Frédéric CAVAZZA

Tipp-Experience, vers des vidéos virales de seconde génération ?

Souvenez-vous, il y a quelques années Burger King avait lancé une campagne un peu loufoque qui avait fait grand bruit : Subservient Chicken. L’idée originale était de faire la promotion d’un sandwich au poulet où un homme assis dans son canapé faisait faire nimporte quoi à un poulet (”Chicken the way you like it“). Cette publicité avait été transformée en un site interactif où vous aviez la possibilité de saisir des instructions pour diriger un poulet à l’écran :

La campagne originale pour Burger King

La campagne originale pour Burger King

Je vous rappel que nous étions en 2004 et que ce type d’expérience interactive était tout à fait inédite, surtout avec de la vidéo. Depuis il y a eu l’arrivée de YouTube et des vidéos virales… Récemment nous avons vu fleurir des opérations intéressantes avec des encarts vidéos qui débordent sur la page (comme la campagne Wario Land: Shake It) ou encore des vidéos chapitrées avec des choix multiples comme les Livres dont vous êtes le héros (ex : Follow Your INSTINCT pour Samsung ou Interactive Hot Tub Girl).

Je vous propose ce soir de découvrir un nouvelle expérience qui mélange un peu tout ça : A hunter shoots a bear. Ça commence comme une vidéo virale où un chasseur hésite à tuer un ours, finalement il attrape le rouleau de Tipp-Ex à portée de sa main et décide de ré-écrire l’histoire ou plutôt de vous laisser ré-écrire l’histoire :

La campagne pour Tipp-Ex

La campagne pour Tipp-Ex

Le principe n’est pas nouveau mais la réalisation est irréprochable, donc ça fonctionne. Il existe un certain nombre de commandes, je vous laisse les tester : becomes, works with, hang out with, washes, smoke with, draw with, fucks with, eats with, watches tv with, drinks with, dances with

Cette campagne m’amène à penser que nous allons très certainement voir apparaître des campagnes virales de seconde génération qui vont repousser toujours plus loin les limitations technologiques et le cadre étriqué des bannières… ou de la fenêtre de votre navigateur à l’image de la toute récente expérimentation artistico-musicale The Wilderness Downtown lancée par Google.

Vivement la suite…

Cédric DENIAUD

Youtube fête ses 5 ans… mais où sera-t-il dans 5 ans ?

Youtube fête (déjà) ses 5 ans. A cette occasion, le service a retracé son parcours dans cette vidéo et a lancé une chaîne dédiée Youtube 5 ans où les internautes témoignent de comment Youtube a changé leur vie…

Youtube = un phénomène !

Youtube a fait rapidement parti de ces services qui en quelques mois sont devenus de vrais phénomènes. Ces services sont rares et Facebook, Twitter ou peut être Foursquare sont (seront) à ranger dans cette catégorie. Quelques chiffres qui témoigent de l’ampleur du phénomène :

  • 2 milliards de vidéos vues… chaque jour;
  • 24 heures de vidéos uploadées… chaque minute;
  • 33,5% de part de marché en France (contre seulement 7,3% pour DailyMotion). En France, ce sont 5,4 milliards de vidéos qui ont été visionnées sur Internet en 2009;
  • 70% du trafic provient d’en dehors les Etats-Unis.

Pas étonnant que le service est tombé dans l’escarcelle de Google qui l’avait racheté à l’époque pour la bagatelle de 1,65 milliard de dollars. Rappelez-vous tout le monde à l’époque émettait de profonds doutes sur ce rachat pour la question des droits d’auteurs (Quel avenir pour les sites de partage de vidéo ?).

Le service s’est constamment amélioré au fil des années :

  • Format HD
  • Nouvelle taille pour le player vidéo (format 16/9 en 2008)
  • Personnalisation du player vidéo
  • Fonctionnalités de partage
  • Fonctionnalités de vote et de commentaire
  • Les commentaires intégrés dans la vidéo
  • Format 3D

Des User Generated Videos aux contenus sous licence et diffusion live

Depuis Youtube a changé en partie son fusil d’épaule puisque, il faut bien le constater, nous sommes passés de la promesse “Broadcast yourself” (télécharger facilement vos vidéos pour les partager) a finalement la diffusion massive de contenus produits (extraits d’émissions, clips vidéos, …). Youtube s’est ainsi lancé dans une voie qui semble un peu contraire aux UGV (User Generated Videos) – celle des contenus non produits par les utilisateurs et non uploadés par eux : la diffusion légale de contenus sous licence.

Récemment, la richesse s’est faite également au niveau des contenus proposés. Outre, la signature de partenariats avec certains ayants droits, Youtube a récemment diffusé en live un match sportif et va même en diffuser en live toute la saison (rassurez-vous malheureusement il ne s’agit que de cricket). Déjà en novembre 2008, Youtube avait fait son premier événement Live dont Bruno vous avait parlé à l’époque dans Youtube Live : le 22 novembre, Youtube fait son festival des UGC, puis c’était la diffusion en live du concert de U2 et de Alicia Keys qui avait lancé Youtube dans la voie de la diffusion de contenus live.

Quelle monétisation ?

D’un point de vue de monétisation, Youtube a lancé de nombreuses initiatives dont :

  • Le téléchargement payant de certaines vidéos : Youtube permet sur certaines vidéos de directement les télécharger gratuitement. Les téléchargements étaient djà possibles via des services tiers qui s’étaient lancés ces dernières années. Mais Youtube, dans le cadre de la monétisation de son service, essaie de prendre tout le monde de court en bloquant ces services de téléchargement de vidéos sur Youtube (voir : Youtube bloque tous les téléchargements de vidéo ?). Ce bloquage des services externes va permettre à Youtbe de mettre en place une stratégie de téléchargement payant de certaines vidéos : “les partenaires pourront choisir d’offrir leurs vidéos en téléchargement gratuit ou payant grâce à google Checkout, ils pourront ainsi décider des prix et des licences qu’ils souhaitent attribuer à leurs créations”.

  • L’intégration de formats publicitaires : la publicité en overlay (ou InVideo Ads), …

  • Les partenariats pour la diffusion de contenus officiels : il faut voir ici l’influence direct de Hulu qui est quelques mois a fait beaucoup de mois aux Etats-Unis (Social Television : Hulu peut-il s’imposer ?)

  • Les contenus payants : le rachat le mois dernier de la société Episodic va également dans ce sens (monétisation par le biais de contenus payants).

Nul doute que la voie que prendra Google vers plus d’intégration de contenus payants et officiels renforce l’idée que la Social Television passe par des contenus de qualité…

Frédéric CAVAZZA

Chatroulette, le nouveau service qui ne sert à rien

Connaissez-vous Chatroulette ? Mais si enfin, c’est le nouveau service qui ne sert absolument à rien mais dont tout le monde parle en ce moment. L’idée de départ est très simple : Un vidéo-tchat aléatoire. Le service est assez rudimentaire et permet de commencer à jouer avec en quelques secondes : Vous démarrez votre webcam et vous vous retrouvez nez à nez avec des inconnus.

L'interface de Chatroulette

L'interface de Chatroulette

Si la tête de l’inconnu(e) ne vous plait pas, il suffit de presser une touche pour en trouver un autre. Au début vous y passer 30 secondes, puis 5 minutes, puis 1/4 d’heure, puis… Autant le dire tout de suite : Ce service est complètement con mais il possède un incroyable pouvoir hypnotique qui vous scotche à l’écran.

Bien évidement on trouve de tout et de rien sur ce service avec parfois des situations cocasses (cf. The 24 Best Chat Roulette Screenshots) :

Exemple de situation absurde dans Chatroulette

Exemple de situation absurde dans Chatroulette

Pour le moment le service n’est pas modérer et l’on y trouve une ambiance proche de 4chan où se côtoient le meilleur comme le pire. Pour vous donner une idée de ce qui s’y passe sans montrer votre trombine, voici une petite visite guidée par Monsieur Dream :

Le plus fou dans cette histoire est que ce service a été monté par un adolescent russe et 3 semaines : Chatroulette’s Creator, 17, Introduces Himself. Le concept de base est vraiment tout bête, mais il fait des ravages car la prolifération virale de ce service est exponentielle, au point d’attirer l’attention d’investisseurs potentiels : ChatRoulette Gets Fred Wilson’s Attention.

Pourquoi investir ou s’intéresser de prêt à Chatroulette ? Tout simplement car tout est possible avec les médias sociaux. Qui sait si Chatroulette ne va pas être le Hot or Not des années 2010 ? Il n’en faut pas forcément plus pour démarrer une dynamique communautaire et construire un service plus élaboré par dessus. Dois-je vous rappeler que l’illustre Mark Zuckerberg a commencé sa “carrière” en lançant un clone de Hot or Not ? En tout cas cela devrait donner des idées à des services comme JustinTV ou Ustream pour diversifier leur activité.

Bref, tout ça pour dire que Chatroulette est LE phénomène viral du moment. Faut-il investir cette plateforme dès à présent ? Oui pourquoi pas, au titre d’expérimentation pour essayer de comprendre ou au moins pour profiter de l’aura médiatique autour de la montée en puissance de ce service. D’ailleurs certains sont déjà en train d’investir les lieux : Les écolos font campagne sur Chatroulette.

Est-ce bien sérieux pour une grande marque d’être présente sur Chatroulette ? Oui et non, disons que c’est à double tranchant pour l’image de cette marque. Est-ce bien sérieux pour une grande marque d’ouvrir un point de vente dans la galerie commerçante d’un hypermarché alimentaire ? Oui et non également pour les mêmes raisons. L’intérêt serait de faire preuve de réactivité pour être présent là où ça se passe au bon moment. Pas de quoi bâtir une solide stratégie de social marketing, mais de quoi faire évoluer les mentalités dans des départements marketing / communication qui ont besoin de se renouveler. Dans tous les cas de figure, une petite visite sur Chatroulette s’impose afin de voir à quoi ressemble l’internaute lambda d’un service lambda.

Cédric DENIAUD

Animer votre fan page Facebook : diffusion en direct du défilé Louis Vuitton

Louis Vuitton, sur sa fan page Facebook, a créé la semaine dernière un événement intéressant à plusieurs titres sur sa fan page, dans le cadre de la semaine de la Mode : la retransmission en direct du défilé de son créateur.

louisvuitton_facebook_live

Petit rappel sur la fan page Louis Vuitton

Louis Vuitton a lancé courant juin sa fan page, qui compte désormais à date plus de 700 000 fans. Un bel exemple du potentiel de cette marque a pouvoir rapidement fédérer des membres Facebook sur sa fan page. La fan page reprend la ligne directrice de leur stratégie de communication à savoir “The art of travel” illustrée dans les dernières créations par la présence de Gorbatchev ou de Keith Richards (le guitariste des Rolling Stones).

Livestream du défilé Louis Vuitton

Ce qui est intéressant, c’est le choix de Louis Vuitton de créer l’événement non pas sur son site de marque mais directement sur sa fan page alors que beaucoup d’annonceurs utilisent plutôt la fan page pour certes diffuser de l’information, via les statuts, différenciées et adaptées aux attentes des utilisateurs sur Facebook, mais surtout pour ensuite “driver” les utilisateurs vers le site de marque (cf : Comment les marques utilisent Facebook ?). Louis Vuitton a alors pu bénéficier des outils participatifs innérants à Facebook comme le “Live Feed Status” (cf : Facebook vs Twitter : qui sera la Live Conversation Platform ?) qui permet aux membres de Facebook de “commenter” l’événement via un statut qui est relayé sur la page et sur leur mur personnel.

louisvuitton_livefeed

Toutefois, il ne suffit pas de créer un événement différentiant pour aboutir au succès puisque le succès de la diffusion de la vidéo (plus de 100 000 fans recrutés les 7 jours précédents l’événement) et un écho positif au sein de la twittosphère et blogosphère  (cf par exemple cet article de Grégory POUY) ont permis de faire amplement du dispositif. En effet, même si la viralisation naturelle via les outils Facebook (affichage sur le mur des membres fans de la page de l’événement, …) permet de faire parler de l’événement, un plan de médiatisation sur et hors de Facebook est judicieux :

  • stratégie d’influence auprès de blogs ciblés marketing et luxe (avec le relais également sur Twitter)
  • création d’un événement sur Facebook (plus de 50 000 inscrits et 20 000 membres ayant répondu “peut être”)
  • mise en avant de l’événement par le biais de publicité sur Facebook

De plus, l’événement se plaçant dans un laps de temps limité (15 minutes) et avec la promesse du direct a également fait naturellement parlé de lui, compte tenu de la nouveauté de ce type de dispositif réalisé sur Facebook, par une grande marque de luxe.

Dès la fin de l’événement, l’animation fut également pertinente avec le remerciement de la part de la marque de la participation des fans de la marque, et la diffusion quelques heures après de la vidéo pour les personnes qui auraient ratées l’événement en direct.

louisvuitton_fanpage

Lorsque je vous parle d’animation et non pas seulement de présence sur les médias sociaux (De la présence à l’animation sur les médias sociaux), ce type de dispositif rentre totalement dans ce cadre car :

  • l’événement se fait novateur et en ce sens créatif au niveau du dispositif en place
  • l’événement n’est pas décorellé d’une stratégie de médiatisation cohérente (stratégie d’influence, publicité)
  • l’événement réalisé sur Facebook promet l’exclusivité ce qui est bon moyen de remercier les personnes qui suivent la marque sur un outil (ne pas diffuser la même information sur tous les outils mais créer une information propre et adaptée à chaque outil).
Frédéric CAVAZZA

Quand votre site web est une vidéo

Voilà maintenant 1 an que YouTube a ouvert la possibilité le rajouter des annotations aux vidéos. Une année pendant laquelle nous avons vu toutes sortes d’expérimentations et de dérives commerciales : Annotation sur YouTube : opportunités marketing ou spam ?.

Il semblerait que maintenant la fonction se soit stabilisée et qu’elle soit utilisée à bon escient (en grande majorité). Nous avons même droit à des innovations tout à fait intéressantes comme l’agence Boone Oakley qui a tout simplement remplacé son site web par une série de vidéos interactives sur YouTube. La navigation se fait à l’aide de cadres sur la gauche de l’écran et le chapitrage directement sur la timeline :

BooneOakley.jpg

La page d’accueil du “site”‘ de Boone Oakley

L’expérience de visionnage est tout à fait intéressante et renforce le positionnement original et décalé de l’agence. Le même principe est appliqué aux pages intérieures :

BooneOakley2.jpg

Une page intérieure du “site”‘ de Boone Oakley

Encore un très bon exemple de créativité appliquée à un média social sosu forme de détournement.

(Merci à Cyril pour le lien)

Frédéric CAVAZZA

Sprite expérimente la Web Télé-réalité sponsorisée avec Green-eyed World

Vous connaissez la web télé-réalité ? Mais si enfin, ce sont ces émissions de télé-réalité qui ne sont diffusées que sur le net à l’instar de Married on MySpace. Certes, l’audience y est moindre (quoi que…) mais nettement mieux ciblée. Bon par contre les revenus publicitaires ne sont pas les mêmes… Bref, voilà pourquoi ce type de “programme” n’est pas encore très développé (car le couple audience / revenus publicitaires est incertain).

Sauf si les revenus publicitaires sont retirés de l’équation par le biais du sponsoring. Le principe est simple : une marque finance l’opération et se “rémunère” en visibilité et en image (cf. les exemples de The Cell Experience ou le Rip Curl Venus Trip). C’est donc le choix qu’a fait Sprite lançant le programme Green-Eyed World.

La web-TV réalité de Sprite

La web-TV réalité de Sprite

Plus qu’un programme, le dispositif est hébergé chez YouTube et propose de suivre les aventures de Katie, une jeune chanteuse britannique en quête de gloire. Le concept se situe à mi-chemin entre la Nouvelle Star et Real Life puisqu’il y a eu un casting sévère et puisque des épisodes (webisodes ?) du quotidien de Katie sont régulièrement publiés. Ici, le premier webisode :

Outre la belle voix de Katie, ce qui est particulièrement intéressant dans ce dispositif, c’est la mise à contribution de plusieurs plateformes sociales : YouTube pour l’hébergement des vidéos et Facebook pour les commentaires (via Facebook Connect). Nous avons donc un “programme” fédérateur pour les jeunes avec une présence double sur les médias sociaux, très malin.

Les commentaires déportés sur Facebook

Les commentaires déportés sur Facebook

Bon par contre il y a bien un profil sur Facebook mais dont la page reste vide, le Friend Stream n’est consultable que sur la page YouTube :

Le Flux Facebook uniquement consultable sur... YouTube

Le Flux Facebook uniquement consultable sur... YouTube

C’est donc u mélange des genres assez perturbant mais dans tous les cas de figure un choix audacieux de la part de Sprite. Peut-être aurais-je opté pour un environnement “neutre” où il aurait été possible de centraliser différents flux sociaux (YouTube, Facebook, Twitter, FlickR…) sans pour autant parasiter leur fonctionnement (le profil Facebook de Katie est tout de même très vide et peu accueillant).

En tout cas il est intéressant de constater que dans cet exemple, une marque se substitue à une maison de disque pour assurer la production d’un artiste en herbe. Après le crowdfunding d’artistes, c’est un cas d’école intéressant.

(via Marketing 2.0)

Cédric DENIAUD

Quel avenir pour Youtube ?

On reparle de Youtube, suite à l’annonce d’un analyste de Crédit Suisse, Spencer Wang, relayée sur plusieurs blogs des résultats financiers “médiocres” et c’est peu de le dire de la plateforme de partage de vidéo de Google. Et oui, il faut se replacer que il y a quelques années, lors du rachat de Youtube par Google, ce dernier visait la rentabilité pour ce service en 2008. Il faut bien le constater les résultat ne sont pas là : 470 millions de $ de pertes en 2008, on est bien loin d’atteindre le seuil de rentabilité. Wang estime, par ailleurs, que les revenus générés par la plateforme devraient atteindre 240 millions de dollars fin 2009 (+20% environ sur un an), au lieu des 500 millions de dollars attendus.

Ce qui est le plus inquiétant est que Youtube a essayé différentes manières de monétiser son audience mais cela ne semble pas prendre encore totalement : publicités dans les vidéos, partenariats, téléchargements payants de certaines vidéos … L’idée clairement est de continuer dans cette direction et notamment dans celle des partenariats avec les éditeurs de contenus même si cela va finalement contre le modèle originel de Youtube qui est “Broadcast Yourself” et donc une plateforme de User Generated Vidéo. Youtube commence donc à se lancer dans une voie qui semble un peu contraire aux UGV (User Generated Videos) : celle des contenus non produits par les utilisateurs et non uploadés par eux : la diffusion légale de contenus sous licence. Certains comme Marc Cuban n’hésite pas à voir là une contradiction profonde et stratégique avec le modèle original de Youtube qui a fait son succès (Youtube’s Desperation). Par exemple, les tentatives nombreuses, dernièrement, de trouver le meilleur moyen de monétiser ses contenus (publicité en overlay sur les vidéos) sont perçues comme très intrusives (voir détails ci-dessous de données datant de mars 2009)

youtube_ads_report_mar09.jpg

L’autre problème majeur pour Youtube et dont je vous ai parlé il y a quelques semaines est la montée en puissance, outre Atlantique, d’un concurrent de poids : Hulu.com (lire : Youtube sur la voie de Hulu ?) qui lui au contraire se positionne sur la diffusion de contenus de partenaires.

Bref un peu comme pour MySpace (MySpace : grand perdant face à Facebook et Twitter ?), il semblerait que une nouvelle vague de services semble prendre le pas sur des services qui semblaient bien établis. Même si Youtube reste encore de loin la 1ère plateforme de partage de vidéos dans le monde d’un point de vue audience, il n’en demeure pas moins que le service peine à trouver un modèle économique viable et des coûts importants (bande passante, hébergement…) inhérents à ce type de service ne permettent pas de jouer sur la dimension charges pour atteindre plus rapidement la rentabilité.

Cédric DENIAUD

Quand Ford explique sa stratégie engageante de Social Media…

Vous savez que j’aime bien de temps en temps vous présenter des vidéos de responsables ayant mis en place des stratégies de Social Media engageantes pour leur entreprise (Dell + Social Media = 2 vidéos pour mieux comprendre leur stratégie et Dell+ Twitter = la vidéo). Je parle bien ici de stratégie car indépendamment des actions que certaines entreprises mettent en place, il est surtout intéressant de voir dans quelle stratégie la démarche se place-t-elle et surtout quel est finalement le niveau d’engagement que l’entreprise place. C’est pour cela que dans le cas d’entreprises comme Ford, Dell ou SNCF, Crédit Foncier en France de voir les directions générales résolument s’engager dans cette voie.

Sur les deux derniers exemples, pour s’en convaincre, sachez que Guillaume Pepy, PDG de SNCF, va rencontrer début avril les 100 meilleurs contributeurs de la plateforme de dialogue en ligne Opinions & Débats. Un bon exemple de comment un dialogue commencer sur Internet entre SNCF et ses usagers trouve un écho et un relais “offline”. Autre exemple celui de Crédit Foncier qui a lancé au début du mois une plateforme d’échange Vivons l’immobilier (Crédit Foncier + Feedback2.0 = ouvrir le dialogue sur Internet avec ses clients) et où le Directeur Général, François Blancard, présente sous format vidéo le but et le fonctionnement de cette plateforme de dialogue.

Bref, pour en revenir à la vidéo dont je vous parlais initialement, il s’agit de Scott Monty, Head of Social Media chez Ford, qui présente comment le Président et CEO de Ford, Alan Mulally répond aux questions des internautes via Twitter notamment. C’est là que l’on voit que Ford ne prend pas le Social Media comme un moyen de communiquer ou comme des actions marketing mais bien comme un véritable moyen de pouvoir échanger et interagir directement avec les consommateurs, et ce d’une manière transparente.

Pour informations, Scott Monty interviendra le 30 et 31 mars à la conférence Marketing 2.0, The Power of Social Media, à Paris.

Cédric DENIAUD

Le marketing conversationnel : une vidéo et une présentation pour mieux comprendre

Lorsque l’on parle de médias sociaux, on parle nécessairement de conversation, d’échange, de dialogue. Il est aujourd’hui alors primordial pour les marques de comprendre l’enjeu de ces “conversations” afin d’être en mesure de pouvoir y participer efficacement. Ceci implique, culturellement pour les entreprises, un nécessaire passage de l’ère du mass-media et “tout publicitaire”, à celle du vrai relationnel guidée par l’écoute, le dialogue et la participation.

Ce passage nécessite la compréhension des enjeux liés au marketing conversationnel, mais aussi une utilisation pertinente et cohérente des outils à disposition aujourd’hui sur Internet.

Je vous recommande donc de regarder cette vidéo de l’agence Sholz & Friends et cette présentation de Greg Verdino, qui chacune par un biais différent tente d’exprimer la même idée : le passage de l’ère de la publicité à celle de la conversation permettant d’engager de vrais relations durables avec et entre les consommateurs.

Bruno CLEMENT

Le Social Media Marketing expliqué en 3 min.

Je viens de découvrir cette video expliquant l’intérêt et les différentes techniques & moyens de diffusions d’un contenu aux travers des médias sociaux.

Cette video est l’oeuvre de  Thumb Digital pour le portail RealWire, dont je salut le réel effort de pédagogie.


The Online Media from RealWire on Vimeo.

Page 1 of 212