel.

Cédric DENIAUD

Le futur enjeu du Web : filtrer l’information pour moins de bruit

Le mot “bruit” dans le titre de cet article est, bien entendu, pas à comprendre dans le sens sonore mais bien dans un sens Internet i.e l’afflux d’informations.

Il y a quelques années, on se plaignait déjà de recevoir trop de mails Mais aujourd’hui, il s’agit à la fois de messages instantanées, de flux d’informations en provenance des flux RSS, d’outils comme Twitter ou Friendfeed. Imaginer qu’un gourou du Web comme Robert Scobble reçoit plus d’un message par seconde sur Twitter. Cela peut vous faire comprendre la complexité…

En fait l’un des points à comprendre, c’est que l’utilisateur même si il est de plus en plus “informationovore” (terme inventé à l’instant) a besoin finalement de rapidement trouver et être alerté des informations susceptibles de l’intéresser.

L’important pour tout utilisateur est donc de mettre en place et d’utiliser les bons outils de filtre de l’information. Car, comme je l’avais présenté dans De la recherche au filtre de l’information, l’important à l’heure des médias sociaux, est de pouvoir filtrer la densité d’informations.

Alors, certes l’exemple de Robert Scobble peut paraître bien loin de la très grande majorité des internautes car qui peut dire aujourd’hui qu’il suit 21 000 personnes ?

Le schéma ci-dessous de Chris Saad (et précédemment présenté dans Du Social Media au Personal Media) présente cette gestion de l’information pour faire du Social Media, son média personnel où l’information est filtrée selon ses intérêts.

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