Cédric DENIAUD

Youtube fête ses 5 ans… mais où sera-t-il dans 5 ans ?

Youtube fête (déjà) ses 5 ans. A cette occasion, le service a retracé son parcours dans cette vidéo et a lancé une chaîne dédiée Youtube 5 ans où les internautes témoignent de comment Youtube a changé leur vie…

Youtube = un phénomène !

Youtube a fait rapidement parti de ces services qui en quelques mois sont devenus de vrais phénomènes. Ces services sont rares et Facebook, Twitter ou peut être Foursquare sont (seront) à ranger dans cette catégorie. Quelques chiffres qui témoigent de l’ampleur du phénomène :

  • 2 milliards de vidéos vues… chaque jour;
  • 24 heures de vidéos uploadées… chaque minute;
  • 33,5% de part de marché en France (contre seulement 7,3% pour DailyMotion). En France, ce sont 5,4 milliards de vidéos qui ont été visionnées sur Internet en 2009;
  • 70% du trafic provient d’en dehors les Etats-Unis.

Pas étonnant que le service est tombé dans l’escarcelle de Google qui l’avait racheté à l’époque pour la bagatelle de 1,65 milliard de dollars. Rappelez-vous tout le monde à l’époque émettait de profonds doutes sur ce rachat pour la question des droits d’auteurs (Quel avenir pour les sites de partage de vidéo ?).

Le service s’est constamment amélioré au fil des années :

  • Format HD
  • Nouvelle taille pour le player vidéo (format 16/9 en 2008)
  • Personnalisation du player vidéo
  • Fonctionnalités de partage
  • Fonctionnalités de vote et de commentaire
  • Les commentaires intégrés dans la vidéo
  • Format 3D

Des User Generated Videos aux contenus sous licence et diffusion live

Depuis Youtube a changé en partie son fusil d’épaule puisque, il faut bien le constater, nous sommes passés de la promesse “Broadcast yourself” (télécharger facilement vos vidéos pour les partager) a finalement la diffusion massive de contenus produits (extraits d’émissions, clips vidéos, …). Youtube s’est ainsi lancé dans une voie qui semble un peu contraire aux UGV (User Generated Videos) – celle des contenus non produits par les utilisateurs et non uploadés par eux : la diffusion légale de contenus sous licence.

Récemment, la richesse s’est faite également au niveau des contenus proposés. Outre, la signature de partenariats avec certains ayants droits, Youtube a récemment diffusé en live un match sportif et va même en diffuser en live toute la saison (rassurez-vous malheureusement il ne s’agit que de cricket). Déjà en novembre 2008, Youtube avait fait son premier événement Live dont Bruno vous avait parlé à l’époque dans Youtube Live : le 22 novembre, Youtube fait son festival des UGC, puis c’était la diffusion en live du concert de U2 et de Alicia Keys qui avait lancé Youtube dans la voie de la diffusion de contenus live.

Quelle monétisation ?

D’un point de vue de monétisation, Youtube a lancé de nombreuses initiatives dont :

  • Le téléchargement payant de certaines vidéos : Youtube permet sur certaines vidéos de directement les télécharger gratuitement. Les téléchargements étaient djà possibles via des services tiers qui s’étaient lancés ces dernières années. Mais Youtube, dans le cadre de la monétisation de son service, essaie de prendre tout le monde de court en bloquant ces services de téléchargement de vidéos sur Youtube (voir : Youtube bloque tous les téléchargements de vidéo ?). Ce bloquage des services externes va permettre à Youtbe de mettre en place une stratégie de téléchargement payant de certaines vidéos : “les partenaires pourront choisir d’offrir leurs vidéos en téléchargement gratuit ou payant grâce à google Checkout, ils pourront ainsi décider des prix et des licences qu’ils souhaitent attribuer à leurs créations”.

  • L’intégration de formats publicitaires : la publicité en overlay (ou InVideo Ads), …

  • Les partenariats pour la diffusion de contenus officiels : il faut voir ici l’influence direct de Hulu qui est quelques mois a fait beaucoup de mois aux Etats-Unis (Social Television : Hulu peut-il s’imposer ?)

  • Les contenus payants : le rachat le mois dernier de la société Episodic va également dans ce sens (monétisation par le biais de contenus payants).

Nul doute que la voie que prendra Google vers plus d’intégration de contenus payants et officiels renforce l’idée que la Social Television passe par des contenus de qualité…

Frédéric CAVAZZA

Quand votre site web est une vidéo

Voilà maintenant 1 an que YouTube a ouvert la possibilité le rajouter des annotations aux vidéos. Une année pendant laquelle nous avons vu toutes sortes d’expérimentations et de dérives commerciales : Annotation sur YouTube : opportunités marketing ou spam ?.

Il semblerait que maintenant la fonction se soit stabilisée et qu’elle soit utilisée à bon escient (en grande majorité). Nous avons même droit à des innovations tout à fait intéressantes comme l’agence Boone Oakley qui a tout simplement remplacé son site web par une série de vidéos interactives sur YouTube. La navigation se fait à l’aide de cadres sur la gauche de l’écran et le chapitrage directement sur la timeline :

BooneOakley.jpg

La page d’accueil du “site”‘ de Boone Oakley

L’expérience de visionnage est tout à fait intéressante et renforce le positionnement original et décalé de l’agence. Le même principe est appliqué aux pages intérieures :

BooneOakley2.jpg

Une page intérieure du “site”‘ de Boone Oakley

Encore un très bon exemple de créativité appliquée à un média social sosu forme de détournement.

(Merci à Cyril pour le lien)

Bruno CLEMENT

T-Mobile: Event + Social Media marketing: l’équation magique ?

Vous avez sans doute vu ou entendu parlé de cette très belle opération montée par T-Mobile , Live for Sharing pour le lancement du téléphone G1 (Google Phone) en Grande Bretagne ?

Je suis particulièrement sensible à ce type de démarche, compte-tenu de l’agence dans lequel je travaille: Le Public Système, dont les gènes sont emprunts de culture événementielle.

Live for sharing T-Mobile

De mon point de vu, la stratégie de T-Mobile  illustre parfaitement la complémentarité entre une approche évènementielle et le web d’aujourd’hui.

D’une part dans les 2 cas, on s’adresse à des “communautés”, plus qu’à des “cibles”, et la dimension relationnelle et humaine est plus que fondamentale. Et que l’on soit sur le terrain ou sur le web, et il s’agit de procurer une “émotion forte” auprès des participants ou des visiteurs.

D’autre part, la combinaison web+event est assez vertueuse:

En effet, l’évènement, par nature éphémère et local, voit dans le web une source de visibilité et de Buzz jusque là inespéré…Et le web y voit une formidable opportunité de diffuser un contenu “waouh” générateur d’audience…

Enfin, last but not least, cela permet également d’objectiver une forme de R.O.I au travers de l’audience et du buzz généré par l’action évènementielle et par la possibilité de renvoyer vers un site ou une offre commerciale sur le web, comme c’est le cas pour T-Mobile.

Donc, pour revenir à T-Mobile, ils n’en sont pas leur coup d’essai.

Tout avait commencé avec ça:  La création d’une véritable comédie musicale en Gare de Liverpool Station. La video avait fait à l’époque un Buzz énorme tant l’effet est waouh !..

Le Challenge était donc difficile à relever pour faire encore plus fort et plus participatif. Mais l’intelligence du dispositif été d’utiliser Youtube comme media de Prébuzz.

La marque donnant rendez-vous à Trafalgar Square le 30 Avril entre 6 et 7pm aux Internautes ayant vu la video de la comédie musicale précédente, une sorte de FlashMob video:

Et le Jour J à l’heure H, 13 500 personnes sont venus spontanément chanter “Hey Jude” pour un Karaoke géant organisé par T-Mobile.

Le live est évidemment filmé et retranscrit sur un chaîne événementielle de Youtube (cf copie écran en haut de ce post),

Et renvoi vers une autre chaîne plus focusé sur des démos du téléphone G1.

Youtube G1 TMobile Channel

En capitalisant sur cette association Event + Social Media Marketing, T-Mobile parvient à combiner un objectif d’image :
Donner vie sur le terrain et sur le web à son positionnement “Live for Sharing”

Et un objectif business:
en canalisant le buzz vers des contenus à objectifs plus commerciaux et produits via le web.

A l’agence, nous avons déjà monté ce type de d’opération, notamment celle-ci particulièrement remarqué et primé pour Renault F1 Team, avec, entre autre, cette video qui a fait le tour du monde en 48H en octobre 2006 (il y a très longtemps donc ;-) )

Clairement, la rentabilité d’une telle opération est tout à fait démontrable, ne serait-ce qu’en équivalent média.

Le plus difficile est  sans doute de convaincre des annonceurs de “sortir du cadre”, à savoir l’éternel primetime TV et spot 30″ dont l’audience ne cesse d’être dégradée et morcelée…Mais ça c’est une autre histoire et croyez-moi,  on y travaille :-)

Cédric DENIAUD

Quel avenir pour Youtube ?

On reparle de Youtube, suite à l’annonce d’un analyste de Crédit Suisse, Spencer Wang, relayée sur plusieurs blogs des résultats financiers “médiocres” et c’est peu de le dire de la plateforme de partage de vidéo de Google. Et oui, il faut se replacer que il y a quelques années, lors du rachat de Youtube par Google, ce dernier visait la rentabilité pour ce service en 2008. Il faut bien le constater les résultat ne sont pas là : 470 millions de $ de pertes en 2008, on est bien loin d’atteindre le seuil de rentabilité. Wang estime, par ailleurs, que les revenus générés par la plateforme devraient atteindre 240 millions de dollars fin 2009 (+20% environ sur un an), au lieu des 500 millions de dollars attendus.

Ce qui est le plus inquiétant est que Youtube a essayé différentes manières de monétiser son audience mais cela ne semble pas prendre encore totalement : publicités dans les vidéos, partenariats, téléchargements payants de certaines vidéos … L’idée clairement est de continuer dans cette direction et notamment dans celle des partenariats avec les éditeurs de contenus même si cela va finalement contre le modèle originel de Youtube qui est “Broadcast Yourself” et donc une plateforme de User Generated Vidéo. Youtube commence donc à se lancer dans une voie qui semble un peu contraire aux UGV (User Generated Videos) : celle des contenus non produits par les utilisateurs et non uploadés par eux : la diffusion légale de contenus sous licence. Certains comme Marc Cuban n’hésite pas à voir là une contradiction profonde et stratégique avec le modèle original de Youtube qui a fait son succès (Youtube’s Desperation). Par exemple, les tentatives nombreuses, dernièrement, de trouver le meilleur moyen de monétiser ses contenus (publicité en overlay sur les vidéos) sont perçues comme très intrusives (voir détails ci-dessous de données datant de mars 2009)

youtube_ads_report_mar09.jpg

L’autre problème majeur pour Youtube et dont je vous ai parlé il y a quelques semaines est la montée en puissance, outre Atlantique, d’un concurrent de poids : Hulu.com (lire : Youtube sur la voie de Hulu ?) qui lui au contraire se positionne sur la diffusion de contenus de partenaires.

Bref un peu comme pour MySpace (MySpace : grand perdant face à Facebook et Twitter ?), il semblerait que une nouvelle vague de services semble prendre le pas sur des services qui semblaient bien établis. Même si Youtube reste encore de loin la 1ère plateforme de partage de vidéos dans le monde d’un point de vue audience, il n’en demeure pas moins que le service peine à trouver un modèle économique viable et des coûts importants (bande passante, hébergement…) inhérents à ce type de service ne permettent pas de jouer sur la dimension charges pour atteindre plus rapidement la rentabilité.

Cédric DENIAUD

La transparence en politique passe-t-elle par Internet ?

Vous voyez le mot “politique” dans le titre et vous vous dites, ils vont encore nous parler de Barack Obama et sa stratégie Internet et vous n’aurez pas tort. Mais ce qui m’intéresse ce coup-ci ce n’est pas moins le dispositif de présence et d’utilisation des médias sociaux mis en place par le candidat démocrate pendant la campagne (cf : Barack Obama + Social Media + E-commerce = Promouvoir et fédérer et Barack Obama – une victoire pour le Social Media Marketing ?), mais bien ce qui est fait depuis son élection à la présidence.

Même si l’une des particularités du système américain veut que le nouveau président élu ne prenne ses fonctions que le début d’année suivant son élection, celui-ci occupe déjà fortement le terrain médiatique. Pour s’en convaincre, il suffit de voir il y a quelques jours le fait que le G20 avait tout de suite moins d’intérêt politiquement et médiatiquement sans la présence du nouveau président élu américain.

Je vous rassure, le sujet de mon article n’est pas là sur la l’utilisation d’Internet comme arme politique pour rendre sa politique et ses actions transparentes. Je m’explique plus en détail par quelques exemples. En effet, depuis son élection, Barack Obama, dans l’utilisation qu’il fait d’Internet, souhaite se montrer transparent et totalement ouver :

  • Diffusion des photos du soir de l’élection sur FlickR : vous pouvez les retrouver ici si vous ne les avez pas encore vues.

  • Message de remerciement sur son site Internet et par e-mail : ca semble bête mais là en moins de 24 heures, chaque personne qui a soutenu le candidat démocrate sur son site Internet ne pouvait pas se sentir oublier. A noter également que les autres outils de communication comme le blog officiel ne s’arrête pas à la fin de la campagne mais restent des outils de communication qui seront sans nul encore plus utilisés et suivis dans les prochains mois.

  • Utilisation de Youtube – une vidéo chaque semaine : je trouve l’initiative intéressante mais j’aurai largement préféré un livecast (sur Youtube Live par exemple) hebdomadaire d’une conférence de presse ou le fait de répondre en direct à des contributions d’internautes, ce afin d’ouvrir le dialogue plutôt que de seulement passer un message.

  • Création du site officiel du président élu Change.gov : sans attendre sa prise de fonctions, Barack Obama envoie un message fort en montrant qu’ils suit de près l’actualité US et internationale et présente déjà ses plans d’actions.

Vous l’aurez compris toutes ces actions alors que Barack Obama n’a pas encore pris officiellement ses nouvelles fonctions ne font que renforcer le sentiment de transparence.

Je suis sûr que ces actions ne sont pas sans vous rappeler des actions intéressantes menées par exemple par le Premier Ministre Britannique que je vous avais présentées dans Social Media + Politique + Angleterre = dialoguez avec le Prime Minister.

Comme une marque, il est intéressant de voir que l’équipe du nouveau président a compris l’enjeu des médiais sociaux pour au délà de seulement communiquer, fédérer et animer les citoyens américains à participer à la politique de leur pays. Mais comme toute marque, elle ne doit pas oublier que nous sommes également à l’ère de la tyrannie de la transparence

Cédric DENIAUD

Social Media + Politique + Angleterre = dialoguez avec le Prime Minister

Vous avez probablement entendu parlé dernièrement de l’utilisation par les politiques des médias sociaux. Vous n’avez qu’à vous connecter à Twitter pour vous rendre puisque ce service a crée un espace dédié aux élections américaines : Election.twitter.com

Si l’on devait élire le président des États-Unis sur sa stratégie politique d’utilisation des médias sociaux, nul doute que Barrack Obama arriverait facilement premier des votes : Barrack Obama + Social Media + E-commerce = promouvoir et fédérer.

Mais je ne vais vous parler de politique américaine mais d’un exemple plus proche de chez nous : celui de l’Angleterre et du Premier Ministre Gordon Brown.

Vous pouvez en effet entrer en dialogue avec le cabinet du Premier Ministre Anglais directement depuis Twitter.

twitter_prime_minister.png

Mais il y a encore mieux : il s’agit du site qui vous permet de poser une question vidéo directement au Premier ministre anglais. En effet, une chaîne dédiée sur Youtube permet de poser sa question et de voir la réponse vidéo de Gordon Brown. Une sorte de plateforme de questions / réponses à un expert

youtube_prime_minister.png

Ce principe est proche de ce que propose également Digg avec Digg Dialog : les internautes soumettent des questions pendant un temps donné et la question la plus populaire sera posée par le journaliste en charge d’interviewer la personne à qui est adressé la question des internautes. En somme, ce que nous retrouvons aujourd’hui  dans de plus en plus d’émissions à la télévision, “La question des internautes”, peut directement être récupérée via des médias sociaux qui permettent une interaction et une participation plus poussée.

Après les User Generated Ideas, voici venu les User Generated Interviews…

Cédric DENIAUD

Les usages des principaux médias sociaux

Le tableau ci-dessous réalisé par Elliance nous présente les usages de médias sociaux les plus connus (ne sont pas présents ni les blogs, ni les univers virtuels).

Avez-vous vu la dernière colonne ? … Et oui, tous ces outils s’ils sont utilisés dans une stratégie de présence sur les médias sociaux cohérente et correspondant aux attentes de vos clients peuvent servir la promotion de votre entreprise ou de votre marque.

Merci Geoffroi Garon pour le lien.