Cédric DENIAUD

Ces entreprises qui ne comprennent pas les médias sociaux : le cas TradeDoubler

J’ai récemment découvert, dans le cadre d’une présentation lors du salon eMarketing, l’offre d’affiliation de Tradedoubler “adaptée” aux réseaux sociaux : td Social Network.

Les réseaux sociaux ne sont pas un carrefour d’audience que les marques doivent investir en utilisant les règles du Web 1.0

Il est vrai que le soi-disant pouvoir de recommandation des internautes, l’audience et nombre d’inscrits de Facebook, le côté “must be there” des médias sociaux et les budgets désormais alloués par certaines entreprises (Les médias sociaux : première priorité marketing en 2010 ?), obligent les sociétés issues des offres webmarketing traditionnelles à adapter leur offre.

Sauf que bien souvent, soit le discours est confus et souvent faux, l’entreprise essayant d’adapter son discours aux nouveaux impératifs que représentent les médias sociaux et en se positionnant comme pseudo experte (Et toi, tu es un Social Media Expert ?), soit elles continuent à voir les médias sociaux comme seulement de superbes carrefours d’audience (cf : Stratégie SEO à l’ère de la e-reputation et du web en temps réel). Mais plutôt que de vouloir adapter de vieilles recettes ou d’essayer de montrer que ces services sont hypes et adaptés aux médias sociaux (dans un seul but commercial) alors qu’ils ne le sont pas, en se vendant comme expert, il serait déjà plus opportun de comprendre la sociologie des internautes qui sont présents sur les réseaux sociaux et Facebook si je m’arrête plus sur celui-ci (Réflexions autour de l’influence et du Personal Media à l’heure des médias sociaux).

En effet, le comportement de l’internaute est différent en fonction du type sur lequel il se trouve. C’est pourquoi la présence et le  discours de marque doivent être adaptés à ses outils, ce qui n’était pas le cas à l’ère du Web 1.0 où les usages étaient moins riches et où l’internaute n’était que spectateur de l’information et récepteur de message (cf schéma traditionnel de communication).

Le cas de l’offre TradeDoubler

J’en viens donc au cas plus particulier qui m’intéresse aujourd’hui. Comme je le disais en début de cet article, j’ai découvert  récemment la stratégie de TradeDoubler et de surcroît son offre d’affiliation adaptée aux réseaux sociaux, lancée en septembre dernier. Le principe est simple : l’idée est depuis leur plateforme d’affiliation de voir les campagnes qui vous intéressent et de relayer celles-ci sur votre profil Facebook et Twitter. En gros, vous diffusez des tweets et statuts sponsorisés (sur une logique proche des billet sponsorisés sur les blogs – Réflexion autour des billets sponsorisés sur les blogs – à la différence près que la rémunération se fait un schéma au Cost Per Click ou Cost Per Action). Je reprends ci-après des éléments de leur descriptif commercial :

TradeDoubler permet à ses partenaires de monétiser leurs comptes Twitter, Facebook… grâce à une application regroupant les bons plans/nouveautés de près de 200 annonceurs. Les partenaires TradeDoubler peuvent ainsi relayer en quelques clics ces bons plans (descriptif, visuel et mini url trackée) sur leurs comptes, et être commissionnés pour les conversions générées via Facebook ou Twitter. En intégrant leurs offres à cette nouvelle application td Social Network, les annonceurs profitent d’un canal de communication difficile à atteindre et fortement prescripteur, les « followers » ou « amis » suivant en permanence l’actualité de leurs réseaux. Les annonceurs touchent ainsi de nouveaux affiliés attirés par l’utilisation de cette application. Frédéric Prigent, Directeur Général TradeDoubler France, commente : « TradeDoubler France se devait de proposer une réponse adaptée de monétisation pour les réseaux sociaux.

Si vous lisez fréquemment ce blog, vous constaterez que l’offre proposée est dans la totale contradiction de ce que je préconise au niveau de la présence des marques sur les réseaux sociaux. Comme je le rappelais en début d’article, il y a plusieurs phases ou stratégies de présence d’une marque sur les réseaux sociaux, en fonction de ses objectifs (notoriété, social shopping, acquisition, fidélisation, animation communauté…). Ici, le principe est d’utiliser les internautes comme “spammeurs”. Clairement les marques qui utiliseront ce service risquent de dégrader fortement leur image de marque auprès des internautes qui verront les messages publicitaires diffusés par leurs amis.

L’influence ce n’est pas la diffusion massive de messages sponsorisés, c’est d’abord la conversation

Bien évidemment, il est logique et nécessaire pour une marque de développer sa présence positive dans les conversations entre internautes (Le pouvoir des conversations). Mais le faire par la simple voie commerciale sans respecter la transparence (vous ne savez pas que vos amis toucheront de l’argent lorsque vous cliquerez sur les liens) et la “net-étiquette” des réseaux sociaux est risquée. On se rappelle déjà à l’époque de Facebook Beacon du rejet fort de la communauté de ce type d’intrusion jugée trop commerciale par la communauté (Social Media Marketing et publicité sont-ils compatibles ?). J’écrivais alors à l’époque, en 2007 :

“A l’heure des plateformes communautaires, la communication des marques sur Internet doit passer d’une communication basée sur la publicité à une véritable communication relationnelle. La communication ne doit plus se baser sur des messages « push » comme ils le sont dans un modèle publicitaire, mais sur une véritable échange entre la marque et sa communauté.”

Aujourd’hui pourquoi les services de tweets sponsorisés ne marchent pas, c’est parce que les marques ont l’illusion de croire que ca va directement augmenter leurs ventes. Non cela fait au mieux de la notoriété mais souvent de la notoriété avec une mauvaise image de marque (sentiment d’intrusion). A la différence des billets sponsorisés, qui certes sont faite dans une démarche de promotion / notoriété, mais également dans un but d’optimisation du référencement “naturel” (Stratégie SEO à l’ère de la e-reputation et du Web en temps réel), ce type de mécanique ne se place pas dans une stratégie d’influence.

Le bon message au bon moment à la bonne personne… et adressée par la bonne personne.

Il faut arrêter de croire que c’est parce que c’est un ami qui me passe un message que je serai plus enclin à le suivre. Certes de la même manière que l’on colle l’étiquette de l’influenceur au blogueur , on la colle également trop facilement à son réseau (Qui influence qui ?).

Avec les médias sociaux, les marques doivent jouer sur deux tableaux principaux : l’influence (qui peut prendre des formes différentes en fonction de la cible que l’on adresse et des objectifs visés) et la conversation (participation aux conversations existantes et mise en place de marketing conversationnel). Les règles à respecter derrière sont la transparence et l’engagement. L’offre proposée par TradeDoubler ne respecte aucun de ces principes…

Frédéric CAVAZZA

Facebook et Twitter surreprésentés dans les médias sociaux ?

L’année 2009 étant définitivement derrière nous, il est temps de mettre à jour les chiffres de vos pitch et autres présentations avec les dernières statistiques datant de 2010.

Il y a tout d’abord cette très intéressante vague 4 de l’Observatoire des réseaux sociaux de l’IFOP où l’on apprend que Facebook est le réseaux à la plus forte notoriété (ce n’est pas une surprise vu qu’il y a plus de 15 millions de comptes ouverts en France) et que Twitter est celui qui a le plus progressé :

Notoriété des réseaux sociaux en France (source : IFOP)

Notoriété des réseaux sociaux en France (source : IFOP)

Facebook est donc en tête avec 97% de notoriété spontanée et est talonné par CopainsDavant avec 93%. Beaucoup plus surprenant, cette étude réalisée sur un échantillon de 1.000 individus nous révèle par contre que CopainsDavant domine en nombre d’utilisateurs :

Nombre d'utilisateurs des réseaux sociaux en France (source : IFOP)

Nombre d'utilisateurs des réseaux sociaux en France (source : IFOP)

Heu… je ne sais pas pour vous mais là j’ai comme du mal à comprendre… Première hypothèse : L’échantillon n’est pas représentatif (dans ce cas il faut revoir le principe même d’échantillonnage - improbable). Deuxième hypothèse : Il y a beaucoup de comptes “fantôme” sur Facebook (à vérifier).

Autant vous dire que cette statistique jette un sacré pavé dans la marre et démontre une nouvelle fois que Facebook est surreprésenté dans le paysage des médias sociaux. D’autant plus que certains gros annonceurs US déplorent une fois de plus les très faibles taux de clic : 0,038 % (cf. Facebook Self-Serve Ad Pricing Is Extremely Low – This May Not Be A Huge Business After All). Là encore nous manquons de statistiques détaillées sur le taux de clic moyen des annonceurs français.

(via TheNextWeb)

Sinon il y a aussi les derniers chiffres de Twitter publiés par Sysomos : Exploring the Use of Twitter Around the World. Là encore les chiffres font mal : Seulement 13 millions de tweeteurs actifs dans le monde avec une grosse majorité pour les pays anglophones (plus de 65%). La France se classe à la 13ème position avec moins de 1 % :

Répartition des utilisateurs de Twitter dans le monde

Répartition des utilisateurs de Twitter dans le monde

Sil ‘on tient compte de cette répartition, cela nous donne 127.500 utilisateurs actifs de Twitter en France. C’est peu… beaucoup trop peu pour le nombre de fois om l’on en parle et où Twitter est évoqué dans les stratégies de social marketing (cf. 127 500 utilisateurs de Twitter en France).

Conclusion : Ne faites pas l’erreur de ne concentrer votre présence que sur ces deux services. Il existe une multitude de plateformes sociales qui doivent toutes être étudiées / envisagées dans la définition de votre schéma de présence et de votre architecture communautaire.

Tout ceci me donne envie de mettre une nouvelle fois à jour mon panorama des médias sociaux

Frédéric CAVAZZA

Vers la carte de visite électronique multi-profils avec Poken

Connaissez-vous les Poken ? Mais si enfin, ces petits appareils qui communiquent entre-eux avec des ondes à courte portée :

Les Poken Spark

Les Poken Spark

Ces petits appareils ont été lancés l’année dernière (cf. L’avenir des réseaux sociaux est-il à la puce RFID) et étaient destinés à vous faciliter la drague hors-ligne et élargissant votre “territoire de chasse” en ligne. Bref, tout ça pour dire qu’ils ont entièrement revu leur stratégie et qu’ils proposent maintenant une nouvelle approche beaucoup plus pro avec la nouvelle ligne “Pulse” :

Les Poken Pulse

Les Poken Pulse

L’idée est la suivante : Puisque vous avez toujours sur vous une clé USB (mais si enfin !), pourquoi ne pas la rendre communicante. Il s’agit donc d’une clé USB qui peut détecter des clés semblables à l’aide de la technologie NFC (”Near Field Communication“). Admettons que vous vous rendez à une manifestation (salon pro ou conférence), cette petite clé USB communicante va être capable de vous ressortir l’historique de toutes les personnes que vous avez croisés au cours de la journée (et qui étaient elles aussi équipées). C’est en quelque sorte une carte de visite électronique (et communicante).

Vous vous connectez donc à votre tableau de bord pour avoir l’historique des personnes croisées (la courbe à droite de l’écran) :

Votre tableau de bord personnel

Votre tableau de bord personnel

Ce “traçage” fonctionne dans les deux sens : vous voyez qui vous avez croisé et inversement, vous laissez une “trace” de votre passage. Il ne reste plus ensuite qu’à définir votre ou vos cartes pour que l’on vous recontacte facilement. Il est ainsi possible de paramétrer plusieurs cartes pour différents contextes. Par exemple vous avez ici ma carte “business” (par défaut) auquel il est possible d’associer mes profils de réseaux sociaux BtoB (LinkedIn, Viadeo, Plaxo…) :

Mon profil Business chez Poken

Ma carte "business" chez Poken

J’ai également une carte “casual” avec une autre photo et d’autres profils associés (Facebook, Netlog, Brightkite…) :

Ma carte de visite "casual"

Ma carte "casual" chez Poken

L’idée de centraliser les profils n’est pas neuve (pour mieux contrôler votre identité numérique) mais là ce qui est intéressant c’est ce pont entre le web et les rencontres “physiques”, ou pas ! Et c’est là que ces fameux Poken sont intéressants : vous ne pouvez collecter qu’un nombre minimum de cartes de visite lors d’un salon, mais la timeline des rencontres vous permet de rentrer en contact avec les personnes que vous avez croisé mais pas abordé (”nous nous sommes ratés au salon XYZ…“).

Ce procédé combine donc la proximité des rapports physiques (serrage de louche…) avec la praticité et l’exhaustivité du web (accès direct aux profils…). Un dispositif passif très intéressant pour celles et ceux qui veulent rapidement faire grossir leur réseau.

Les plus sceptiques pourraient me dire que cela existe déjà (plus ou moins) sur les smartphones avec des services comme Goomeo mais le concept n’est pas aussi avancé et la technologie pas tout à fait la même (car reposant sur la capricieuse norme Bluetooth).

Bref, je réitère mon enthousiasme vis à vis de ces dispositifs hybrides (en et hors-ligne) d’industrialisation sociale. Et vous, Do You Poken ?

Frédéric CAVAZZA

La Chine à l’assaut des médias sociaux (chinois)

Alors que Yahoo vient d’annoncer la fermeture de son réseau social chinois Guanxi (par décision de sa maison-mère Alibaba Group), les médias sociaux chinois jouissent d’une forme éclatante et semblent se suffir du marché intérieur. Le AS-Map propose justement une très belle cartographie (vue chez Serial Mapper) adaptée de l’article Chinese Social Networks ‘Virtually’ Out-Earn Facebook And MySpace: A Market Analysis : China Social Media Map.

Cartographie des médias sociaux chinois

Cartographie des médias sociaux chinois

Au-delà de cette cartographie et de ces acteurs que l’on ne croisent pas du tout en occident, le marché chinois (300 millions d’internautes) est caractérisé par un usage intensif des médias sociaux : 105 millions de blogueurs et 95 millions d’utilisateurs des forums et autres BBS (cf. Taking a look at the social media landscape in China).

Du fait de la très grosse population chinoise, les trafics et volumes sont très impressionnants et le marché est partagé entre de (très) grosses sociétés et une myriade de petits acteurs. Le plus gros étant de très loin l’opérateur Tecent, qui édite la solution de messagerie instantanée QQ (300 millions de membres) et sa galaxie de sites : QQ Game (casual gaming), QZone (réseau social), QQ Xiaoyou (réseau social pour étudiants), QQ Show (portai média), QQ Live (portail vidéo), Paipai (portail de shopping), Tenpay (système de paiement) et SoSo (moteur de recherche qui vient d’abandonner la technologie Google). Ils viennent d’ailleurs de lancer la version internationale de leur logiciel de messagerie I’M QQ (cf. Le phénomène QQ maintenant à la conquête du monde) ainsi qu’un jeu pour Facebook (Treasure Hunter, cf. China’s Tencent Launches Game on Facebook, for Market Research… for Now). Là où Tecent facine, c’est qu’ils ont sû transformer cette audience en une gigantesque machine à cash (Asian social networking sites profit from virtual money), une prouesse dans un pays avec un niveau de revenus très inférieurs aux États-Unis (où Facebook est toujours en train de chercher un moyen de combler sa dette).

Parmi les autres acteurs locaux nous pouvons citer :

  • Baidu, un moteur de recherche qui a très largement étendu son offre et qui se décline notamment en Tieba et Hi (je crois que l’un est plus portail que l’autre) ;
  • 51 , un réseau social avec plus de 40 millions de membres ;
  • 56 pour du partage de vidéos (et oui, là-bas aussi ils fonctionnent par numéro comme pour choisir un plat dans les restaurant asiatiques) ;
  • TaoTao qui appartient aussi à Tecent ;
  • RenRen et Kaixin001 dont je ne comprends les spécificités…

Bref, il y a du volume et beaucoup d’argent en jeu. Rajoutez à cela la proximité du Japon et de la Corée et vous avez un écosystème médias sociaux / mobile / jeux en ligne qui est en pleine ébullition. Sauront-ils conquérir le reste de l’Asie et les marchés occidentaux ? Difficile à dire pour le moment, souvenez-vous que Cyworld s’y est déjà cassé les dents.

Pour en savoir plus sur ces marchés je vous recommande chaudement les analyses de Benjamin :

Qui saurait nous faire un topo sur les médias sociaux indiens (qui visiblement repose beaucoup sur le SMS : Introduction To Social Media In India) ?

Cédric DENIAUD

Nouvelle page profil Facebook : le necessaire besoin de filtrer l’information dans le newsfeed

Vous l’avez sûrement remarqué si vous utilisez fréquemment Facebook, mais depuis ce week end, votre page profil a légèrement changé, meme si cela ne semble pas encore avoir été déployé chez tous les utilisateurs (voir l’annonce officielle sur le blog de Facebook : New views for your Home page). Je ne passerai pas nécessairement du temps à vous expliquer le détail des modifications, l’object de cet article n’étant pas fonctionnel (pour plus de détails, je vous recommande l’article de ReadWriteWeb : Facebook’s new newsfeed : a big shot fired in the war against information overload) . Par contre, il est intéressant de se poser la question du “pourquoi” de ce changement et là globalement deux points majeurs sont à noter.

Vers le filtre de l’information diffusée par votre réseau

On le sait sur Facebook on peut retrouver ses amis mais pas que… En effet, il est simple de devenir “ami” et aujourd’hui il n’est pas rare d’avoir plus d’amis sur Facebook que dans la vie réelle. Des lors, on comprend que l’information diffusée sur Facebook par 500 ou 1 000 personnes est beaucoup plus dense que par 100. A l’heure où l’on parle beaucoup de la prise d’information sur Internet  en temps réel, et ainsi du côté ephémère d’une information diffusée sur Internet, Facebook a essayé de travailler sur ces points. Comment ?

Tout simplement en vous proposant désormais sur votre page d’accueil, deux entrées différentes correspondant à l’activité en direct où vous retrouvez de manière classique l’intégralité du flux d’information diffusé par l’ensemble de votre réseau, mais et c’est là que réside la nouveauté, un flux d’activité filtré vous proposant le “meilleur des contenus” diffusés par vos amis. Ainsi, Facebook vous propose d’accorder plus d’importance à l’information diffusée par vos amis les plus proches (Facebook, j’imagine, prend en compte ici différents critères pour créer son algorythme, sur lequel  bien entendu, il ne communique pas). L’idée est de sélectionner l’information sur laquelle vous êtes le plus propice à interagir soit parce que vous avez l’habitude d’interagir sur les autres informations diffusées par une même personne, soit parce que déjà plusieurs personnes ont interagi (via “I like” et “Comment“) sur le contenu.

Je pense que cette évolution était nécessaire et est une bonne chose. Filtrer l’information devient indispensable (cf : Le futur enjeu du Web : filtrer l’information pour moins de bruit et Le filtrage social comme remède à l’infobésité) les médias sociaux et l’algorythme trouvé par Facebook me semble pertinent. De plus via par exemple l’option “Show more“, vous pouvez définir les amis que vous voulez voir remonter plus dans ce flux d’activité filtré. Facebook laisse donc une relative souplesse dans la personnalisation de ce flux d’activité avec les possibilités déjà existantes de masquer les informations diffusées par certaines personnes avec qui vous êtes amis.

Par contre, d’un point de vue ergonomie et accompagnement au changement, cela laisse à désirer. En effet :

  • Comme de nombreux utilisateurs, hors mis le post officiel sur le blog de Facebook, il est toujours dérangeant de ne voir aucune communication plus large auprès des utilisateurs permettant d’expliquer les changements et leurs bénéfices. Il en résulte alors nécéssairement un rejet de la plupart des personnes (vous savez : le fameux “C’était mieux avant…”).
  • De même, la réintégration des news feed (untel est ami avec untel) qui avait disparu du mini feed précédent revienne et là encore pas vraiment d’explication sur ce point..
  • Lew wordings sont clairement peu évidents : j’imagine que pour n’imoporte quelle utilisateur faire une différence entre “Actualités en direct” et “Fil d’actualités” est très obscur. Pourquoi ne pas utiliser un wording plus clair avec en dessous une explication de ce que contient le fil d’activité ?

Les suggestions d’actions

Là encore pour augmenter la participation des utilisateurs (et ainsi lutter contre l’effet d’être juste spectateur d’une information) et vous permettra d’aider vos amis, Facebook vous propose désormais dans le bloc “Suggestions” plus seulement des personnes avec qui vous pouriez devenir amis ou des pages auxquelles vous pourriez devenir fan. En effet, vous y retrouvez désormais également des suggestions d’actions auprès de membres de votre réseau (cf l’annonce officelle :  Suggestions for helping friends) :

  • Ecrire sur le mur d’un ami
  • Proposer à un ami de compléter son profil

Et vous qu’en pensez-vous ?

Frédéric CAVAZZA

De l’hégémonie des réseaux sociaux

Malgré tout ce que vous avez pu lire sur ce blog au sujet de l’importance qu’on prit les médias sociaux dans le paysage culturel actuel, je pense qu’il faut tout de même savoir garder les pieds sur terre et prendre un peu de recul par rapport à ce phénomène.

Les réseaux sociaux ne remplaceront pas l’email

À l’origine de cette réflexion se trouvent cette série d’articles très optimistes prédisant la fin de l’email au profit des réseaux sociaux : Social Networking More Popular Than Email et Facebook Eats Away at Email Usage on Today’s Web. OK , soit, je veux bien croire que les chiffres de croissance de l’audience de Facebook et Twitter sont spectaculaires, que l’internet vit maintenant au rythme de l’information en temps réel, que les échanges ne sont plus textuels mais multi-formats (photos, vidéos, live…), que l’on valorise plus facilement le graph social étendu que les carnets d’adresses privés, bla bla bla… mais il faut tout de même prendre un peu de recul sur le phénomène des réseaux sociaux :

Autant je pourrais me passer de mon profil Facebook et même fermer mes blogs, autant sans email je ne peux plus travailler et je ne suis pas certain de pouvoir communiquer efficacement avec mes amis et mon réseau. Je ne comprends pas bien d’où ce débat est parti, en tout cas je suis persuadé qu’il n’est pas raisonnable d’opposer réseaux sociaux et email (l’un ne va pas remplacer l’autre), ils peuvent tout à fait cohabiter pendant encore de très nombreuses années.

Les réseaux sociaux ne remplaceront pas les CV

Il en va de même pour les CVs : j’entends à droite et à gauche que le CV est mort et que l’important est de soigner sa présence sur les médias sociaux et son personnal branding. OK, mais à un moment où un autre du processus de recrutement il va bien falloir fournir un CV, et s’il n’est pas optimisé vous serez pénalisé.

Quand au danger que représente votre profil Facebook pour votre carrière professionnelle, j’espère ne rien avoir à vous apprendre sur ce sujet…

Les réseaux sociaux ne remplaceront pas les moteurs de recherche

Idem pour le search, il parait que votre réseau d’amis est bien plus pertinent que les moteurs de recherche. Ha bon ? Alors je veux bien que vous me donniez accès à votre réseau ! Plus sérieusement comment un réseau “d’amis” peut fournir une meilleure pertinence que Google ? Cela relève de la science fiction. Peut-être sur des sujets ultra-ciblés (la dernière campagne de buzz qui tourne depuis ce matin) mais très certainement pas pour le grand public. C’est bien beau d’avoir des moteurs de recherche sociaux en temps réel comme OneRiot mais est-ce que la réponse la plus fraiche est forcément la meilleure ?

Alors il y a bien entendu le problème du bruit et de la surabondance d’informations auquel les filtres sociaux sont censés apportés une réponse. OK, j’adhère à la théorie qui veut que vous avez forcément dans votre graph social des personnes qui font un travail de veille et de filtrage amont pour vous aider à gagner du temps, mais que se passe-t-il quand c’est vous le filtre ? Qui me fait gagner du temps à moi ? Si je fais 3 à 4 heures de veille par jour, c’est avant tout pour que cela me profite sinon il va impérativement falloir que j’y trouve une compensation.

Il y a également le principe de la sérendipité et de la faculté des médias sociaux à vous faire découvrir de nouveaux contenus : Social Media: The Next Great Gateway for Content Discovery?. OK très bien, mais dans ce cas là nous parlons de recherche passive, ce n’est pas tout à fait la même chose.

Et même dans le cas de campagnes publicitaires / d’influence, la réalité est mitigée puisque les deux se complètent : The Synergy of Search and Social Media.

Les réseaux sociaux ne vont pas remplacer votre site corporate

J’ai gardé le meilleur pour la fin : l’audience, la couverture et l’influence des médias sociaux serait telle que plus personne ne s’intéresse à votre site institutionnel (cf. Is Social Media Making Corporate Websites Irrelevant?). OK et alors ? Faut-il le mettre hors ligne et le remplacer par un page Facebook ou un profil Twitter ? Mais non enfin soyons sérieux : Les médias sociaux fonctionnent comme des relais, chambre de résonance, des lieux de discussion… mais ils ne peuvent décemment pas être considérés comme des sources d’information. Je suis intimement persuadé qu’une information se propage d’autant plus vite qu’elle est facilement vérifiable (au hasard, sur un site officiel).

Une présence sur les médias sociaux est à envisager comme un complément et surtout comme uns stratégie sur le long terme. Ce n’est pas parce que vous ouvrez un flux Twitter que vous aller avoir des dizaines de milliers de followers du jour au lendemain qui vont être pendant à leur lecteur en attendant vos updates. Une présence sur les médias sociaux se réfléchit, se prépare et se travaille. Autant vous êtes maitre de votre site web, autant vous devez mériter votre place sur les médias sociaux.

Nous en revenons donc au message que j’essaye de faire passer depuis le début : Les médias sociaux ne servent pas à compenser une faiblesse. Ils ne sont réellement bénéfiques que si vous n’avez pas grand chose à vous reprocher. Cela veut dire qu’il faut au préalable avoir une offre en phase avec le marché… ou un site web qui assure un minimum de chose : une identité graphique cohérente avec votre positionnement et votre posture de marque, des informations fiables (à défaut d’être très fraiches) et des moyens de contact valides.

Conclusion : soignez vos fondamentaux

Donc au final :

  • N’abandonnez pas tout de suite votre adresse email car elle va encore servir pour de nombreuses années (oui, même pour s’inscrire à Google Wave il faut un email) ;
  • Mettez à jour votre CV pour qu’il fournisse un minimum d’informations pertinentes ;
  • Apprenez à vous servir des équations de recherche et des options de filtre de Google ;
  • Aligner votre site web à vos ambitions / votre stratégie.

Quand vous aurez fait tout ça, alors investissez du temps et de l’énergie dans les médias sociaux.

Frédéric CAVAZZA

Compte-rendu, diaporamas et vidéos du Digital Breakfast 2009

Nous avions organisé en février dernier un petit déjeuner sur le thème des médias sociaux (Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ?). Cette mini-conférence a été l’occasion pour nous (les rédacteur du blog) de vous rencontrer et de pouvoir partager et échanger nos points de vue. Une expérience très enrichissante car le succès était au rendez-vous (salle comble !) et car les thématiques abordées ont semble-t-il répondu à un certain nombre de questions que vous vous posiez.

La conférence sur les médias sociaux du 12 février 2009

La conférence sur les médias sociaux du 12 février 2009

Bref, tout ça pour vous dire que les diaporamas et vidéos sont enfin disponibles ici : Quelles opportunités pour votre marque dans les médias sociaux ? N’hésitez pas à relayer ce lien et à recommander ces vidéos et supports autour de vous (c’est la raison pour laquelle nous mettons tout en ligne).

Après cette première rencontre concluante, nous espérons en organiser une autre lors du dernier trimestre de cette année, alors restez connectés.

Frédéric CAVAZZA

Toute la vérité sur OpenSocial

Je pense qu’il n’est pas faux de dire que pour les médias sociaux il y a eu un avant Facebook Platform et un après. Pour faire simple, disons que le principe est de pouvoir hébergé sur une plateforme sociale (en l’occurrence Facebook) des services extérieures (jeux, partage de playlist… pour en savoir plus c’est ici : What is Facebook Platform?). Le succès de la Facebook Platform a été immédiat (d’aucun dirons qu’elle a largement contribué à l’irrésistible ascension du réseau) et il existe maintenant plus de 7.000 applications disponibles.

Bien évidement ce succès a fait des jaloux et notamment Google qui a lancé quelque mois plus tard (Novembre 2007) une initiative équivalente : OpenSocial.

Explications sur OpenSocial

Explications sur OpenSocial

La particularité principale de cette initiative est qu’elle est “ouverte”, c’est à dire que les spécifications sont librement partagées par plusieurs réseaux. Par tous les autres réseaux en fait (derniers en date : Netlog et Hyves). Face à la déferlante Facebook, les concurrents se sont empressés de rejoindre cette initiative et de profiter de la puissance de Google pour contrer Facebook. Dans les faits, OpenSocial est un socle technique qui touche maintenant plus de 800 millions d’utilisateurs :

+ de 800 millions d'utilisateurs touchés par OpenSocial

+ de 800 millions d'utilisateurs touchés par OpenSocial

Malgré ces chiffres impressionnants, OpenSocial souffre de nombreux défauts de jeunesse qu’il faut prendre en compte avant de se lancer dans le développement d’une application. Et c’est ce que nous propose ce très bon article : The 6 essential things you need to know about Google’s OpenSocial.

La lecture de l’article dans son intégralité est très enrichissante mais je vous en propose tout de même le résumé des points-clés :

  1. OpenSocial est limité au plus petit dénominateur commun. Comprenez par là que la nécessité de fournir un socle technique compatible avec un grand nombre de réseaux limite fortement les possibilités et nivèle la qualité.
  2. OpenSocial repose sur des standards. Là dessus rien à redire, il n’y a pas de nouveau langage à assimiler (contrairement au FBML de Facebook).
  3. OpenSocial est un premier pas vers la portabilité des données mais également à des possibles failles de sécurité. Forcément, lorsque les spécifications sont rendues publiques, il est plus simple pour quelqu’un de malveillant d’essayer de pervertir le système.
  4. OpenSocial est à la fois simple et puissant. Le fait que tout repose sur des technologies standards est un plus car vous pouvez déployer une application toute simple ou au contraire très puissante et vous appuyant notamment sur Flash.
  5. Une “ouverture” à la Google. Comme à son habitude, Google propose des solutions technologies ouvertes mais on ne sait pas trop ce qu’il va (peut) en faire.
  6. Il vous faudra plus que des compétences techniques. La réussite d’une application sociale est conditionnée par de nombreux facteurs, la maîtrise technologique est une conditions nécessaire mais pas suffisante.

C’est très certainement ce dernier point qui est à mon sens le plus important : au-delà d’une maîtrise technologique, les applications sociales requièrent des compétences très spécifiques pour bien comprendre et anticiper les besoins des futurs utilisateurs. Nous pouvons ici faire la comparaison avec les jeux vidéos : les meilleurs jeux ne sont pas ceux qui relèvent le plus grand défis technologique mais ceux qui proposent un gameplay adapté à la cible.

Dernier point important qui n’est pas précisé dans cet article : OpenSocial n’en est qu’à ses débuts, les premières versions de spécifications étaient légèrement décevantes (trop de limitations) mais la plateforme progresse petit à petit. Bien évidement elle ne progressera jamais aussi vite que celles de la Facebook Platform (car ils sont seuls à faire leurs choix) mais on ne peut pas avoir à la fois le volume (nombre d’utilisateurs) et la puissance (maturité des spécifications).

Peut-être la prise en charge de Flash va-t-elle changer la donne (cf. Integrating Flash with Facebook Apps Just Got Easier)…

Frédéric CAVAZZA

Netlog, enfin un réseau social européen d’envergure !

Après des années de domination US (SixDegress, Friendster, MySpace, Facebook) et des tentatives avortées (Skyblog, Xing), il semblerait qu’un réseau social européen d’envergure soit en train de s’imposer : Netlog. Ce réseau social de “nouvelle génération” est en effet en train de s’imposer sur le vieux continent comme une alternative réellement sérieuse à Facebook. Je ne reviendrais pas sur les raisons qui me poussent à croire que nous avons besoin d‘une alternative à Facebook car je préfère me concentrer sur les raisons qui font de ce réseau un candidat sérieux.

La page d'accueil de Netlog

La page d'accueil de Netlog

Premièrement il est originaire de Belgique, le centre administratif de l’Europe, et ça c’est un énorme avantage car c’est très certainement le marché le plus complexe à pénétrer (mise à part la Chine, mais avec QQ ils n’ont besoin de personne). Il est ainsi beaucoup plus simple de conquérir l’Europe et de partir à l’assaut de l’Amérique du Nord que l’inverse. MySpace en est l’exemple parfait car ce réseau n’a jamais réellement réussi à s’exporter convenablement en dehors de son marché d’origine.

Les pays européens dans lesquels Netlog est présent

Les pays européens dans lesquels Netlog est présent

Deuxièmement Netlog est également présent sur des marchés jusqu’alors délaissés par les autres réseaux comme le Moyen-Orient, une région politiquement et culturellement beaucoup plus sensible. La présence de Netlog sur cette région y est ainsi très étendue avec une très large couverture des différents pays :

Les pays du Moyen-Orient dans lesquels Netlog est présent

Les pays du Moyen-Orient dans lesquels Netlog est présent

Et en prime ils se payent même le luxe d’être implanté dans des pays plus “exotiques” comme l’Afrique du Sud et la Chine. Pour en savoir plus, je vous recommande cette interview de Neteco : Lorenz Bogaert :”NetLog compte 30 millions de membres en Europe”.

Troisièmement, Netlog a su rapidement atteindre une taille critique qui dépasse les 41 millions d’utilisateurs avec de gros marchés comme la Belgique, la France, l’Espagne, la Turquie… où l’on dépasse les 5 millions de membres :

Nombre d'utilisateurs de Netlog par pays

Nombre d'utilisateurs de Netlog par pays

Quatrièmement Netlog repose sur un modèle économique sain avec une offre complète de services et de micro-facturation qui repose sur une monnaie (les Spotz) et sur une mise en avant de contenus (le Spotlight). Ce point est important car il préfigure de la capacité du service à générer des revenus (donc à péréniser son activité) et surtout à fait accepter son modèle à la communauté (cf. Facebook qui ne parvient pas à évoluer).

Cinquièmement Netlog possède une interface très soignée qui maximise la surface d’affichage, empêche de défigurer les profils et propose une cohérence globale tout à fait remarquable. Netlog a notamment été un des premiers à avoir implémenté une social bar.

En termes de couverture fonctionnelle, Netlog propose grosso-modo la même chose que les autres plateformes sociales : publication, partage, jeux et applications “sociales” (compatibles Open Social), avec un gros effort de fait sur la modération. Normal, vu qu’ils ciblent une clientèle plus jeune que Facebook (le gros du trafic est sur du 15-25 ans) :

Répartition des tranches d'âge des utilisateurs sur Netlog

Répartition des tranches d'âge des utilisateurs sur Netlog

Netlog propose enfin une offre complète de solution de social marketing aux annonceurs : plusieurs formats de bannières, des pages produit et marque, des applications sponsorisées et de la co-registration (pas trouvé de traduction). De nombreux annonceurs sont d’ailleurs déjà présents.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Tout simplement parce que je suis persuadé que les beaux jours de Facebook sont comptés et que le marché nous a prouvé que les internautes finissent toujours par se lasser : ils ont désertés Friendster pour MySpace, puis MySpace pour Facebook. Rendez-vous compte : ils ont même quittés Yahoo! (pourtant ultra-dominant à la fin du siècle dernier) pour aller sur des sites plus “2.0″.

Bref, tout ça pour dire que la roue tourne, elle à déjà tournée et elle tournera pour Facebook. De tous les prétendants au titre, Netlog est à mon avis le mieux placé, et je ne suis pas le seul à le penser puisqu’ils ont remporté les Mashable Awards dans la catégorie Mainstream & Large Scale Social Networks. Avec Netlog nous avons un candidat solide qu’il va falloir surveiller de très près et sur lequel je vous recommande de miser dès maintenant pour diversifier votre présence sur les médias sociaux et toucher une cible différente de Facebook.

Et puisqu’il faut bien commencer un jour, je vous propose de re-construire votre réseau en commençant par m’envoyer une demande de mise en relation sur mon profil : netlog.com/fredcavazza.

Frédéric CAVAZZA

Knol + Sermo + PatientsLikeMe = Medpedia

Mon coup de coeur de la semaine (du mois ?) est très certainement ce très intéressant projet de plateforme sociale médicale : Medpedia. Pour faire simple, il s’agit d’une gigantesque base de connaissance dont l’objectif est de partager de l’information et de créer des liens sociaux entre professionnels du monde médicale et grand public.

C’est donc un projet d’envergure cautionné par de grandes universités américaines (Harvard Medical School, Stanford School of Medicine, Berkeley School of Public Health, University of Michigan Medical School) qui semble faire l’unanimité (Medpedia’s Health Platform Could Be Just What The Doctor Ordered) et qui regroupe différentes fonctions “sociales”.

Il y a tout d’abord une gigantesque base de connaissance où les sujets médicaux sont traités sous la forme d’un wiki qui ne peut être édité que par des médecins ou des universitaires possédant un compte vérifié (un peu comme sur Knol, le Wikipedia de Google). Les différents sujets sont abordés en langage naturel et en langage scientifique pour en faciliter la compréhension :

Une page article sur Medpedia

Une page article sur Medpedia

Il y a également un réseau social où les professionnels disposent d’un profil et peuvent développer leur réseau (comme sur Sermo) :

Le profil dun auteur

Le profil d'un auteur

Il y a enfin une fonction sociale permettant aux patients ou “consommateurs” de dialoguer autour de sujets médicaux ou de traitements comme sur PatientsLikeMe :

La tableau de bord dun membre

Le tableau de bord d'un membre

Toutes les conditions sont donc réunies pour faire de ce projet une grande réussite : des bases saines, des cautions prestigieuses, une bonne presse… Souhaitons-lui une croissance rapide et surtout une internationalisation prochaine.

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